16/11/2009

Le Conseil d'Etat qu'on attendait

Oui, cette élection d'hier ne nous aura apporté aucune surprise. Comme on pouvait s'y attendre, le MCG n'a pas fait son entrée au Conseil d'Etat. Comme on pouvait s'y attendre, la droite reprend la majorité au détriment des Socialistes en déroute. Comme on pouvait s'y attendre, c'est Véronique Pürro qui en fait les frais. Et comme on pouvait s'y attendre, les cinq sortants passent la rampe sans trop de difficultés. Finalement, un scrutin majoritaire, où les coalitions préfèrent ne pas présenter trop de candidats de peur de faire de l'ombre à leurs sortants, c'est vraiment peu enthousiasmant. On aimerait un peu plus de confrontation. On aimerait des coalitions gouvernementales qui présentent chacune 5 ou 6 candidats, pour avoir vraiment le choix. Bref, on aimerait pouvoir faire mieux que réélir les sortants faute de mieux. Certes, on a eu un taux de participation record, mais tout de même, 46% ça n'est pas très glorieux. Et ce genre d'élections où on n'a finalement le choix qu'entre 8 candidats sérieux pour 7 places ne va pas aider à plus intéresser la population !

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12/11/2009

Pour interdire la vente d'armes, il faudrait commencer par définir ce qui est une arme

Il est tout à fait clair qu'un pays neutre ne doit pas vendre d'armes à l'étranger, si elles risquent d'être utilisées dans des conflits. La Suisse met d'ailleurs beaucoup de moyens à s'assurer que les dérapages puissent être évités. Mais l'initiative du GSsA veut aller plus loin et veut interdire toute vente d'armes à quelque pays que ce soit, afin d'éviter que puisse exister toute possibilité de dérapage, au nom du principe de précaution. Cela pourrait avoir un sens, mais il faut voir que cela mettrait fortement en danger notre indépendance sur le plan militaire.  Car particulièrement au niveau des munitions, il est important de posséder une fabrication locale, car en cas de guerre, nous ne pourrions compter que sur nous-mêmes. Et une industrie qui ne se limiterait qu'à nos besoins locaux n'a pas une seule chance de survivre. Sans parler des emplois, qui quoi qu'on dise, ne pourraient pas être maintenus si la loi passait. En effet, une reconversion, bien que possible, ne peut pas se faire du jour au lendemain. Un appareil industriel nécessite beaucoup de moyens pour le reconvertir et le choix le plus simple serait la fermeture pure et simple.

Mais voilà, le GSsA met en avant de rares dérapages pour justifier cette interdiction. Le cas exposé le plus généralement est celui de ce Pilatus PC-9 que le Tchad a employé pour bombarder des populations.

Mais il est clair que l'ensemble de la gamme de Pilatus est constitué d'avions d'entraînement et non d'avions de combat ! Ils ne peuvent donc en aucun cas être considérés comme des armes !

Pilatus.jpgD'ailleurs, bien qu'excellents pour l'entraînement des pilotes, ces avions font de piètres avions de combat. En effet ils ne disposent d'aucune défense contre la DCA, ni contre-mesure, ni avionique sophistiquée, ni flares, etc...  Autant ré-équiper des avions de la seconde guerre mondiale, qui au moins avaient été construits pour le combat ! Si le Tchad les a équipés pour le combat, c'est qu'ils disposent d'une aviation moyen-âgeuse. Voire d'aucune aviation de combat. Sans cela, ils n'auraient même pas jugé utile d'y penser. A ce niveau, on peut imaginer que s'ils n'avaient pas eu le PC-9, ils auraient armé des ULM !

De plus, il s'agit D'UN SEUL AVION ! Doit-on revoir toute notre politique juste parce qu'un pays a utilisé un avion d'entraînement construit chez nous pour la guerre ? Et un avion qui n'est pas défini comme du matériel militaire ? Celà en total désaccord avec les prescriptions strictes d'utilisation fixées par la Suisse au moment de la vente ?

Et maintenant, si le PC-9 doit être considéré comme une arme, où est la limite ? Doit-on arrêter de vendre des montres parce que des commandants peuvent les utiliser pour synchroniser une attaque ? Doit-on arrêter de vendre des machines parce qu'elles peuvent être utilisées pour fabriquer des munitions ? Doit-on interdire à Logitech de vendre ses produits hors de Suisse, parce qu'ils peuvent équiper des ordinateurs d'armées de pays en guerre ? (ce qui est certainement le cas d'ailleurs...) Doit-on interdire à Novartis ou Roche de vendre des médicaments à l'étranger parce qu'ils pourraient être utilisés pour renforcer une armée ? Doit-on interdire aux chocolatiers ou aux fromagers de vendre à l'étranger parce que leurs produits peuvent apporter de l'énergie à des soldats ?

Alors oui, finalement il est possible que pour un pays neutre, il soit un peu hypocrite de vendre des armes à l'étranger. Ceci dit, un pays qui ne disposerait pas d'industrie d'armement ne peut en aucun cas s'assurer de l'indépendance de son armée. Et à notre époque, une industrie militaire qui n'aurait pour seul débouché que notre minuscule marché intérieur n'aurait aucune chance de survivre. A ce niveau-là, autant donner les clés de notre défense à nos voisins, moyennant payement en échange ! Mais d'ailleurs, c'est probablement là que le GSsA veut secrètement en arriver...

S'il faut faire quelque chose finalement, c'est peut-être plutôt assouplir notre neutralité. Voir la supprimer totalement. Accepter qu'à une époque de globalisation, où nous sommes durablement en paix avec tous les pays qui nous entourent, il soit préférable de collaborer avec eux dans le domaine militaire, plutôt que de continuer à nous voir comme une place forte isolée du monde. Jusqu'à la fin de la guerre froide notre neutralité avait (peut-être) encore un sens. Aujourd'hui, je la trouve totalement dépassée.

Si nous collaborions à l'OTAN, cela nous apporterait d'une part de nombreux avantages sur le plan de l'armement, à commencer par la compatibilité des systèmes d'armement et de commandement, la possibilité de nous entraîner à l'étranger, de participer à des opérations jointes, pour autant qu'on le souhaite, etc... Nous bénéficierions également de l'entraide des pays membres. Dans ce cas, il est probable que des pays tiers hésiteraient un peu plus avant de s'en prendre à nous. (Par exemple la Lybie qui prend bien garde de ne pas se mettre à dos l'organisation...) Et surtout, nous éviterions des couacs comme le refus de participer à l'opération Atalante, alors que le respect des conventions internationales nous y engageait. (voir ce billet) Et nous pourrions nous permettre d'avoir une armée de métiers, avec des spécialisations en ce qui concerne l'intervention à l'étranger, par exemple en la limitant à des opération de police, de maintien de la paix et à caractère humanitaire. Cela représenterait une adaptation assez difficile, mais finalement la seule à pouvoir restaurer une certaine cohérence dans notre politique internationale.

