31/10/2009

A quel point êtes-vous responsables de la pollution ?

Vous le savez, chaque jour, lorsque vous prenez votre voiture, lorsque vous allumez votre machine à laver ou même lorsque vous répondez à un appel sur votre téléphone mobile, vous polluez. C'est un fait incontestable. Mais dans quelle proportion ? Ça on vous le dit rarement. Actuellement, on parle souvent d' "empreinte carbone" en cherchant à faire croire que la pollution, c'est le CO2. Or parmi toutes les émissions dont l'homme est responsable, il n'y en a qu'une qui ne puisse en aucun cas être définie comme de la pollution, c'est le CO2 ! (voir ce précédent billet pour plus d'explications) On dira sans doute que c'est pareil car lorsqu'on dégage du CO2, on dégage aussi d'autres substances beaucoup plus nocives. Et bien ça n'est pas totalement vrai.

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27/10/2009

De nouvelles nouvelles de...

...Genève !

http://www.tdg.ch/node/115764

Affaire BCGe: Daniel Zappelli évoque des faits à charge

(...)

- En 1996, la banque a versé 12 millions de dividendes aux actionnaires, dont l'Etat de Genève, alors qu'elle perdait 468 millions de francs.

- En 1997, la situation a empiré: alors que la BCGe perdait 690 millions, elle versait 13 millions de francs aux actionnaires.

- En 1998, alors que la banque a perdu 943 millions de francs, les dividendes ont augmenté à 15 millions.

Suite à ce point, Me Alves de Souza, avocat de l'Etat de Genève a pris la parole pour rappeler que la débâcle de la BCGe a coûté plus de 2 milliards à l'Etat, ceci afin d'en assainir les finances. Et de rappeler que cette somme équivaut à 9600.- par contribuable. (...)

 

...Lausanne !

http://www.tdg.ch/trader-lausannois-juge-trou-40-millions...

Trader lausannois jugé pour un trou de 40 millions

(...) Entre 2004 et 2006, le trader lausannois et son supérieur direct à Londres se sont lancés dans des opérations hasardeuses, à l'insu de leur direction, le groupe britannique Noble Resources. Ils ont spéculé sur le cours de l'aluminium, établissant ensuite des contrats fictifs pour dissimuler leurs pertes. (...)

 

Oui M. Pardo. Pour vous, ces braves gens ne sont pas de la racaille parce qu'ils ne volent pas de voitures. Mais ce qu'ils font perdre à l'ensemble de la communauté par leurs malversations détruit de nombreuses vies. A tout prendre je préfère la racaille d'Annemasse à celle de Genève et Lausanne...

25/10/2009

Les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde

Oui nous avons bien les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde. Et ça n'est pas peu dire quand on voit les autres ! Déjà qu'ils ont fait pour la seconde fois une bourde monumentale en partant en ordre dispersé pour l'élection au Grand Conseil. Ils  payeront ainsi leur idiotie par quatre nouvelles années d'absence du législatif genevois. Mais le pire, ils nous le réservaient encore ! Voilà que les Communistes présentent trois candidats pour le Conseil d'Etat !

Je ne parle même pas de l'étrangeté de présenter trois candidats alors qu'il est évident que pas un seul d'entre eux ne figurera au rang des élus. N'auraient-ils pas pu se mettre d'accord sur le nom d'un candidat ? Ne sont-ils donc pas capables de laisser leur place à un camarade de parti ? Je les trouve vraiment affligeants... Mais finalement le plus affligeant, ça reste le manque de réalisme politique de ces gens. Incapables de s'apercevoir que leur candidature n'a pas une chance, ils vont juste réussir à prendre des voix à la gauche modérée et ainsi réduire la capacité de la gauche à se faire élire au Conseil d'Etat !

Ca n'est pas que ça me dérangerait vraiment. Si l'abominable Beer pouvait quitter ce Conseil d'Etat, j'en serais le premier heureux. (bien que j'en doute très fort) Mais le problème, c'est que le MCG n'attend qu'un faux pas de la gauche pour réussir son entrée dans l'exécutif ! En effet, avant que les Communistes ne présentent leurs candidats, on pouvait raisonnablement penser que Eric Stauffer et Mario Poggia n'avaient aucune chance. Désormais, on peut vraiment craindre qu'ils parviennent à prendre un à deux sièges à la gauche...

Bref, si vous êtes de gauche, je n'ai qu'un conseil à vous donner: votez réaliste ! Ne donnez pas votre voix aux Communistes, mais choisissez un bulletin de la gauche modérée. Vous pouvez éventuellement panacher votre liste avec les noms communistes, mais dans tous les cas, ça ne servira à rien car ils ne seront pas élus ! Le mieux serait d'ajouter des noms de droite... Car le plus important finalement, c'est que les candidats du MCG ne soient pas élus. Pour ma part, je choisirai une liste de l'Entente que je panacherai avec trois noms de gauche. C'est en groupant les forces qu'on empêchera le MCG d'entrer au Conseil d'Etat !

24/10/2009

Le problème ce n'est pas l'affiche, c'est l'initiative !

J'ai bien hésité à participer à cette vague d'indignation contre l'affiche de l'UDC, car en parler c'est en faire la publicité ! Et les interdire comme l'ont fait de nombreuses communes, c'est paradoxalement offrir une tribune inespérée aux défenseurs de l'initiative. D'ailleurs, je me demande quelle base légale permet à ces communes de bafouer un droit politique basique à un groupement, celui de défendre ses positions politiques. Car finalement, qu'est-ce qu'on attendait d'autre ? Des affiches bien gentillettes qui exposent de manière posée les arguments des initiants ? Et bien croire cela est parfaitement absurde. Car l'initiative contre les minarets est une initiative haineuse ! Et on ne peut pas défendre une initiative haineuse avec autre chose que des affiches haineuses !

Car le problème finalement, ça n'est pas de savoir si l'affiche du comité d'initiative est haineuse. Mais le vrai problème c'est de comprendre pourquoi l'Assemblée Fédérale a accepté qu'une initiative allant clairement à l'encontre des valeurs constitutionnelles de notre société aille en votation ! Et aussi pourquoi le Tribunal Fédéral n'a pas invalidé la décision de l'Assemblée Fédérale. La liberté religieuses est un fondement constitutionnel. Le respect des minorités aussi. Alors accepter d'envoyer tout le peuple voter sur cette initiative, c'est nier les fondements de notre société ! C'est accepter de prendre le risque que le peuple accepte une initiative contraire aux droits de l'Homme.

Et finalement, c'est là que réside le problème. Si cette initiative passait, elle ne pourrait qu'être déclarée illégale. Si ça ne devait pas être par le Tribunal Fédéral, ça le serait forcément par la Cour Européenne des Droits de l'Homme à laquelle le Tribunal Fédéral est assujetti. Alors pourquoi déplacer toute la population pour voter sur une interdiction qui n'entrera jamais en vigueur ? Si vous avez l'intention de voter pour cette initiative, je vous l'annonce donc : jamais les minarets ne seront interdits en Suisse ! Pas tant que la Suisse est signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme en tout cas ! Ceux qui vous font croire que votre voix à la moindre valeur vous ont menti ! Dans quel but ? J'avoue que je ne le comprends pas...

