31/10/2016

Droits de l'homme

Voici quelques questions dont vous trouverez la réponse dans la suite de la note:

1. Quel pays a une législation extrêmement proche de celle de l'Etat Islamique, à savoir une application rigoureuse de la charia ?

2. Quel pays fait chaque année des centaines, voire probablement des milliers, d'exécutions selon Amnesty International ?

3. Quel pays a fait 28 exécutions durant l'année 2015 ?

4. Quel pays a cessé de pratiquer la peine de mort depuis 1999 afin de répondre aux exigences du Conseil de l'Europe ?

5. Lequel de ces pays ne fait plus partie du Conseil des Droits de l'Homme à l'ONU ?

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20/10/2016

Pourquoi différencier à ce point la "libération" de Mossoul et le "martyre" d'Alep ?

Oui pourquoi accuse-t-on les Russes de crimes de guerre, pour faire exactement la même chose à Alep que les Américains et les Français à Mossoul ? Y a-t-il de bons et de mauvais bombardements ? Les populations civiles ont-elles une valeur différente suivant qui les bombarde ? Et existe-t-il une hiérarchie de valeurs entre les groupes terroristes ? Ceux d'Al Nosra (branche d'Al Qaida pour ceux qui l'ignoreraient encore) sont-ils plus dignes de respect que ceux du pseudo-Etat Islamique ? Toutes ces questions, on dirait que les médias font tout pour éviter que le grand public se les pose. Mais je pense qu'il devient de plus en plus difficile de manipuler les esprits tant les ficelles utilisées deviennent grossières.

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15/11/2015

Lettre à François Hollande

Monsieur le Président, tel Boris Vian, je vous fais une lettre. Mais contrairement à lui, je doute que vous la lirez, car avec les problèmes que vous devez gérer ces jours-ci, il est évident que vous n’en aurez pas le temps.

Tout d’abord il faut que vous sachiez que je ne suis pas de vos amis politiques. Je ne vous ai pas élu. Je n’ai pas non plus choisi votre adversaire du second tour car, incapable de faire le choix du moins médiocre, j’ai préféré l’abstention. Et non, je ne suis pas un adepte du Front National, je me refuserai toujours à voter pour ce parti. En fait je suis membre de cette frange de la population qui ne se reconnait plus dans la politique et qui fait par dépit le choix du mal. Une frange devenue majoritaire dans un pays malade de sa politique.

Il y a déjà quelques années, j’ai dit de vous que vous étiez le plus mauvais chef d’Etat depuis Louis XVI. Au passage, vous remarquerez que cela vous place dans mon palmarès derrière Philippe Pétain, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas très reluisant. J’ai aussi dit que vous aviez réussi un tour de force incroyable. Vous avez réussi à nous faire regretter votre prédécesseur, ce qui n’est pas peu dire ! Je ne prétends pas qu’il ait réussi de grandes choses, non. Mais au moins, il arrivait à donner le change avec un semblant de posture d’homme d’Etat.

J’avais finalement ajouté que si vous étiez le pire chef d’Etat depuis Louis XVI, je vous souhaitais de connaître une fin de règne moins dramatique. Je vous le souhaite toujours.

Aujourd’hui, les Français peuvent, à mon grand regret, considérer l’étendue des dégâts provoqués par votre politique internationale et par celle de votre prédécesseur. Cela avait commencé avec l’intervention en Lybie. Oui je sais, vous n’en êtes pas personnellement responsable, c’est Nicolas Sarkozy qui était alors au pouvoir. Et c’est à vous qu’il revient de gérer les conséquences du chaos causé par cette intervention. Mais vous êtes par contre responsable de la continuation de la même politique, particulièrement en Syrie.

Votre féroce détestation du régime de Bachar El-Assad vous a semble-t-il amené à vous investir dans un conflit interne qui ne regardait pas la France. Etant notre Président, vous nous avez ainsi tous impliqués. Je vous ferai remarquer au passage que si le régime syrien n’est pas des plus sympathiques, JAMAIS il n’avait menacé la France ! Il n’y avait donc aucune raison dans ce cas de se montrer si belliqueux à son égard. Tout au plus, la diplomatie française aurait-elle pu promouvoir les valeurs des droits de l’Homme et de la démocratie. Elle aurait dû œuvrer pour aider à une transition pacifique afin de régler un conflit interne destructeur. D’ailleurs le droit international ne nous autorisait en aucun cas à nous mêler des affaires intérieures syriennes. Mais vous avez fait le choix de l’ingérence et de l’illégitimité et désormais nous devons collectivement assumer les conséquences de ce choix.