09/11/2009

Faut-il prendre des mesures spéciales en faveur de la sécurité routière ?

Durant la semaine écoulée, trois accidents mortels ont défrayé la chronique à Genève. Désormais le nombre de tués sur les routes genevoises passe à dix-huit pour cette année, soit pas loin du double du nombre de tués de l’année passée ! Dès lors, nombreuses sont les voix qui appellent à un renforcement des mesures de prévention, voire de répression. Il est évident qu’un doublement du nombre de morts est très impressionnant. Mais ce doublement est-il réellement la marque d’une augmentation de l’imprudence des conducteurs ?

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08/11/2009

La "crise" du H1N1 arrive enfin !

Ça y'est, elle est enfin arrivée ! On ne l'attendait presque plus, la grippe A. Et bien, comme n'importe quelle grippe, c'est en novembre qu'elle frappe, avec probablement un pic hivernal à venir. Étonnant non ? Aucun modèle mathématique ne l'avait prévu. Pour le savoir, les scientifiques auraient dû procéder par analogie, en regardant ce qui se passe normalement, mais ça aurait été une méthode bien trop simpliste pour eux. Mieux vaut se tromper avec des méthodes "scientifiques" très coûteuses qu'avoir raison en utilisant la méthode de l'homme de la rue, gratuite...

Donc enfin elle arrive. Juste à temps pour justifier le coûteux programme mis en place par notre gouvernement, entre autres l'achat de 13 millions de doses de vaccin pour un pays de 7 millions d'habitants, dont seul un faible pourcentage prévoit de se faire administrer ce vaccin ! Et pour cause : un vaccin, pour la plupart des gens, ne sert qu'à empêcher le corps de fabriquer ses propres défenses, actives ensuite pour des années ! Se vacciner contre la grippe oblige les gens qui font ce choix à se vacciner ensuite tous les ans, car la protection qu'offre le vaccin ne permet d'être protégé que contre une seule souche. A la moindre mutation, la protection doit être renouvelée. On n'a d'ailleurs aucune assurance que le vaccin sera encore efficace lorsqu'un virus fera apparition dans son organisme. Les virus mutent en permanence et n'attendent pas la commercialisation des vaccins.

Dans ces conditions, il est évident que le seul moyen d'être protégé à long terme contre la grippe, c'est la bonne vieille méthode : rester au lit pendant une semaine en consommant du thé en abondance et attendre que ça passe ! Car pour la plupart d'entre nous, notre corps est très bien armé pour faire face à la grippe et aucune substance extérieure est nécessaire pour nous aider à lutter contre cette menace.  Il est d'ailleurs symptômatique que seule une petite portion du personnel de santé souhaite se vacciner. Ils ont leurs idées bien arrêtées à ce sujet...

Alors doit-on aider notre gouvernement à justifier sa décision étrange d'acheter dix fois plus de doses de vaccin que nécessaire ? Ou doit-on refuser un vaccin qui aura pour seul effet de retarder d'un an la menace ? Car maintenant que le H1N1 est de retour, (il avait disparu durant une cinquantaine d'années...) il est plus que probable qu'il va s'installer pour longtemps. Il y aura des mutations et de nouvelles épidémies se feront jour chaque années, comme c'est le cas pour la grippe saisonnière. Et il est même probable que certaines de ces mutations soient bien plus dangereuses que celle qui sévit actuellement. Alors si on doit tomber malade du H1N1, ne vaut-il pas mieux que ça soit de celui-ci ?

Se vacciner est un geste citoyen. Cela aidera notre pays à subventionner Novartis et ses laboratoires de recherche. Mais le seul geste intelligent si on est en bonne santé, c'est de refuser de se faire imposer une solution médicale inutile qui répond à une menace imaginaire et instrumentalisée. A moins bien sûr qu'on trouve plus important d'assurer la pérénité à long terme du salaire de Vasella que celle de sa propre santé...

10:52 Publié dans Santé, Suisse | Tags : h1n1, grippe porcine | Lien permanent | Commentaires (5)

06/11/2009

La plus haute du monde

Ce sera donc au mois de janvier que l'émirat de Dubaï inaugurera sa nouvelle plus haute construction, qui ne sera rien de moins que la plus haute construction que l'homme n'ait jamais construite ! Même la tour de Babel ferait pâle figure à côté de ce monstre de béton et d'acier!

Certes la construction de ce géant de 818 mètres aura pris un an de retard, mais c'est finalement en à peine six ans que la tour aura été finalisée. Chez nous, six ans c'est (avec beaucoup de chance) à peine le temps nécessaire à la consultation préliminaire avant de se décider à propos de l'autorisation de construire pour des édifices bien moins ambitieux que celui-là ! Mais bien sûr, il faut dire qu'à Dubaï, si l'émir décide de quelque chose, personne ne va le contredire...

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03/11/2009

Ils sont où les ténors ?

Et où sont les sopranos ? On a bien les cinq sortants, d'accord. Mais en dehors d'eux, quel ténor de la politique genevoise a choisi de s'engager pour entrer dans ce Conseil d'Etat ? Oui c'est vrai, il y a Eric Stauffer, Mauro Poggia et Yves Nidegger. Ce qui veut dire que si on veut voter à la droite de la droite, on n'a que l'embarras du choix. Mais en dehors de ça ? Je ne parle même pas des Communistes, mais plutôt des partis gouvernementaux "traditionnels".

Chez les Socialistes, il y avait bien Manuel Tornare qui était prêt à s'engager. Personnellement, je ne nourris pas un amour imodéré pour le personnage, mais il faut reconnaître qu'il jouit d'une bonne quotte de popularité à Genève. Mais voilà, le parti socialiste est un parti dogmatique. Et leur dogmatisme leur a imposé de choisir une femme, même si aucune bonne candidate ne se présentait. Avoir préféré Véronique Pürro à Manuel Tornare pour le représenter, pourrait bien valoir au parti socialiste de ne plus être représenté que par un seul Conseiller d'Etat durant les 4 prochaines années. Car qui voudrait d'une squatteuse à la tête du canton ?

