04/08/2010

L'Expansion de l'Univers : 3. Le rayonnement fossile

Vers la première partie

Vers la seconde partie

majinbbang2.jpg

Peu après le Big Bang, l'Univers était encore extrêmement dense. La totalité de la matière de l'Univers actuel était réunie en un petit espace, sous forme de plasma, c'est-à-dire de noyaux atomiques et d'électrons séparés. En effet, à de très fortes températures, les noyaux atomiques ne parviennent pas à conserver leur nuage d'électrons dont l'agitation est trop rapide et ces derniers sont libres. La matière ne laissait pas encore passer les ondes électromagnétiques et l'Univers était opaque. Puis, au bout de 380.000 ans environ, la température a suffisamment baissé pour que les atomes se forment. C'est alors que les premiers photons ont été libérés, l'univers étant pour la première fois perméable aux ondes électromagnétiques.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, cette explosion de photons peut encore aujourd'hui être observée. La découverte de ce rayonnement cosmologique a d'ailleurs porté un coup de grâce aux théories alternatives à celle de l'expansion. Car aucune autre explication ne pouvait être donnée à ce rayonnement presque homogène, nous parvenant de toutes les directions à la fois. Surtout qu'il avait été précédemment calculé théoriquement et que ce qui a été mesuré correspond assez précisément aux attentes.

En effet, il avait été prédit dans les années 40 déjà, mais c'est seulement en 1964 qu'il a été découvert de manière fortuite par deux chercheurs des laboratoires Bell aux Etats-Unis, Arno Allan Penzias et Robert Woodrow Wilson. Ces derniers ont reçu le prix Nobel de physique en 1978 pour cette découverte.

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03/08/2010

L’Expansion de l’Univers : 2. Se représenter un Univers en expansion

Vers la première partie

Parce que nos cerveaux ne sont pas armés pour se représenter un Univers qui se déforme, nous avons besoin d'artifices pour appréhender ce que ça signifie. Il faut donc procéder par analogies.

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02/08/2010

L’Expansion de l’Univers : 1. La théorie

Je débute une petite série de billets qui, je l'espère expliquera bien pourquoi l'Univers ne peut qu'être en expansion. J'ai constaté que certains comparent cette théorie avec le créationnisme, car qui dit expansion dit création. Or il existe une différence fondamentale entre la théorie de l'Expansion de l'Univers et le créationnisme : l'Expansion de l'Univers ne cherche pas à exploiter les inconnues de la science classique. Elle ne cherche pas non plus à expliquer la création par l'œuvre d'une force consciente. Elle ne traite d'ailleurs pas de la création elle-même, mais de tout ce qui se passe ensuite. C'est une théorie scientifique basées sur des arguments physiques irréfutables. Et il n'y a plus aujourd'hui de doute au sein de la communauté de l'astrophysique. Ca fait donc un moment que je projette de me lancer dans cette série, je me décide aujourd'hui.

univers.jpgEn 1929, Edwin Hubble a édicté sa théorie de l'Expansion de l'Univers, en se basant sur le décalage vers le rouge de la lumière émise par les objets les plus lointains. Il a ainsi expliqué par l'effet Doppler ce décalage de couleur. Ce qui en découle, c'est que si toute la matière s'éloigne inexorablement, à un moment donné dans le passé, toute la matière de l'Univers se trouvait en un seul endroit. Cette conclusion a rebuté pas mal de scientifiques, à commencer par Albert Einstein, qui voyaient jusque-là en l'Univers un espace infini et éternel. Mais ce qui est éternel ne peut avoir de commencement, ni de fin. Il n'y a pas de début ni de fin à l'éternité. Leur conception de l'Univers se voyait donc toute chamboulée. C'est d'ailleurs Einstein qui a émis une hypothèse concurrente, dite de la « lumière fatiguée ». Il a toutefois convenu plus tard que cette théorie était pour le moins tirée par les cheveux et s'est alors rangé à l'avis de la majorité.

 

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16:01 Publié dans Espace, Science | Tags : expansion, univers | Lien permanent | Commentaires (28)

31/07/2010

Les Suisses aiment la voie bilatérale

...mais pas l'Union Européenne. Et pour négocier, il faut être deux. Jusque-là, l'UE avait accepté de négocier selon les conditions des Suisses. Sans doute parce que la Suisse, aussi agaçante soit-elle aux yeux de ses voisins, est un partenaire estimé et qu'avoir des accords de commerce avec la Suisse est loin d'être inutile. Peut-être aussi parce que permettre à la législation suisse de s'approcher quelque peu des normes européennes aiderait à diminuer la taille du fossé qui sépare ce petit état du reste du continent. Peut-être même espérait-elle qu'une fois assimilées quelques règles communautaires, les peurs des Suisses s'estomperaient et qu'ils daigneraient rejoindre leur grande famille.

Mais désormais c'est clair. Les Suisses ont plébicité la voie bilatérale l'année passée. Mais on reste très loin d'un retournement de tendance. Ils ne souhaitent pas l'adhésion et toute tentative de lancer des négociations dans ce sens serait un échec annoncé. Il faut dire que l'UE, par les temps qui courent, n'incite pas à la rêverie. La crise dans la zone Euro, le déni du référendum irlandais, les attaques régulières contre la place financière suisse, tout cela a contribué à provoquer le rejet au sein de la population helvétique. Et, bien que pro-européen, je pense aussi que le moment serait très mal choisi pour sauter le pas. Attendons que l'Europe résolve ses problèmes et nous verrons ensuite.

Les Suisse aiment la voie bilatérale. Mais pour négocier il faut être deux. Si la Suisse a tout à fait le droit de choisir sa manière de développer ses relations avec son principal partenaire économique, c'est aussi le cas de ce dernier. Et il se trouve que l'Union Européenne ne veut plus de la voie biliatérale et l'a signifié aimablement à notre Présidente. Les accords actuels ne sont bien sûr pas remis en cause. Mais toute extension est désormais exclue. Si la Suisse veut approfondir ses relations avec l'UE, elle devra choisir une voie multilatérale. C'est à dire une adhésion, soit directement à l'UE, soit à l'EEE, organisation qui bien que réduite à une portion congrue, existe toujours et serait toujours prête à accueillir la Suisse.

Et si je ne pense pas qu'une adhésion à l'UE soit souhaitable à court terme, une adhésion à l'EEE, aux côtés de l'Islande (jusqu'à sa possible adhésion à l'UE), de la Norvège et du Liechtenstein, nous engagerait beaucoup moins loin dans l'intégration et nous permettrait pour l'instant de conserver une certaine autonomie. D'ailleurs, les bilatérales nous ont déjà permis d'harmoniser en bonne partie notre législation avec les standards européens. Le saut ne serait donc plus si difficile.

Mais bien sûr, reste l'obstacle du secret bancaire. Déjà bien mis à mal, il deviendrait impossible de le conserver au sein de l'EEE. Mais finalement, existe-t-il encore ? Après les attaques coordonnées qu'à subi notre système bancaire, de nombreux noms ont été livrés à l'étranger ou dérobés par un employé indélicat, ce qui au final revient au même. Qui désormais ferait confiance à la Suisse pour cacher de l'argent au fisc de son pays ? Ceux qui n'ont pas encore été pincés ont dû fuir depuis longtemps à la Barbade ou aux Caymans. Et pourtant, notre système bancaire ne s'est pas écroulé. Alors, le secret bancaire est-il si vital que ça pour notre place financière ? N'a-t-elle aucun autre argument à faire valoir que sa protection de l'évasion fiscale ? Pour ma part, je suis persuadé que le professionnalisme et l'expérience de la gestion bancaire suisse continueront à lui apporter de nouveaux clients. Des clients honnètes qui ne justifient pas uniquement leurs placements par la subtilisation des revenus fiscaux de leur état.