Bon et finalement, ces histoires d'affiches sont parfaitement idiotes. Je suis certain que la population de ce pays est suffisamment mature pour ne pas se forger son opinion sur une image aussi haineuse soit-elle. Et s'il faut lutter contre cette affiche, ça doit être avec une attitude positive et constructive. En proposant des contre-arguments à l'image de la Coordination Genevoise contre l'Exclusion et la Xénophobie qui propose cette excellente affiche : (cliquez dessus pour agrandir)

affiche contre initiative minarets.jpg

21/10/2009

Vivons-nous les prémices d'un cataclysme annoncé ?

On dit que l'histoire se répète, toujours, inlassablement. J'essaye de me mettre dans la peau d'un hypothétique blogueur des années 30. Aurait-il été capable de voir venir la terrifiante conflagration qu'il avait devant lui ? Pas sûr. Mais il aurait pu en tout cas. Des signes qui ne trompent pas étaient déjà visibles. Mais presque personne n'y a prêté attention. Et je ne peux m'empêcher de penser qu'aujourd'hui aussi, on néglige les signes avant-courreurs d'une catastrophe d'envergure planétaire.

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20/10/2009

Et si on cessait l'angélisme ?

Oui, car comme on peut le lire dans le Matin aujourd'hui, la politique actuelle du Conseil Fédéral peut amener nos otages à poser leurs valises (qu'ils n'ont plus) en Libye encore huit années supplémentaires, à l'instar des infirmières bulgares !

On ne négocie pas avec la Lybie comme on le fait avec la France ou l'Allemagne. (et même là on ne peut pas dire que nous soyons très doués...) Lorsqu'on sort d'Europe ou d'Occident, les mentalités changent. Pour ma part, j'ai pas mal voyagé professionnellement et j'ai pu constater à quel point la notion de partenariat qui nous est chère, est une notion purement occidentale ! La plupart des cultures considèrent une négociation comme un rapport de force, dans lequel on se doit d'obtenir le maximum de son adversaire. Dans ces conditions, il est évident qu'on ne doit rien lâcher "dans le but d'obtenir", mais qu'on doit avoir un accord préalable. Ce que le Président Merz a fait est donc une grosse erreur et les otages en payent aujourd'hui le prix.

Dans une négociation, il faut donc s'assurer de posséder quelque chose que son adversaire convoite. Pour l'instant ça n'est pas le cas. La Suisse a abattu toutes ses cartes d'emblée et la Libye n'a rien à gagner en échange des otages. Dans ces conditions, le clan Kadhafi ne voit aucune raison d'honorer ses promesses. Cette façon de procéder heurte profondément notre sens de la justice, mais elle est normal pour beaucoup de cultures. Donc, maintenant qu'il est clair que la Lybie ne respectera pas ses engagements, il faut immédiatement durcir la position suisse. Ce qui signifie en particulier :

- Cesser tout échange économique avec la Libye. L'Algérie nous avait fait la proposition de remplacer le brut libyen par le sien. Il est temps d'accepter cette proposition. Et si Tamoil Suisse refuse d'importer ce brut algérien, il faut placer l'entreprise sous administration fédérale temporaire, pour raison stratégique évidente.

- Bloquer immédiatement tous les comptes de la famille Kadhafi, pour autant qu'il en reste. (ceci aurait dû être fait il y a un an au moins...)

- Annuler tous les visas et tous les permis de travail accordés à des Libyens. Seules les personnes bénéficiant d'un statut de réfugiés ou de requérants, ainsi que le personnel diplomatique peuvent rester en Suisse.

- Bloquer l'accord signé en août, compte tenu du non-respect des conditions par la partie adverse.

Une fois ces conditions remplies, nous devons exiger de rencontrer les otages et savoir où ils se trouvent. Si nécessaire, nous pouvons demander à un pays tiers (la France ou l'Italie puisque, apparemment, ils nourrissent de bien meilleures relations avec ce pays que nous...) de servir d'intermédiaire pour faire connaître nos exigences à la Libye.

Je pense qu'un retour rapide des otages est à ce prix. Mais bien sûr, il faut être prêts à perdre des plumes sur le plan économique. Notre pays est-il prêt à faire cela ? Je l'espère, car si nous faisons passer la vie de deux personnes après notre approvisionnement en pétrole libyen, ça veut dire que notre pays n'a aucune morale. J'aurais donc vraiment honte de ce qu'est devenu notre pays...

14/10/2009

La création du MCG

Un jour, alors qu'Eric se promenait, il eut envie d'un petit verre. Il entra alors dans un petit troquet et s'installa au bar. Acoudé au comptoir, il sirotait donc son petit ballon de blanc, quand il surprit la conversation de ses deux voisins. Si si. Je vous assure que vous les connaissez : ce sont ceux qu'on voit dans tous les bistrots et sans qui le bar ne tiendrait pas debout ! (à moins que ça soit le contraire...)

- La semaine dernièèèèère, je suis allé me présenter pour un bouloooot...

- Ah, tu veux bosser toi ? Et avec qui je pourrais parler si tu n'étais pas lààà ?

- Ben ouais, faut bien payer ses verres quand mêêêême !

- Et ça s'est passé commeeeent ?

- Ben, ils m'ont dit non. Que je faisais pas l'affaire, qu'ils ont dit ! Et tu sais qui ils ont pris ?

- Ben non...

- Un frontalieeeer ! J'ai vu sa plaque jaune en sortant ! Ils ont engagé un sale frontaaal... J'suis sûr qu'ils le payent la moitié des dix mille balles que je demandais ! C'est du dumping salariaaaal !

- C'est honteux ! Et c'est pas ces sales politicards qui vont faire quequ'chose !

Eric, convaincu que ces braves gens avaient raison de penser qu'ils n'étaient pas défendus par la politique, se dit qu'il fallait "faire quequ'chose" !  Et, en s'inspirant de la position centrale de ses voisins dans le bar, il choisit alors le slogan de son futur parti : "Ni de gauche ni de droite" ! C'est ainsi que naquit le MCG...

Bon, ironie mise à part, j'avoue que je n'ai pas très envie de bloguer ces jours-ci. Le grand sujet du moment, à savoir la victoire "écrasante" du MCG et du populisme à Genève, ne m'inspire pas trop. Parce que d'accord, le MCG fait une grosse progression. Mais dans l'absolu, ils n'ont que 17 sièges sur 100 ! De là à penser qu'ils vont diriger Genève durant les quatre prochaines années, il y a quand même encore un gouffre à franchir. Car sur les divers sujets qui vont se présenter au parlement, il n'y en aura probablement pas pour lesquels la droite classique ne pourra pas chercher des alliances, que ça soit à gauche ou à droite. Il ne lui manque en effet que 8 sièges pour posséder la majorité absolue. Donc en convaincant n'importe quel autre parti présent au parlement de la suivre, elle pourra faire la décision. Les autres partis étant par contre très dissolus sur la plupart des sujets, ils n'arriveront jamais à s'allier contre la droite centriste. Donc, rien ne change fondamentalement dans la République.