Quant à Michèle Künzler, elle fait à peine mieux. Je doute beaucoup de sa capacité à convaincre les Genevois. Et à droite, Isabel Rochat peine tout autant à imposer sa personnalité. On le voit, trois partis ont choisi de proposer une femme. C'est une bonne chose, mais n'y a-t-il aucune femme genevoise capable de gagner une élection ? N'y a-t-il aucune femme jouissant d'une popularité suffisante pour que son nom s'impose de lui-même ? Car les Genevois ne sont pas idiots et n'éliront pas de femmes si aucune femme ne semble à même de remplir les plus hautes fonctions. Le résultat pourrait bien être un second tour dont seuls seraient exclus les cinq sortants.

Ou peut-être même pas tous. Et à ce second tour, participeront probablement aussi les deux candidats MCG. Je ne pense bien sûr pas qu'ils aient des chances réelles. Car ils ont déjà pratiquement fait le plein de voix. Il n'y a guère que du côté de l'UDC que le MCG pourrait recueillir des voix pour le second tour. En tout, ils ne devraient pas pouvoir dépasser les vingt pourcent. Mais tout de même. Le risque pris par les partis gouvernementaux en ne présentant, pour remplacer les sortants qui ne se représentent plus, que des candidates de valeur assez discutable, nous fait prendre un risque totalement inutile. Alors les ténors et les sopranos, la charge de Conseiller d'Etat vous fait si peur que ça ? C'est vrai que diriger un canton comme Genève, ça n'est pas simple. Mais il y a des défis passionnants pour notre avenir en suspens. Il faudra bien un jour que des personnes compétentes s'y atellent...

01/11/2009

Enfin on respire !

Je suis allé au restaurant hier, un restaurant qui avait conservé une zone fumeur et une zone non-fumeur durant plus d'un an. Et bien c'est incroyable ce que ça fait du bien de sentir l'odeur de... la nourriture ! Vous passez près des autres tables et juste à l'odorat, vous pouvez presque savoir ce qu'il y a dans l'assiette des gens. Il aura donc suffit d'un jour pour que les odeurs tenaces de tabac froid s'estompent suffisamment pour rendre l'atmosphère plus respirable. Merci aux Genevois de nous avoir offert ça.

Reste quelques problèmes à régler rapidement. Les commerçants intéressés par l'installation d'un fumoir doivent par exemple recevoir rapidement une réponse. Pour cela, il faut que le Tribunal Fédéral statue rapidement sur ce sujet. Cette période durant laquelle les fumoirs sont légaux, mais on ne sait pas pour combien de temps, n'est pas vivable pour eux. Une décision rapide doit être prise. Personnellement je suis pour. Car des fumoirs bien aérés et sans service ne nuisent vraiment pas à autrui et si des gens veulent s'enfermer dans un enfer enfumé et bien qu'ils fassent comme ils veulent. Personnellement, si j'étais encore fumeur, je préférerais aller dehors ! Mais comme je ne le suis plus, je pense que le mieux c'est de leur laisser le choix. Car par exemple au casino ou dans une boîte de nuit, c'est souvent compliqué de demander aux fumeurs de sortir.

Mais il faut bien dire qu'en regard du texte de l'initiative cette mesure, que le Grand Conseil avait fait entrer de force dans le texte de loi, est illégale. Il serait donc étonnant que le Tribunal Fédéral refuse le recours des initiants. Restera aux restaurateurs à lancer une initiative pour autoriser les fumoirs et, pourquoi pas, les chaufferettes sur les terrasses. Personnellement je voterai sans doute pour. Et je suis certain que la majorité des Genevois en feront autant. Car la plupart des non-fumeurs ne détestent pas les fumeurs et ne leur souaitent pas une crève pour chaque clope allumée. Nous avons tous des amis fumeurs que nous aimons beaucoup. Mais ce que nous ne voulons plus supporter, c'est leur fumée. Et depuis hier, nous avons enfin gain de cause. Pour ma part ça me suffit pour oublier toutes les idioties que j'ai entendues pendant la campagne. Non je ne suis pas rencunier...

 

31/10/2009

A quel point êtes-vous responsables de la pollution ?

Vous le savez, chaque jour, lorsque vous prenez votre voiture, lorsque vous allumez votre machine à laver ou même lorsque vous répondez à un appel sur votre téléphone mobile, vous polluez. C'est un fait incontestable. Mais dans quelle proportion ? Ça on vous le dit rarement. Actuellement, on parle souvent d' "empreinte carbone" en cherchant à faire croire que la pollution, c'est le CO2. Or parmi toutes les émissions dont l'homme est responsable, il n'y en a qu'une qui ne puisse en aucun cas être définie comme de la pollution, c'est le CO2 ! (voir ce précédent billet pour plus d'explications) On dira sans doute que c'est pareil car lorsqu'on dégage du CO2, on dégage aussi d'autres substances beaucoup plus nocives. Et bien ça n'est pas totalement vrai.

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27/10/2009

De nouvelles nouvelles de...

...Genève !

http://www.tdg.ch/node/115764

Affaire BCGe: Daniel Zappelli évoque des faits à charge

(...)

- En 1996, la banque a versé 12 millions de dividendes aux actionnaires, dont l'Etat de Genève, alors qu'elle perdait 468 millions de francs.

- En 1997, la situation a empiré: alors que la BCGe perdait 690 millions, elle versait 13 millions de francs aux actionnaires.

- En 1998, alors que la banque a perdu 943 millions de francs, les dividendes ont augmenté à 15 millions.

Suite à ce point, Me Alves de Souza, avocat de l'Etat de Genève a pris la parole pour rappeler que la débâcle de la BCGe a coûté plus de 2 milliards à l'Etat, ceci afin d'en assainir les finances. Et de rappeler que cette somme équivaut à 9600.- par contribuable. (...)

 

...Lausanne !

http://www.tdg.ch/trader-lausannois-juge-trou-40-millions...

Trader lausannois jugé pour un trou de 40 millions

(...) Entre 2004 et 2006, le trader lausannois et son supérieur direct à Londres se sont lancés dans des opérations hasardeuses, à l'insu de leur direction, le groupe britannique Noble Resources. Ils ont spéculé sur le cours de l'aluminium, établissant ensuite des contrats fictifs pour dissimuler leurs pertes. (...)

 

Oui M. Pardo. Pour vous, ces braves gens ne sont pas de la racaille parce qu'ils ne volent pas de voitures. Mais ce qu'ils font perdre à l'ensemble de la communauté par leurs malversations détruit de nombreuses vies. A tout prendre je préfère la racaille d'Annemasse à celle de Genève et Lausanne...

