25/12/2009

Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas

Cette phrase, faussement attribuée à André Malraux et se prétendant donc philosophique alors qu'elle n'est que prophétique, pose tout de même une question intéressante. Notre siècle pourrait être celui de la science, de la connaissance et du rejet de l'obscurantisme. En effet, plus nos connaissances de l'univers et de la nature deviennent importantes, moins une divinité semble y avoir sa place. Et l'instruction de la population progressant dans tout le monde dit développé, il semblerait normal que les croyances entrant en opposition avec le savoir y reculent.

Et c'est bien ce à quoi nous assistons. Les religions classiques reculent dans tout les pays où le niveau d'instruction est élevé. Et bien sûr plus particulièrement en Occident, où le Christianisme ne cesse de reculer. Toutefois, ce recul se fait-il au profit d'un athéisme total ? Dans les apparences oui. Mais on peut se demander si le besoin de spiritualité de l'homme ne prend pas le dessus dans tous les cas. Cependant, pour concilier ce besoin de spiritualité avec des connaissances étendues des mécanismes de la nature, il faut trouver des artifices.

C'est pourquoi certains ont aujourd'hui élevé la nature elle-même au rang de déesse. En ce début de 21ème siècle, on voit apparaître un mouvement à caractère quasi religieux, qui vénère la nature et qui se sert de la science pour en faire sa mythologie. Était-ce donc de cette spiritualité-là dont voulait parler la phrase titre ? La vénération de la déesse-nature va-t-elle relancer la spiritualité pour le siècle à venir ?

Ce qui rend cette croyance très sophistiquée, c'est justement qu'elle s'appuie sur la science. Ou en tout cas une version de la science qui l'arrange. Elle transforme des théories scientifiques en vérités révélées et d'autres théories en messages sataniques. Elle ne possède pas encore de livre sacré mais, signe des temps, des films ont commencé à en fixer les canons. Celui de Al Gore et plus récemment celui de Yann Arthus-Bertrand par exemple. Il est d'ailleurs symptomatique que ces films soient bourrés d'arguments moraux, alors que cette religion prétend s'appuyer sur la science.

Ce que pense le fidèle de la nouvelle religion est simple: l'humanité est un hôte en ce monde. Elle n'a droit à sa place que parce que la déesse-nature l'y a autorisé et elle se doit de respecter les commandements divins de la nature en retour. En particulier, l'humanité ne doit pas interférer avec la nature et doit lui permettre de rester préservée, inchangée. Le fait que la nature soit en perpétuel changement est pour lui une contre-vérité. Seul l'homme est capable de déséquilibrer la nature. De même, il n'accepte pas l'idée que l'homme soit une part de la nature. Il n'est à son avis qu'une gène pour l'équilibre naturel.

Mais le fait est que depuis plus d'un siècle, l'homme n'a pas respecté ces commandements. La recherche du profit l'a conduit à la destruction de la nature. Et c'est là que les Satans de la nouvelle religion interviennent: les multinationales qui ne sont mues que par la cupidité et qui sont prêtes à détruire la nature pour assurer leur propre prospérité. Des noms tels que Exxon, Shell et BP sont particulièrement cités comme grands démons. Ces nouveaux marchands du temple sont les terribles ennemis qui cherchent à provoquer l'Apocalypse.

Après les balbutiements de la religion durant lesquels d'autres déluges tels que la destruction de la couche d'ozone avaient été mis en avant, c'est désormais le réchauffement planétaire qui est devenu la grande menace planant sur la déesse-nature. Toute la mythologie de la nouvelle religion est maintenant basée dessus. Et la véracité de cette menace ne souffre d'aucun questionnement. Comme toute vérité révélée, il est totalement interdit de la mettre en doute.

D'ailleurs les non-croyants, qui se prétendent faussement sceptiques et animés d'un esprit scientifique, sont en réalité trop attachés à leur petit confort pour accepter la grande vérité. Ils sont donc des alliés volontaires ou involontaires des Satans nommés ci-dessus et doivent donc être combattus avec la même ardeur. Même les "bons" scientifiques s'y mettent, puisqu'ils s'arrangent pour que leurs contradicteurs aient les plus grandes difficultés à publier le résultat de leurs recherches.

