17/04/2010

A quoi sert l'OMS ?

On dirait une perte d'identité. A chaque fois que l'OMS prend position, c'est pour faire de l'alarmisme déplacé. Alors que le ciel suisse et une grande partie du ciel européen se vident de leur trafic aérien, pour répondre à un risque limité mais certain, l'OMS s'inquiète de la dangerosité des particules volcaniques pour la santé de la population. C'est à se demander si cette organisation est seulement capable de regarder ce qui s'est produit dans le passé. A l'échelle mondiale, les éruptions volcaniques n'ont rien d'exceptionnel. Une organisation internationale devrait donc être capable de faire des prévisions en se basant sur les cas répertoriés. Et l'expérience est sans équivoque: à moins de se trouver à proximité immédiate de la source volcanique, les nuages de poussière ne présentent aucun danger.

photo_1271455295336-1-0_w350.jpgEt pour cause. Outre le fait que ces nuages se déplacent en haute atmosphère et ne peuvent pratiquement retomber qu'en cas de pluie, et donc mélangés à l'eau de pluie, on parle de concentrations infimes. Même si le nuage se retrouvait au niveau du sol, ça ne ferait pratiquement aucune différence compte tenu des concentrations habituelles de particules polluantes. D'autant plus que ce volcan n'a rien de terrifiant. Les quantités de particules relâchées sont très limitées. En réalité, la seule chose qui rend cette éruption exceptionnelle pour nous, c'est le fait que le vent pousse le nuage de particules au-dessus de nos têtes...

Alors, outre l'interdiction de survol de notre espace aérien, que peut-on craindre ? L'effet le plus important qu'on  puisse craindre (ou espérer) ce sont des levers ou des couchers de Soleil plus longs et plus rougeoyants que d'habitude ! En effet, si le voile d'altitude est invisible à l'oeil nu, il fait office de prisme et lorsque le Soleil est bas, la lumière est difractée de manière plus prononcée que d'habitude. Il est également possible que ce nuage nous prive en partie du réchauffement printanier bienfaiteur que nous avait promis Meteosuisse pour ce week-end. Car le voile de particules sulfurées filtre la lumière du Soleil et l'empêche d'atteindre totalement le sol. Certains scientifiques, que je qualifierais pour ma part plutôt d'apprentis-sorciers, n'ont-ils pas proposé de rejeter des particules sulfurées dans la haute-atmosphère pour simuler l'effet des éruptions volcaniques et lutter ainsi contre le réchauffement planétaire ? L'effet refroidissant des nuages volcaniques est en effet bien connu. L'éruption du Pinatubo en 1991 est par exemple créditée d'un refroidissement planétaire de 0,6° pendant 2 ans ! Mais bien sûr, on n'avait pas alors affaire au même type de volcan. Il s'agissait d'une des plus terribles éruptions du 20ème siècle, qui a rejeté pas moins de 10 km3 de matériaux dans l'atmosphère ! Une grande partie de ces matériaux à fait le tour de la Terre et a continué à obscurcir le ciel de notre planète durant plusieurs années...

Pour en revenir à l'OMS, cette organisation a-t-elle encore une utilité ? Après avoir été à la source de l'alarmisme exagéré à propos de la grippette H1N1, elle lance une fois de plus un avis à l'emporte-pièce, allant jusqu'à conseiller aux asthmatiques de sortir avec un masque ! Après les masques pour les grippés, les masques pour les asthmatiques... A croire que les responsables de l'OMS possèdent des intérêts dans la fabrication de ces masques. D'ailleurs le problème est peut-être là: les responsables de cette organisation peuvent légitimement être mis en question. D'une part, la "crise" du H1N1 pose clairement la question de la collusion de ces responsables avec l'industrie pharmaceutique. D'autre part, ils semblent si empressés à appliquer le principe de précaution à tort et à travers à la première occasion, qu'ils paraissent totalement dépassés par leur charge. Alors je pense que la réponse est oui, l'OMS sert toujours à quelque chose. Mais l'organisation devrait remplacer au plus vite ses dirigeants avant que son discrédit soit total.

30/01/2010

L'initiative contre le financement de l'IVG

Dépénalisée depuis quelques années, l'IVG (interruption volontaire de grossesse) a même été plébicitée par le peuple. Il semble donc que les anti-IVG n'aient pas la côte ces temps-ci. On peut alors s'attendre à ce que tout texte qui émanera d'eux subisse le même sort. Et bien pas sûr. Car cette nouvelle initiative, ciblée sur le financement, pose une autre question, pas mauvaise il faut le dire.