25/10/2009

Les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde

Oui nous avons bien les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde. Et ça n'est pas peu dire quand on voit les autres ! Déjà qu'ils ont fait pour la seconde fois une bourde monumentale en partant en ordre dispersé pour l'élection au Grand Conseil. Ils  payeront ainsi leur idiotie par quatre nouvelles années d'absence du législatif genevois. Mais le pire, ils nous le réservaient encore ! Voilà que les Communistes présentent trois candidats pour le Conseil d'Etat !

Je ne parle même pas de l'étrangeté de présenter trois candidats alors qu'il est évident que pas un seul d'entre eux ne figurera au rang des élus. N'auraient-ils pas pu se mettre d'accord sur le nom d'un candidat ? Ne sont-ils donc pas capables de laisser leur place à un camarade de parti ? Je les trouve vraiment affligeants... Mais finalement le plus affligeant, ça reste le manque de réalisme politique de ces gens. Incapables de s'apercevoir que leur candidature n'a pas une chance, ils vont juste réussir à prendre des voix à la gauche modérée et ainsi réduire la capacité de la gauche à se faire élire au Conseil d'Etat !

Ca n'est pas que ça me dérangerait vraiment. Si l'abominable Beer pouvait quitter ce Conseil d'Etat, j'en serais le premier heureux. (bien que j'en doute très fort) Mais le problème, c'est que le MCG n'attend qu'un faux pas de la gauche pour réussir son entrée dans l'exécutif ! En effet, avant que les Communistes ne présentent leurs candidats, on pouvait raisonnablement penser que Eric Stauffer et Mario Poggia n'avaient aucune chance. Désormais, on peut vraiment craindre qu'ils parviennent à prendre un à deux sièges à la gauche...

Bref, si vous êtes de gauche, je n'ai qu'un conseil à vous donner: votez réaliste ! Ne donnez pas votre voix aux Communistes, mais choisissez un bulletin de la gauche modérée. Vous pouvez éventuellement panacher votre liste avec les noms communistes, mais dans tous les cas, ça ne servira à rien car ils ne seront pas élus ! Le mieux serait d'ajouter des noms de droite... Car le plus important finalement, c'est que les candidats du MCG ne soient pas élus. Pour ma part, je choisirai une liste de l'Entente que je panacherai avec trois noms de gauche. C'est en groupant les forces qu'on empêchera le MCG d'entrer au Conseil d'Etat !

24/10/2009

Le problème ce n'est pas l'affiche, c'est l'initiative !

J'ai bien hésité à participer à cette vague d'indignation contre l'affiche de l'UDC, car en parler c'est en faire la publicité ! Et les interdire comme l'ont fait de nombreuses communes, c'est paradoxalement offrir une tribune inespérée aux défenseurs de l'initiative. D'ailleurs, je me demande quelle base légale permet à ces communes de bafouer un droit politique basique à un groupement, celui de défendre ses positions politiques. Car finalement, qu'est-ce qu'on attendait d'autre ? Des affiches bien gentillettes qui exposent de manière posée les arguments des initiants ? Et bien croire cela est parfaitement absurde. Car l'initiative contre les minarets est une initiative haineuse ! Et on ne peut pas défendre une initiative haineuse avec autre chose que des affiches haineuses !

Car le problème finalement, ça n'est pas de savoir si l'affiche du comité d'initiative est haineuse. Mais le vrai problème c'est de comprendre pourquoi l'Assemblée Fédérale a accepté qu'une initiative allant clairement à l'encontre des valeurs constitutionnelles de notre société aille en votation ! Et aussi pourquoi le Tribunal Fédéral n'a pas invalidé la décision de l'Assemblée Fédérale. La liberté religieuses est un fondement constitutionnel. Le respect des minorités aussi. Alors accepter d'envoyer tout le peuple voter sur cette initiative, c'est nier les fondements de notre société ! C'est accepter de prendre le risque que le peuple accepte une initiative contraire aux droits de l'Homme.

Et finalement, c'est là que réside le problème. Si cette initiative passait, elle ne pourrait qu'être déclarée illégale. Si ça ne devait pas être par le Tribunal Fédéral, ça le serait forcément par la Cour Européenne des Droits de l'Homme à laquelle le Tribunal Fédéral est assujetti. Alors pourquoi déplacer toute la population pour voter sur une interdiction qui n'entrera jamais en vigueur ? Si vous avez l'intention de voter pour cette initiative, je vous l'annonce donc : jamais les minarets ne seront interdits en Suisse ! Pas tant que la Suisse est signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme en tout cas ! Ceux qui vous font croire que votre voix à la moindre valeur vous ont menti ! Dans quel but ? J'avoue que je ne le comprends pas...

Bon et finalement, ces histoires d'affiches sont parfaitement idiotes. Je suis certain que la population de ce pays est suffisamment mature pour ne pas se forger son opinion sur une image aussi haineuse soit-elle. Et s'il faut lutter contre cette affiche, ça doit être avec une attitude positive et constructive. En proposant des contre-arguments à l'image de la Coordination Genevoise contre l'Exclusion et la Xénophobie qui propose cette excellente affiche : (cliquez dessus pour agrandir)

affiche contre initiative minarets.jpg

21/10/2009

Vivons-nous les prémices d'un cataclysme annoncé ?

On dit que l'histoire se répète, toujours, inlassablement. J'essaye de me mettre dans la peau d'un hypothétique blogueur des années 30. Aurait-il été capable de voir venir la terrifiante conflagration qu'il avait devant lui ? Pas sûr. Mais il aurait pu en tout cas. Des signes qui ne trompent pas étaient déjà visibles. Mais presque personne n'y a prêté attention. Et je ne peux m'empêcher de penser qu'aujourd'hui aussi, on néglige les signes avant-courreurs d'une catastrophe d'envergure planétaire.

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20/10/2009

Et si on cessait l'angélisme ?

Oui, car comme on peut le lire dans le Matin aujourd'hui, la politique actuelle du Conseil Fédéral peut amener nos otages à poser leurs valises (qu'ils n'ont plus) en Libye encore huit années supplémentaires, à l'instar des infirmières bulgares !

On ne négocie pas avec la Lybie comme on le fait avec la France ou l'Allemagne. (et même là on ne peut pas dire que nous soyons très doués...) Lorsqu'on sort d'Europe ou d'Occident, les mentalités changent. Pour ma part, j'ai pas mal voyagé professionnellement et j'ai pu constater à quel point la notion de partenariat qui nous est chère, est une notion purement occidentale ! La plupart des cultures considèrent une négociation comme un rapport de force, dans lequel on se doit d'obtenir le maximum de son adversaire. Dans ces conditions, il est évident qu'on ne doit rien lâcher "dans le but d'obtenir", mais qu'on doit avoir un accord préalable. Ce que le Président Merz a fait est donc une grosse erreur et les otages en payent aujourd'hui le prix.