Vous l’avez désormais compris, la France est en guerre. Non seulement c’est votre politique qui est responsable de cette guerre, mais pire, vous avez très largement contribué à la création de notre ennemi. Il y a très peu de précédents historiques à une pareille naïveté. On peut éventuellement citer Al-Qaida que les Américains ont contribué à créer avant qu’il devienne son pire ennemi. Mais refaire la même bêtise si peu de temps après me paraît inconcevable. N’apprendrons-nous jamais rien de l’histoire ? Où y-a-t-il une volonté délibérée de créer le chaos ? Si c’est le cas, ce chaos retombe aujourd’hui sur nos têtes. Et nous ne vous en remercions pas.

Vous aviez sans doute pensé que les ennemis de nos ennemis n’étaient pas tout à fait nos amis, mais enfin… Et n’y avait-il pas plusieurs nations soi-disant amies derrière ce prétendu Etat Islamique ? Mais l’agenda politique de ces Etats ne coïncide visiblement pas avec l’intérêt supérieur de la nation française. Vous avez été élu par le peuple français, c’est donc à lui que vous rendez vos comptes. Il est par exemple tellement évident que vous idolâtrez le Président Obama. A titre personnel, je ne vous en tiens pas rigueur, vous en avez le droit. Mais jamais cette adoration aurait dû se transformer en soumission. La France est un grand pays et le monde a besoin d’une France indépendante et forte qui agisse pour la paix et la défense des droits de l’Homme. Rappelez-vous quand Jacques Chirac a choisi de ne pas suivre les Américains dans leur volonté de destruction de l’Etat irakien. Le monde a alors chéri la France. C’est ça le rôle qu’on attend de nous, pas de suivre bêtement les Etats-Unis quelle que soit la pertinence de leur politique.

Pire encore, votre soumission aux intérêts de plusieurs états de la région me paraît très coupable. Il est évident que leur amitié pour la France n’est que de façade. Ce qu’ils cachent, c’est qu’ils souhaitent le dépeçage de la nation syrienne afin de se partager les morceaux. Je ne vois vraiment pas pourquoi la France doit les y aider.

Votre haine de Vladimir Poutine est tout aussi évidente et il est clair qu’elle empiète sur votre jugement. Je ne dis pas que c’est un saint homme. Il a des défauts indéniables et certains points de sa politique intérieure sont très critiquables. Mais contrairement à vous il possède une caractéristique importante : c’est un vrai leader. Son peuple le suivrait même en enfer s’il disait que c’est pour le bien de son pays. Et vous devez aujourd’hui convenir que votre tentative de faire sans lui est un total fiasco. La Russie est un acteur incontournable de la scène internationale, et cela particulièrement en Syrie.

Pour en terminer avec ces constats, je dirai que ces derniers mois, nous avons assisté à l’intensification de l’arrivée de ces gens que vous appelez "migrants". Cette intensification est tout à fait suspecte, car elle ne répond à aucune intensification du conflit syrien. Vous auriez donc dû vous demander que venaient faire ces gens. Bien sûr, la majorité d’entre eux est composée de pauvres gens qui n’ont rien demandé. Votre humanisme me paraît dans l’ensemble justifié. Mais ce qui me paraît injustifié, c’est d’accepter ces gens sans aucune vérification. La moindre des choses aurait dû être de vérifier leur provenance, essayer de savoir qui ils sont. On ne peut en aucun cas accepter la venue d’une population hétéroclite sans tri préalable. Mais vous avez naïvement choisi de les laisser venir en groupe. Je suis persuadé que des éléments très dangereux en font partie. C’est une véritable cinquième colonne de l’Etat Islamique qui est désormais au sein de nos frontières. Et c’est vous qui les avez laissé entrer.

Voilà maintenant ce que j’attends de vous. Je ne prétends pas parler au nom de tous les Français, mais je pense que c’est une question de bon sens.

