29/05/2013

La bombe nord-coréenne

Imperturbable, la Corée du Nord continue à snober toute la planète. Elle souffle le chaud et le froid, faisant parfois croire qu'elle souhaite négocier et faisant apparaître le reste du temps son vrai visage manipulateur. Le fait est qu'elle tient désormais le couteau par le manche et que l'Occident n'est plus en position de force pour négocier. La faute à un attentisme que je dénonce depuis longtemps.

D'un autre côté, on veut se montrer rassurant. Les Coréens ne souhaitent pas vraiment posséder la bombe mais veulent juste obtenir quelque chose en échange du retrait de leur programme nucléaire. Mais en réalité, rien ne le laisse penser. Au contraire, la stratégie de négociation des Nord-Coréens montre plutôt qu'ils gagnent du temps. Ils laissent les Occidentaux penser être sur la bonne voie un moment, puis ils se rétractent et quittent la table des négociations. C'est un jeu qu'ils pratiquent très bien et ils auraient tort de s'en priver tant on les laisse faire.

Le problème aussi c'est qu'il faut jouer serré sur le plan politique. Derrière la Corée du Nord, il y a la Chine. Elle participe certes aux négociations, mais elle ne laissera jamais les sanctions aller trop loin. Et surtout, une action armée reste exclue, à cause du risque d'embrasement que cela comporte.

Et puis, plus le temps passe, plus les négociateurs occidentaux sont dans leurs petits souliers. Une nation possédant l'arme nucléaire ne peut plus être menacée. C'était avant qu'il fallait agir. Maintenant il est trop tard.

Alors on essaye de minimiser la menace. Les Nord-Coréens ne possèdent pas encore d'armes suffisament miniaturisées pour prendre place au sommet d'un missile balistique. Et même si un missile pouvait être équipé d'une arme nucléaire, il serait abattu en vol par les armes anti-missiles déployées aux alentours. Mais en réalité, ceci ne résiste pas à une analyse. Car si on possède une arme nucléaire trop grande ou trop lourde pour être lancée par un missile, il existe des vecteurs bien plus simples pour acheminer la bombe à sa destination.

Pourquoi par exemple, sachant qu'aucun missile ne parviendrait jamais à atteindre sa cible, ne transporteraient-ils pas les bombes dans des containers, par route ou par mer, pour les cacher dans les capitales de chaque pays avec lesquels ils sont en négociation ? Ils pourraient ensuite faire chanter le monde entier. Ils seraient les nouveaux maîtres du monde.

De la science-fiction ? C'est impossible ? Si je ne pense pas qu'ils pourraient faire sortir des bombes par la mer tant ils sont surveillés, je pense qu'il serait bien plus facile de le faire en passant par la Chine, ce pays continuant à commercer avec eux. Ils pourraient ainsi mêler les containers aux milliers d'autres qui transitent probablement par la frontière.

Bref, j'espère me tromper. Mais qui sait si les Nord-Coréens ne sont pas déjà en train de préparer un coup de ce genre ? Après tout, quelle autre stratégie pourrait être gagnante ? Ils semblent vraiment penser pouvoir gagner contre le monde entier. Il doit y avoir une raison à cela...

14/02/2013

Les normales saisonnières

Vous avez tous entendu les météorologues parler de normales saisonnières. Ceci sous-entend qu'il existe une température normale pour un lieu et une saison donnée et que tout ce qui sort de la normale est forcément anormal. Personnellement je n'apprécie pas trop ce terme et je lui préférerais celui de moyenne saisonnière. Bien sûr il ne s'agit que d'une question de terminologie et on pourrait en débattre longtemps. Mais le problème c'est que le terme de moyenne permet d'envisager des fluctuations alors que celui de normale n'en autorise pas.

En bref, parler de moyenne, c'est faire de la météorologie au jour le jour. Parler de normale en revanche, ça revient à essayer de faire croire que notre climat est anormal, parce que changeant. C'est une manière de pousser l'inconscient à faire l’amalgame avec le réchauffement climatique, devenu "changement climatique" depuis que la Terre ne se réchauffe plus.

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16/12/2012

Qui a peur des Mayas ?

Bon d'accord. Nous n'avons plus que 5 jours à vivre. C'est en tout cas ce que nous prophétisent une partie des interprètes du fameux calendrier Maya. Ceci serait dû au fait que nous allons vivre la fin d'une période d'un peu plus de 5125 ans depuis le début de notre monde. Début du monde placé donc en 3114 av. JC.

Ce qui est intéressant, c'est que cela place le début du monde Maya aux alentours du début de notre histoire. Sans doute pas un hasard: la naissance de la civilisation est une des périodes les plus cruciales pour l'humanité et il est possible que les Mayas aient pû s'y référer. Il est possible aussi qu'ils aient eu des connaissances particulières sur l'histoire du monde et en particulier de leur continent. Connaissances que nous avons peut-être oubliées depuis.

Mais même en admettant qu'ils aient eu connaissance d'un phénomène qui se serait produit en 3114 av. JC, cela signifie-t-il pour autant que ce phénomène soit cyclique ? C'est peut-être ce qu'on cru les Mayas. Mais sommes-nous obligés de les suivre dans cette idée ?

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09/08/2011

2008 - 2011, deux crises séparées ?

L'économie mondiale est à nouveau en train de sombrer. Tous les spécialistes tentent de dire le contraire, car leur but est d'éviter que nous cessions de consommer. Il faut éviter que le climat économique tourne à la morosité générale. Mais qui peut croire que tout va bien se passer ? Non tout ne va pas bien se passer. La crise se profile bien à l'horizon. Si soudaine qu'elle était impossible à prévoir, nous dit-on.