Dans une négociation, il faut donc s'assurer de posséder quelque chose que son adversaire convoite. Pour l'instant ça n'est pas le cas. La Suisse a abattu toutes ses cartes d'emblée et la Libye n'a rien à gagner en échange des otages. Dans ces conditions, le clan Kadhafi ne voit aucune raison d'honorer ses promesses. Cette façon de procéder heurte profondément notre sens de la justice, mais elle est normal pour beaucoup de cultures. Donc, maintenant qu'il est clair que la Lybie ne respectera pas ses engagements, il faut immédiatement durcir la position suisse. Ce qui signifie en particulier :

- Cesser tout échange économique avec la Libye. L'Algérie nous avait fait la proposition de remplacer le brut libyen par le sien. Il est temps d'accepter cette proposition. Et si Tamoil Suisse refuse d'importer ce brut algérien, il faut placer l'entreprise sous administration fédérale temporaire, pour raison stratégique évidente.

- Bloquer immédiatement tous les comptes de la famille Kadhafi, pour autant qu'il en reste. (ceci aurait dû être fait il y a un an au moins...)

- Annuler tous les visas et tous les permis de travail accordés à des Libyens. Seules les personnes bénéficiant d'un statut de réfugiés ou de requérants, ainsi que le personnel diplomatique peuvent rester en Suisse.

- Bloquer l'accord signé en août, compte tenu du non-respect des conditions par la partie adverse.

Une fois ces conditions remplies, nous devons exiger de rencontrer les otages et savoir où ils se trouvent. Si nécessaire, nous pouvons demander à un pays tiers (la France ou l'Italie puisque, apparemment, ils nourrissent de bien meilleures relations avec ce pays que nous...) de servir d'intermédiaire pour faire connaître nos exigences à la Libye.

Je pense qu'un retour rapide des otages est à ce prix. Mais bien sûr, il faut être prêts à perdre des plumes sur le plan économique. Notre pays est-il prêt à faire cela ? Je l'espère, car si nous faisons passer la vie de deux personnes après notre approvisionnement en pétrole libyen, ça veut dire que notre pays n'a aucune morale. J'aurais donc vraiment honte de ce qu'est devenu notre pays...

14/10/2009

La création du MCG

Un jour, alors qu'Eric se promenait, il eut envie d'un petit verre. Il entra alors dans un petit troquet et s'installa au bar. Acoudé au comptoir, il sirotait donc son petit ballon de blanc, quand il surprit la conversation de ses deux voisins. Si si. Je vous assure que vous les connaissez : ce sont ceux qu'on voit dans tous les bistrots et sans qui le bar ne tiendrait pas debout ! (à moins que ça soit le contraire...)

- La semaine dernièèèèère, je suis allé me présenter pour un bouloooot...

- Ah, tu veux bosser toi ? Et avec qui je pourrais parler si tu n'étais pas lààà ?

- Ben ouais, faut bien payer ses verres quand mêêêême !

- Et ça s'est passé commeeeent ?

- Ben, ils m'ont dit non. Que je faisais pas l'affaire, qu'ils ont dit ! Et tu sais qui ils ont pris ?

- Ben non...

- Un frontalieeeer ! J'ai vu sa plaque jaune en sortant ! Ils ont engagé un sale frontaaal... J'suis sûr qu'ils le payent la moitié des dix mille balles que je demandais ! C'est du dumping salariaaaal !

- C'est honteux ! Et c'est pas ces sales politicards qui vont faire quequ'chose !

Eric, convaincu que ces braves gens avaient raison de penser qu'ils n'étaient pas défendus par la politique, se dit qu'il fallait "faire quequ'chose" !  Et, en s'inspirant de la position centrale de ses voisins dans le bar, il choisit alors le slogan de son futur parti : "Ni de gauche ni de droite" ! C'est ainsi que naquit le MCG...

Bon, ironie mise à part, j'avoue que je n'ai pas très envie de bloguer ces jours-ci. Le grand sujet du moment, à savoir la victoire "écrasante" du MCG et du populisme à Genève, ne m'inspire pas trop. Parce que d'accord, le MCG fait une grosse progression. Mais dans l'absolu, ils n'ont que 17 sièges sur 100 ! De là à penser qu'ils vont diriger Genève durant les quatre prochaines années, il y a quand même encore un gouffre à franchir. Car sur les divers sujets qui vont se présenter au parlement, il n'y en aura probablement pas pour lesquels la droite classique ne pourra pas chercher des alliances, que ça soit à gauche ou à droite. Il ne lui manque en effet que 8 sièges pour posséder la majorité absolue. Donc en convaincant n'importe quel autre parti présent au parlement de la suivre, elle pourra faire la décision. Les autres partis étant par contre très dissolus sur la plupart des sujets, ils n'arriveront jamais à s'allier contre la droite centriste. Donc, rien ne change fondamentalement dans la République.

La seule crainte fondée qu'on puisse avoir, c'est que le MCG parvienne à placer l'un des siens au Conseil d'Etat. C'est pourquoi il ne faut pas dissoudre les voix. On peut s'amuser à se chamailler en temps normal. Mais là, il faudra voter "utile". Pour cette raison, qu'on compte voter à gauche ou à droite, il faudra mettre dans l'urne des noms qui ont des chances d'être élus. C'est mon conseil de tactique électorale du jour.

Toutefois, sur le fond, on peut se demander si l'entrée du MCG au Conseil d'Etat ne serait pas la meilleure chose qui puisse arriver. Car j'aimerais bien voir Stauffer à la tête du Canton ! Ses belles promesses devraient alors être traduites dans les faits. Car si on a plus de 25 de QI, on ne peut que comprendre que sa promesse de renvoyer les mendiants chez eux est une promesse en l'air. Pareil pour la promesse de limiter le nombre de frontaliers. Ces deux propositions sont tout simplement illégales, car incompatibles avec le droit supérieur ! Dans les deux cas, la libre circulation, récemment reconduite par l'ensemble des Suisses et encore plus plébicitée par les Genevois, interdit ce genre d'actions... Alors que penser des gens qui écoutent ces promesses ? Ils sont soit ignorants, auquel cas on ne peut pas grand chose pour eux,  soit dans une situation de chômage de longue durée totalement désespérante, car quand on est désespéré, il est plus facile d'accuser l'autre que d'analyser ses propres manquements, soit tellement racistes qu'ils sont aveuglés par la haine. Bref, si vous avez voté MCG, je vous souhaite vivement d'être racistes !