La seule crainte fondée qu'on puisse avoir, c'est que le MCG parvienne à placer l'un des siens au Conseil d'Etat. C'est pourquoi il ne faut pas dissoudre les voix. On peut s'amuser à se chamailler en temps normal. Mais là, il faudra voter "utile". Pour cette raison, qu'on compte voter à gauche ou à droite, il faudra mettre dans l'urne des noms qui ont des chances d'être élus. C'est mon conseil de tactique électorale du jour.

Toutefois, sur le fond, on peut se demander si l'entrée du MCG au Conseil d'Etat ne serait pas la meilleure chose qui puisse arriver. Car j'aimerais bien voir Stauffer à la tête du Canton ! Ses belles promesses devraient alors être traduites dans les faits. Car si on a plus de 25 de QI, on ne peut que comprendre que sa promesse de renvoyer les mendiants chez eux est une promesse en l'air. Pareil pour la promesse de limiter le nombre de frontaliers. Ces deux propositions sont tout simplement illégales, car incompatibles avec le droit supérieur ! Dans les deux cas, la libre circulation, récemment reconduite par l'ensemble des Suisses et encore plus plébicitée par les Genevois, interdit ce genre d'actions... Alors que penser des gens qui écoutent ces promesses ? Ils sont soit ignorants, auquel cas on ne peut pas grand chose pour eux,  soit dans une situation de chômage de longue durée totalement désespérante, car quand on est désespéré, il est plus facile d'accuser l'autre que d'analyser ses propres manquements, soit tellement racistes qu'ils sont aveuglés par la haine. Bref, si vous avez voté MCG, je vous souhaite vivement d'être racistes !

11/10/2009

Quelqu'un a-t-il des nouvelles de Luna ?

caniche.jpgIl y a quelques mois, j'avais écris un billet à propos de Françoise, une dame qui s'était fait arrêter pour ne pas avoir vacciné sa chienne Luna contre la rage et du coup, n'avoir pas payé l'impôt toutou ! (car sans vaccination, on ne peut pas recevoir de médaille) Selon elle, la chienne ne lui appartenait même pas, puisque c'était celle de sa fille Angélique. La police avait suivi dans cette affaire avec beaucoup de célérité l'avis du Vétérinaire Cantonal. La chienne avait quant à elle, été séquestrée par les services de la fourrière !

Depuis, nous n'avons plus eu de nouvelles de la part des médias. On peut espérer que, comme le dit le dicton, pas de nouvelle rîme avec bonne nouvelle. Mais j'aimerais bien en avoir tout de même, savoir comment cette triste histoire s'est terminée. Donc, y-a-t-il quelqu'un qui connaîtrait Luna, Françoise ou sa fille ? Si c'est le cas, j'apprécierais beaucoup que vous veniez donner des nouvelles d'elles en commentaire, voire leur demander de venir en donner elles-mêmes. D'après l'article de la Tribune elles habitent le quartier des Acacias. Merci d'avance de répondre à cet appel.

Bien entendu, s'ils le souhaitent, les représentants des autorités impliquées sont aussi les bienvenus pour venir expliquer leur version des faits.

09/10/2009

La rémunération des témoins peut-elle être utlisée dans un état de droit ?

Megrahi, pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, c'est le Lybien condamné pour l'attentat de Lockerbie, qui a été libéré voici quelques semaines, "pour raisons humanitaires" par la justice écossaise. Sa culpabilité a été établie grâce à un faisceau d'indices assez mince, mais irréfutable. Parmi les preuves, il y a un témoignage clé, celui du propriétaire d'une boutique maltaise, qui a reconnu Megrahi comme étant la personne ayant acheté un vêtement retrouvé dans la même valise ayant contenu la bombe. Sans ce témoignage, toute l'accusation aurait capoté. On peut donc dire que la condamnation de Megrahi a été obtenue grâce à lui.

lockerbie.jpg

Et bien Megrahi, qui n'a jamais cessé de clamer son innocence, avait fait appel sur la base d'un dossier contenant des preuves, qui avaient conduit la justice écossaise à accepter de rouvrir le dossier. L'appel aurait dû être jugé au début de l'année prochaine, ce qui bien sûr ne se fera jamais, compte tenu de la libération de Megrahi. Et bien malgré tout, Megrahi tient à faire connaître ces preuves et les a mises à disposition sur Internet. Voici ce qu'en dit le Guardian, journal britannique qu'on peut qualifier de très sérieux, dans son édition du 2 octobre :

Deux personnages clé ayant permis de prouver la culpabilité dans l’attentat de Lockerbie ont secrètement reçu des récompenses allant jusqu’à 3 millions de $ dans un arrangement discuté par les enquêteurs écossais et le gouvernement américain, selon des papiers légaux  parus aujourd’hui. Les preuves concernant les payements devaient être révélés dans un dossier d’appel que Abdelbaset al-Megrahi, le Libyen condamné pour le meurtre de 270 personnes dans l’attentat du vol Pan Am 103 en 1988.

Megrahi a abandonné son appel le mois dernier après que les gouvernements libyen et écossais soient arrivés à un accord concernant sa libération pour raison humanitaire, car il est mortellement atteint d’un cancer de la prostate. Maintenant à l’hôpital de Tripoli, Megrahi a dit qu’il voulait que le public puisse voir les preuves dont il affirme qu’elles auraient causé  sa libération.

"Je continue de clamer mon innocence – comment ne pas le faire?," a-t-il dit. "Je n’ai aucun désir de fâcher encore plus tous les gens qui ont été profondément affectés par ce qui s’est passé à Lockerbie. Mon intention est seulement de faire éclater la vérité."

Les documents publiés aujourd’hui sur le net par les avocats de Megrahi montrent que le département US de la justice (DoJ) s’est vu réclamer le payement de 2 millions de $ pour Tony Gauci, le vendeur maltais qui a donné des preuves cruciales pour le procès suggérant que Megrahi a acheté des vêtements retrouvés plus tard dans la valise où se trouvait la bombe de Lockerbie. (…)

La question qui se pose bien sûr, c'est de savoir s'il est normal de rémunérer un témoin pour faire son devoir, à savoir renseigner les autorités à propos d'un criminel. La réponse est évidemment non. Et il ne s'agit pas ici d'une légère rémunération, parfois utilisée pour obtenir des informations, mais de l'enrichissement du témoin capital d'une affaire non moins capitale. Il est évident qu'on trouvera facilement des témoins lorsqu'une telle somme est donnée en récompense. Pas forcément des vrais témoins. Et vu que cette méthode est difficilement justifiable autrement, on ne peut s'empêcher de penser que Gauci était un faux témoin fabriqué par les justices américaine et écossaise.