Désormais c'est acquis. Les femmes peuvent choisir si elles veulent interrompre leur grossesse ou la conduire à son terme. Elles n'ont d'ailleurs même pas besoin de demander au père, ce qui pourrait être un autre point à discuter. On s'en remet donc à la seule compétence des femmes, alors que ces dernières ne sont pas les seules concernées. Ça risque de surprendre certains qui me savent ouvertement athé, mais j'ai quelques problèmes avec l'IVG. Si je suis contre une interdiction qui repousseraient les femmes dans une clandestinité malsaine, je n'ai aucune sympathie pour la tendance malsaine qu'on a aujourd'hui à se demander si c'est une bonne chose d'avoir un enfant. Et sur le fond, je suis d'accord que seuls les problèmes de santé et le viol sont de bonnes justifications pour interrompre une grossesse. Absence d'amour, manque de moyens financiers ou difficulté à concilier grossesse et vie professionnelle ne sont que de mauvaises raisons. Car il s'agit tout de même d'un enfant. Qu'on se prémunisse avant pour éviter qu'il y ait un enfant, ça va de soi. Mais lorsqu'il est là, on devrait changer d'optique. D'autant qu'un enfant peut toujours être adopté, il y a des tas de familles qui n'attendent que ça.

De toute façon, l'initiative ne parle pas d'interdiction, mais pose une autre question. La question qu'on pose ici, c'est: Est-il normal que cette opération soit financée par l'assurance de base ? Car après tout, la grossesse n'est pas une maladie, mais un heureux évènement. Et le but de l'assurance de base est de couvrir la santé des personnes. Sur le fond on peut donc dire qu'il n'y a pas lieu de rembourser cette opération qui n'améliore en rien la santé des personnes qui font ce choix. Après tout, les caisses ne remboursent pas non plus les opérations hestétiques, car elles ne servent en rien la santé, mais seulement le bien-être. Alors pourquoi ne devrait-on pas financer soi-même l'IVG ? Plus que l'IVG, ce débat porte sur l'assurance de base. Que veut-on en faire ? Est-elle destinée à assurer le bien-être de la population ou sert-elle à financer les gros pépins de la vie ? Cette initiative arrive aussi peu après l'acceptation de l'initiative pour le financement des médecines douces par l'assurance de base. Donc dans un contexte où la population semble majoritairement penser que tous les actes médicaux doivent être pris en charge. Mais sur le fond, l'IVG a encore bien moins sa place dans cette assurance de base. La tendance pourrait donc s'inverser.

Car finalement, il n'y a que le soutien féministe qui pourrait sauver le financement de l'IVG. Pour autant que les femmes suivent. Cet article lu sur le site de l'hebdo montre par exemple la virulence de certaines femmes sur le sujet. Son argument selon lequel la grossesse coûte beaucoup plus cher que l'IVG, montre à quel point les féministes considèrent qu'il existe un choix clair entre les deux et qu'il est normal d'interrompre la grossesse. Mais je ne suis pas si sûr que cette journaliste soit suivie par la majorité de la population. Car s'il est normal pour une société de financer la grossesse qui prépare son avenir, je ne vois aucune justification à financer son arrêt volontaire. Avoir le droit de disposer de son corps, c'est une chose. Mais quand ce droit est financé par l'ensemble de la population, il y a quand même un problème.

24/01/2010

Le fléau du H1N1

Un commentateur qui signe "Citation" m'a laissé un commentaire sur un ancien sujet concernant la grippe H1N1 et comme ma réponse commençait à être longue, j'ai décidé de plutôt en faire un billet. Il prétend que les mesures prises par la Suisse ont permis d'éviter une catastrophe. Il pense que sans ces mesures, nous aurions eu une épidémie bien plus grave et bien plus mortelle. Et bien personnellement je n'en suis vraiment pas sûr.