Quant aux gesticulations de Blocher, visiblement aux abois dès qu'on prononce un sigle tel que UE, EEE ou OTAN, elles me paraissent totalement dénuées de sens. Qu'il lance son initiative. De toute manière, une inscription dans la Constitution de la non-participation à l'une de ces institutions supra-étatiques n'a aucun effet pratique. Pas à long terme en tout cas. Elle ne protégera pas les isolationnistes, car le jour où on décidera qu'il est temps, il suffira de renvoyer le peuple aux urnes pour faire disparaître ce texte de notre Constitution. Et comme de toute manière, jamais nous n'entrerions dans l'une ou l'autre de ces organisations sans faire voter le peuple, on voit bien à quel point il serait vain de penser qu'un texte constitutionnel changerait quoi que ce soit à terme.

Bonne fête nationale à tous !

15/07/2010

Hier j'ai tenté une expérience !

Las des blogs qui passent leur temps à rabâcher des propos religieux ainsi que des blogueurs qui veulent convaincre leurs lecteurs que leur religion est meilleure que les autres, je me suis demandé si cette polémique que nous vivons quotidiennement sur cette plateforme de blogs, aussi stérile que religieuse, n'était pas finalement plus vendeuse que les blogs parlant de sujets d'actualité comme le mien. Après tout, la religion fait la pluie et le beau temps dans le monde entier depuis que l'humanité a appris à parler. Est-il possible qu'aujourd'hui encore, il faille parler de religion pour être écouté ?

J'ai donc décidé d'en avoir le cœur net. En postant un billet aussi stupide que polémique qui tentait de mettre en concurrence deux religions. Non, il est inutile d'aller chercher dans mes archives, ce billet est désormais hors ligne, car une pareille dose de lieux communs et d'à priori à propos d'une religion n'a rien à faire sur mon blog. Disons pour ceux qui ne l'avaient pas lu, que je l'avais intitulé du nom imbécile de "Les dix raisons qui rendent la religion chrétienne meilleure que la religion musulmane". Vous l'aurez vite compris, c'est une caricature grossière du blog de Sami Aldeeb. Mais à la différence de son blog, tous les arguments étaient énumérés sans la moindre démonstration. De la pure discussion de bistrot quoi.

D'ailleurs au début, j'avais l'intention de faire un billet inverse, vantant les mérites de l'Islam contre le Christianisme. Mais je me suis dit que pour que l'expérience ait un intérêt, il fallait qu'on me prenne au sérieux. Déjà là, j'étais certain que beaucoup me démasqueraient. Mais un billet vantant les valeurs de l'Islam sur mon blog aurait passé pour une vraie plaisanterie.

Au passage bravo à Antoineb qui a été le premier à me démasquer: "Quelle blague! Votre but est sans doute de choquer, c'est sans doute bien pour les vues de pages de votre blog?" Oui Antoine, c'était un peu le but de l'opération. Ou du moins je voulais voir si effectivement ce genre de billet purement polémique provoquait plus de clicks qu'un billet long et (parfois) ennuyeux. En tout cas, sur le site de la Tribune de Genève, on voit bien que l'écrasante majorité des intervenants ne s'intéresse qu'à des sujets qui la touche directement et très peu à des sujets politiques de premier ordre. En général, un article décrivant un cambriolage dans une villa de Jussy va recueillir des centaines de commentaires furieux mêlant à peu près tout et n'importe quoi. Par contre, un article concernant une guerre ou un génocide sur un autre continent ne sera pas ou peu commenté. Bref, ça ne vole pas haut.

A priori, je pense que les commentateurs sur la plateforme de blogs sont souvent de bon niveau. En tout cas bien meilleur que celui des commentateurs du site de la TdG. Mais est-ce dû aux sujets traités par les billets de blogueurs ou est-ce dû à la qualité propre des commentateurs? Et bien voici le premier résultat de mon expérience : alors que le billet était d'une stupidité crasse, je constate qu'il a tout de même réussi à lancer un débat d'idées plutôt intéressant chez plusieurs intervenants. Je félicite donc ceux-ci pour la qualité de leurs commentaires. Il y a bien sûr tout de même des exceptions, y compris des commentaires que j'ai dû supprimer car, ironiques ou non, ils véhiculaient une haine encore bien plus grande que celle que j'ai feinte !

Quant aux commentaires haineux à mon égard, je dois dire que je m'attendais à les lire et que je les ai sans doute bien mérités. Donc sachez que je vous pardonne ! Sauf peut-être à ceux qui pensaient m'insulter en me traitant de Juif… (Entre autres, celui qui m'a appelé Mr Kaddour se reconnaitra) Non pas que je me sois senti personnellement insulté. Oh non. Ce qui m'insulte c'est l'antisémitisme de vos propos. Vous êtes les preuves vivantes que le soi-disant "anti-sionisme" n'est rien d'autre que de l'antisémitisme qui n'ose pas dire son nom.

Le nombre de commentaires ensuite: 17 en 10 heures 30, entre 13:30, l'heure où j'ai envoyé le billet et minuit, l'heure à laquelle je l'ai mis hors ligne. Sachant que la moyenne des commentaires postés sous mes 10 précédents billets était de 11 commentaires, ça montre clairement que ce billet incitait largement au commentaire ! Bien sûr, certains de mes autres billets ont fait mieux, mais sur des durées bien plus longues. Et surtout, je participe généralement à la discussion qui suit mes billets. Alors que là, aucun de ces commentaires n'était de mon cru.

Finalement, le grand résultat. Ma moyenne quotidienne de connexions uniques depuis le début du mois de juillet était de 135 jusqu'au 13 avec deux pointes à 228 et 226 connexions. Et pour la journée d'hier, le nombre de connexions uniques s'est élevé à… 337 ! En nombre de pages consultées, c'est encore plus impressionnant. Il y en a eu 1832 pour la journée d'hier alors que ma moyenne du mois en cours est de 718 avec un maximum jusque-là à 1040. Ca n'est pas le record de mon blog, mais pour un mois d'été, c'est plutôt beaucoup. Voilà qui montre bien ce dont je me doutais: parler de religion, en faire de la polémique, ça intéresse plus de monde que les billets que je fais habituellement. La religion est toujours l'opium du peuple comme le disait Marx…

Enfin, j'aimerais encore m'excuser auprès de ceux que mon billet aura choqués. Il ne reflétait absolument pas mes pensées. Et merci à Linario pour ça: "Je crois qu'il n'est pas utile d'aller plus loin. Il me semblait que vous étiez plutôt ouvert, réfléchis et raisonnable. Voilà qui me démontre le contraire..." D'une certaine manière, ça m'est allé droit au cœur, et je suis désolé de vous avoir déçu. J'espère que ça n'était que temporaire.

02:56 Publié dans Culture | Tags : religion, polémique | Lien permanent | Commentaires (59)

14/07/2010

Les dix raisons qui rendent la religion chrétienne meilleure que la religion musulmane

J'ai réactivé ce billet, débarrassé de quelques commentaires excessifs, avec bien sûr les commentaires fermés. Toutefois, il doit être clair que le contenu ne reflète pas du tout ma pensée et que ce billet n'est justifiée que par l'expérience que j'ai réalisé le 14.07.10. Pour plus de détails, voir ici:

Hier j'ai tenté une expérience !

