08/11/2009

La "crise" du H1N1 arrive enfin !

Ça y'est, elle est enfin arrivée ! On ne l'attendait presque plus, la grippe A. Et bien, comme n'importe quelle grippe, c'est en novembre qu'elle frappe, avec probablement un pic hivernal à venir. Étonnant non ? Aucun modèle mathématique ne l'avait prévu. Pour le savoir, les scientifiques auraient dû procéder par analogie, en regardant ce qui se passe normalement, mais ça aurait été une méthode bien trop simpliste pour eux. Mieux vaut se tromper avec des méthodes "scientifiques" très coûteuses qu'avoir raison en utilisant la méthode de l'homme de la rue, gratuite...

Donc enfin elle arrive. Juste à temps pour justifier le coûteux programme mis en place par notre gouvernement, entre autres l'achat de 13 millions de doses de vaccin pour un pays de 7 millions d'habitants, dont seul un faible pourcentage prévoit de se faire administrer ce vaccin ! Et pour cause : un vaccin, pour la plupart des gens, ne sert qu'à empêcher le corps de fabriquer ses propres défenses, actives ensuite pour des années ! Se vacciner contre la grippe oblige les gens qui font ce choix à se vacciner ensuite tous les ans, car la protection qu'offre le vaccin ne permet d'être protégé que contre une seule souche. A la moindre mutation, la protection doit être renouvelée. On n'a d'ailleurs aucune assurance que le vaccin sera encore efficace lorsqu'un virus fera apparition dans son organisme. Les virus mutent en permanence et n'attendent pas la commercialisation des vaccins.

Dans ces conditions, il est évident que le seul moyen d'être protégé à long terme contre la grippe, c'est la bonne vieille méthode : rester au lit pendant une semaine en consommant du thé en abondance et attendre que ça passe ! Car pour la plupart d'entre nous, notre corps est très bien armé pour faire face à la grippe et aucune substance extérieure est nécessaire pour nous aider à lutter contre cette menace.  Il est d'ailleurs symptômatique que seule une petite portion du personnel de santé souhaite se vacciner. Ils ont leurs idées bien arrêtées à ce sujet...

Alors doit-on aider notre gouvernement à justifier sa décision étrange d'acheter dix fois plus de doses de vaccin que nécessaire ? Ou doit-on refuser un vaccin qui aura pour seul effet de retarder d'un an la menace ? Car maintenant que le H1N1 est de retour, (il avait disparu durant une cinquantaine d'années...) il est plus que probable qu'il va s'installer pour longtemps. Il y aura des mutations et de nouvelles épidémies se feront jour chaque années, comme c'est le cas pour la grippe saisonnière. Et il est même probable que certaines de ces mutations soient bien plus dangereuses que celle qui sévit actuellement. Alors si on doit tomber malade du H1N1, ne vaut-il pas mieux que ça soit de celui-ci ?

Se vacciner est un geste citoyen. Cela aidera notre pays à subventionner Novartis et ses laboratoires de recherche. Mais le seul geste intelligent si on est en bonne santé, c'est de refuser de se faire imposer une solution médicale inutile qui répond à une menace imaginaire et instrumentalisée. A moins bien sûr qu'on trouve plus important d'assurer la pérénité à long terme du salaire de Vasella que celle de sa propre santé...

10:52 Publié dans Santé, Suisse | Tags : h1n1, grippe porcine | Lien permanent | Commentaires (5)

11/06/2009

L'0MS déclare la pandémie : pétard mouillé ?

Voici donc l'inévitable annonce de la pandémie. En réalité, si l'OMS avait respecté ses propres critères, à savoir une épidémie autonome dans au moins 3 pays, il y a plusieurs semaines que l'état pandémique aurait dû être décrété. Seulement voilà, la grippe porcine se révèle beaucoup moins virulente que prévu. Le taux de mortalité n'éfleure même pas le pourcent et les craintes que cette pandémie ne provoque la mort de dizaines ou de centaines de millions de personnes semble s'éloigner de plus en plus. Après tout, la grippe saisonnière tue aussi et elle ne fait peur à personne. De plus, seuls trente mille personnes ont été touchées à travers le monde, ce qui ne représente qu'une part infime de la population mondiale. Dès lors, pourquoi paniquer ?

Et bien, il ne faut pas paniquer bien sûr. Et c'est sans doute pour cela que l'OMS a autant retardé sa décision de relever son niveau d'alerte. Toutefois, il faut quand même voir que la progression de la maladie suit une courbe exponentielle et que rien ne semble pouvoir l'infléchir. Trente mille malades aujourd'hui pourraient se transformer en millions d'ici un ou deux mois, puis en centaines de millions d'ici l'hiver. Et même si le taux de mortalité n'était que d'un demi-pourcent, Le nombre de morts pourra alors finir par atteindre le million. Ca n'est donc pas négligeable. Et il faut aussi dire que le nombre réel de malades doit être largement sous-estimé. Les pays pauvres ne sont pas à même de dépister efficacement le virus. Et certains pays, à commencer par le Mexique, annoncent une diminution importante du nombre de nouveaux cas, sans doute plus pour raison économique, puisque ce pays craint une importante baisse du revenu du tourisme !

Alors contrairement à ce qu'on entend trop souvent, je pense qu'il n'est vraiment pas inutile de continuer à produire du Tamiflu afin de diminuer au maximum le taux de mortalité des malades, et de dévelloper le plus vite possible un vaccin afin de stopper la progression de la pandémie. Je pense qu'il faut donc cesser ces critiques de l'OMS et les laisser faire leur travail en paix. Après tout, si cette organisation a une utilité, c'est bien pour gérer ce genre de crise.

29/04/2009

Réactions au sujet de la grippe porcine

Afin de vous éviter une longue et fastidieuse recherche, j'ai regroupé ici quelques réactions telles qu'on ne manquera pas d'en trouver si on prend la peine d'en faire une sur son moteur de recherche favori :

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19:14 Publié dans Monde, Santé | Tags : grippe porcine | Lien permanent | Commentaires (0)