Bref, ce mouvement écologique qui se prétend motivé par la science a tous les caractères d'une religion. Il a ses prophètes, (les scientifiques du GIEC), ses gourous (Al Gore, Yann Arthus-Bertrand) et ses grandes messes. (Copenhague) Alors oui, il semble bien que même si les connaissances de l'humanité s'étendent quotidiennement, l'homme ne puisse se passer de spiritualité. Et ce début de 21ème siècle porte à croire que ce siècle sera spirituel et sera.

03/06/2009

Le néo-communisme qui se cache derrière l'étiquette écologiste

L'écologie, soit la protection de la nature, est une cause noble. Un reportage passé dimanche soir sur la TSR montrait par exemple des gens qui se battent aux Etats-Unis et au Canada pour la sauvegarde de deux espèces locales de grues sauvages. Ce genre de combat m'inspire une grande admiration. Notre monde a besoin de gens tels qu'eux, prêts à donner de leur personne pour protéger notre monde. Il n'en va pas de même pour les politiciens qui se cachent derrière l'étiquette écologiste.

En ce qui concerne l'automobile par exemple, l'industrie fait des recherches extrêmement coûteuses pour que ses produits aient un impact de plus en plus faible sur l'environnement, voire un impact totalement nul à terme. Ces efforts sont bien sûr nécessaires, car la pollution est et sera de plus en plus une plaie pour notre monde et pour notre espèce en particulier. Mais demandez à un écologiste s'il pense qu'une voiture absolument dépourvue de pollution serait convenable. Il vous répondra que non. Il faudra tout de même que nous nous serrions dans des bus bondés ou que nous transpirions sur nos vélos en costume cravate ou en tailleur pour aller au travail. Ou il vous dira même qu'il faut trouver des nouveaux modèles, tels que le "partage" de véhicules !

Et c'est là qu'on comprend de quoi il s'agit. La mise en commun. Ces gens continuent à penser que la propriété privée doit être éliminée et remplacée par une mise en commun générale des biens. Alors quelle différence avec l'idéologie qu'on croyait définitivement abandonnée, à savoir le communisme ? Et bien aucune. Car le modèle de société prôné par ces gens sous le couvert de l'étiquette écologiste est bien un modèle communiste. Un modèle où l'individu n'a plus sa raison d'être, mais où il doit se fondre dans un grand tout. Un modèle où la recherche de la prospérité est vaine, à part bien sûr pour les quelques privilégiés qui sont à la base de la création de ce système !

On taxe notre modèle de société d'être la cause de catastrophes écologiques globales et on répète inlassablement des arguments pseudo-scientifiques, la répétition leur donnant de plus en plus de vigueur. Au final, les gens finissent par avoir honte d'avoir une voiture ou de consommer de l'électricité. Et petit à petit, les néo-communistes gagnent du terrain.

Mais finalement, la question qu'on devrait se poser est la suivante : pourquoi devrait-on se passer de voiture, si ce moyen de déplacement devenait non-polluant ? Et si les machines de chantier devenaient elles aussi non polluantes, pourquoi ne pourrait-on pas construire des autoroutes souterraines qui sillonnent les villes et supprimer tout simplement les transports publiques ? C'est pour l'instant très utopique, mais il faut se rendre compte que vers le milieu du siècle, le monde ne consommera plus ou presque plus de pétrole, car il n'y en aura tout simplement plus. Pourquoi d'ici là devrions-nous abandonner notre mode de vie pour un système qui a déjà prouvé son inefficacité ? Ne devrait-on pas investir dans les techniques qui vont nous permettre d'éliminer notre dépendance au pétrole plutôt qu'accepter des idées saugrenues telles que la décroissance ?

13:56 Publié dans Politique | Tags : ecologie, communisme | Lien permanent | Commentaires (17)