Il est temps de dire les choses telles qu'elles sont: l'islam est vraiment d'un autre âge alors que la religion chrétienne a bien évolué avec son époque. Voilà 10 points qui font de l'islam une mauvaise religion:

1. L'Islam régit la vie des gens sans leur laisser la moindre liberté. Des comportements de l'ordre de la sphère privée, tels que l'adultère ou la consommation de certains aliments sont ainsi sévèrement punis.

2. L'Islam force les femmes à porter le voile.

3. L'Islam veut contrôler la société civile partout où elle est implantée. La shariah est considérée comme la seule loi à laquelle les Musulmans doivent se soumettre.

4. L'Islam est incompatible avec la démocratie et la laïcité.

5. L'Islam promeut le mariage de fillettes. Le fait que Mahomet avait une épouse de 9 ans est considéré comme une justification du viol de mineures.

6. L'Islam est une philosophie guerrière. La seule justification du coran est de promouvoir la guerre sainte à l'époque de Mahomet.

7. L'Islam conduit au fanatisme. Il n'est pas étonnant que la plupart des terroristes internationaux s'en prévalent.

8. L'Islam veut conquérir le monde. La politique expansionniste de l'Islam conduit fatalement à une invasion larvée de tous les pays du monde. Une fois conquis, les anciens habitants sont forcés à se soumettre à la loi coranique.

9. L'Islam est une religion d'arrière-garde qui veut réintroduire des préceptes abandonnés depuis longtemps par les autres grandes religions.

10. L'Islam se comporte comme une secte occulte au sein de laquelle on donne des prescriptions aux adeptes connues d'eux seuls. C'est pourquoi l'Islam est un danger avéré pour les démocraties occidentales.

Pour toutes ces raisons, il est évident qu'il faut se méfier de cette religion et l'encadrer de manière on ne peut plus stricte.

13:30 Publié dans Culture | Tags : islam, chrétienté | Lien permanent | Commentaires (10)

11/07/2010

Vol 77: l'avion du Pentagone

L'avion qui s'est crashé sur le Pentagone le 11 septembre 2001 a toujours été une sorte de pomme de discorde. Le Français Thierry Meyssan avait d'ailleurs immédiatement attaqué la version officielle en s'appuyant sur cette attaque, la seule a ne pas avoir été filmée. Depuis, l'enquête officielle décrit très précisemment la trajectoire de l'avion, en se basant sur les enregistreurs de vol et sur les dégâts constatés sur le Pentagone et aux alentours. Entre autres, les lampadaires arrachés par le passage en rase-motte de l'avion sur l'esplanade bordant le bâtiment ne laissent aucune place au doute sur sa trajectoire. Idem pour les dégâts causés à l'intérieur du bâtiment ainsi que le trou de sortie dans la cour intérieure. Une vidéo de reconstitution a d'ailleurs été réalisée et sert de base au rapport.

Par contre, ce que contestent certains, ce sont les points suivants:

  • Les dégâts au bâtiment ne correspondent pas à ceux qu'auraient dû provoquer un Boeing 757.
  • On ne trouve pas assez de débris identifiables de l'avion pour confirmer son identité.
  • On n'a rendu publiques que quelques images où on ne voit rien, alors qu'il doit y avoir des caméras de surveillance qui ont filmé la scène.
  • La manoeuvre réalisée pour l'approche est trop difficile pour un pilote inexpérimenté et considéré comme nul par ses instructeurs.
  • Le vol en rase-motte à la vitesse annoncée par le rapport est aérodynamiquement impossible. (confirmé par des pilotes  de Boeing expérimentés) Les turbulences sous les ailes forceraient l'avion à reprendre de l'altitude. Et seul le rase-motte peut expliquer à la fois le choc avec l'immeuble entre le rez-de-chaussée et le premier étage et les lampadaires arrachés entre l'autoroute et le Pentagone.

Mais à tous ces arguments, on peut rétorquer un seul argument massue: il y a eu de nombreux témoins et il n'est pas possible de fabriquer autant de faux témoins sans que ça se sache rapidement. L'affaire est donc close.

Close ? Et bien cette équipe indépendante a voulu en avoir le coeur net. En comparant les témoignages avec les données de la version officielle, on découvre un fait sidérant: les témoins n'ont pas vu l'avion là où ils auraient dû le voir! S'ils ont raison, et il n'y a aucune raison d'en douter, l'avion n'était pas sur la trajectoire indiquée par le rapport officiel. Autrement dit, si le vol 77 a bien pris la trajectoire indiquée par tous ces témoins, il est impossible qu'il ait frappé le bâtiment, car les dégâts qu'il aurait causés auraient été très différents ! Cette enquête est très convaincante. Ils vont même jusqu'à confondre le principal témoin: le chauffeur de taxi qui passait par là et qui s'est pris un lampadaire à travers son pare-brise ment clairement pour essayer de faire correspondre son témoignage avec celui des autres témoins. Malheureusement pour lui, il y a des photos prises ce jour là qui contredisent sa version...

Mais si le vol 77 n'a pas frappé le bâtiment, cela soulève d'autres questions:

  • Dans ce cas, qu'est-ce qui a réellement frappé le Pentagone ?
  • Qu'est devenu l'avion ?
  • Où sont passés ses passagers et son équipage ?

Ces questions, je ne peux évidemment pas y répondre. Elles pourraient être suffisantes pour qu'on se dise que cette version est bidon, mais compte tenu que ça contredit des arguments objectifs, il ne saurait en être question. On voit bien que les implications d'une telle révélation sont pour le moins déroutantes. L'esprit y résiste car cela semble impossible. Mais si on prend la peine d'aller dans le sens des enquêteurs, on ne peut qu'accepter leurs conclusions.

08:24 Publié dans Monde | Tags : pentagone, 11 septembre | Lien permanent | Commentaires (57)

06/07/2010

Le réchauffement en prend un coup!

Il fallait qu'on en parle et la Tribune l'a fait. Une équipe de chercheurs suisses a réalisé une étude sur le recul des glaciers et a prouvé que la moitié environ de ce recul est dû à un autre phénomène: la bascule océanique atlantique. En effet, on observe que l'Océan Atlantique se réchauffe puis se refroidit avec une demi-période d'environ 30 ans. Cet effet a un impact certain sur le climat mondial. On peut observer cet 1aletsch.jpgimpact dans de nombreux phénomène. Aujourd'hui cette équipe ajoute le recul des glaciers à la liste de ces effets observés. Or durant les années 80 et 90, cette bascule océanique était au plus chaud ! Cela explique donc clairement l'amplification du réchauffement que le monde a connu durant cette période. Et comme l'Atlantique a atteint son point de basculement de température, cela explique la stagnation actuelle des températures. (voir aussi ici, sur le site de Jacques Duran)

Bien sûr, comme le dit Martin Funk, le glaciologue interviewé, cela ne signifie pas que l'activité humaine n'a aucun impact. Ca signifie juste que cette équipe a réussi à expliquer par une autre méthode environ 50% du recul et donc, le recule restant est toujours inexpliqué. L'activité humaine est donc un bon candidat pour l'expliquer. Toutefois, cette étude contredit les conclusions du rapport AR4 du GIEC, qui se base sur des simulations dont une fois de plus, on constate qu'elles se basent sur des données éronnées ! Car quelles sont les données qui doivent être prises en compte pour prédire un apocalypse climatique ? Il faut que les conditions suivantes soient réunies:

  1. L'intégralité du réchauffement observé durant le 20ème siècle est dû à l'homme.
  2. Le taux de CO2 (dû à l'activité humaine) va continuer à grimper durant le 21ème siècle.
  3. Il existe des effets amplificateurs, comme le dégel du permafrost, qui vont libérer des gaz à effets de serre comme le méthane. Ces effets amplificateurs surpassent les contre-réactions.