Sur le plan intérieur, il va falloir débusquer cette cinquième colonne. Au sein de nos villes, de nos banlieues, mais aussi de ces nouveaux arrivants. Vous avez décrété l’Etat d’urgence afin de donner des pouvoirs étendus à la Police. Ca n’est certes pas une décision facile à prendre, mais je vous félicite de l’avoir fait. J’espère que cela présage un changement de politique bénéfique.

Sur le plan international, la première chose à constater, c’est que la France est en guerre ouverte. Une guerre que nous n’avons pas souhaitée, mais provoquée. C’est désormais un état de fait et il n’y a pas de retour en arrière possible. Il va falloir que vous vous décidiez à rompre avec vos sentiments profonds et que vous acceptiez de collaborer avec ceux que vous n’aimez pas. El-Assad et Poutine ne sont pas des saints, mais eux au moins ne sont pas les ennemis de la France. Il est temps de faire le bon choix en vue d’éliminer la purulence islamiste qui putréfie cette région du monde. Il sera ensuite toujours temps de faire fonctionner la diplomatie pour que la Syrie devienne un vrai état de droit.

Et quant à votre ami Obama, il est temps de lui faire comprendre que la France est un état indépendant qui défend ses propres intérêts. S’il veut vous suivre, il est le bienvenu. Sinon, il peut rester à l’écart, cela ne nous pose pas de problème.

Nous attendons de vous de prendre de vraies décisions, de devenir le leader que vous n’avez jamais réussi à être. Je ne me fais malheureusement que très peu d’illusions et je ne vous en crois pas capable. Mais s’il vous plaît, Monsieur le Président, prouvez-moi que j’ai tort.

Cordialement.

Pascal Carlier

10/09/2015

Les migrants

"Le novlangue (traduit de l'anglais Newspeak, masculin dans la traduction française d'Amélie Audiberti) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 (publié en 1949).

Le principe est simple : plus on diminue le nombre de mots d'une langue, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir, plus on réduit les finesses du langage, moins les gens sont capables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l'affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et dépendants. Ils deviennent des sujets aisément manipulables par les médias de masse tels que la télévision.

C'est donc une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l'expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation de critique de l’État, l'objectif ultime étant d'aller jusqu'à empêcher l'« idée » même de cette critique."

Définition tirée de Wikipedia

Pourquoi recopier cette définition ici ? Je pense que l'idée de Georges Orwell est de plus en plus mise en pratique par nos médias. Le novlangue faisait au début partie d'une oeuvre de science-fiction. Mais la science-fiction d'hier est la réalité d'aujourd'hui. De plus en plus, on nous impose des terminologies peu précises afin de diminuer notre capacité à nommer correctement les choses.

En ce qui concerne les "migrants", terme qu'on nous sert à toutes les sauces depuis quelques temps, il s'agit justement d'un cas caractéristique de simplification du langage. C'est un terme générique qui recouvre quantités de cas particuliers très différents. Pour commencer, un migrants peut tout aussi bien être émigrant qu'immigrant, ce qui est bien pratique pour noyer le poisson. Pour bon nombre de personnes, un émigrant c'est naturel alors qu'un immigrant, ça pose problème. En restant flou, on évite ce genre de questionnement.

Plus encore, les gens qu'on appelle "migrants" sont en fait constitués de différents groupes bien distincts. Certains fuient la guerre, il faudrait donc les appeler "réfugiés" ou mieux encore "requérants d'asile" ou "demandeurs d'asile". D'autres par contre souhaitent fuir des zones où la vie est difficile pour tenter leur chance en Europe. Dans un monde normal, ces gens devraient être appelés "illégaux" ou encore "sans-papiers". Les qualifier du terme fourre-tout de "migrants" c'est donc déjà un amalgame destiné à les faire confondre avec les vrais réfugiés.

Accueillir des réfugiés, ou tout au moins accepter d'examiner leur demande d'asile, c'est un devoir. Chaque être humain doit pouvoir avoir le droit de se réfugier à l'étranger lorsque sa sécurité et celle de sa famille n'est plus assurée dans son propre pays. Par contre, si on peut s'émouvoir de la détresse financière d'une population, il n'est pas souhaitable d'accepter comme des réfugiés des personnes sans-papiers, simplement parce qu'il ne sera jamais possible d'accueillir toute la misère du monde. Ces personnes doivent être aidées dans leur propre pays, où ils pourront à leur tour aider les autres à s'en sortir. Les accueillir ne sera jamais une solution.