Vraiment ? En réalité, cette crise n'est qu'une conséquence directe de la gestion déplorable de la précédente crise. En effet, en 2008, on nous a affirmé qu'il fallait tout faire pour sauver le système bancaire. Que sans cela, toute l'économie allait s'éffondrer. Et à court terme, c'était peut-être vrai. Il est possible que la crise que nous avons vécue en 2009 a été bien moins grave qu'elle n'aurait pu l'être sans l'intervention des états. Mais le problème de fond c'est la solvabilité des états. Qui pouvait croire que les états étaient capables de sortir de leur portefeuille des sommes se comptant en milliers de milliards ? Qui pouvait être assez naïf pour cela ?

Dans ce monde, l'argent ne se fabrique pas d'un coup de baguette magique. L'argent, se fabrique en créant de la dette ! Et si c'est vrai pour un particulier qui veut changer de voiture ou s'acheter un appartement, il en va de même pour les états. Et croire que des états déjà fortement endettés sont capable de débourser des sommes faramineuses au moment même où leurs revenus fiscaux sont en chute libre, il faut vraiment être fou. Ou être prévisionniste économique.

Malheureusement, comme on pouvait s'y attendre, les marchés n'ont rien appris. Tout ce qui a été fait, c'est retarder l'échéance. Les bonnes intentions des débuts du G20 sont restées lettre morte. Le système financier international n'a pas été assaini. Les incendiaires d'hier sont toujours en poste et reçoivent toujours leurs bonus faramineux comme récompense pour avoir réussi à piller les fonds publics. Les banques n'ont pas eu à changer leurs habitudes puisqu'elles ont échappé à l'incendie qu'elles ont elles-mêmes allumé.

La réalité, c'est que la crise grecque, la crise portugaise, la crise américaine, les futures crises italiennes, espagnoles, puis bientôt françaises et allemandes sont toutes des conséquences directes de la gestion à court terme de la crise financière de 2008. On a sauvé les banques, mais on a fait couler les états. Et au final, l'insolvabilité des états fera tout de même couler les banques et tout le système économique avec. Personne ne pourra venir en aide aux banques cette fois. Car le système d'autofinancement de la dette est arrivé à son point de rupture. Le niveau pharaonique de la dette au niveau mondial doit maintenant régresser drastiquement. C'est ce qu'on appelle la compression des marchés. En termes politquement corrects un "rajustement". Et l'argent créé artificiellement à partir de ces dettes doit disparaître.

Au final, le PNB mondial va beaucoup baisser. Et qui dit PNB en baisse dit moins d'argent, donc moins d'emploi. Les temps vont être rudes. Mais peut-être que c'est nécessaire. Car quand les gens comprendront enfin qu'on les prend pour des imbéciles, peut-être qu'ils se décideront à descendre dans la rue. Peut-être qu'ils comprendront enfin qu'on a fait d'eux les esclaves d'un système économique pourri jusqu'à l'os où quelques pontes manipulent tout y compris les gouvernements, dans le seul but de se remplir les poches. Une économie qu'on a voulu mondialisée, non pas pour faire progresser le tiers-monde, mais pour mettre les travailleurs de tous pays en concurrence et pour mieux les asservir. Peut-être qu'il faudra que les gens commencent à souffrir de la faim pour cesser de se laisser bercer par leur petit confort et par les illusions de la télé-réalité. Au final, il faudra peut-être passer par une table rase pour créer un monde nouveau où l'économie sera au service de l'homme plutôt que le contraire...

04/05/2011

LA Théorie du Complot

Ces jours, comme souvent lorsqu'un évènement lié au 11 septembre et aux guerres qui ont suivi se produit, on n'arrête pas d'entendre parler de LA Théorie du Complot. Oui c'est exprès que je mets l'article en lettres capitales et que je mets également des majuscules aux mots "théorie" et "complot", comme si c'était des noms propres. C'est pour souligner qu'on ne dit jamais "une" théorie du complot, ce qui pourrait signifier que les "complotistes" ne sont pas un groupe uniforme, mais bien "la" théorie du complot, car oui, il n'y en a qu'une. Autrement dit, comme j'ai pu le lire il y a quelques jours dans "le 20 minutes", si vous croyez qu'il y a quelque chose de bizarre dans les attaques du 11 septembre, alors vous croyez forcément que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune, que par contre ils ont des relations diplomatiques régulières avec une race extra-terrestre, que l'internationale juive cherche à dominer le monde, que les Illuminati sont de retour et manipulent les gouvernements et même que l'antéchrist est parmi nous et qu'il s'apprête à annéantir le monde le 21 décembre 2012. Autrement dit, vos idées sont RIDICULES ! Car LA Théorie du Complot à laquelle vous croyez est une gigantesque manipulation créée par des groupes qui cherchent à déstabiliser le fragile équilibre de la démocratie à l'occidentale et la livrer à des groupes d'extrême-gauche ou pire, islamistes. Bref... un complot quoi.