On voit bien désormais que la première condition n'est absolument pas remplie. Les belles et coûteuses simulations du GIEC ne valent donc pas un clou. De plus, la seconde condition est absurde, compte tenu que la production pétrolière ne va plus pouvoir augmenter et va probablement commencer à reculer. (voir ici) Or la quantité de CO2 rejetée par l'activité humaine dépend en très grande partie de la quantité de pétrole consommé. Or si la production baisse, la consommation ne pourra que baisser...

équilibre.JPGPour ce qui est de la troisième condition, rien ne prouve que ces effets amplificateurs existent réellement et surtout qu'ils surpassent les contre-réactions. Mais il existe tout de même une raison de ne pas trop s'inquiéter de ça. Les gens qui ont fait un peu de physique le savent: il existe 2 types d'équilibre. On les appellera l'équilibre stable et l'équilibre instable. On peut les représenter par une boule qu'on placerait au sommet d'une bosse, (équilibre instable) ou au fond d'un trou. (équilibre stable)  Si la boule qui est au fond du trou est en équilibre stable, c'est que si elle subissait une force qui l'obligerait à se déplacer, la gravité jouerait immédiatement son rôle de contre-réaction et la ferait rapidement regagner le centre du trou. Au contraire, la boule qui est au sommet de la bosse est bien en équilibre car la gravité est dirigé perpendiculairement à son contact avec le sol, mais cet équilibre est instable parce que la moindre force qu'elle subirait la ferait quitter cet état et la gravité intensifierait alors de plus en plus la force reçue.  La gravité joue donc dans ce cas le rôle de réaction positive. Dans la pratique, il est évident qu'un tel état d'équilibre instable est impossible à maintenir durant très longtemps. Essayez, je pense que vous abandonnerez rapidement !

Dans le cas de la climatologie, on veut nous faire croire que sur cette planète, les effets de réaction positive surpassent les contre-réactions. Or si c'était le cas, cela signifierait que notre climat est en équilibre instable. Si c'était le cas, le climat aurait depuis longtemps quitté cet état d'équilibre et notre atmosphère, à l'instar de celle de Vénus, serait totalement inadaptée à l'existence de la vie ! Autrement dit, si nous existons, c'est justement parce qu'il existe sur notre planète des conditions particulièrement propices, sans doute très rares, qui ont permis à la vie d'apparaître et de perdurer durant plus de 4 milliards d'années...

Bref, si on a un peu de jugeote, on ne peut que douter des conclusions du GIEC. Si une part du réchauffement climatique reste possiblement imputable à l'activité humaine, ce réchauffement ne causera pas l'Apocalypse. Donc, mieux vaut s'intéresser à des problèmes beaucoup plus graves qui tuent des gens tout autour du globe et cela aujourd'hui même, comme la faim ou le manque d'eau potable. D'autant plus qu'il existe encore de nombreux effets dont les modèles du GIEC ne tiennent pas compte. Par exemple la PDO (oscillation décennale pacifique), les bascules de courants océaniques du sud-pacifique (El Niño ou la Niña) et l'activité solaire. Au final, quand on comprendra mieux le fonctionnement de l'atmosphère et ses interactions avec d'autres éléments, il ne restera sans doute plus beaucoup de place pour le réchauffement causé par l'homme...

03/07/2010

Aux supporters de la prolifération nucléaire

Dans mon précédent billet, plusieurs intervenants ont mis sur un même niveau le nucléaire iranien et le nucléaire israélien. Pour ma part, je ne vois qu'un seul point commun aux industries nucléaires militaires de ces deux pays : officiellement elles n'existent pas. Mais à part ça, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que la menace que représente le nucléaire iranien est bien plus grande. Israël n'a choisi de posséder l'arme suprême que pour en finir avec des décennies d'attaques incessantes de la part de ses voisins. Ce programme a donc un but défensif. Par contre, l'Iran ne développe son programme nucléaire que pour asseoir sa position de leader régional. Il menace directement ses voisins du Golfe ainsi qu'Israël. Et derrière cela, il a pour but de fragiliser l'influence israélienne et américaine dans toute la région et, à terme, de fédérer les états musulmans contre l'Occident.

Mais cette position favorable au nucléaire iranien cache un tiers-mondisme déplacé. On se dit: "Si Israël ou les Etats-Unis ont le droit de posséder l'arme nucléaire, alors tout le monde en a le droit". Tout d'abord, sur un plan légal c'est totalement faux. Israël, tout comme le Pakistan et l'Inde, n'est pas signataire du Traité de Non-Prolifération. Il n'a donc aucune obligation légale de démenteler ce programme nucléaire. Bien sûr, je pense qu'il faut faire pression sur l'état hébreux pour qu'il signe le TNP. Ça peut même être offert à l'Iran en échange de l'arrêt de son propre programme. Je pense d'ailleurs que c'est le but du Président Obama, lorsqu'il parle d'un Moyen-Orient dénucléarisé. Par contre, l'Iran (ainsi que la Corée du Nord) est signataire de cet accord et à ce titre, il a l'obligation légale d'accepter la visite de l'AIEA qui doit pouvoir vérifier que le programme nucléaire iranien est pûrement civil. L'Iran se place donc dans la position d'un état voyou en refusant de se conformer aux accords internationaux qu'il a lui-même signés.

Mais ce qu'il y a de vraiment dangereux dans cette position supportrice du nucléaire iranien, c'est qu'elle justifie pleinement le développement de tout programme nucléaire, quelque soit le pays qui le met en oeuvre, en mettant fin aux limitations du traité de non-prolifération. Car si on doit laisser l'Iran posséder une telle arme, on doit laisser tous les signataires du TNP en faire de même. A terme, il est certain que notre siècle va voir la prolifération de telles armes partout dans le monde. Chaque pays qui voudra jouer les gros bras face à ses voisins se lancera dans la création d'un programme nucléaire militaire. Et bien sûr, leurs voisins en feront de même. Alors oui, je pense que laisser Israël développer un programme nucléaire était une erreur. Il faut maintenant s'assurer qu'il le démentèle. Et à terme, il faudra aussi que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité en fassent de même. Mais la première urgence, c'est d'éviter la prolifération. Et s'il faut user de la force pour y arriver, et bien qu'il en soit ainsi.

27/06/2010

Aux pro-européens turcs

Je suis Suisse et Français, mais ici je m'exprime plus souvent en tant que Suisse. Mais aujourd'hui, c'est en tant qu'Européen que je vais m'exprimer. Cet appel, lancé par un supporter de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne s'adresse aux forces politiques turques qui souhaitent toujours cette entrée.