11/10/2009

Quelqu'un a-t-il des nouvelles de Luna ?

caniche.jpgIl y a quelques mois, j'avais écris un billet à propos de Françoise, une dame qui s'était fait arrêter pour ne pas avoir vacciné sa chienne Luna contre la rage et du coup, n'avoir pas payé l'impôt toutou ! (car sans vaccination, on ne peut pas recevoir de médaille) Selon elle, la chienne ne lui appartenait même pas, puisque c'était celle de sa fille Angélique. La police avait suivi dans cette affaire avec beaucoup de célérité l'avis du Vétérinaire Cantonal. La chienne avait quant à elle, été séquestrée par les services de la fourrière !

Depuis, nous n'avons plus eu de nouvelles de la part des médias. On peut espérer que, comme le dit le dicton, pas de nouvelle rîme avec bonne nouvelle. Mais j'aimerais bien en avoir tout de même, savoir comment cette triste histoire s'est terminée. Donc, y-a-t-il quelqu'un qui connaîtrait Luna, Françoise ou sa fille ? Si c'est le cas, j'apprécierais beaucoup que vous veniez donner des nouvelles d'elles en commentaire, voire leur demander de venir en donner elles-mêmes. D'après l'article de la Tribune elles habitent le quartier des Acacias. Merci d'avance de répondre à cet appel.

Bien entendu, s'ils le souhaitent, les représentants des autorités impliquées sont aussi les bienvenus pour venir expliquer leur version des faits.

09/10/2009

La rémunération des témoins peut-elle être utlisée dans un état de droit ?

Megrahi, pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, c'est le Lybien condamné pour l'attentat de Lockerbie, qui a été libéré voici quelques semaines, "pour raisons humanitaires" par la justice écossaise. Sa culpabilité a été établie grâce à un faisceau d'indices assez mince, mais irréfutable. Parmi les preuves, il y a un témoignage clé, celui du propriétaire d'une boutique maltaise, qui a reconnu Megrahi comme étant la personne ayant acheté un vêtement retrouvé dans la même valise ayant contenu la bombe. Sans ce témoignage, toute l'accusation aurait capoté. On peut donc dire que la condamnation de Megrahi a été obtenue grâce à lui.

lockerbie.jpg

Et bien Megrahi, qui n'a jamais cessé de clamer son innocence, avait fait appel sur la base d'un dossier contenant des preuves, qui avaient conduit la justice écossaise à accepter de rouvrir le dossier. L'appel aurait dû être jugé au début de l'année prochaine, ce qui bien sûr ne se fera jamais, compte tenu de la libération de Megrahi. Et bien malgré tout, Megrahi tient à faire connaître ces preuves et les a mises à disposition sur Internet. Voici ce qu'en dit le Guardian, journal britannique qu'on peut qualifier de très sérieux, dans son édition du 2 octobre :

Deux personnages clé ayant permis de prouver la culpabilité dans l’attentat de Lockerbie ont secrètement reçu des récompenses allant jusqu’à 3 millions de $ dans un arrangement discuté par les enquêteurs écossais et le gouvernement américain, selon des papiers légaux  parus aujourd’hui. Les preuves concernant les payements devaient être révélés dans un dossier d’appel que Abdelbaset al-Megrahi, le Libyen condamné pour le meurtre de 270 personnes dans l’attentat du vol Pan Am 103 en 1988.

Megrahi a abandonné son appel le mois dernier après que les gouvernements libyen et écossais soient arrivés à un accord concernant sa libération pour raison humanitaire, car il est mortellement atteint d’un cancer de la prostate. Maintenant à l’hôpital de Tripoli, Megrahi a dit qu’il voulait que le public puisse voir les preuves dont il affirme qu’elles auraient causé  sa libération.

"Je continue de clamer mon innocence – comment ne pas le faire?," a-t-il dit. "Je n’ai aucun désir de fâcher encore plus tous les gens qui ont été profondément affectés par ce qui s’est passé à Lockerbie. Mon intention est seulement de faire éclater la vérité."

Les documents publiés aujourd’hui sur le net par les avocats de Megrahi montrent que le département US de la justice (DoJ) s’est vu réclamer le payement de 2 millions de $ pour Tony Gauci, le vendeur maltais qui a donné des preuves cruciales pour le procès suggérant que Megrahi a acheté des vêtements retrouvés plus tard dans la valise où se trouvait la bombe de Lockerbie. (…)

La question qui se pose bien sûr, c'est de savoir s'il est normal de rémunérer un témoin pour faire son devoir, à savoir renseigner les autorités à propos d'un criminel. La réponse est évidemment non. Et il ne s'agit pas ici d'une légère rémunération, parfois utilisée pour obtenir des informations, mais de l'enrichissement du témoin capital d'une affaire non moins capitale. Il est évident qu'on trouvera facilement des témoins lorsqu'une telle somme est donnée en récompense. Pas forcément des vrais témoins. Et vu que cette méthode est difficilement justifiable autrement, on ne peut s'empêcher de penser que Gauci était un faux témoin fabriqué par les justices américaine et écossaise.

Dès lors, la libération tant décriée de Megrahi apparaît sous un nouveau jour. Il est bien pratique pour la justice écossaise de ne pas avoir à rouvrir ce dossier. Car l'aboutissement à un non-lieu serait une grosse catastrophe. Le peuple ne manquerait pas de demander des comptes à la justice. Et une nouvelle enquête devrait être réalisée pour faire véritablement la lumière sur cette affaire. Donc, une incompréhensible libération valait mieux que de devoir remettre toute cette affaire sur le tapis, avec à la clé l'évidence que la lumière n'a toujours pas été faite et qu'elle ne le sera probablement jamais, quelles qu'en soient les raisons.

Cela ne veut évidemment pas dire que Megrahi est innocent. Ca ne veut pas non plus dire que la Libye est un état exemplaire qui ne doit plus être cité comme état terroriste. Kadhafi ne trouve pas plus grâce à mes yeux. Mais cela pose des questions primordiales sur le fonctionnement de la justice de certains pays occidentaux, qui se disent démocratiques. De telles pratiques sont intolérables et s'il s'avérait qu'elles sont courantes, cela signifierait que nous sommes manipulés par les gouvernements, avec la complicité involontaire des médias qui ne parviennent pas à se positionner comme le nécessaire contre-pouvoir qu'ils devraient être. Et plus le temps passe, plus on découvre des affaires très louches et plus je suis persuadé que le monde occidental est pourri par le fascisme et la dictature...