Premièrement, je ne suis pas si sûr que l'absence d'épidémie soit liée à la campagne de vaccination. La population finalement vaccinée est insuffisante pour enrayer l'épidémie. Ce taux n'est d'ailleurs pas supérieur de beaucoup à celui des campagnes anti-grippales normales. Donc, il ne peut pas y avoir de lien. Et puis il faut dire que la Confédération estime que la population qui a été touchée par le virus se situe aux alentours de 1.5 millions de personnes ! Soit près du quart de la population de ce pays. Mais l'écrasante majorité des malades n'ont eu que des symptômes grippaux légers. Personnellement, je pense l'avoir attrapée en décembre. J'ai eu une légère fièvre pendant un ou deux jours, une toux et des écoulements nasaux assez prononcés pendant une semaine. Bref, rien qui ne justifie d'aller voir un médecin, ni même de m'absenter du travail ! Sur le moment je n'imaginais d'ailleurs pas que je pouvais avoir cette terrible grippe si mortelle. Je pensais plus à un simple rhume. Mais quand j'ai lu que la plupart des gens avaient eu ce genre de symptômes, j'ai changé d'avis.

D'ailleurs personne ne s'étonne que seuls les pays riches soient touchés. En réalité, il n'y a que dans les pays riches qu'on va voir un médecin pour une petite grippe voire pour un simple rhume et ainsi, on permet à son médecin de faire un test pour le H1N1. Car c'est la seule chose qui permette de distinguer le H1N1. Il n'y a pas de symptômes particuliers. Et elle n'est finalement qu'une grippe très légère. Sa mortalité est même ridiculement basse. 15 morts pour 1.5 millions de malades, ça fait un millième de pourcent ! Soit bien moins qu'une grippe saisonnière normale. Et je suis persuadé qu'on n'aurait rien fait, le taux de mortalité aurait été exactement le même. Les personnes qui sont malheureusement décédées de cette maladie, étaient généralement atteintes d'autres maladies et seraient sans doute mortes de toute manière.

Bref, tout cela, ça sent très fort le complot. Un complot initié par les industries pharmaceutiques qui avaient bien besoin d'une petite pandémie pour augmenter leurs bénéfices suite à la crise et ainsi justifier les salaires mirobolants de leurs dirigeants. Un complot auquel a participé l'OMS, dont les multinationales pharmaceutiques sont d'importants partenaires. Un complot enfin sur lequel les gouvernements ont fermé les yeux avec complaisance, allant pour certains jusqu'à y participer. Car n'est-il pas étrange que les 2 pays qui ont le plus exagéré les mesures de protection fassent justement partie des 4 pays producteurs de vaccins ? La France et la Suisse se trouvent être des marchés assez restreints alors qu'elles disposent toutes deux de laboratoires capables de fabriquer des vaccins anti-grippaux. Car Sanofi Pasteur (France) et Novartis (Suisse) sont en effet à la pointe dans ce domaine. Mais sans une campagne de vaccination mondiale ils ne disposent pas, contrairement aux Américains, d'un marché intérieur suffisamment profond pour rentabiliser leurs investissements. C'est particulièrement vrai pour Novartis évidemment. Alors, sans la politique inconséquante de leurs pays d'origine, ces laboratoires n'auraient sans doute pas pu participer à la course au vaccin.

Car dire qu'acheter 13 millions de doses pour un pays d'un peu plus de 7 millions d'habitants est cohérent, c'est fermer les yeux sur la réalité: notre pays a délibérément subventionné le vaccin. Même si la vaccination avait été obligatoire, on se serait retrouvé avec de nombreuses doses sur les bras, car pour finir la vaccination se fait en une seule fois. Et qu'on ne vienne pas me dire que les laboratoires ne le savaient pas. S'ils ont annoncé ne pas le savoir, c'est uniquement parce qu'il fallait justifier un pareil achat massif. Et d'ailleurs, la Suisse n'a pas prévu une vaccination obligatoire, donc même une vaccination en deux doses ne justifiait pas, et de loin, l'achat de 13 millions de doses. Maintenant, ces doses sont la propriété de la Confédération. Et il lui revient d'essayer de les revendre. Mais bien sûr, personne n'en voudra car la pandémie touche à sa fin. On peut dire finalement que le vaccin est arrivé bien trop tard pour avoir la moindre influence sur l'évolution de la pandémie. Désormais elle touche partout à sa fin et les gouvernements restent avec une grande partie de leurs doses sur les bras. L'industrie pharmaceutique a fait de précieux bénéfices et on dira que si on n'est pas morts, ça ne fait de mal à personne. Mais la triste vérité, c'est que nous tous, contribuables helvétiques, nous avons subventionné le salaire de Daniel Vasella qui, à n'en pas douter, devrait battre tous les records sur l'année 2009.

11:20 Publié dans Monde, Santé, Suisse | Tags : h1n1, vaccination | Lien permanent | Commentaires (4)

08/11/2009

La "crise" du H1N1 arrive enfin !