Mais non, vous n'avez rien compris. Les complots ça n'existe pas. Pas au sein des démocraties en tout cas. Jamais par exemple, un gouvernement américain ne se serait permis de créer un groupe d'espionnage parallèle dans le but d'espionner le parti opposé. Jamais en tout cas si c'était pour privilégier des intérêts propres à ce gouvernement au détriment de ceux de ses ennemis politiques. C'est en tout cas ce qu'auraient dû se dire ces deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, lorsqu'on leur a donné cette information. C'était forcément les Complotistes (avec un grand C) qui avaient inventé cette théorie. A l'époque, en 1974, ils étaient bien sûr à la solde de l'Union Soviétique et avaient pour but de déstabiliser le gouvernement américain. Malheureusement, ces mauvais journalistes ont décidé de faire du journalisme d'investigation et ont creusé les informations qu'on leur avait données. Il en est ressorti l'affaire du Watergate et à eux deux, avec l'aide toutefois de W. Mark Felt, alias "Gorge profonde", ils ont tout bonnement envoyé ce gouvernement dans les poubelles de l'histoire. Ils étaient seuls contre tous et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on leur a mis des bâtons dans les roues. Mais se sont-ils découragés ? Ont-ils choisi de suivre les directives et de ne présenter que la version officielle ? Non, ils ont décidé d'aller jusqu'au bout. De mettre leur carrière ou même leur vie en danger pour découvrir toute la vérité. Ces deux journalistes sont de véritables héros. Malheureusement, il semble qu'il n'en existe plus de comme ça aujourd'hui.

Et c'est bien là le problème. Si les gens se tournent vers des sources d'information alternatives, c'est que le journalisme "officiel" est devenu un organe de propagande d'état, qui ne cherche en aucun cas à vérifier les informations qui lui sont transmises. Pire, les journalistes se détournent systématiquement de ces sources alternatives, les considérant par défaut comme des gens pas sérieux dans le meilleur des cas ou comme des manipulateurs ayant des idées derrière la tête dans le pire. D'ailleurs si le scandale du Watergate s'était déroulé aujourd'hui, je ne crois pas un instant que le Washington Post aurait laissé Woodward et Bernstein enquêter. Ils auraient étouffé l'affaire pour privilégier l'intérêt général, qui se confond forcément avec l'intérêt du gouvernement. Et si des bruits à propos du Watergate avaient circulé sur Internet, le Washington Post se serait empressé de traiter les sites parlant de cette théorie de "conspirationnistes" et les aurait accusés de n'être que de vulgaires propagandistes de LA Théorie du Complot ! Voilà ce qu'est devenu le journalisme moderne...

C'est sans doute une manière pour les gouvernements de se protéger de l'effet d'Internet, dont on ne peut pas contrôler l'information. Chacun peut se transformer en journaliste et faire connaître au monde sa vision des choses. Parmi tout ce cafarnaüm, il y a forcément des informations véridiques. Mais pour éviter qu'elles se propagent, il faut faire passer leurs auteurs pour des demeurés ou des manipulateurs. Il faut faire peur à la population en lui disant qu'elle risque de se faire manipuler par des gens peu recommandables. Il faut la ramener à la seule véritable source d'information fiable: les discours officiels.

Et pourtant chers journalistes, vous avez une réelle opportunité de vous mettre en avant. A l'image de Woodward et Bernstein, il vous suffit de ne pas rejeter d'avance les arguments que vous entendez. Sans prendre tout pour argent comptant, il suffit de creuser, de faire une vraie investigation. Au final, vous pourriez simplement redonner à votre métier ses lettres de noblesse. Vous pourriez porter très haut les couleurs du journalisme. Mais est-ce encore possible ? J'en doute malheureusement.

20:53 Publié dans Monde, Politique | Tags : mort ben laden | Lien permanent | Commentaires (6)

11/04/2011

L’utopie d’un avenir sans nucléaire : 2. Les énergies renouvelables

Il ne sert à rien de le cacher, l’abondance de l’énergie produite aujourd’hui par le nucléaire va être extrêmement difficile à compenser. Il s’agit de rien de moins que 40% de notre production électrique. Mais remplacer le nucléaire est vital. Et ce qui est vital nécessite parfois des choix difficiles. Il faut faire avec. Alors quels sont nos choix si nous voulons nous passer de nucléaire sans laisser (totalement) tomber notre mode de vie ?

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10/04/2011

L’utopie d'un avenir sans nucléaire : 1. Sortir du nucléaire, pourquoi faire ?

En réponse à un commentaire de trapaski sur le sujet précédent, je débute une petite série de billets afin de faire la liste, non-exhaustive, d'un certain nombre de pistes qui permettraient à moyen terme de sortir du nucléaire.

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21/03/2011

Réflexions à propos du sarcophage de Tchernobyl

Hasard du calendrier ou non, alors que les Japonais bataillent pour sécuriser les réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima, on reparle du sarcophage de Tchernobyl. En effet, l'édifice protégeant les restes du réacteur accidenté avait été construit à la hâte, dans des conditions effroyables, et il montre désormais des signes de vieillissement accéléré. Les autorités ukrainiennes ont donc décidé de construire une nouvelle structure par-dessus l'actuelle afin de la renforcer.

tchernobyl-sarcophage-dec1999.jpgCeci pose une question fondamentale au sujet de la centrale désafectée de Tchernobyl et de son réacteur numéro 4. Les restes liquéfiés du réacteur ayant fait fusion reposent aujourd'hui au fond d'un trou, provisoirement stabilisés. Mais les matériaux nucléaires qui composent ce magma refroidi seront encore dangereux pour des centaines de milliers d'années. Ce lieu restera maudit pour toute cette durée, à moins qu'une hypothétique civilisation future parvienne à l'assainir. Et on voit aujourd'hui qu'après seulement 25 ans, soit une génération, la première structure montre déjà des signes de faiblesse. La nouvelle, selon les autorités, devrait protéger le site pour 100 ans au moins. 4 générations. Mais 100'000 ans, ça représente 4000 générations ! Il faudra donc reconstruire 1000 fois ce sarcophage avant que le site soit devenu moins dangereux ! Qui peut dire que les 4000 prochaines générations seront à même de protéger ce site et d'entretenir cette structure ? Et pendant tout ce temps, y aura-t-il seulement des habitants humains dans la région ? Qui peut dire que la civilisation va résister au temps et que les humains auront toujours la technologie et les compétences nécessaires pour assurer la pérénité du site ?