De même, quand une personne refuse de demander l'asile dans le pays où il se trouve parce qu'il préfère un autre pays, on doit le traiter comme un illégal. Les "migrants" qui s'agglutinent à Calais par exemple, ne sont rien d'autre que des étrangers en séjour illégal. Il suffirait de les soumettre à un ultimatum (vous demandez l'asile ou vous rentrez chez vous) pour régler ce problème.

Finalement, parler de "migrants" renvoie à "migration", ce qui permet de faire croire à un mouvement migratoire inéluctable, telle une migration d'oiseaux. On rend le problème irréversible et on évite d'examiner les causes de la migration. On doit seulement traiter le symptôme, mais surtout pas la source du problème.

Si on veut se prémunir du lavage de cerveaux qu'on tente de réaliser en imposant le novlangue, il faut refuser d'employer les termes simplificateurs utilisés par les médias. Dans un monde occidental qui ressemble de plus en plus à l'Océania de Georges Orwell, il est du devoir de tout un chacun de refuser de se plier au novlangue. La réflexion doit être défendue coûte que coûte. Chaque individu est doté d'un cerveau et doit réapprendre à s'en servir. Il faut refuser la simplification et l'abêtissement imposés par la télévision en particulier.

Pour cela, ça n'est pas très compliqué. La langue française, comme d'autres langues, possède une grande quantité de nuances qui en font une langue très précise. Pour cette raison, chaque fois qu'on cherche à nous imposer des terminologies vagues et simplificatrices, il faut considérer que c'est une manipulation des esprits. Ce qui est imprécis est par définition suspect. C'est la règle qu'il faut toujours garder à l'esprit.

21/08/2014

Réchauffement et propagande mensongère: là on touche le fond.

Je ne blogue vraiment plus beaucoup. Mais les foutaises relayées ce matin par la Tribune me forcent à réagir.

Voilà l'article de l'AFP en question, dans sa version reproduite par la Tribune.

http://www.tdg.ch/sante/environnement/Ils-dessinent-la-me...

On y apprend entre autres que le réchauffement durant la première décennie des années 2000 a été de 0.47°C. Ce chiffre totalement hallucinant m'a fait bondir. D'autant plus que depuis le début des années 2000, le réchauffement est tout simplement en panne. Donc j'ai vérifié sur les courbes données par le Hadley Center britannique:

réchauffement.jpg

Et oui, c'est vrai ! Il y a bien 0,47°C d'écart entre 2000 et 2010! Et ce sont des scientifiques qui le disent. Donc prendre un minimum et un maximum d'un signal fortement bruité pour tracer la courbe moyenne, c'est donc une méthode totalement scientifique ! Là je dis bravo on touche au paroxysme de la stupidité. Quand on en arrive à de pareilles débilités pour essayer de cacher des faits gênants, à savoir qu'il n'y a plus de réchauffement depuis plus de 10 ans, c'est que la fin est proche. Bientôt, ces idioties n'auront plus voix au chapitre.

Au passage, la droite en pointillés indique l'extrapolation de cette droite qui permet à ces "scientifiques" de prédire 2°C d'augmentation de la température d'ici 2050. Oui on est d'accord: on a bien l'air d'en prendre le chemin...

21:05 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (4)

22/10/2013

L'homosexualité est-elle normale ?

Dernièrement, Jérémy Gardiol, membre de l'UDC genevois, avait provoqué une levée de boucliers après avoir affirmé que l'homosexualité était une maladie et qu'elle devrait être traitée comme telle. Si ces propos clairement discriminatoires ne sont pas acceptables d'un point de vue social, ont-ils un sens d'un point de vue scientifique ? Peut-on considérer qu'une personne qui ne suit pas le schéma classique de sexualité présente des troubles de la personnalité ?

La question titre peut choquer. Mais au-delà du politiquement correct, je pense que tout le monde a son idée là-dessus. Deux conceptions s'affrontent. Certains affirment que la norme est l'hétérosexualité et que l'homosexualité, même si la plupart sont prêts à l'accepter dans une certaine mesure, doit être considérée comme une déviance et doit être combattue. D'autres prétendent qu'on ne choisit pas de devenir homosexuel. Que l'homosexualité fait partie de soi dès sa naissance.