Ça y'est, elle est enfin arrivée ! On ne l'attendait presque plus, la grippe A. Et bien, comme n'importe quelle grippe, c'est en novembre qu'elle frappe, avec probablement un pic hivernal à venir. Étonnant non ? Aucun modèle mathématique ne l'avait prévu. Pour le savoir, les scientifiques auraient dû procéder par analogie, en regardant ce qui se passe normalement, mais ça aurait été une méthode bien trop simpliste pour eux. Mieux vaut se tromper avec des méthodes "scientifiques" très coûteuses qu'avoir raison en utilisant la méthode de l'homme de la rue, gratuite...

Donc enfin elle arrive. Juste à temps pour justifier le coûteux programme mis en place par notre gouvernement, entre autres l'achat de 13 millions de doses de vaccin pour un pays de 7 millions d'habitants, dont seul un faible pourcentage prévoit de se faire administrer ce vaccin ! Et pour cause : un vaccin, pour la plupart des gens, ne sert qu'à empêcher le corps de fabriquer ses propres défenses, actives ensuite pour des années ! Se vacciner contre la grippe oblige les gens qui font ce choix à se vacciner ensuite tous les ans, car la protection qu'offre le vaccin ne permet d'être protégé que contre une seule souche. A la moindre mutation, la protection doit être renouvelée. On n'a d'ailleurs aucune assurance que le vaccin sera encore efficace lorsqu'un virus fera apparition dans son organisme. Les virus mutent en permanence et n'attendent pas la commercialisation des vaccins.

Dans ces conditions, il est évident que le seul moyen d'être protégé à long terme contre la grippe, c'est la bonne vieille méthode : rester au lit pendant une semaine en consommant du thé en abondance et attendre que ça passe ! Car pour la plupart d'entre nous, notre corps est très bien armé pour faire face à la grippe et aucune substance extérieure est nécessaire pour nous aider à lutter contre cette menace.  Il est d'ailleurs symptômatique que seule une petite portion du personnel de santé souhaite se vacciner. Ils ont leurs idées bien arrêtées à ce sujet...

Alors doit-on aider notre gouvernement à justifier sa décision étrange d'acheter dix fois plus de doses de vaccin que nécessaire ? Ou doit-on refuser un vaccin qui aura pour seul effet de retarder d'un an la menace ? Car maintenant que le H1N1 est de retour, (il avait disparu durant une cinquantaine d'années...) il est plus que probable qu'il va s'installer pour longtemps. Il y aura des mutations et de nouvelles épidémies se feront jour chaque années, comme c'est le cas pour la grippe saisonnière. Et il est même probable que certaines de ces mutations soient bien plus dangereuses que celle qui sévit actuellement. Alors si on doit tomber malade du H1N1, ne vaut-il pas mieux que ça soit de celui-ci ?

Se vacciner est un geste citoyen. Cela aidera notre pays à subventionner Novartis et ses laboratoires de recherche. Mais le seul geste intelligent si on est en bonne santé, c'est de refuser de se faire imposer une solution médicale inutile qui répond à une menace imaginaire et instrumentalisée. A moins bien sûr qu'on trouve plus important d'assurer la pérénité à long terme du salaire de Vasella que celle de sa propre santé...

10:52 Publié dans Santé, Suisse | Tags : h1n1, grippe porcine | Lien permanent | Commentaires (5)

11/06/2009

L'0MS déclare la pandémie : pétard mouillé ?

Voici donc l'inévitable annonce de la pandémie. En réalité, si l'OMS avait respecté ses propres critères, à savoir une épidémie autonome dans au moins 3 pays, il y a plusieurs semaines que l'état pandémique aurait dû être décrété. Seulement voilà, la grippe porcine se révèle beaucoup moins virulente que prévu. Le taux de mortalité n'éfleure même pas le pourcent et les craintes que cette pandémie ne provoque la mort de dizaines ou de centaines de millions de personnes semble s'éloigner de plus en plus. Après tout, la grippe saisonnière tue aussi et elle ne fait peur à personne. De plus, seuls trente mille personnes ont été touchées à travers le monde, ce qui ne représente qu'une part infime de la population mondiale. Dès lors, pourquoi paniquer ?