Il y a presqu'un an, j'ai écrit ce billet. A l'époque, je me disais que la demande d'adhésion de la Turquie à l'UE devait être prise en compte, car cela aiderait ce grand pays, en partie européen, à se diriger vers les nécessaires réformes de ses institutions. Mais depuis, mon opinion a largement évolué. Je ne pense plus que la Turquie actuelle, dirigée par Recep Tayyip Erdogan, n'a une chance de faire un jour partie de l'organisation européenne. A l'époque je pensais pourtant qu'il fallait tenter de traiter avec lui, puisque c'est le premier ministre dont la population turque s'était légitimement dotée. Et comme il a toujours répété vouloir faire entrer son pays dans l'UE, j'espérais qu'il était prêt à conduire les réformes qui pourrait permettre à la Turquie de légitimement attendre une réponse favorable de l'Union. Mais aujourd'hui je pense qu'il n'en est rien. Je me demande même si le but de Erdogan n'est pas de provoquer le rejet de la part de l'Union Européenne et la déception de sa population pour pouvoir se tourner vers d'autres alliances.

turkish_pm_erdogan-_with_ahmadinejad.jpgEt aujourd'hui, alors que le monde se dirige à grand pas vers une bipolarisation sur fond de crise pétrolière, (voir ici) Erdogan montre enfin  quel camp il tente de faire choisir à son pays. L'affaire des "bateaux de la paix", dans laquelle des pseudo-ONG islamistes proches du pouvoir turc ont été à l'origine d'une provocation unilatérale d'Israël, montre bien qu'Erdogan fait tout pour se débarrasser des anciennes alliances. Israël est le premier à en faire les frais. Mais l'Europe  et les Etats-Unis suivront. Et en soutenant désormais ouvertement le Hamas, la Turquie montre que les nouvelles alliances qu'elle cherche à tisser se trouvent du côté de l'Iran, principal mentor des extrémistes palestiniens.

Si la Turquie devait se tourner vers l'islamisme radical, ça serait un terrible retour en arrière. N'oublions pas que cet état, sous l'impulsion de Mustafa Kemal Atatürk, après la défaite durant la première guerre mondiale, a fait le choix de la laïcité. Une modernité que beaucoup d'états européens n'avaient pas encore choisi à l'époque. Depuis lors, l'histoire de la Turquie s'est fondue dans celle de l'Europe. Durant la guerre froide, elle a même été un maillon vital de l'Alliance Atlantique. En effet, sa position géographique a permis à l'OTAN de verrouiller la sortie de la mer Noire sur la Méditerrannée ainsi que le sud du rideau de fer.

Aujourd'hui, Erdogan est sur le point de mettre fin à cette imbrication de l'histoire turque avec l'histoire européenne. Un rapprochement avec les Perses serait contre nature, tant la Turquie s'en est éloignée depuis longtemps. Tenter de recréer l'Empire Ottoman est de toute façon vain: je pense que le rapport de force qui va s'établir au sein d'une telle alliance va plutôt servir l'Iran et c'est plutôt l'Empire Perse qui va être recréé ! Et au sein d'un tel ensemble, je ne donne pas cher de la démocratie et de la laïcité turques...

Alors si vous souhaitez encore que votre grand pays rejoigne l'Union Européenne, je n'ai qu'un conseil à vous donner: débarrassez-vous d'Erdogan ! Remettez au pouvoir des forces dignes de l'héritage d'Atatürk. Des forces prêtes à tout pour défendre la laïcité et la démocratie. Des forces prêtes à réformer l'armée et le gouvernement. Des forces prêtes à reconnaître le génocide arménien et à normaliser les relations avec la minorité kurde. Des forces, enfin, prêtes à s'attaquer à la problématique de la division de Chypre. Si de telles forces existent en Turquie, il faut qu'elles soient mises au pouvoir pour relancer un rapprochement avec l'Europe. Sans cela, la Turquie va faire un retour en arrière historique de près d'un siècle et sombrer dans l'obscurantisme. Démocrates turcs, il n'y a que vous qui puissiez empêcher cela !

25/06/2010

Bravo quand même à l'équipe de Suisse

1258896_large.jpgOn aurait bien aimé que vous poursuiviez plus loin. Mais ça n'arrivera pas. Encore une fois, la Suisse a l'une des meilleures défenses, si ce n'est la meilleure, mais manque de précision technique dans ses actions offensives, ce qui handicape fortement l'attaque. Mais l'important que c'est que vous avez fait le maximum avec vos moyens, vous avez su jouer sur vos qualités, mais malheureusement cela n'a pas suffi. La Suisse n'a pas à rougir de son élimination, car c'est bien les 2 meilleures équipes de ce groupe qui sont qualifiées. Le miracle ne se sera pas produit. La Suisse n'a pas marqué.

Mais je pense que la Suisse a encore progressé par rapport à la dernière coupe du Monde et bien entendu, elle a largement progressé par rapport à la dernière coupe d'Europe ! Encore un effort, un peu plus de technique et d'engagement, et la prochaine fois ça passera !

22:44 Publié dans Sports, Suisse | Tags : coupe du monde, nati | Lien permanent | Commentaires (3)

Interdisons la formule 1 et le football pour sauver des vies !

En rapprochant deux nouvelles, issues de deux journaux différents du groupe Edipresse, je découvre que le sport spectacle est un terrible danger pour la sécurité routière ! D'une part cet article du Matin, nous apprend que l'association RoadCross exige que Lewis Hamilton soit sévèrement sanctionné pour pratiquer l'excès de vitesse à outrance sur nos routes. D'abord j'aimerais bien savoir sur quelle base ils souhaitent qu'il soit sanctionné. Les déclarations de sa femme ne constituent pas des preuves. Et à quelle vitesse roule-t-il ? Seul un radar peut le déterminer. Alors à moins qu'il se fasse prendre, je ne vois pas comment il pourrait être sanctionné. RoadCross pratique bien la déclaration à sensation, mais se fiche complètement de l'application pratique. Leur intérêt ne serait-il pas simplement de se faire connaître ? (ce qui marche bien: je n'avais jamais entendu parler d'eux avant aujourd'hui...)

Lewis_Hamilton_has_p_82959t.jpgEnsuite, je pense qu'on devrait arrêter de faire comme si tous les conducteurs se valaient. Il est évident qu'un Lewis Hamilton a des capacités de conducteur bien supérieures à celles de n'importe quel autre conducteur sur la route ! Et prendre son mini-accident comme exemple pour essayer de prouver le contraire, c'est complètement idiot. Personne n'est à l'abri d'une inattention. D'autant plus que cet accident n'avait rien à voir avec la vitesse. Il n'a provoqué que des dégâts matériels et s'il n'avait pas été une célébrité, il n'aurait même pas eu droit à la rubrique des faits divers.

Et puis la vitesse est une question de capacités personnelles. Pour ma part, j'ai beaucoup moins peur d'un Lewis Hamilton roulant sur nos routes à 200, que d'un petit vieux qui y roule à 100 ! D'ailleurs, il faut tordre le cou à une idée préconçue: la vitesse n'est pas un facteur d'accident! Ce qui l'est c'est une vitesse inadaptée aux circonstances, à ses capacités personnelles et aux capacités de son véhicule. Sur une autoroute rectiligne où on serait tout seul, 300 peut très bien être une vitesse adaptée aux circonstances. A condition bien sûr d'avoir personnellement les capacités pour rouler à cette vitesse et de disposer d'un véhicule capable de rouler à cette vitesse tout en restant maîtrisable. Par contre, dans un très fort trafic, 100 à l'heure peut très bien être une vitesse inadaptée et dangereuse. Ceci n'empêche bien sûr pas de respecter les limitations, qui sont les mêmes pour tout le monde, car il serait difficile de mettre en place une loi où la vitesse maximale serait fonction des capacités ou des circonstances ! Et il est évident que même Lewis Hamilton doit respecter les lois comme tout le monde. Si un jour il se fait prendre et retirer le permis, il l'aura bien mérité. Mais essayer de faire de son cas un enjeu majeur de sécurité, voilà qui est totalement idiot.