Dès lors, la libération tant décriée de Megrahi apparaît sous un nouveau jour. Il est bien pratique pour la justice écossaise de ne pas avoir à rouvrir ce dossier. Car l'aboutissement à un non-lieu serait une grosse catastrophe. Le peuple ne manquerait pas de demander des comptes à la justice. Et une nouvelle enquête devrait être réalisée pour faire véritablement la lumière sur cette affaire. Donc, une incompréhensible libération valait mieux que de devoir remettre toute cette affaire sur le tapis, avec à la clé l'évidence que la lumière n'a toujours pas été faite et qu'elle ne le sera probablement jamais, quelles qu'en soient les raisons.

Cela ne veut évidemment pas dire que Megrahi est innocent. Ca ne veut pas non plus dire que la Libye est un état exemplaire qui ne doit plus être cité comme état terroriste. Kadhafi ne trouve pas plus grâce à mes yeux. Mais cela pose des questions primordiales sur le fonctionnement de la justice de certains pays occidentaux, qui se disent démocratiques. De telles pratiques sont intolérables et s'il s'avérait qu'elles sont courantes, cela signifierait que nous sommes manipulés par les gouvernements, avec la complicité involontaire des médias qui ne parviennent pas à se positionner comme le nécessaire contre-pouvoir qu'ils devraient être. Et plus le temps passe, plus on découvre des affaires très louches et plus je suis persuadé que le monde occidental est pourri par le fascisme et la dictature...

07/10/2009

Pourquoi s'arrêter au CEVA ?

Oui, pourquoi Soli Pardo ne poursuit pas sa logique implacable ? Car si la racaille annemassienne se masse aujourd'hui à nos portes, il est peu vraisemblable qu'elle attende la construction du CEVA pour venir ruiner notre paisible quiétude genevo-genevoise ! Il est évident qu'aujourd'hui déjà, les hordes de Annemassiens défèrlent sur notre belle cité totalement sans défense ! Alors qu'attendons-nous pour réagir ? Pourquoi ne pas commencer tout de suite à leur barrer la route ?

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00:04 Publié dans Genève, Politique | Tags : affiche, udc, ceva | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2009

Traversée du lac vs traversée de la rade

Selon la Tribune d'aujourd'hui, un panel représentant les lecteurs du journal considère la traversée lacustre comme la seconde priorité en matière de construction, juste après le PAV. Et devant le CEVA. Si on peut discuter de l'ordre d'arrivée des deux projets de transports, je pense en tout cas que le choix de ces trois priorités montre une grande maturité de la population. Notre ville a une grande qualité : son attractivité économique. Mais elle présente aussi le défaut de cette qualité, à savoir une importante immigration, que les nouvelles populations viennent de Suisse, de France ou d'ailleurs. Et cette immigration pose deux problèmes, le premier étant le besoin croissant en logements, le second étant l'étallement de la périphérie, situé en grande partie en France.

Et comme notre gouvernement n'arrive pas à faire face au premier problème, le second se voit encore plus exacerbé. Les priorités choisies par les lecteurs de la Tribune sont donc correctes. La première priorité, c'est la construction de logements.  Et le PAV est bien le projet le plus impressionnant dans ce domaine. Il pourrait suffire à lui seul à fournir une (légère) bouffée d'oxygène au logement à Genève. La seconde priorité, c'est la construction de voies de communication pour mieux relier la périphérie au centre. Et si le CEVA est, on l'espère, l'amélioration la plus sensible de ces prochaines années dans ce domaine, il faut déjà penser à l'avenir. Et je pense qu'une nouvelle traversée est le meilleur moyen à notre disposition pour réduire le trafic automobile au centre-ville. Avec à la clé, amélioration des conditions de vie et augmentation de l'offre en transports publics pour les habitants, qu'ils vivent en ville ou en périphérie.

Pour ce qui est de la traversée du lac, il se trouve que Mark Muller a présenté hier au parlement l'état d'avancement du projet. Ce projet, enterré depuis près de 12 ans depuis la dernière votation, (soit à peu près la durée du règne de Robert Cramer...) semble enfin en train de ressurgir. Est-ce un hasard si ce subit changement d'optique suit de peu le lancement de l'initiative pour une traversée de la rade par l'UDC ? Probablement non. La première qualité de cette initiative c'est d'avoir remis ce sujet sur le tapis. Et le projet de traversée du lac a ainsi déjà gagné 10 ou 20 ans, puisqu'il était précédemment agendé pour le milieu du siècle, ou pas longtemps avant !

Dès lors que le Conseil d'Etat se remet à plancher sur le sujet, faut-il tout de même signer l'initiative de l'UDC ? Je pense que oui. D'abord il s'agit de deux projets différents, qui n'ont pas le même but. La traversée proposée par l'UDC vise avant tout à délester les quais et le pont du Mont-Blanc. Elle vise donc à une amélioration localisée de la situation du trafic au centre-ville. Et elle servira aussi bien aux Genevois qu'aux frontaliers. Et surtout, elle pourrait être construite bien avant et pour une beaucoup plus petite somme !

La traversée lacustre proposée par Marc Müller par contre servira principalement à désengorger le contournement autoroutier et à mieux répartir la charge transfrontalière entre Vallard et Bardonnex. Et si on élargie en même temps l'autoroute entre le Vangeron et Nyon, ou au moins Coppet, elle permettra de faire sauter le goulet d'étranglement de l'entrée de Genève. Son impact sur le centre-ville sera par contre plus faible. Tout au plus évitera-t-on que des gens qui n'ont rien à faire en ville y entrent.

Ensuite, il faut la signer pour maintenir la pression sur les autorités. Si cet objet devait passer en votation, les autorités ne manqueraient pas de lui opposer un contre-projet. Sans cela, nous n'avons aucune assurance que le sujet restera d'actualité dans les prochaines années. L'important est que nos autorités sachent que la majorité de la population y tient. Et qu'on ne reste plus sous l'effet d'un échec en votation surtout dû à un projet mal budgété qui a été soumis aux voix dans une période où les finances cantonales s'enfonçaient à vitesse grand V !

29/09/2009

Le CO2, ce grand incompris

Comme j'en ai assez de lire ces confusions classiques qui sont faites, (jusque dans "Home", le film de Yann Arthus-Bertrand !) je tiens à rétablir la vérité. Dire que le CO2 est une pollution montre une méconnaissance grave de la chimie de la vie ! Il faut savoir que si la vie est apparue sur notre planète, c'est parce que son atmosphère originelle était saturée de CO2 ! Si la vie continue à exister aujourd'hui, c'est parce qu'il y reste du CO2 ! Sans CO2, il n'y a pas de vie sur Terre ! C'est une histoire qui remonte à une époque où les premières cellules végétales ont appris la photosynthèse pour briser la molécule de gaz carbonique et récupérer le carbone, élément si indispensable à la vie. L'oxygène, qui ne leur servait à rien, était alors simplement relâché dans l'atmosphère. C'est ainsi que notre atmosphère a lentement été modifiée, le CO2 étant peu à peu remplacé par l'oxygène. Lorsque le taux de CO2 est devenu très faible, la vie aurait donc pu disparaître.