Soit. Mais de quoi s'agit-il ? D'un facteur génétique transmis d'une génération à une autre ? On peut en douter. Pour la simple raison que l'homosexuel ne se reproduit que rarement ! L'évolution a tendance à éliminer assez rapidement les comportements incompatibles avec la reproduction, car si un gène ne se transmet pas à la génération suivante, il est voué à disparaître. Ce n'est pas plus compliqué que ça.

Donc on peut penser que le gène de l'homosexualité n'existe pas, car s'il avait existé, il aurait été éliminé depuis longtemps. Alors quoi ? Si l'homosexualité est innée, que reste-t-il ? Tout ce qui est inné se doit d'être lié à la génétique. Car si cela a un rapport au psychique, cela ne peut pas être inné, c'est forcément acquis. Alors peut-on dire que l'homosexualité est en chacun de nous et qu'elle se développe chez certains et pas chez d'autres ? Oui je pense que c'est bien le cas. S'il y a un gène de l'homosexualité, nous sommes sans doute tous porteurs, mais seulement quelques-uns d'entre nous en sont affectés.

Je pense aussi que l'homosexualité se développe en fonction des évènements de la vie. J'ai appris dernièrement qu'une membre de ma famille, qui a vécu de longues années de mariage et a quatre enfants, venait de se mettre en couple avec une autre femme. A plus de cinquante ans ! Je ne juge pas les gens d'après leur sexualité et ça ne me dérange bien sûr pas. Mais cela m'interpelle tout de même. Comment peut-on passer une grande partie de sa vie en tant qu'hétérosexuel et devenir soudainement homosexuel ? Avait-elle au fond d'elle-même le germe latent de l'homosexualité et au hasard d'une rencontre, ce germe s'est-il développé ? Dans ce cas, quelle est l'influence que l'autre femme a eue ?

Et surtout, sommes-nous tous en mesure de nous faire influencer, en fonction des évènements de la vie qui peuvent nous affecter et nous rendre plus fragiles ? Je pense que l'homosexualité est souvent le résultat d'une déception. En tout cas chez les femmes. La plupart des lesbiennes que j'ai connues étaient, avant de trouver leur équilibre avec une autre femme, très remontées contre les hommes. Suite sans doute à des séries de déceptions, elles avaient trouvé le bonheur au côté d'une autre femme. Et j'en ai même connu une qui en était revenue et s'était finalement mariée avec un homme. Dans ce cas au moins, il paraît clair qu'il s'agit d'un comportement acquis. Souvent l'homosexualité se choisit par dépit, parce que la personne se rend compte qu'elle ne trouvera jamais le bonheur avec une personne de l'autre sexe. Et ça doit être difficile à accepter, car il faut composer avec le regard de la société et de l'entourage familial et surtout, renoncer à la reproduction. C'est sans doute pour cela qu'on ne devient souvent homosexuel qu'après une longe période de doute.

C'est donc souvent la vie qui va rendre une personne homosexuelle. En cela, on peut parler d'un trouble de personnalité, même s'il est fortement exagéré de prétendre qu'il s'agit d'une maladie qu'il faut soigner. Ou si c'est le cas, il faut admettre que nous aurions tous été susceptibles de tomber malades, comme on peut sombrer en dépression lorsque les évènements négatifs s’enchaînent.

Bref, si d'un point de vue strictement biologique, on ne peut pas considérer l'homosexualité comme une forme de normalité, je pense qu'on ne peut pas non plus stigmatiser les homosexuels comme l'a fait M. Gardiol. Ils sont comme ils sont et dans la mesure où ils arrivent à s'accepter tels qu'ils sont, ils doivent arriver à trouver une forme de bonheur qui leur serait interdit sans cela. D'ailleurs la stigmatisation de l'homosexualité a souvent conduit à des situations où des homosexuels s'étaient forcés à fonder une famille dite « normale », se refusant ainsi le bonheur et faisant du même coup le malheur de toute leur famille qu'ils n'avaient jamais pu rendre heureux.