Mais il y a des bien-pensants qui arrivent à faire encore mieux que RoadCross. Jacques Neirynck, conseiller national PDC vaudois, remet même l'existence des courses automobiles en question. Selon lui, elles incitent à la vitesse et donnent à leurs participants l'impression qu'ils sont au-dessus des lois. Voilà donc à quoi mène l'attitude bien-pensante d'aujourd'hui. Interdisons les courses automobiles pour sauver des vies ! C'est un peu comme si on disait qu'on doit interdire le saut à la perche, parce que ça incite les gens à se jeter par la fenêtre ! Ou qu'on doit interdire les jeux vidéo parce qu'ils incitent des jeunes à perpétrer des massacres. (mais oui, on va bientôt en arriver là...)

Et puis, il y a cet autre article issu de la Tribune de Genève. On y apprend que la route devient très dangereuse après un match de football. Certaines personnes ont pris la peine de mesurer l'augmentation du nombre d'accidents après ces matches pour constater que les accidents sont 40% plus nombreux après un match de la Suisse ! Et la solution ? On n'en donne pas. Mais moi je l'ai la solution: supprimons les matches de football ! Vous imaginez le nombre de victimes évitées avec une mesure aussi simple ? Sans parler des hooligans. Quel meilleur moyen de régler le problème que de supprimer leur principal éxutoire ? A la place des matches de football, je pense que les supporters devraient pratiquer eux-mêmes une activité sportive régulière et éviter l'alcool et le tabac. Pourquoi ne pas abandonner la voiture pour le vélo ? En outre, se nourrir uniquement de salade et de tofu ne serait pas une mauvaise idée. Rendons même tout ça obligatoire pour le bien de tous...

Bref, prions les dieux de l'olympe pour qu'ils nous sauvent des méfaits de la bien-pensance...

23/06/2010

Tout va bien dans l'immobilier genevois ?

J'étais assez étonné par l'annonce de la BNS selon laquelle il existe une bulle immobilière et qu'elle risquait d'éclater prochainement. Non pas que cette affirmation soit dénuée de sens. Au contraire il faut être fou pour penser que les bulles financières puissent continuer à grossir indéfiniment sans jamais dégonfler. Non, ce qui m'a étonné c'est qu'il est très rare qu'on ose dire la vérité dans ce domaine. En général, on a trop peur justement de précipiter le dégonflement de cette bulle ! Il s'agit au contraire de bénéficier le plus longtemps possible des juteux bénéfices qu'elle permet d'engranger. Faire croire au consommateur qu'en achetant tout de suite il est assuré de payer moins cher qu'à l'avenir, c'est s'assurer qu'il ne va pas faire l'énorme bêtise d'attendre que les prix soient au plus bas pour acheter. L'économie a besoin de gogos pour fonctionner...

Donc, pourquoi avoir fait cette annonce ? Sans doute s'agit-il d'une erreur. Une parole malheureuse lâchée par un porte-parole trop honnète. Et la réaction des milieux concernés ne s'est pas faite attendre. Dans l'édition d'aujourd'hui, la Tribune donne la parole aux milieux immobiliers, qui comme prévu nous certifient que la Banque Nationale a fait une erreur de jugement. En réalité, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Continuez à acheter braves gens, endettez-vous et participez à cet effet de bulle. La bonne santé du marché immobilier est à ce prix. Et tant pis si vous n'avez pas assez pour rembourser vos crédits. Ce ne sera plus alors le problème des entrepreneurs.

Il y a d'ailleurs un fossé gigantesque entre les intérêts des milieux immobiliers et ceux de la population. La préoccupation de cette dernière, c'est de pouvoir se loger à des prix corrects. Ce qui en réalité est composé de deux préoccupations distinctes: se loger et à prix correct. La préoccupation des milieux immobiliers, c'est de faire le maximum de bénéfices sur la construction. On pourrait croire que pour réaliser cela, il faille construire beaucoup. Mais au contraire, le mieux pour eux c'est de construire peu, pour diminuer les frais engagés et conserver une situation de pénurie et ainsi continuer à vendre les logements à des prix indécents. C'est bien cette situation qui leur permet de conserver la marge maximale.

Il est donc clair que les préoccupations de la population ne peuvent être réalisées, car elles sont inconciliables avec celle des milieux immobiliers. Donc les prix vont continuer à prendre l'ascenseur et la population va de plus en plus s'endetter pour acquérir des logements. Voir pour simplement payer un loyer. Jusqu'à ce que... trop de monde ne puisse plus rembourser! Alors la bulle va éclater et les prix vont redescendre.

Si on a un tant soit peu de jugeote, il faut donc refuser cette situation et attendre un meilleur moment pour faire l'acquisition d'un logement. Un de ces jours, la bulle immobilière va se dégonfler comme l'a prédit la BNS. Et alors, il sera très facile de trouver des logements à un prix raisonnable...

10:23 Publié dans Economie, Genève | Tags : immobilier, crise | Lien permanent | Commentaires (8)

20/06/2010

Tout est gagné... fors l'honneur!

Durant toute l'histoire de l'humanité, l'honneur a été un enjeu primordial. L'honneur est ce qu'il reste au peuple quand il a tout perdu. C'est ce qui lui permet de retrouver un semblant de fierté dans l'adversité. C'est ce qui lui permet de rebondir et reconquérir sa liberté après la défaite. Mais aujourd'hui, l'honneur est devenu une denrée qu'on peut monnayer. On peut le vendre à son ennemi pour obtenir quelque chose en retour. C'est en tout cas ainsi que le voit le Conseil Fédéral quand il juge que la manière dont ont été libérés les otages en Libye est satisfaisante.

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16/06/2010

L'échec de la Constituante

Pour la Constituante, les semaines se suivent et se ressemblent. Des visions si opposées s'affrontent qu'on peine à imaginer ce qui va sortir de leurs délibérations. Ce qui est sûr, c'est que quoi qu'il advienne, la meilleure Constitution restera... l'actuelle ! Notre Constitution a été élaborée par le peuple pendant des décennies. Il est bien sûr possible d'y trouver des archaïsmes. Mais rien qui l'empêche de fonctionner. Et rien n'entrave suffisemment son fonctionnement pour qu'on soit obligés de faire table rase. Des adaptations au cas par cas pourraient suffire. Toutefois, pour ma part j'avais espéré que la Constituante pourrait effectuer un grand nettoyage. C'est pour ça que j'avais voté favorablement à la création d'une telle assemblée. Mais plus le temps passe, plus je suis certain que je voterai contre le résultat de ses travaux.

Parmi mes espérances, j'avais osé imaginer que les Constituants comprendraient à quel point l'explosion de notre population rendait le nombre de signatures nécessaire pour les initiatives et les référendums trop peu nombreuses. C'est finalement la seule et unique cause de l'explosion des blocages de projets dont souffre la République et les communes. Et bien il semble que dans ce canton, dont la Genferei est une des plus fameuses spécialités, les minorités parviennent à s'unir pour défendre leur droit au blocage contre la majorité. La gauche et l'extrême-droite se sont ainsi mises d'accord pour faire baisser le nombre de signatures nécessaires ! Intéressante alliance en tout cas. Si elle existait aussi lors du vote populaire au sujet de ces initiatives et référendums, nul doute qu'elle offrirait la victoire pour chacun de ces textes. Mais en réalité, les idéologies qu'on trouve derrière ces textes sont souvent bien trop minoritaires pour remporter un large suffrage. L'alliance qu'on a vu émerger ne tiendra donc pas.