07/10/2009

Pourquoi s'arrêter au CEVA ?

Oui, pourquoi Soli Pardo ne poursuit pas sa logique implacable ? Car si la racaille annemassienne se masse aujourd'hui à nos portes, il est peu vraisemblable qu'elle attende la construction du CEVA pour venir ruiner notre paisible quiétude genevo-genevoise ! Il est évident qu'aujourd'hui déjà, les hordes de Annemassiens défèrlent sur notre belle cité totalement sans défense ! Alors qu'attendons-nous pour réagir ? Pourquoi ne pas commencer tout de suite à leur barrer la route ?

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00:04 Publié dans Genève, Politique | Tags : affiche, udc, ceva | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2009

Traversée du lac vs traversée de la rade

Selon la Tribune d'aujourd'hui, un panel représentant les lecteurs du journal considère la traversée lacustre comme la seconde priorité en matière de construction, juste après le PAV. Et devant le CEVA. Si on peut discuter de l'ordre d'arrivée des deux projets de transports, je pense en tout cas que le choix de ces trois priorités montre une grande maturité de la population. Notre ville a une grande qualité : son attractivité économique. Mais elle présente aussi le défaut de cette qualité, à savoir une importante immigration, que les nouvelles populations viennent de Suisse, de France ou d'ailleurs. Et cette immigration pose deux problèmes, le premier étant le besoin croissant en logements, le second étant l'étallement de la périphérie, situé en grande partie en France.

Et comme notre gouvernement n'arrive pas à faire face au premier problème, le second se voit encore plus exacerbé. Les priorités choisies par les lecteurs de la Tribune sont donc correctes. La première priorité, c'est la construction de logements.  Et le PAV est bien le projet le plus impressionnant dans ce domaine. Il pourrait suffire à lui seul à fournir une (légère) bouffée d'oxygène au logement à Genève. La seconde priorité, c'est la construction de voies de communication pour mieux relier la périphérie au centre. Et si le CEVA est, on l'espère, l'amélioration la plus sensible de ces prochaines années dans ce domaine, il faut déjà penser à l'avenir. Et je pense qu'une nouvelle traversée est le meilleur moyen à notre disposition pour réduire le trafic automobile au centre-ville. Avec à la clé, amélioration des conditions de vie et augmentation de l'offre en transports publics pour les habitants, qu'ils vivent en ville ou en périphérie.

Pour ce qui est de la traversée du lac, il se trouve que Mark Muller a présenté hier au parlement l'état d'avancement du projet. Ce projet, enterré depuis près de 12 ans depuis la dernière votation, (soit à peu près la durée du règne de Robert Cramer...) semble enfin en train de ressurgir. Est-ce un hasard si ce subit changement d'optique suit de peu le lancement de l'initiative pour une traversée de la rade par l'UDC ? Probablement non. La première qualité de cette initiative c'est d'avoir remis ce sujet sur le tapis. Et le projet de traversée du lac a ainsi déjà gagné 10 ou 20 ans, puisqu'il était précédemment agendé pour le milieu du siècle, ou pas longtemps avant !

Dès lors que le Conseil d'Etat se remet à plancher sur le sujet, faut-il tout de même signer l'initiative de l'UDC ? Je pense que oui. D'abord il s'agit de deux projets différents, qui n'ont pas le même but. La traversée proposée par l'UDC vise avant tout à délester les quais et le pont du Mont-Blanc. Elle vise donc à une amélioration localisée de la situation du trafic au centre-ville. Et elle servira aussi bien aux Genevois qu'aux frontaliers. Et surtout, elle pourrait être construite bien avant et pour une beaucoup plus petite somme !

La traversée lacustre proposée par Marc Müller par contre servira principalement à désengorger le contournement autoroutier et à mieux répartir la charge transfrontalière entre Vallard et Bardonnex. Et si on élargie en même temps l'autoroute entre le Vangeron et Nyon, ou au moins Coppet, elle permettra de faire sauter le goulet d'étranglement de l'entrée de Genève. Son impact sur le centre-ville sera par contre plus faible. Tout au plus évitera-t-on que des gens qui n'ont rien à faire en ville y entrent.

Ensuite, il faut la signer pour maintenir la pression sur les autorités. Si cet objet devait passer en votation, les autorités ne manqueraient pas de lui opposer un contre-projet. Sans cela, nous n'avons aucune assurance que le sujet restera d'actualité dans les prochaines années. L'important est que nos autorités sachent que la majorité de la population y tient. Et qu'on ne reste plus sous l'effet d'un échec en votation surtout dû à un projet mal budgété qui a été soumis aux voix dans une période où les finances cantonales s'enfonçaient à vitesse grand V !

29/09/2009

Le CO2, ce grand incompris

Comme j'en ai assez de lire ces confusions classiques qui sont faites, (jusque dans "Home", le film de Yann Arthus-Bertrand !) je tiens à rétablir la vérité. Dire que le CO2 est une pollution montre une méconnaissance grave de la chimie de la vie ! Il faut savoir que si la vie est apparue sur notre planète, c'est parce que son atmosphère originelle était saturée de CO2 ! Si la vie continue à exister aujourd'hui, c'est parce qu'il y reste du CO2 ! Sans CO2, il n'y a pas de vie sur Terre ! C'est une histoire qui remonte à une époque où les premières cellules végétales ont appris la photosynthèse pour briser la molécule de gaz carbonique et récupérer le carbone, élément si indispensable à la vie. L'oxygène, qui ne leur servait à rien, était alors simplement relâché dans l'atmosphère. C'est ainsi que notre atmosphère a lentement été modifiée, le CO2 étant peu à peu remplacé par l'oxygène. Lorsque le taux de CO2 est devenu très faible, la vie aurait donc pu disparaître.

Mais c'est là que le second miracle s'est produit. La cellule animale a fait son apparition. Elle avait la particularité de tirer son carbone d'autres formes vivantes, (végétales ou animales) et ainsi pouvoir se passer de CO2. Mieux, lorsqu'elles brûlent ce carbone avec de l'oxygène de l'air pour en tirer son énergie vitale, les cellules animales produisent du CO2, qu'elles rejettent ensuite ! Et c'est ainsi qu'un équilibre, qu'une symbiose parfaite est apparue : les plantes produisent de l'oxygène à partir du CO2 dont elles assimilent le carbone. Les animaux absorbent l'oxygène créé et mangent les plantes (ou d'autres animaux) pour en récupérer le carbone. Après consommation du carbone, ils rejettent le CO2 pour le plus grand bonheur des plantes !