Il est très probable qu'une nouvelle glaciation se produise dans les milliers d'années à venir. Et alors, si un glacier emporte la structure et amène le tout vers la mer Baltique, c'est les mers du monde entier qui seront polluées. Et bien avant cela, qui peut dire combien de temps ce bâtiment restera en état d'assurer sa fonction de protection ? Les pyramides sont probablement les plus anciennes structures d'origine humaine encore debout. Et elles ont moins de 5000 ans ! Aucune construction humaine n'est faite pour résister 100'000 ans. Dans 100'000 ans, les pyramides elles-mêmes seront réduites à l'état de sable. Et on veut nous faire croire que le sarcophage de Tchernobyl protégera les 4000 prochaines générations ? A long terme, je pense  malheureusement qu'une seule conclusion peut s'imposer. La catastrophe qui ne s'est pas produite en 1986 se produira forcément un jour. Et alors les habitants de la Terre auront de bonnes raisons de nous maudire, pour autant que la mémoire de notre existence ait résisté au temps.

15/03/2011

Les centrales japonaises: parfaitement sûres

Le titre de mon billet vous fait sourire ? Peut-être pas car ce sujet ne prête pas trop à la plaisanterie ces temps-ci. Mais en tout cas, il paraît complètement absurde, non ? Pourtant c'était ce que n'importe quel expert dans le domaine du nucléaire aurait dit jusqu'il y a quelques jours. La technologie du nucléaire japonaise est considérée comme parfaitement sûre car elle répond totalement aux normes internationales en vigueur. A Fukushima, on n'est pas à Tchernobyl. Le personnel de la centrale est parfaitement instruit. L'entretient de la centrale ne soufre aucun reproche. Le coeur est correctement confiné. Les multiples systèmes de sécurité fonctionnent parfaitement et sont prêts à prendre le relais lorsque les autres ont cessé de fonctionner. Ici comme en Suisse, on n'a pas une chance sur un million de vivre un accident. La population aux alentours est parfaitement rassurée et aime sa centrale qui apporte emplois et confort.

Alors pourquoi y-a-t'il eu un accident ? Pardi, c'est à cause d'un tremblement de terre. Et du tsunami qui a suivi. Soudainement, cette centrale réputée totalement sûre s'est transformée en risque majeur parce qu'elle a été construite au mauvais endroit. Mais qu'ils sont bêtes ces japonais ! Ne pouvaient-ils pas prévoir ces risques ? Un enfant leur aurait dit que des tsunamis peuvent se produire et que l'endroit est mal choisi ! Enfin c'est ce qu'on entend dire au comptoir du bistrot du coin. Mais ça n'est pas entièrement vrai. La réalité, c'est que ce risque avait été pris en compte. On ne construit pas une centrale nucléaire au Japon, en bord de mer, sans tenir compte des risques sismiques. Le Japon est sans doute l'une des régions du monde où les tremblements de terre sont les plus violents. Et le mot "tsunami" est un mot japonais, il ne faut pas l'oublier. Donc c'est un phénomène qu'ils connaissent bien et celui de l'autre jour est très loin d'être le premier que les Japonais vivent.

Alors la triste réalité, c'est que les experts ont fukushima.jpgjugé que cette centrale résisterait aux évènements qui se sont produits la semaine passée, car sur l'échelle du siècle, ils n'ont rien d'exceptionnel. Et le fait est qu'ils se sont plantés. Il faut cesser de se poser les mauvaises questions. Savoir pourquoi on a construit une centrale à cet endroit n'est pas intéressant. Savoir si les causes de cette catastrophe peuvent se produire en Suisse n'est pas non plus une bonne question. Les seules questions intéressantes sont: peut-on faire confiance à des experts qui ne maîtrisent pas totalement toutes les données ? Et aussi: notre indépendance énergétique vaut-elle le risque encouru ?

Je ne pense pas qu'il y ait de réponse toute faite à ces questions. Toute technologie comporte un risque. N'importe quel objet que nous utilisons au quotidien peut nous blesser ou produire des dégâts. Mais généralement, les avantages surpassent clairement les inconvénients et on décide d'accepter les risques. Mais dans le cas du nucléaire, un accident a des conséquences tellement graves que la question ne peut pas être tranchée si rapidement. C'est un peu comme dire que l'avion est le moyen de transport le plus sûr. C'est vrai, mais en cas de catastrophe, le nombre de morts est toujours très important et imaginer le calvaire vécu par ces gens fait toujours réfléchir.