Alors pourquoi vouloir diminuer le nombre de signatures ? C'est simple: plus il est facile d'obtenir le nombre de signatures nécessaires, plus il est facile de bloquer un projet. Et pour éviter que cela ne se produise, les autorités vont systématiquement discuter avec des milieux représentant de toutes petites minorités pour trouver des consensus. Un peu comme ce que le Conseil d'Etat a fait en décidant que le taux de logements sociaux au PAV serait de 66% ! Ainsi, la démocratie est détournée: on ne recherche plus l'adhésion de la majorité, mais uniquement de ceux qui peuvent bloquer les projets. Avoir 5% de la population derrière soi donne une force bien plus grande que d'en avoir 60% !

L'extrême-gauche s'offusque d'ailleurs qu'on parle de minorité "de blocage". Car pour eux le peuple c'est avant tout leurs électeurs (environ 7% de l'électorat) Tous les autres, ce sont juste des méchants bourgeois opresseurs. Et bien sûr ce statut de vrai peuple donne à leurs électeurs le droit de prendre toutes les décisions au détriment des autres !!!

Qu'on ne se trompe pas, il s'agit bel et bien là d'une atteinte grave aux droits démocratiques. Moi qui milite pour une adaptation du nombre de signatures à la démographie genevoise, il est évident qu'un tel changement vaut pour moi un rejet direct et immédiat de l'ensemble du texte. Et jusqu'au vote final du peuple sur cette Constitution, je militerai sans hésitation pour son rejet.

12:40 Publié dans Genève, Politique | Tags : constituante | Lien permanent | Commentaires (6)

15/06/2010

Mme la Conseillère fédérale

Ca ne m'arrive pas souvent de faire usage de la zapette lorsque j'entends un Conseiller fédéral parler d'un sujet qui m'intéresse. Normallement je reste pendu à ses lèvres. Mais hier soir, lorsque j'ai entendu parler Micheline Calmy Rey au TJ de 19h30, sur la TSR je n'ai pas pu m'empêcher d'éteindre ma télévision.

CalmyRey.JPGCar quand on ose aligner de pareilles énormités, ça ne peut que donner la nausée au télespectateur. Déjà quand elle annonce que la Suisse a des amis, on peut se demander si elle vit dans le même monde que nous. D'accord, je suis sûr que l'Espagne et l'Allemagne voulaient sincèrement résoudre la crise et faire libérer Max Göldi. Mais lorsqu'elle cite Silvio Berlusconi comme ami de la Suisse, c'est trop énorme ! Cet homme qui ricannait quand le Colonel annonçait sans sourciller que la Suisse doit être démembrée ! Pour qu'il se décide à user de son influence auprès du guide suprême, il aura fallu qu'on mette les entreprises italiennes actives en Libye en dificulté ! Pourquoi pas Nicolas Sarkozy pendant qu'on y est ? Avec des amis comme ça, à quoi ça sert d'avoir des ennemis tels que Muammar Kadhafi ?

En parlant de démembrement de la Suisse, je passe sur la faiblesse de sa réaction lorsque le Colonel a évoqué le rattachement de la Suisse romande à notre grand voisin. Elle aurait tout de même pu lui faire remarquer que c'est aux populations locales de décider et lui faire comprendre que la Suisse est un pays solidaire où les barrières de langues ne sont pas suffisantes pour que la population souhaite une séparation, comme c'est le cas de pas mal de monde en Belgique par exemple. Il me semble qu'un tel discours resterait courtois et n'empêcherait pas une bonne ambiance de négociations.

Je reviendrai une autre fois sur le tribunal arbitral. Je peux comprendre que du point de vue diplomatique, le règlement d'un contentieux nécessite des consessions. Mais le problème, c'est qu'en acceptant de subordonner notre justice à une autorité dont aucune référence n'est faite dans notre constitution, on contrevient aux règles de l'état de droit. Et puisqu'on accepte une telle situation, pourquoi ne pas avoir exigé que le cas de Max Göldi soit vérifié par une autorité arbitrale ?

Mais ce qui m'a vraiment révolté, c'est le fait qu'elle dise que la sortie des otages était le but de toutes ces négociations. Et pire: qu'elle est fière du résultat. Finalement, j'espère que ça n'est pas le cas, parce que le moins qu'on puisse dire, c'est que l'échec de ces négociations est terrible. 2 ans pour arriver à faire libérer un innocent, voilà qui ne pousse pas à la fanfaronnade Mme Calmy Rey.

14/06/2010

Bon retour parmi les tiens, Max

On critiquera sans doute l'accord passé entre la Suisse et la Libye, qui risque bien de ressembler à une capitulation sur toute la ligne. Mais aujourd'hui, on n'a qu'une envie: faire part de notre soulagement et partager la joie de la famille Göldi. Bon retour Max, j'espère que tu pourras reprendre une vie normale dans les plus brefs délais.

En tout cas, aujourd'hui nous avons tout de même appris une chose: combien mesure un milimètre fédéral! Comme à l'été 2009, nous étions à 2 mm d'un accord, cela signifie qu'un milimètre représente à peu près 5 ou 6 mois. Le jour où Micheline Calmy-Rey nous annoncera qu'on est à un mètre d'un accord, on pourra faire le calcul...

Quant à moi, je pense être à 2 mm de retourner prendre mon carburant chez Tamoil!

10/06/2010

Des rues piétonnes, oui mais...

Aujourd'hui, il n'existe pas de véritable opposition à l'idée d'étendre la zone piétonne au centre-ville. Pratiquement tout le monde a envie de voir notre belle ville débarrassée de son trafic automobile. Les voitures parquées en double-file, les colonnes de véhicules, tout ça nuit à l'image de la cité. Si on regarde du côté de Lausanne ou Bâle, on constate aisément que les zones piétonnes sont bien loin de repousser les badauds. Au contraire, elles amènent de l'animation, elles font la joie des commerçants. L'idée d'interdire l'accès de la plus grande partie du centre-ville aux véhicules privés semble donc couler de source.

D'ailleurs, la situation de la rue du Rhône montre bien que la solution intermédiaire qui consiste à restreindre l'accès à une rue ne fonctionne pas. Les contrevenants sont légion. Et il n'y a aucun effet sur les véhicules en double-file, puisque l'accès aux commerces reste autorisé. Bref, on veut des vraies rues piétonnes. On veut un centre-ville où il fait bon flâner et faire ses emplètes. Mais alors pourquoi cela n'avance t-il pas ? C'est parce que, une fois n'est pas coutume, dans une ville où la controverse politique est élevée au rang de spécialité locale, (voir mon billet à propos de la "Genferei") plusieurs visions s'opposent et empêchent de trouver un consensus.

