21/10/2009

Vivons-nous les prémices d'un cataclysme annoncé ?

On dit que l'histoire se répète, toujours, inlassablement. J'essaye de me mettre dans la peau d'un hypothétique blogueur des années 30. Aurait-il été capable de voir venir la terrifiante conflagration qu'il avait devant lui ? Pas sûr. Mais il aurait pu en tout cas. Des signes qui ne trompent pas étaient déjà visibles. Mais presque personne n'y a prêté attention. Et je ne peux m'empêcher de penser qu'aujourd'hui aussi, on néglige les signes avant-courreurs d'une catastrophe d'envergure planétaire.

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01/06/2009

La crise coréenne : premier grand test de politique internationale pour Obama

Aux USA, on a coutume de penser que les présidents républicains sont plus à même de résoudre les conflits internationaux auxquels le pays est confronté. En effet, que ça soit avec Reagan ou avec les Bush, père et fils, l'Amérique a su montrer sa puissance au monde et les tentatives visant à s'en prendre à l'hégémonie de la première puissance mondiale ont toujours été tuées dans l'œuf. Ronald Reagan est même crédité de la victoire dans le conflit larvé qui a opposé son pays à l'Union Soviétique durant plus de quarante ans ! Ce qui est sans doute un peu exagéré car le pouvoir soviétique du plus grand pays du monde a surtout implosé de lui-même.

Quant aux présidents démocrates, on leur octroie d'autres qualités. La gestion de la politique sociale est leur principale spécialité. Sur le plan international, ils sont crédités de plus de capacités sur le plan diplomatique et leurs victoires les plus visibles ont souvent eu lieu autour de tables de négociations. Mais pour ce qui est de la gestion des crises, ils semblent moins bien dotés par la nature et sont réputés moins fermes.

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27/05/2009

L'Occident peut-il se permettre de laisser l'Iran et la Corée du Nord se doter de l'arme nucléaire ?

La question me semble très grave et très urgente à mesure que les stratégies visant à la conciliation échouent l'une après l'autre. Je pense que ces deux pays n'ont jamais souhaité interrompre leurs programmes nucléaires, mais n'ont accepté de prendre part aux tables de négociation que pour gagner du temps.

D'un côté, il y a l'Iran dont les missiles pourraient menacer directement Israël ainsi que tous les pays du Golfe. On pourrait par exemple imaginer une attaque coordonnée contre les puits de pétrole de ces pays, mettant en un instant l'approvisionnement du monde à genoux. L'Iran pourrait ensuite fixer ses propres prix et ses propres conditions, décidant qui mérite de recevoir le précieux liquide et qui n'en est pas digne. L'équilibre géostratégique en serait ainsi totalement bouleversé, et sans doute pas à l'avantage des Occidentaux...

De même, ils pourraient aussi s'en prendre directement aux gouvernements des pays limitrophes en attaquant directement les capitales de ces pays. Israël, la Jordanie, l'Irak, le Koweit, l'Arabie Saoudite, les Emirats, l'Afghanistan, le Pakistan... Tous ces pays plus ou moins amis de l'Occident pourraient se retrouver un de ces jours à la portée des missiles iraniens ! Et pire : parmi ces pays, existent déjà deux puissances nucléaires...

De l'autre côté du monde, la Corée du Nord, dont le régime est aux abois, semble sur le point de faire aboutir son programme d'armement nucléaire. Et deux alliés de première valeur de l'Occident, les frères ennemis du Sud et le Japon, pourraient alors se retrouver sous la menace directe de leurs missiles. Déjà, la Corée du Nord se fait menaçante et cherche à imposer sa loi au Sud. Et cela ne ferait qu'empirer si la production d'armes nucléaire devenait effective. Ca serait clairement un désastre majeur sur le plan stratégique.

Mais quel autre choix ont les Occidentaux que de tenter de renouer le dialogue ? A la question titre, on peut répondre par une autre : "L'Occident peut-il se permettre de se lancer dans des conflits régionaux majeurs avec ces deux pays ?" Il est clair que de tels conflits feraient de la guerre en Irak une petite escarmouche et de celle en Afghanistan une petite bagarre dans un bac à sable. Il y a bien sûr de quoi terrifier des peuples comme les nôtres, peu habitués à devoir se battre. Mais, l'histoire montre qu'il est bien plus dangereux d'attendre et laisser son adversaire gagner des forces que de frapper rapidement avant qu'il ne soit trop tard. Par exemple, si les Alliés avaient choisi de matter l'Allemagne vers le milieu des années trente, la guerre aurait été rapide et le régime nazi aurait pu être mis à terre sans trop de résistance. En laissant l'Allemagne reconstituer ses forces militaires, les Alliés ont donc fait une énorme erreur historique.

Alors, l'histoire va-t-elle se répéter ? L'Occident va-t-il à nouveau trop tarder pour se décider à frapper, au point qu'il n'aura plus le moyen de réagir ? Il faut aussi dire que la Chine et la Russie jouent leur propre jeu dans ces deux affaires, et ces deux membres permanents du Conseil de Sécurité risquent bien d'opposer leur véto à toute action militaire. Il faudra donc que les Occidentaux prennent leurs responsabilités avec tous les risques que cela comprend d'embrasement régional. Voire global...