Pour se décider sur le bienfondé de cette technologie, je pense qu'il serait important de renseigner la population sur la réalité de son fonctionnement. Et je pense que si les gens savaient comment fonctionne une centrale, ils y seraient opposés. Il faut savoir qu'une centrale nucléaire est basiquement un système instable. Le combustible nucléaire, une fois enrichi en Uranium 235 normalement rare, a une tendance naturelle à l'emballement. Le contrôle des réactions se fait au moyen de divers systèmes qui permettent d'éviter cet emballement en frainant continuellement les réactions. Pour illustrer cela, il faut imaginer disposer d'une voiture à moteur nucléaire. Sur cette voiture, vous n'auriez pas d'accélérateur, mais seulement un frein. Lorsque vous souhaitez accélérez, vous relâchez une partie de la pression sur le frein. Mais en aucun cas vous ne pourriez relâcher totalement la pédale, sans quoi votre voiture partirait dans le décor ! En principe ça ne pose pas de problème grave, car vous êtes capable de maîtriser la pédale. Mais qu'arrive-t-il si vous vous assoupissez une fraction de seconde ? Ou si votre pied glisse ? La réponse est simple: vous avez un accident. Et c'est exactement ce qui s'est produit au Japon. Les systèmes de sécurité qui étaient censés protéger la centrale en cas de tsunami se sont révélés insuffisants lorsque la situation réelle s'est produite. Et cela a conduit à l'emballement et donc à la surchauffe.

Lorsque j'étais étudiant, on a cherché à me pousser dans la filière du nucléaire parce que j'avais un bon niveau en maths et en physique. Mais si j'ai choisi une autre voie alors que celle-ci était tout à fait passionnante, c'est justement parce que je sais ce qu'est le nucléaire. Et que jamais je n'aurais voulu travailler sur une forme d'énergie dont je pense que l'humanité doit faire le deuil ! Je n'ai jamais cru aux experts qui prétendent qu'il n'y a aucun risque, justement parce que ce sont des êtres humains et qu'ils peuvent faire des erreurs. Il y aura toujours des situations qu'ils n'ont pas prévues. La Terre est un système complexe et imprévisible par nature. Prétendre comprendre totalement son fonctionnement est un mensonge. En réalité, les gens qui prétendent que la technologie nucléaire est parfaitement sûre ne sont rien d'autre que des apprenti-sorciers qui sont prêts à nous faire partager à tous le risque qu'ils ont décidé de courir.

P.S. Je me fais rare sur ces blogs parce que je suis passé à autre chose et que je trouvais avoir fait le tour des sujets qui m'intéressent. Mais mon blog n'est pas fermé et je continuerai à écrire de petits messages lorsque des sujets d'actualité m'en inspireront !

15/10/2010

A quoi servent les NLFA ?

Aujourd'hui la Suisse fête l'événement. Aujourd'hui le Nord et le Sud de la Suisse sont reliés par un troisième tube, après le tunnel ferroviaire historique et le tunnel autoroutier. Un tube de 58 km doté des technologies les plus modernes. La Suisse a de quoi être fière de cet ouvrage, le plus long tunnel du monde. Mais finalement, les NLFA (Nouvelles Lignes Ferroviaires Alpines), à quoi ça sert ?

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08/10/2010

La seule vérité de l'affaire Kerviel

On s'est beaucoup amusé de la dette cosmique qu'on a mis sur le compte de Jérome Kerviel. C'est vrai que les tribunaux ne semblent pas avoir le sens de la mesure en croyant qu'il sera un jour capable de rembourser.  Et bien je crois que personne n'a compris le fin mot de l'histoire.

Dans quelques dizaines d'années, (j'espère pour lui le plus tard possible) Jérome Kerviel finira par mourir avec une dette bien entendu totalement intacte. Alors ses héritiers qui ne désirent sans doute pas passer tout le reste de leur vie à toucher le RMI pour éviter de se faire ponctionner, vont bien évidemment refuser l'héritage. Et alors que se passera-t-il ? Est-ce que l'héritage est perdu ? Non. Lorsqu'il n'y a plus d'hériters, le dernier héritier est toujours l'état. Qui peut bien sûr aussi refuser l'héritage, mais je ne pense pas que c'est le but. Finalement le but, c'est que tout à la fin, ça soit au contribuable de payer pour les errements de la Société Générale. On en revient toujours là.

Et pour en arriver là, on n'hésite pas à détruire toute une vie. Car Jérome Kerviel a sans doute mérité ses années de prison. Même si son employeur l'a encouragé comme il l'affirme, on a toujours la possibilité de refuser. On peut même démissionner. Le libre-arbitre ça existe. Mais le problème dans cette histoire, c'est qu'il n'aura pas droit au pardon de la société. La justice le fera payer jusqu'à la fin de sa vie, même lorsqu'il aura payé sa dette à la société, il n'aura jamais le droit de reconstruire sa vie. Même Bernard Tapie n'avait pas eu droit à un jugement aussi destructeur. Tout ça pour qu'à la toute fin, la Société Générale puisse récupérer l'argent qu'elle avait délibérément choisi de jouer à la roulette. Voilà ce qu'est notre société de début de millénaire... Ne serait-il pas temps de changer quelque  chose ?

20/09/2010

L'Iran, le 11 septembre et moi et moi et moi...

Suite aux discussions qui ont eu lieu ces derniers temps sur un autre sujet, je tenais à préciser mes vues. Parfois mes prises de position peuvent paraître inconciliables. D'un côté je suis favorable à une plus grande fermeté au Moyen-Orient, envers des groupes ou des nations plus ou moins hostiles. D'autre part, je pense que certains éléments du côté occidental ont utilisé des moyens indignes de démocraties, et même parfois criminels, pour défendre leurs intérêts. Or il est rare qu'une même personne défende ces deux visions.

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12/09/2010

Mosquée de Ground Zero et corans non brûlés

En ce lendemain de commémoration du neuvième anniversaire du 11 septembre, si on regarde en direction des Etats-Unis, on se demande quelle mouche a pu piquer ce peuple. Entre les protestations contre le projet d'un pasteur extrémiste de brûler des Corans et les affrontements concernant le projet de construction d'une insignifiante mosquée près de Ground Zero, on dirait que les Américains sont en train de plonger dans un incompréhensible débat dont l'enjeu est la suprématie d'une religion sur une autre.