Et bien, il ne faut pas paniquer bien sûr. Et c'est sans doute pour cela que l'OMS a autant retardé sa décision de relever son niveau d'alerte. Toutefois, il faut quand même voir que la progression de la maladie suit une courbe exponentielle et que rien ne semble pouvoir l'infléchir. Trente mille malades aujourd'hui pourraient se transformer en millions d'ici un ou deux mois, puis en centaines de millions d'ici l'hiver. Et même si le taux de mortalité n'était que d'un demi-pourcent, Le nombre de morts pourra alors finir par atteindre le million. Ca n'est donc pas négligeable. Et il faut aussi dire que le nombre réel de malades doit être largement sous-estimé. Les pays pauvres ne sont pas à même de dépister efficacement le virus. Et certains pays, à commencer par le Mexique, annoncent une diminution importante du nombre de nouveaux cas, sans doute plus pour raison économique, puisque ce pays craint une importante baisse du revenu du tourisme !

Alors contrairement à ce qu'on entend trop souvent, je pense qu'il n'est vraiment pas inutile de continuer à produire du Tamiflu afin de diminuer au maximum le taux de mortalité des malades, et de dévelloper le plus vite possible un vaccin afin de stopper la progression de la pandémie. Je pense qu'il faut donc cesser ces critiques de l'OMS et les laisser faire leur travail en paix. Après tout, si cette organisation a une utilité, c'est bien pour gérer ce genre de crise.

09/05/2009

Pourquoi il est important que l'assurance de base ne prenne pas en charge les médecines complémentaires

Les adeptes des médecines complémentaires pensent qu'elles remplacent avantageusement la médecine classique. On nous dit qu'elles s'en prennent aux causes et non aux symptômes. Qu'elles coûtent moins cher et permettent donc de faire des économies. Mais je trouve que ces arguments ne tiennent pas.

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06/05/2009

Peut-on encore éviter une pandémie ?

Il semble que la situation échappe petit à petit à l'OMS. La grippe A – H1N1 continue sa progression, malgré toutes les mesures sanitaires prises. Dans la seule journée d'hier, les Etats-Unis ont annoncé une augmentation de 40% de ses cas confirmés. L'Espagne, principal foyer de la maladie en Europe, compte déjà 75 cas confirmés. La dissémination du virus semble donc suivre une courbe exponentielle, typique de ce genre de maladie très infectieuse. L'OMS n'a pas pour autant décidé de relever son niveau d'alerte. Compte tenu qu'il n'y a pas de cas confirmé de transmission d'humain à humain en dehors du Mexique et des Etats-Unis, l'organisation a décidé d'attendre encore pour déclarer le niveau d'alerte 6, son niveau maximum.

Mais cela ne veut pas dire qu'une pandémie soit encore évitable. On sait par habitude que la grippe est une maladie qui se propage très facilement, particulièrement dans notre société globalisée. Je ne pense pas que la question soit encore d'éviter la pandémie. D'ailleurs, on peut se demander si c'est souhaitable. Pour l'instant le taux de mortalité de cette grippe est de 2% à peine, pas beaucoup plus qu'une grippe saisonnière normale. Donc pas de quoi s'affoler, pas tant que le virus ne mute pas en tout cas. Donc, les mesures nécessaires pour essayer d'endiguer la maladie, qui impliqueraient la fermeture des frontières des pays touchés, ne semblent pas être justifiées par la virulence de ce virus. Ces mesures feraient d'ailleurs bien plus de mal que le virus, car elles impliqueraient une terrible plongée dans la crise des pays touchés et donc une catastrophe pour les populations les plus pauvres.

La pandémie ne pourra donc pas être évitée. Soit. Mais il ne faut pas baisser les bras pour autant. Les mesures prises pour enrayer sa progression nous permettront de gagner du temps. Les chercheurs du monde entier se sont déjà mis au travail pour développer un vaccin efficace. Tout ralentissement de la progression de la maladie leur laissera le temps de le mettre au point, puis laissera le temps à l'industrie du médicament de le produire en masse pour protéger le plus de population possible. Enfin, si on vit dans un pays développé bien sûr. Parce que pour les autres, il y a peu d'espoir…

09:07 Publié dans Monde, Santé | Tags : pandémie, grippe, porcine | Lien permanent | Commentaires (0)

29/04/2009

Réactions au sujet de la grippe porcine

Afin de vous éviter une longue et fastidieuse recherche, j'ai regroupé ici quelques réactions telles qu'on ne manquera pas d'en trouver si on prend la peine d'en faire une sur son moteur de recherche favori :

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19:14 Publié dans Monde, Santé | Tags : grippe porcine | Lien permanent | Commentaires (0)