08/08/2009

La réalité de la protection du loup en Suisse

Ainsi, une fois de plus une autorisation de tir a été accordée contre des loups en Valais, et cela juste après celle qui a été délivrée dans le canton de Lucerne. Pour rappel, cet animal est protégé par une convention européenne, dont la Suisse est signataire et qui place le loup dans la catégorie des espèces strictement protégées, la plus restrictive possible. Mais des règles ont été édictées pour permettre tout de même aux autorités de réguler la présence du loup.

En théorie, ces autorisations de tir devraient être hautement exceptionnelles ! Mais que voit-on en pratique ? Ces canidés sont systématiquement éliminés de nos montagnes ! C'est bien simple : à ma connaissance, aucun loup ayant séjourné dans notre pays n'a survécu à son court passage ! En fait de protection, la loi suisse est plutôt destinée à éliminer consciencieusement ces prédateurs ! Et cela est totalement scandaleux ! La Suisse ne respecte pas ses engagements et il est temps de dénoncer ces pratiques !

Tout d'abord, faire croire qu'une promiscuité entre troupeaux de moutons et loups est possible est un mensonge éhonté ! Et c'est bien cela qu'affirme la loi lorsqu'elle fixe une limite à quinze bêtes tuées pour que l'autorisation de tir puisse être accordée. Il est absolument évident que les loups tuent les moutons ! Tout le monde le sait ! Et ça n'est pas parce que les bergers affirment qu'ils n'ont pas à se protéger du loup parce que les montagnes leur appartiennent qu'il faut les écouter ! La Suisse a des responsabilités vis-à-vis des règlements internationaux et il est temps d'émettre des règles strictes en faveur de la protection du loup. Ces règles, très simples, sont les suivantes :

- Seuls les moutons protégés par des chiens et enfermés dans des enclos peuvent être remboursés à leur éleveur en cas d'attaque.
- Seules les attaques sur des moutons protégés par des chiens et enfermés dans des enclos peuvent être contabilisées pour déterminer la dangerosité d'un loup. Un loup tuant un animal d'élevage non protégé est à considérer comme un simple phénomène naturel.
- Le braconnage du loup est un crime passible de peines de prison.

Il est temps de cesser de protéger les intérets des bergers qui ne veulent que la destruction du loup. Laisser courir ses bêtes sans protection relève d'une volonté claire de discréditer le loup et de pousser à son abattage. Et on doit dès à présent faire comprendre aux autorités locales, en particulier les autorités valaisannes qui cherchent délibérément à exterminer le loup, que la protection de ce canidé est une priorité dans ce pays !

15:14 Publié dans Nature, Suisse | Tags : loup, protection | Lien permanent | Commentaires (10)