Tout d'abord, je ne comprends pas les pressions qu'a subies ce pasteur pour ne pas faire brûler ces livres. Bien que l'acte puisse être considéré comme une provocation, après tout aucune loi n'interdit à qui que ce soit d'acheter des livres et de les faire brûler ! Pour autant que ça ne se passe pas sur la place publique bien entendu. Alors qu'est-ce qui fait de ce livre, recueil de feuilles de papier imprimées et reliées, un cas si spécial ? On devrait se poser une question: tous ces bien-pensants qui veulent défendre un livre comme le Coran, se dresseraient-ils également pour défendre la Bible si un imam iranien décidait d'en faire de même ? J'en doute beaucoup. Je me dis même que c'est sûrement déjà arrivé, mais qu'on n'en a pas entendu parler, parce que tout le monde s'en fiche. Quand je vois ce spectacle affligeant, même si je ne partage absolument pas son point dmosquee-ground-zero-new-york-islamophobes-vir-L-3.jpege vue, je regrette presque que ce pasteur ait décidé de ne pas mettre son projet à exécution. Ca aurait en tout cas montré que dans une démocratie, les contraintes morales des religieux ne priment pas sur le droit.

Ensuite, la construction de la mosquée contestée. Je ne comprends personnellement pas bien ce qui pose problème. Tout South Manhattan serait-il devenu un sanctuaire chrétien ? Certains diront que c'est une provocation, à l'image de l'incinération de Corans. Mais ça peut aussi être pris comme une volonté de devenir plus visible, de tenter de rompre avec cette image déplorable qu'une poignée de fous de Dieu ont donné à toute une religion. Il peut s'agir d'une main tendue, d'un geste de réconciliation. Il faut bien sûr contrôler scrupuleusement cet édifice qui ne doit pas devenir un lieu de diffusion de haine contre l'Occident. (ce qui est rarement le cas mais se produit bel et bien dans quelques mosquées) D'ailleurs, je pense que les Musulmans qui fréquenteront une mosquée située dans ce secteur situé à deux pas de Wall Street seront probablement en grande majorité des traders ou des employés de banque ! Donc certainement pas des pirates de l'air potentiels...

Mais quand je vois certains débats qui commencent à avoir lieu en Europe, je constate que finalement, à l'image des Etats-Unis, nos communautés religieuses sont également en train de se dresser les unes contre les autres. Nous n'avons donc rien à envier en bêtise à nos grands frères transatlantiques. Il est tout de même paradoxal que dans une société qui abandonne peu à peu la religion, on puisse en venir à radicaliser ainsi le débat religieux. Le seul moyen d'apaiser ce débat tout en défendant plus efficacement notre démocratie: adopter partout une stricte laïcité. La laïcité est la seule force capable de contrer le radicalisme religieux, car elle fait prîmer le droit civil sur le droit moral. Mais attention, elle ne doit pas être utilisée comme un rempart contre une religion comme ça se fait en France. La laïcité traite également toutes les religions en définissant la place qui est la leur. Elle permet l'épanouissement de toute religion, pour autant qu'elle respecte l'espace publique. La laïcité peut même être considérée comme une excellente protection pour les religions minoritaires comme l'est l'Islam en Occident, puisqu'elle empêche les grandes religions d'imposer leur ordre moral à l'ensemble de la société. Par exemple, en interdisant les signes religieux ostentatoires dans les écoles, la laïcité protège aussi les enfants musulmans qui n'auront ainsi pas à s'asseoir à longueur de journée au pied d'un crucifix.

02/09/2010

En 2010, la paix au Proche Orient est-elle négociable ?

Barack Obama semble le croire en tout cas. Il semble vouloir marcher sur les pas de Bill Clinton en finissant son oeuvre inachevée. A moins que l'idée ne soit d'une Hillary soucieuse de remettre le rêve de son mari sur les rails. Quoiqu'il en soit, c'est pour d'intenses négociations que Barack Obama a convié Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas. Mais la situation se prête-t-elle à ces négociations ? Peut-on comparer la situation actuelle avec celle qui prévalait à l'époque de Clinton ? Rien n'est moins sûr.

obama-abbas-netanyahu.jpgD'une part, côté israélien, on continue une colonisation de la Cisjordanie qui réduit peu à peu le territoire d'un possible état palestinien à peau de chagrin. La volonté de laisser cette région accéder à l'indépendance semble plus absente que jamais. Pour ce qui est de Gaza, ce territoire reste sous l'emprise d'un blocus, bien sûr nécessaire à la sécurité d'Israël, mais également problématique dans l'optique de la résolution du conflit. Et surtout, on peut se demander quelle est la crédibilité d'un Mahmoud Abbas pour négocier un tel traité alors qu'il ne contrôle plus Gaza depuis des années. Un traité quel qu'il soit, ne peut être signé que par un dirigeant faisant largement consensus, ou à défaut, par toutes les parties. Et même si le Hamas prétend vouloir la paix, il est plus que douteux qu'il soit prêt à parapher un accord de paix, surtout s'il devait lui faire perdre de fait son emprise sans partage sur Gaza.