Mais c'est là que le second miracle s'est produit. La cellule animale a fait son apparition. Elle avait la particularité de tirer son carbone d'autres formes vivantes, (végétales ou animales) et ainsi pouvoir se passer de CO2. Mieux, lorsqu'elles brûlent ce carbone avec de l'oxygène de l'air pour en tirer son énergie vitale, les cellules animales produisent du CO2, qu'elles rejettent ensuite ! Et c'est ainsi qu'un équilibre, qu'une symbiose parfaite est apparue : les plantes produisent de l'oxygène à partir du CO2 dont elles assimilent le carbone. Les animaux absorbent l'oxygène créé et mangent les plantes (ou d'autres animaux) pour en récupérer le carbone. Après consommation du carbone, ils rejettent le CO2 pour le plus grand bonheur des plantes !

CO2.pngMais qu'en est-il du CO2 relâché par l'homme, non pas par sa respiration, mais par son activité industrielle ? Et bien, d'un point de vue chimique, il est produit plus ou moins par la même méthode. Par consomption du carbone à l'aide de l'oxygène de l'air. La différence par contre, c'est qu'on ne se sert pas d'un carburant vivant, mais d'un carburant mort depuis des millions d'années. Le pétrole et le charbon ont été des formes de vie bien avant que leurs restes se retrouvent enterrés sous des couches de centaines de mètres de roche. C'est la pression de cette roche qui a transformé ces restes vivants en carburants si recherchés par nos contemporains. Donc en produisant du CO2 à partir de ce carbone enterré, on ne fait finalement que réintroduire dans le biotope du carbone qui en avait disparu depuis longtemps.

L'effet positif, c'est que l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère aide à la pousse des plantes. C'est ainsi que les arbres croissent aujourd'hui plus vite qu'à la fin du 19ème siècle. De ce point de vue, on peut considérer le CO2 dû à l'activité humaine comme  plutôt bénéfique. Alors que lui reproche-t-on ? Et bien le CO2 a une autre particularité : c'est un gaz à effet de serre. Sans rentrer dans les détails, cela signifie qu'il participe à un phénomène qui permet à notre atmosphère d'être bien plus chaude que le froid de l'espace. Mais il n'est pas le seul. La vapeur d'eau, présente en beaucoup plus grandes quantités, a un effet bien plus important. On l'a tous expérimenté. Dans une atmosphère très humide, par exemple dans les pays tropicaux, la température monte beaucoup sous l'effet du soleil le jour et peine à redescendre la nuit. Par contre, dans les déserts où l'humidité est beaucoup plus faible, il peut faire très froid la nuit.

Ce qu'on considère comme un effet dévastateur c'est donc l'augmentation de cet effet de serre dû à l'augmentation du taux de CO2. On pense qu'en augmentant le taux de CO2 de manière artificielle, on va provoquer une augmentation exponentielle de la température au niveau du sol. Mais certains climatologues en doutent fortement, contrairement aux affirmations des gouvernements. Ils pensent que l'effet de serre dû au CO2 a été largement sur-évalué par les modélistes et qu'en réalité l'augmentation de température du prochain siècle restera tout à fait contrôlable. Le débat restera ouvert au moins une bonne décennie encore.

Conclusion : il faut cesser de parler de pollution lorsqu'on parle de CO2. C'est un gaz inerte, qui est même essentiel à la chimie de la vie. Il ne provoque pas de cancer, ni de crise d'asthme, ni de mutations génétiques. Pour qu'il rende l'atmosphère irrespirable, il faudrait que son taux monte tellement, qu'il ferait chuter le taux d'oxygène, faisant ainsi ressembler l'atmosphère à sa version archaïque, où la vie animale ne pourrait pas exister. Et je rassure tout le monde : on en est très loin...

 

 

21:19 Publié dans Science | Tags : co2 | Lien permanent | Commentaires (16)

28/09/2009

Halte aux abus du droit de référendum

Hier la population genevoise a largement confirmé sa volonté de voir la fumée quitter les lieux de convivialité. Et même, avec un taux d'acceptation de la loi de plus de 81%, elle a même accru son soutient à la loi, contrairement à toute attente. Dans ces conditions, il est nécessaire de se poser la question de l'utilité de renvoyer tout le peuple devant les urnes pour donner son avis une seconde fois sur un même objet. Avec tous les frais que cela comporte. Si ce second scrutin avait apporté un nouveau débat, concernant de nouveaux éléments, cela aurait pu avoir un sens. Mais il n'y a pas eu de nouveau débat. Les opposants ont continué à débiter les mêmes arguments, qui n'ont interdiction_fumer.JPGvisiblement aucune prise sur la très grande majorité de la population. Alors pourquoi revoter ? Les opposants espéraient-ils gagner ? Pas du tout. Tout ce qu'ils espéraient, c'était retarder l'inéluctable le plus longtemps possible. Et on arrive là aux limites de la démocratie directe. Lorsqu'elle est utilisée à mauvais escient, lorsqu'elle ne sert qu'à retarder la mise en place de projets plébicités par la population, il faut contrer ce genre de pratiques, cela pour le bien même de la démocratie directe. Car ce genre de pratiques risque de lasser des gens qui jusque-là choisissaient de donner leur avis. On ne doit pas s'étonner ensuite des taux de participation très bas.

Quand on regarde les résultats de plus près, on s'aperçoit que seules 21000 personnes se sont prononcées en faveur du référendum. Or, 14000 personnes avaient signé le référendum et avaient ainsi envoyé l'ensemble de l'électorat devant les urnes ! Cela signifie que ces 14000 personnes n'ont réussi qu'à en convaincre 7000 autres. Ca fait un peu léger tout de même. Et pourtant, 14000 signatures ça représente tout de même deux fois plus de paraphes que ce que réclame notre Constitution. Alors à quand un référendum signé par 7000 personnes qui se soldera par un nombre de NON de seulement 10000 voix, soit moins de 5% de l'électorat ?

Le problème dans ce cas, c'est que le comité référendaire a bénéficié de l'appui du GHI qui a envoyé une liste à chaque ménage genevois. Il est totalement indécent qu'un média distribué dans tous les foyers puisse prendre position en matière de politique. Depuis, je ne lis d'ailleurs plus jamais cette feuille de chou. Mais le véritable problème, c'est que le référendum serait certainement passé, même sans l'aide du GHI. Le problème vient surtout de notre Constitution qui ne correspond plus du tout aux besoin de notre canton. Sa population a explosé, au niveau communal les étrangers ont désormais le droit de vote, mais le nombre nécessaire de signatures n'a pas évolué. Ainsi, désormais les plus égoïstes peuvent se permettre d'utiliser le droit de référendum pour bloquer des projets importants soutenus par l'écrasante majorité de la population. Je refais donc mon appel à la Constituante que j'avais fait dans ce billet. J'y proposais que le nombre de paraphes nécessaires pour valider un référendum ou une initiative cantonales ou communales soit fixé à 10% de l'électorat au minimum. Dans le cas de la fumée passive, ma proposition aurait en tout cas évité le fiasco qu'on a vécu, puisque 10% de l'électorat genevois, ça représente justement 21000 personnes, ce que le comité référendaire n'aurait jamais pu réunir à temps...