La première, celle de la droite, fait la part belle aux commerçants. Elle veut s'assurer que le centre-ville reste pleinement accessible aux clients pour ne pas les voir se reporter vers les centre commerciaux périphériques, voire vers la France. Elle tient à concerver l'animation du centre-ville qui doit rester un centre d'activité pour toute la région. Dans cette optique, la droite réclame que des places de parking en sous-sol (notamment au travers du parking "Clés-de-Rive") compensent les places perdues en surface. Ainsi, aller au centre en véhicule privé reste possible et pas trop rebutant. (ou en tout cas pas plus qu'aujourd'hui)

La seconde vision, celle de la gauche, voit le centre-ville comme un endroit où on se rend en transports publics ou à vélo. Ils ne jugent donc pas nécessaire de compenser les places perdues en surface. Au contraire, ils appellent ces nouveaux parking des "aspirateurs à bagnoles"! (alors que tout ce qu'ils aspirent, c'est des voitures qui étaient déjà parquées au centre, mais en surface) Ce qu'il faut dire, bien qu'on doive admettre que l'accès au centre est assez facile avec les transports publics (personnellement je les utilise la plupart du temps), c'est qu'il y a pourtant certaines situations où la voiture est nécessaire. Par exemple, lorsqu'on a des choses lourdes à transporter. Ou si on va en ville avec des personnes à mobilité réduite. Dans ces cas, doit-on se rabattre sur les centres commerciaux tels que Balexert ? J'espère en tout cas que ça n'est pas le but recherché. Mais il faut bien dire que réduire les possibilités de parking sans compensation aura bel et bien cet effet. Avec des conséquences imprévisibles sur le commerce.

800px-Geneva_2006_624.JPGIl y a enfin la vision des écologistes, qui voient non pas les rues piétonnes comme créatrices d'animation et d'activité, mais comme entrave au trafic. Pour eux le modèle mis en place aux Paquis, dont la traversée est pratiquement impossible en voiture, doit être étendu à toute la ville. C'est en tout cas le but de leur initiative des 200 rues piétonnes. Bien sûr, pour eux aucune compensation de places de parking ne doit avoir lieu. Les gens n'ont qu'à venir en bus. Et bien moi je trouve que cette vision est très étroite et ne prend en considération que le cas de la fameuse femme inactive qui va en 4x4 faire ses courses dans l'après-midi ou celui du banquier qui se rend à son travail au volant de sa Jaguar. Mais il ne faut pas oublier qu'à Genève, il y a aussi des entreprises qui ont des activités et qui doivent utiliser des véhicules motorisés. Déjà aujourd'hui, quand une entreprise doit envoyer un véhicule à Genève, c'est l'assurance de devoir affronter des embouteillages sans fin et de devoir faire face à d'énormes problèmes de parking.

D'ailleurs, les véhicules de livraison peuvent accéder aux rues piétonnes jusqu'à 11 heures. Ensuite,  elles en sont bannies. Mais les entreprises travaillent toute la journée. Alors où se parquent-elles l'après-midi? Et bien ailleurs, mais pas trop loin. Alors si on diminue le nombre de places, c'est l'assurance de créer de graves entraves à leurs activités. Quant aux entreprises actuellement résidentes en ville, il leur faut des trésors de patience pour ne pas choisir de déménager en périphérie. Alors que se passera-t-il quand elles se seront installées dans d'autres communes ? Et bien la ville va avoir une énorme perte d'impôts. Mais les écolos s'en fichent puisque l'activité économique ne les concerne pas. Ils pourront tranquillement rouler sur leurs pistes cyclables géantes, qui ne coûteront pas cher à entretenir. La ville de Genève deviendra un dortoir pour gauchistes, vidé de son activité économique.

D'accord j'exagère. Mais c'est quand même la tendance qu'on cherche à encourager. Alors pour ma part, je soutiens les associations qui refusent de signer un pseudo-consensus dans lequel l'activité économique est considérée comme secondaire. L'assurance de la compensation des parkings perdus en surface est une condition non négociable. Il est temps de freiner la politique anti-bagnole de la gauche, qui fait figure de dogme absolu en ville. Il en va de la compétitivité du commerce au centre-ville.

08/06/2010

La Suisse paradis fiscal selon le Brésil!

On avait échappé à la liste de l'OCDE. Mais voilà-t-il pas qu'on se retrouve sur la liste... du Brésil ! Mais pas de panique: il y en a 64 autres avec nous. Sur un peu moins de 200 pays, ça en fait quand même un paquet. Alors pourquoi ? Parce que pour le Brésil, le critère pour être considéré comme un paradis fiscal, c'est une imposition de moins de 20% du revenu! Cela signifie que le Brésil veut fixer l'imposition du reste du monde selon ses propres critères. Et bien sûr sans tenir compte des règles de l'OCDE, pourtant les seules auxquelles tous les pays doivent se conformer.

Et bien moi je dis que les pays qui respectent les critères imposés par le Brésil devraient être mis sur la liste noire des enfers fiscaux ! Alors que tous ceux qui ont de l'argent et vivent dans l'un de ces pays y songent. Pourquoi rester en enfer quand le paradis existe ? Et je sais qu'il existe, tout simplement parce que j'y habite! Alors venez, on vous accueillera très bien. Les anges de la fiscalité sont là pour ça.

Ah au fait, pendant que j'y suis, je rajoute le Brésil sur ma liste noire des pays amis de l'Iran...

07/06/2010

Le Hamas: 2. La résistance

Suite de ma série à propos du Hamas. Seconde affirmation courante:

Le Hamas n'est pas un groupe terroriste, mais un mouvement de résistance.

Par cette affirmation, on cherche à comparer le Hamas avec la résistance française et d'autres pays européens durant la seconde guerre mondiale. Mais est-ce correct ? Qu'est-ce qui différencie le terrorisme de la résistance ? Après tout, les Allemands traitaient aussi les résistants de terroristes.

La tentation est donc grande de dire que le Hamas, supposé défendre le faible, résiste à l'envahisseur et que tout ça n'est finalement qu'une question de point de vue. Si on adopte le point de vue des envahisseurs, le Hamas est un mouvement terroriste. Si au contraire on fait l'effort de comprendre les motivations du Hamas, il s'agit de résistants.

Et bien non. Car il y a une énorme différence entre un résistant et un terroriste. Un résistant ne s'en prendra jamais à un civil. Un résistant fait des actes de sabotage ou de guerrilla, dirigés uniquement contre les militaires. Un résistant est un combattant. Un terroriste est un criminel. Le Hamas n'est pas un groupe résistant, mais bien une association de criminels.

Ce genre d'actes peuvent-ils être le fait de résistants ?

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Pour moi il ne s'agit que de pure barbarie. Comment peut-on reprocher à un peuple de se défendre après ça ? Comment peut-on lui reprocher de ne plus faire confiance ? Il se trouve qu'on vit bien plus paisiblement en Israël depuis le bouclement de la bande de Gaza et l'édification du mur de séparation avec la Cisjordanie. Alors, même si je regrette qu'on doive en venir là, je ne peux que comprendre cette politique.

Quant à l'affirmation selon laquelle Tsahal, l'armée israélienne, aurait commis un acte terroriste sur les "bateaux de la paix", elle ne tient pas du tout la route. Il est pourtant si tentant de comparer cette opération avec celles qui ont eu les résultats ci-dessus. Mais, même si les victimes sont réellement de pauvres innocents privés de leur vie par le crime des soldats, il reste une énorme différence: l'intention. Lorsque les kamikazes du Hamas montent à bord d'un bus, ils savent que leur but est de tuer toutes les personnes qui les entourent. Ils s'en réjouissent même. Les soldats, lorsqu'ils sont descendus sur le pont du bateau, ne savaient pas qu'ils allaient avoir à utiliser leurs armes. Sans quoi il est évident qu'ils s'y seraient pris autrement. Il s'agit donc au pire d'une épouvantable bavure, mais peut-être aussi d'une mise en scène orchestrée dans le seul but de provoquer la réaction que le monde a eue.