Sans parler de la solution des deux états. Elle est relativement peu satisfaisante du fait de la séparation des peuples qu'elle impose. Comment réconcilier deux peuples vivant sur un même territoire, s'ils ne sont même pas prêts à partager un même état , ni même accepter la présence de l'autre sur son territoire ? Mais le fait est que ni du côté israélien, ni du côté palestinien, on n'est prêt à accepter de partager le pouvoir politique avec l'autre. Et les vues politiques des deux camps ne semblent pas du tout conciliables. Donc finalement, la séparation des peuples semble la seule voie envisageable pour l'instant. La vraie réconciliation pourrait venir plus tard, peut-être au travers de l'intensification des échanges commerciaux. L'Europe pourrait avoir un rôle à jouer au travers de la création d'une grande zone de libre-échange dans la Méditerrannée.

Bref, je suis assez sceptiques quant aux chances de succès de ces négociations. Mais finalement, ça ne serait pas la première fois que la lassitude de la guerre conduirait à un miracle. Donc je suis prêt à recommencer à espérer. Très timidement. Et souhaitons bonne chance aux négociateurs.

12/08/2010

Le loup est mort, le Valais est sauvé !

Comme on peut le lire dans les journaux ce matin, un loup a été abattu dans le Valais, suite à l'autorisation de tir délivrée la semaine dernière. Encore une fois, c'est par le tir de loups que le Valais résout ses problèmes. Et ça n'est peut-être pas fini, puisque ce loup faisait partie d'un couple et que l'autre est toujours en vie. L'autorisation de tir court toujours et le second spécimen sera peut-être abattu dans les jours qui viennent. Et après ça, ça ne sera toujours pas fini. Le peuplement de la Suisse par le loup est un mouvement d'ensemble qui ne va pas s'arrêter. Si le Valais ne veut pas être repeuplé par le loup, il ferait mieux de décreter immédiatement que tout loup entrant sur son territoire sera condamné à mort. Ça aurait au moins le mérite d'être plus honnète que la situation actuelle.

loup-et-neige1.jpgCar oui, le Valais est un mouroir pour les loups. Au centre d'une Europe qui protège strictement le loup, considéré sur ce continent comme une espèce très menacée, le Valais est une sorte de village d'Astérix qui résiste coûte que coûte à l'envahisseur canin. Et pourtant, la Confédération offre les mesures de protection contre le loup qui permettraient dans la plupart des cas aux éleveurs de bétail de dormir tranquilles. Mais ça ne leur suffit pas. Pour eux, le loup n'a rien à faire sur leurs terres. Il est persona non grata et n'a pas à être réintroduit. Mais personne n'a réintroduit le loup. Il est venu tout seul et on n'a pas à s'élever contre ça. Il n'y a tout simplement pas à être pour ou contre le loup, c'est un faux débat. Le loup fait partie de la faune locale et il faut apprendre à vivre avec.

En réalité, le problème des éleveurs de bétail, c'est qu'ils sont souvent aussi chasseurs. C'est en tout cas la seule justification qui explique leur acharnement contre le loup. Car s'ils refusent de faire protéger leur bétail, c'est bien qu'ils en veulent au loup. Pour eux, c'est un concurrent. Il tue du gibier et il en reste moins pour eux. Alors ils souhaitent que leur bétail soit tué par le loup, (ça ne les gêne pas, la Confédération rembourse !) ainsi on a une justification pour l'abattre. Il ne faut pas faire une généralité, bien sûr. Il y a aussi des éleveurs coopératifs qui ne doivent pas être mis dans le même panier. Et dans certains cas, même les mesures de protection n'empêchent pas les drames. Mais quand je lis qu'on abat un loup parce qu'il s'en est pris à un troupeau non protégé, je trouve qu'on reproche  juste au loup d'être un loup. C'est de la simple haine pour cet animal et je ne comprends pas comment on peut laisser le Valais faire cela.

En l'occurence, ce cas est un peu particulier car les loups s'étaient attaqués à un troupeau de génisses, ce qui est très rare. Il aurait été intéressant de voir si des mesures de protection pouvaient arrêter ces attaques. D'ailleurs, les spécialistes étaient prêts. Mais non, le Valais n'a pas voulu leur laisser le temps. On a abattu ce loup le plus vite possible, pour éviter qu'on ait le temps de le protéger. Et pourtant, la Suisse est signataire de la convention protégeant le loup. Ce qui signifie que la protection du loup fait partie intégrante de la législation suisse. Alors pourquoi laisse-t-on le Valais faire sa loi alors que ses pratiques vont à l'encontre du droit supérieur ?

Je réitère donc le constat que j'ai fait il y a tout juste un an dans ce billet. Rien du tout n'a changé depuis et le loup n'est toujours pas protégé correctement dans ce pays. Il est temps que les autorités fédérales édictent des règles claires entourant la présence du loup. Et comme je l'avais dit à l'époque, ces règles pourraient être:

- Seuls les moutons protégés par des chiens et enfermés dans des enclos peuvent être remboursés à leur éleveur en cas d'attaque.
- Seules les attaques sur des moutons protégés par des chiens et enfermés dans des enclos peuvent être contabilisées pour déterminer la dangerosité d'un loup. Un loup tuant un animal d'élevage non protégé est à considérer comme un simple phénomène naturel.
- Le braconnage du loup est un crime passible de peines de prison.

Il faut arrêter de protéger uniquement les éleveurs. Leur lobby est sans doute plus puissant que celui du loup, mais il y a tout simplement des lois qui protègent le loup ! Alors quand la Suisse va-t-elle se mettre à respecter sa propre législation ? Il est clair qu'il est plus facile de protéger le loup quand il se trouve ailleurs. Mais quand on est soi-même aux prises avec l'animal, il vaut mieux l'éliminer. Intéressant comme concept non ?

08:46 Publié dans Politique, Suisse | Tags : loup abattu | Lien permanent | Commentaires (138)

08/08/2010

L'Expansion de l'Univers : 5. Quel avenir pour l'Univers ?