 

25/09/2009

La vendetta de la cour de cassation, où comment le politique pourrit la justice

La cour de cassation vient de décider, pour la seconde fois, de casser le jugement d'un tribunal populaire concernant le cas d'un jeune conducteur impliqué dans l'accident qui a coûté la vie à 3 de ses copains il y a 5 ans sur la rampe de Vésenaz. Pour rappel, un premier jury avait conclu que le jeune homme n'était coupable que d'infraction grave à la loi sur la sécurité routière. La cour de cassation, estimant alors qu'une condamnation pour meurtre avec dol éventuel était légitime avait déjà cassé ce premier jugement. Un second jury avait alors été appelé à juger ce cas. Il avait courageusement contredit la cour de cassation et confirmé le premier jugement. Et c'est le jugement de ce second jury qui a, à nouveau, été cassé !

Je passe sur le manque de respect de l'institution du jury. Il semble que les juges professionnels se sentent plus à même de décider que le peuple, et c'est sans doute pour ça que cette institution a été supprimée en catimini au niveau fédéral en mettant pratiquement la population genevoise devant le fait accompli. Mais finalement, le fond de cette histoire, c'est qu'on veut faire de ce cas un exemple. M. Zappelli n'a eu de cesse de répéter que ce jeune homme payera pour tous les autres, afin de dissuader les autres chauffards éventuels. Si bien que la cour de cassation a estimé cette fois qu'il fallait condamner l'accusé pour meurtre avec négligence.

Mais pour qu'il y ait meurtre avec négligence, il faut bien sûr qu'il y ait négligence, ce que les deux jurys ont confirmé en condamnant ce jeune homme pour infraction grave. Mais surtout, il faut aussi qu'il y ait meurtre ! Et, quoi qu'on pense du comportement de ce jeune homme, il n'a pas poussé l'autre conducteur contre cet arbre. Et ce dernier était légalement adulte et responsable, (sans quoi il n'aurait pas eu le permis de conduire) il aurait donc dû refuser de participer à cette course poursuite. La responsabilité de sa faute ne peut donc pas être endossée par un tiers. Il est le seul à pouvoir être condamné pour meurtre avec négligence ou même dol éventuel. Le fait qu'il soit mort ne lui enlève pas sa responsabilité dans la mort de ses deux camarades.

Le fond du problème est donc l'exemple que la justice veut faire à partir de ce cas. Il s'agit uniquement de mettre en pratique la politique de M. Zappelli. Une politique que je défends bien sûr, mais qui ne doit pas s'appliquer dans ce cas. Et visiblement, sans jury populaire, on peut penser que la justice condamnera ce jeune homme ou d'autres personnes dans la même situation, de manière tout à fait injustifiée. Ce qui me fait déjà regretter la disparition de cette institution...

24/09/2009

Le Conseil de Sécurité souhaite dénucléariser le monde !

champignon-atomique-283px.jpgC'est en tout cas ce qui a été affirmé aujourd'hui à New York. Et comme c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, ça m'a fait très plaisir. En effet, dans ce billet, j'avais appelé de mes souhaits que l'organe exécutif de l'ONU, et ses cinq membres permanents en particulier, s'engagent dans ce sens afin que disparaisse cette épée de Damocles au-dessus de nos têtes.

Voici ce que j'avais écrit :

"Alors, à défaut de réinventer un monde sans arme nucléaire, pouvons-nous encore inventer un monde dénucléarisé ? Les nations nucléaires actuelles, à commencer par les Etats-Unis, peuvent-elles abandonner cette arme alors que n'importe qui pourrait un jour se la procurer et menacer le monde entier ? En fait, je pense que ça serait bien plus facile de faire respecter un traité de non-prolifération, si quelques états ne se gardaient pas le triste privilège de faire planer une telle menace sur le monde. La fin de la prolifération passe sans doute par le désarmement. Si une interdiction totale était le but du conseil de sécurité de l'ONU, je pense que, moyennant des pressions, on pourrait y faire adhérer l'ensemble des nations. Alors nous pourrions peut-être entrevoir le bout du tunnel. Et mettre fin à plus de soixante ans de folie."

Aujourd'hui je le pense plus que jamais. Un monde dénucléarisé est une utopie. Mais les utopies d'aujourd'hui feront les réalités de demain. Pour que les prochaines générations vivent dans un monde qui ne risque pas de disparaître à chaque instant dans une gerbe d'étincelles, il faut que notre génération s'engage pour la disparition de ces armes de folie.

23/09/2009

Un modèle mathématique, est-ce précis ou non ?

Dernièrement, j'avais lu que hommelibre sur son blog critiquait la manipulation des prévisions faites à propos de la propagation du virus H1N1 dans ce billet. Or ces prévisions ont été réalisées à l'aide de modèles mathématiques complexes qui, à l'aide de puissants ordinateurs, permettent de faire des prévisions. Mais finalement, qu'est-ce qu'un modèle mathématique ? Pourquoi les scientifiques les utilisent-ils ? Sont-ils précis ? Personnellement, je doute qu'il s'agisse d'une manipulation. Pour moi, ce genre de méthodes tient de la pure divination tant les critères introduits dans le programme peuvent avoir une influence importante sur le résultat. Que les résultats des prévisions réalisées à propos de la propagation de la grippe porcine soient totalement éronnés n'est donc pas étonnant.

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20/09/2009

Bienvenue M. Medvedev !

En Europe, le Président russe Medvedev ainsi que le Premier Ministre Poutine ont plutôt mauvaise presse. Ils sont régulièrement accusés de fascisme dans nos journaux, que ça soit dans leur politique intérieure ou dans leurs relations internationales. Mais il faut voir que sur le plan intérieur, ils font face à une corruption et une mafia dont nous n'avons que très peu idée. S'ils veulent mettre de l'ordre dans leurs institutions, il faut y mettre beaucoup de moyens policiers. Et la démocratie en souffrira forcément. Quant aux manoeuvre politiques qui ont permis à Poutine de rester plus ou moins au pouvoir, elles ne sont pas si éloignées de celles que pratiquent certains de nos voisins. En particulier l'Italie, où Berlusconi semble s'accrocher au pouvoir depuis des lustres.

Au Sud de ce grand pays, des fondamentalistes musulmans tentent de faire la loi. Là aussi, lorsqu'on reproche leurs errements, bien réels, aux Russes ils faut aussi tenir compte de ce fait. C'est vrai que la Tchétchenie est tenue d'une main de fer. C'est vrai qu'il faudra qu'ils trouvent un jour une solution. Mais se rappelle-t-on de ces prises d'otage meurtrières auxquelles ils ont dû faire face il y a quelques années ? La menace intégriste, ils savent ce que c'est. Et ils ont des raisons de se sentir plus menacés que nous.