CO2.pngMais qu'en est-il du CO2 relâché par l'homme, non pas par sa respiration, mais par son activité industrielle ? Et bien, d'un point de vue chimique, il est produit plus ou moins par la même méthode. Par consomption du carbone à l'aide de l'oxygène de l'air. La différence par contre, c'est qu'on ne se sert pas d'un carburant vivant, mais d'un carburant mort depuis des millions d'années. Le pétrole et le charbon ont été des formes de vie bien avant que leurs restes se retrouvent enterrés sous des couches de centaines de mètres de roche. C'est la pression de cette roche qui a transformé ces restes vivants en carburants si recherchés par nos contemporains. Donc en produisant du CO2 à partir de ce carbone enterré, on ne fait finalement que réintroduire dans le biotope du carbone qui en avait disparu depuis longtemps.

L'effet positif, c'est que l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère aide à la pousse des plantes. C'est ainsi que les arbres croissent aujourd'hui plus vite qu'à la fin du 19ème siècle. De ce point de vue, on peut considérer le CO2 dû à l'activité humaine comme  plutôt bénéfique. Alors que lui reproche-t-on ? Et bien le CO2 a une autre particularité : c'est un gaz à effet de serre. Sans rentrer dans les détails, cela signifie qu'il participe à un phénomène qui permet à notre atmosphère d'être bien plus chaude que le froid de l'espace. Mais il n'est pas le seul. La vapeur d'eau, présente en beaucoup plus grandes quantités, a un effet bien plus important. On l'a tous expérimenté. Dans une atmosphère très humide, par exemple dans les pays tropicaux, la température monte beaucoup sous l'effet du soleil le jour et peine à redescendre la nuit. Par contre, dans les déserts où l'humidité est beaucoup plus faible, il peut faire très froid la nuit.

Ce qu'on considère comme un effet dévastateur c'est donc l'augmentation de cet effet de serre dû à l'augmentation du taux de CO2. On pense qu'en augmentant le taux de CO2 de manière artificielle, on va provoquer une augmentation exponentielle de la température au niveau du sol. Mais certains climatologues en doutent fortement, contrairement aux affirmations des gouvernements. Ils pensent que l'effet de serre dû au CO2 a été largement sur-évalué par les modélistes et qu'en réalité l'augmentation de température du prochain siècle restera tout à fait contrôlable. Le débat restera ouvert au moins une bonne décennie encore.

Conclusion : il faut cesser de parler de pollution lorsqu'on parle de CO2. C'est un gaz inerte, qui est même essentiel à la chimie de la vie. Il ne provoque pas de cancer, ni de crise d'asthme, ni de mutations génétiques. Pour qu'il rende l'atmosphère irrespirable, il faudrait que son taux monte tellement, qu'il ferait chuter le taux d'oxygène, faisant ainsi ressembler l'atmosphère à sa version archaïque, où la vie animale ne pourrait pas exister. Et je rassure tout le monde : on en est très loin...

 

 

21:19 Publié dans Science | Tags : co2 | Lien permanent | Commentaires (16)

28/09/2009

Halte aux abus du droit de référendum

Hier la population genevoise a largement confirmé sa volonté de voir la fumée quitter les lieux de convivialité. Et même, avec un taux d'acceptation de la loi de plus de 81%, elle a même accru son soutient à la loi, contrairement à toute attente. Dans ces conditions, il est nécessaire de se poser la question de l'utilité de renvoyer tout le peuple devant les urnes pour donner son avis une seconde fois sur un même objet. Avec tous les frais que cela comporte. Si ce second scrutin avait apporté un nouveau débat, concernant de nouveaux éléments, cela aurait pu avoir un sens. Mais il n'y a pas eu de nouveau débat. Les opposants ont continué à débiter les mêmes arguments, qui n'ont interdiction_fumer.JPGvisiblement aucune prise sur la très grande majorité de la population. Alors pourquoi revoter ? Les opposants espéraient-ils gagner ? Pas du tout. Tout ce qu'ils espéraient, c'était retarder l'inéluctable le plus longtemps possible. Et on arrive là aux limites de la démocratie directe. Lorsqu'elle est utilisée à mauvais escient, lorsqu'elle ne sert qu'à retarder la mise en place de projets plébicités par la population, il faut contrer ce genre de pratiques, cela pour le bien même de la démocratie directe. Car ce genre de pratiques risque de lasser des gens qui jusque-là choisissaient de donner leur avis. On ne doit pas s'étonner ensuite des taux de participation très bas.

Quand on regarde les résultats de plus près, on s'aperçoit que seules 21000 personnes se sont prononcées en faveur du référendum. Or, 14000 personnes avaient signé le référendum et avaient ainsi envoyé l'ensemble de l'électorat devant les urnes ! Cela signifie que ces 14000 personnes n'ont réussi qu'à en convaincre 7000 autres. Ca fait un peu léger tout de même. Et pourtant, 14000 signatures ça représente tout de même deux fois plus de paraphes que ce que réclame notre Constitution. Alors à quand un référendum signé par 7000 personnes qui se soldera par un nombre de NON de seulement 10000 voix, soit moins de 5% de l'électorat ?

Le problème dans ce cas, c'est que le comité référendaire a bénéficié de l'appui du GHI qui a envoyé une liste à chaque ménage genevois. Il est totalement indécent qu'un média distribué dans tous les foyers puisse prendre position en matière de politique. Depuis, je ne lis d'ailleurs plus jamais cette feuille de chou. Mais le véritable problème, c'est que le référendum serait certainement passé, même sans l'aide du GHI. Le problème vient surtout de notre Constitution qui ne correspond plus du tout aux besoin de notre canton. Sa population a explosé, au niveau communal les étrangers ont désormais le droit de vote, mais le nombre nécessaire de signatures n'a pas évolué. Ainsi, désormais les plus égoïstes peuvent se permettre d'utiliser le droit de référendum pour bloquer des projets importants soutenus par l'écrasante majorité de la population. Je refais donc mon appel à la Constituante que j'avais fait dans ce billet. J'y proposais que le nombre de paraphes nécessaires pour valider un référendum ou une initiative cantonales ou communales soit fixé à 10% de l'électorat au minimum. Dans le cas de la fumée passive, ma proposition aurait en tout cas évité le fiasco qu'on a vécu, puisque 10% de l'électorat genevois, ça représente justement 21000 personnes, ce que le comité référendaire n'aurait jamais pu réunir à temps...