Vers la première partie

Vers la seconde partie

Vers la troisième partie

Vers la quatrième partie

Je termine cette série, qui je l'espère a permis de montrer que l'Expansion de l'Univers n'a rien à voir avec le créationnisme, par une série de conjectures sur l'avenir de notre Univers. Connaître l'avenir implique souvent de bien connaître le passé et le présent. C'est loin d'être le cas à l'échelle de l'Univers. Il est donc assez vain pour l'instant de prétendre connaître son avenir. Toutefois, une série d'hypothèses peuvent être faites.

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12:04 Publié dans Espace, Science | Lien permanent | Commentaires (6)

05/08/2010

L'Expansion de l'Univers : 4. Mais qu'implique un univers statique ?

Vers la première partie

Vers la seconde partie

Vers la troisième partie

Souvent on cherche à critiquer l'expansion. Cette théorie ne plait pas à certains parce qu'elle implique une notion de création qui profite aux religieux. (A noter que je n'ai pas dit aux créationnistes, car on peut très bien croire en une création et à l'existence d'un ou plusieurs êtres supérieurs sans pour autant nier la théorie de l'évolution) Mais qu'en est-il d'une théorie d'un Univers statique, infini et éternel ? Cette conception est-elle compatible avec nos connaissances sur les processus qui ont lieu dans la nature et sur les interactions de la matière ? Pas si sûr.

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21:03 Publié dans Espace, Science | Lien permanent | Commentaires (7)

04/08/2010

L'Expansion de l'Univers : 3. Le rayonnement fossile

Vers la première partie

Vers la seconde partie

majinbbang2.jpg

Peu après le Big Bang, l'Univers était encore extrêmement dense. La totalité de la matière de l'Univers actuel était réunie en un petit espace, sous forme de plasma, c'est-à-dire de noyaux atomiques et d'électrons séparés. En effet, à de très fortes températures, les noyaux atomiques ne parviennent pas à conserver leur nuage d'électrons dont l'agitation est trop rapide et ces derniers sont libres. La matière ne laissait pas encore passer les ondes électromagnétiques et l'Univers était opaque. Puis, au bout de 380.000 ans environ, la température a suffisamment baissé pour que les atomes se forment. C'est alors que les premiers photons ont été libérés, l'univers étant pour la première fois perméable aux ondes électromagnétiques.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, cette explosion de photons peut encore aujourd'hui être observée. La découverte de ce rayonnement cosmologique a d'ailleurs porté un coup de grâce aux théories alternatives à celle de l'expansion. Car aucune autre explication ne pouvait être donnée à ce rayonnement presque homogène, nous parvenant de toutes les directions à la fois. Surtout qu'il avait été précédemment calculé théoriquement et que ce qui a été mesuré correspond assez précisément aux attentes.

En effet, il avait été prédit dans les années 40 déjà, mais c'est seulement en 1964 qu'il a été découvert de manière fortuite par deux chercheurs des laboratoires Bell aux Etats-Unis, Arno Allan Penzias et Robert Woodrow Wilson. Ces derniers ont reçu le prix Nobel de physique en 1978 pour cette découverte.

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03/08/2010

L’Expansion de l’Univers : 2. Se représenter un Univers en expansion

Vers la première partie

Parce que nos cerveaux ne sont pas armés pour se représenter un Univers qui se déforme, nous avons besoin d'artifices pour appréhender ce que ça signifie. Il faut donc procéder par analogies.

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02/08/2010

L’Expansion de l’Univers : 1. La théorie

Je débute une petite série de billets qui, je l'espère expliquera bien pourquoi l'Univers ne peut qu'être en expansion. J'ai constaté que certains comparent cette théorie avec le créationnisme, car qui dit expansion dit création. Or il existe une différence fondamentale entre la théorie de l'Expansion de l'Univers et le créationnisme : l'Expansion de l'Univers ne cherche pas à exploiter les inconnues de la science classique. Elle ne cherche pas non plus à expliquer la création par l'œuvre d'une force consciente. Elle ne traite d'ailleurs pas de la création elle-même, mais de tout ce qui se passe ensuite. C'est une théorie scientifique basées sur des arguments physiques irréfutables. Et il n'y a plus aujourd'hui de doute au sein de la communauté de l'astrophysique. Ca fait donc un moment que je projette de me lancer dans cette série, je me décide aujourd'hui.

univers.jpgEn 1929, Edwin Hubble a édicté sa théorie de l'Expansion de l'Univers, en se basant sur le décalage vers le rouge de la lumière émise par les objets les plus lointains. Il a ainsi expliqué par l'effet Doppler ce décalage de couleur. Ce qui en découle, c'est que si toute la matière s'éloigne inexorablement, à un moment donné dans le passé, toute la matière de l'Univers se trouvait en un seul endroit. Cette conclusion a rebuté pas mal de scientifiques, à commencer par Albert Einstein, qui voyaient jusque-là en l'Univers un espace infini et éternel. Mais ce qui est éternel ne peut avoir de commencement, ni de fin. Il n'y a pas de début ni de fin à l'éternité. Leur conception de l'Univers se voyait donc toute chamboulée. C'est d'ailleurs Einstein qui a émis une hypothèse concurrente, dite de la « lumière fatiguée ». Il a toutefois convenu plus tard que cette théorie était pour le moins tirée par les cheveux et s'est alors rangé à l'avis de la majorité.

 

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16:01 Publié dans Espace, Science | Tags : expansion, univers | Lien permanent | Commentaires (28)