Et que dire de la politique de l'ancien Président américain, qui par son expansionnisme tentait d'entrer très profondément dans la sphère d'influence de la Russie ? L'Ukraine et la Georgie en particulier sont des Etats qui par le passé faisaient partie de l'Empire soviétique. Il est forcément difficile pour les russes d'imaginer ces deux pays faire partie de l'OTAN. Et c'est la raison de leur actuelle mauvaise entente avec la Russie. Dans le cas de la Georgie, "mauvaise entente" c'est même un euphémisme. Ces pays ont bien sûr droit à l'autodétermination. Mais pour éviter que cette entrée dans l'OTAN s'accompagne d'une trop grande perte d'influence régionale pour la Russie, ne devrait-on pas associer la Russie à cette organisation ? On peut même aller plus loin : depuis la dissolution du Pacte de Varsovie, cette organisation a-t-elle encore un sens ? Ne faudrait-il pas la fondre dans une alliance militaire plus globale, mieux adaptée aux menaces actuelles ? En particulier, les mêmes menaces que celles que connaissent l'Europe ou l'Amérique du Nord pèsent aussi sur la Russie ou le Japon. Et quand on a des intérêts communs, il est préférable de s'allier.

Quant au bouclier anti-missiles, il est vrai que les gesticulations des Russes pouvaient étonner. Il ne s'agit que d'une arme défensive, et ils ne peuvent se sentir menacée par elle que s'ils voient leur propre arsenal militaire comme une défense contre celui de l'OTAN. Il faut donc croire que c'est bien ce qu'ils pensent. Alors le problème n'est pas le bouclier anti-missiles, mais bien la menace que représente l'OTAN dans leur esprit. Si M. Obama veut relancer ses relations avec la Russie, il faudra donc crever cet apcès. La solution n'est pas d'abandonner le bouclier anti-missiles comme il l'a annoncé cette semaine, mais bien d'intégrer la Russie dans ce bouclier. Pour lui prouver que la Russie n'est pas considérée comme une menace et pour prouver en même temps que l'OTAN peut aussi protéger la Russie. D'autant que la menace, qu'elle soit iranienne ou nord-coréenne, est elle bien réelle. Il ne faut pas baisser la garde et montrer de la fermeté à ces deux pays.

Bref, demain et après-demain, notre pays reçoit en grandes pompes ce Président russe si peu aprécié par nos médias. Les droits de l'Homme et la démocratie seront sûrement abordés. Mais le principal sujet de discussion sera sans doute économique. Va-t-on importer du pétrole russe pour remplacer celui des Kadhafi ? Va-t-on importer du gaz russe à la place de celui de l'Iran ? L'avantage en tout cas, c'est que Medvedev n'imposera pas à Micheline Calmy-Rey de porter le voile pendant leurs discussions ! Et bien sûr, la Russie est déjà un partenaire financier important pour nos banques. Un accord de double-imposition serait donc le bienvenu.

Je pense donc que nous devons accueillir comme il se doit le Président de ce grand pays qui nous fait l'honneur de sa visite. Pour montrer ses bonnes intentions, il s'est fait précéder de deux beaux oursons pour remplir notre fosse aux Ours si vide aujourd'hui. C'est à prendre comme un cadeau destiné à montrer ses bonnes intentions, comme la diplomatie en faisait beaucoup par le passé. Et je suis sûr que sa visite débouchera sur une grande amélioration de nos relations billatérales. Un accord de libre échange n'est d'ailleurs pas exclu. Et par les temps qui courent, avoir de bonnes relation avec un grand état est suffisamment rare pour être souligné. Je dis donc bienvenue à M. Medvedev, et j'espère que mes compatriotes ne vont pas lui réserver un accueil trop glacial. S'il se sent bien dans notre pays, si en particulier on ne lui prépare pas des manifestations dans chaque lieu où il passera, il pourrait être bien plus enclin à améliorer les relations entre nos deux pays.

 

16/09/2009

La concordance est sauvée !

Ainsi, et comme on pouvait s'y attendre, l'Assemblée Fédérale a joué la seule carte capable de sauver la politique de concordance tellement chère à notre coeur. En effet, une élection de Christian Lüscher paraissait tout de même hautement improbable, surtout compte tenu de sa position vis-à-vis de la Lybie, et seul Didier Burkhalter semblait véritablement en mesure de sauver ce siège qui revient légitimement au PLR compte tenu de la répartition des sièges au parlement. Et une élection d'Urs Schwaller aurait non seulement définitivement mis fin à la représentativité des partis tellement mise à mal ces dernières années, mais elle aurait aussi creusé la tombe de la représentativité des communautés. Car franchement, on a beau dire qu'il est fribourgeois, comment imaginer que la Suisse romande puisse se sentir représentée par un Conseiller Fédéral se prénommant Urs ?

Toutefois, un jour ou l'autre, la question devra être posée. Le Conseil Fédéral peut-il encore aujourd'hui travailler dans la concordance ? Entre une gauche et une extrême-droite qui cherchent à tout bout de champ à torpiller les travaux du CF, y a-t-il encore de la place pour des Conseillers Fédéraux provenant de toutes les principales forces du pays et travaillant de concert ? Je pense qu'il sera en tout cas difficile d'éluder cette importante question lors des prochaines élections fédérales. En 2011, quoi qu'il arrive, nous allons nous retrouver avec un Conseil Fédéral peu représentatif du vote citoyen, tant il est vrai que Mme Widmer-Schlumpf représente une part infime de l'électorat. Et cela même si elle est très appréciée. Et évidemment, le maintien du Conseil Fédéral actuel ne satisfera pratiquement personne. Dans ces conditions, les attaques vont fuser.  Du côté de l'UDC bien sûr, mais sûrement aussi du côté du PDC, et pourquoi pas des Verts. Son siège ne devrait pas y survivre. A moins que...

A moins que le parlement décide cette fois de faire voler la concordance en éclats et fasse évoluer notre gouvernement vers un gouvernement de coalition. Je ne pense pas que légalement, la Constitution l'en empêche en tout cas. Ca aurait pour effet de rejeter une part importante de cette Assemblée Fédérale dans l'opposition. Mais ça aurait au moins le mérite d'être clair. Car aujourd'hui, on voit deux formations politiques jouer le double jeu du gouvernement et de l'opposition. Les socialistes et l'UDC n'ont en effet de cesse de fustiger un gouvernement dont ils font pourtant partie.

Mais quelle coalition pourrait prendre le pouvoir dans notre pays ? Cela dépendrait bien sûr grandement du résultat des prochaines élections. Ce qui est sûr, c'est qu'une coalition formée par le seul centre-droit est totalement impossible. Au mieux resterait-il uni et fleurterait-il du côté gauche ou du côté droit de l'hémicycle. Au pire, se scindrait-il en deux pour que chaque partie fleurte du côté de ses préférence. Et si nous assistions en 2011 à la confrontation entre une coalition de gauche formée des Socialistes, du PDC, du PBD, des Verts, des Verts Libéraux, des Evangelistes et de différents groupes d'extrême-gauche et une coalition de droite formée du PRL, de l'UDC et d'autres formations d'extrême-droite ? Cela pourrait en tout cas faire figure de scénario catastrophe, car dans ce cas on serait à peu près assuré que la coalition gagnante ne représenterait qu'un tout petit peu plus de la moitié de l'électorat.

Sinon, peut-on imaginer que le centre-droit et la gauche éjecte totalement l'UDC du Conseil Fédéral ? C'est assez peu probable. Mais dans tous les cas, il faudra se poser la question du second siège UDC. Ce parti ne se contentera pas d'un seul siège et il sortira probablement du Conseil Fédéral si on ne lui offre pas la tête d'Eveline Widmer-Schlumpf. Et cela même si le PDC et le PBD décident de fusionner comme ça avait été évoqué. Cela pourrait en effet justifier le maintien du siège de la Conseillère Fédérale, mais en aucun cas, justifier que l'UDC ne dispose que d'un seul siège. Dans ce cas, qui d'autre pourrait donner le sien ? Et qui choisir pour compléter le collège fédéral ? Hans Fehr ? Toni Brunner ? Veut-on vraiment de ces hommes au sein du Conseil Fédéral ? Le choix risque d'être cornélien et pourrait bien aboutir à un nouveau retrait de l'UDC du gouvernement si le parlement décide de ne rien décider. Et c'est ainsi que notre pays pourrait  se retrouver piloté par un gouvernement de coalition avec au sein du parlement, une forte opposition venant de l'UDC. L'exception helvétique prendrait alors fin...

15/09/2009

Après la conférence du Professeur Hawking

news-graphics-2007-_441537a.jpgComme pas mal de monde, je n'ai pas résisté à l'appel de la science ce soir. L'auteur d'"Une brève histoire du temps" que j'avais lu avec passion voici une vingtaine d'années était donc de passage dans notre cité pour un soir, le temps d'une conférence évènement. Et je n'ai pas regretté ma soirée. Quelle émotion de voir arriver ce petit homme apparemment tout rabougri dans son fauteuil électrique et pourtant si lucide dans sa tête ! Sa passion si communicative, ses connaissances si passionnantes et son humour un peu décallé ont rythmé une conférence qui est passée à la vitesse de l'éclair. Certes, si on connaît déjà ses thèses, on n'a pas appris grand chose ce soir. Mais entendre la voix synthétique de son ordinateur expliquer les origines de l'univers était un moment unique.

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12/09/2009

Nouvel avion de combat, un luxe inutile ?

Pascal Holenweg met en doute sur son blog l'utilité d'un avion de combat et plaide bien sûr pour l'initiative du GSSA. Il semble que pour lui et pour le GSSA, aucune menace ne plane sur nos têtes. (c'est le cas de le dire!) Et bien si je suis d'accord avec lui sur le fait qu'on ne risque pas trop de voir un grand combat de chars dans notre pays durant les 10 ou 20 prochaines années, il y a tout de même un domaine qui mérite que nous conservions toute notre vigilance, il s'agit de la défense de l'espace aérien.

En effet, les attentats du 11 septembre 2001 ont montré à quel point une attaque peut facilement être menée contre un pays pourtant lourdement armé. L'analyse de la manière dont l'alerte a été lancée et la réaction qu'elle a produite montre que les USA n'avaient pas la vigilance nécessaire ce jour là. Au moins le second crash sur le World Trade Center et celui sur le Pentagone auraient dû être évités. Or aucun appareil n'était à même d'intercepter les avions avec lesquels le contact avait été rompu.

La seule manière d'être prêt à répondre à toute attaque subite contre notre pays est de conserver une capacité non amoindrie de réaction face aux évènements inattendus qui peuvent se produire. Notre vigilance doit rester totale à tout instant. Et pour cela, il est clair que nos F/A-18, répartis en 3 escadrilles seulement, ne sont pas suffisants. Il n'est en effet pas possible de s'assurer qu'une partie de nos F/A-18 soient en permanence capable de réagir à une attaque surprise, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

800px-Axalp_F-5E_Patrouille_Suisse.jpgPour comprendre que l'achat de ces avions n'a rien d'exagéré, il faut connaître quelques faits:

En 1995, pour remplacer ses mirages III, la Suisse a acheté 26 F/A-18C (monoplace) et 8 F/A-18D (biplace). Un de ces appareils ayant été perdu dans un accident, 33 restent en service aujourd'hui. Ils sont entrés en service dès 1996, il y a donc déjà 13 ans. Les premiers Mirages reçus par l'aviation suisse datant de 1962, ce vénérable avion avait alors 34 ans de bons et loyaux services. Sur les 57 avions commandés à l'origine, 10 avaient toutefois été perdus dans des accidents durant ces longues années de service. 47 restaient donc en activité lors de leur mise à la retraite. A noter tout de même que la mise hors service des Mirages suivait de peu celle des 43 derniers Hunters en 1994, qui dans le cadre de la réforme Armée 95 n'ont pas été remplacés. La technologie de l'avionique compensant largement la baisse du nombre d'avions, on peut toutefois considérer que la capacité de la Suisse à défendre son espace aérien n'a en rien été amoindrie.

L'autre avion de combat que possède encore l'armée suisse est le F-5E Tiger II ainsi que le F5-F Tiger II. (version biplace destiné principalement à l'instruction) Les premiers avions ayant été livrés en 1978, les plus anciens de ces avions ont donc aujourd'hui 31 ans. En tout, McDonnell Douglas avait livré 98 F-5E et 12 F-5F pour un total de 110 appareils. Près de la moitié d'entre eux sont encore en service aujourd'hui, les besoins ayant été revus à la baisse avec la fin de la guerre froide et une partie d'entre eux ont été revendus. Et 7 appareils ont également été perdus dans divers accidents. C'est finalement 54 avions de technologie dépassée et en fin de vie qui sont appelés à être remplacés par des avions de nouvelle génération. Le nombre de nouveaux appareils qui devraient être commandés à terme n'est pas confirmé à ma connaissance, (j'ai entendu parler de 22 seulement...) mais il est quasiment certain que leur nombre sera bien inférieur à celui des Tigers.

swisstxt20080107_8599163_0.jpgBref, on voit que les forces aériennes ont déjà fait une grande cure d'amaigrissement ces dernières années, passant de près de 200 avions à la fin de la guerre froide à moins de 80 aujourd'hui et probablement encore moins dans quelques années. Mais il ne faudrait pas descendre en dessous d'un seuil critique. La stratégie du saucissonnage du GSSA, visant à réduire tellement les capacités de l'armée qu'on finira par conclure à son incapacité à remplir sa mission, est uniquement destinée à provoquer la suppression de l'armée à terme. Ils prétendent savoir de quel matériel a besoin l'armée. Et pourtant, ils basent leurs affirmations sur d'obscures études émanent de sources non moins obscures. Et si on laissait les professionnels proposer un vrai plan pour le remplacement des F-5E plutôt que d'attaquer systématiquement leur travail ? Si le GSSA pense qu'on doit supprimer l'armée, qu'il lance une nouvelle initiative allant dans ce sens. Mais tant que nous avons une armée, il faut au moins qu'en cas de besoin elle ait une chance de remplir sa mission. Donnons-lui en donc les moyens !