Ma vision de ce sujet, c'est qu'il faut laisser chacun vivre comme il l'entend pour autant qu'il ne cherche pas à entraîner autrui dans une voie qui ne lui convient pas. Nous devons tout faire pour que les homosexuels puissent s'intégrer au mieux au sein de la société et ne subissent aucune discrimination, sur le plan fiscal ou professionnel par exemple. D'un autre côté, il ne faut pas oublier que la nature nous a fait hétérosexuels et que, heureusement, la grande majorité de la population continue à rechercher son bonheur avec le sexe opposé. Et ça doit rester un modèle familial privilégié car c'est le seul qui assure la prospérité de notre société à long terme.

20/09/2013

Traverser le lac ou la rade ?

On parle beaucoup traversée ces jours. Ca fait d'ailleurs bien 50 ans qu'on en parle et on n'a pas fini d'en parler ! Les projets se sont succédés, petite traversée, moyenne traversée, grande traversée, traversée autoroutière, etc... Des millions ont été dépensés mais toujours rien. La mode est à la traversée autoroutière. Mais pourquoi ? A la base il s'agit en fait d'une stratégie cantonale. En optant pour une traversée autoroutière intégrée au réseau de routes nationales, le Canton espère faire financer l'ouvrage par la Confédération. Donc on a fait valoir la nécessité de désengorger l'autoroute de contournement.

Mais le problème, c'est que la Confédération privilégie l'élargissement de l'autoroute de contournement, mieux à même de désengorger cet axe ! Est-ce faux ? En réalité non, car la traversée du lac n'aurait qu'un impact très limité sur l'engorgement de l'autoroute de contournement pour un prix bien supérieur à l'élargissement. Donc il est logique, de ce point de vue de ne pas financer la traversée du lac. En réalité, la stratégie cantonale est simplement allé dans le mur. On n'avait pas prévu que l'élargissement soit privilégié, mais finalement c'est assez normal.

Donc les milieux économiques reviennent avec une proposition de financement publique-privé. Ce dernier mènera sans doute à la création d'un péage... de 8 Frs. par passage ! Mais qui utilisera cette autoroute pour ce prix ? Sans doute pas les pendulaires pour qui elle est prioritairement destinée. A la rigueur les Confédérés ou étrangers venant du nord et se rendant vers la Haute-Savoie et le Tunnel du Mont-Blanc seront d'accord de payer. Mais c'est à peu près tout. Et ça ne fait pas grand monde. Je pense donc que cette solution est absurde et j'espère qu'elle sera vouée à l'échec habituel des propositions faites dans ce dossier.

Mais finalement, il faut re41639826.jpgvenir aux fondamentaux. A quoi sert cette traversée, qu'elle soit de la rade ou du lac ? Pourquoi nous, habitants de Genève et de l’agglomération, souhaitons-nous traverser le lac au sec ? Les buts principaux sont: le désengorgement du centre ville, la libération d'une partie du Pont du Mont-Blanc pour y faire passer des bus et des trams, la libération des quais pour les aménager en grande partie en espaces piétonniers, la création de larges zones piétonnes, etc...

Et le problème, c'est que la traversée autoroutière, si elle pourra être utile dans le futur, ne répond à aucune de ces préoccupations ! En réalité, le meilleur projet pour Genève est celui qui avait été privilégié par la commission d'étude et repris par l'UDC dans son initiative. Ce projet est d'ailleurs à la taille du Canton et pourra être financé par l'Etat sans aide de la Confédération. Il nous permettra ainsi de résoudre rapidement nos problèmes en attendant une traversée du lac qui ne viendra peut-être que dans 50 ans ou plus !

Alors pour qu'on évite d'attendre aussi longtemps que pour le CEVA, il est nécessaire de se mobiliser autour d'un projet réaliste. (même si la date de 2020 semble un peu optimiste...)

05/09/2013

Le loup est mort, vive les chasseurs !

Je réagis aux commentaires de Anoukmaude et Larry Klette sur ce billet. (Merci à vous pour vos commentaires) Moi aussi j'ai été choqué par ce que j'ai lu. 3 ans depuis que j'avais écrit cette note et rien n'a changé. (même 4 ans depuis que j'ai écrit ma première note sur les loups dans le Valais et en Suisse) Et pas moins de 18 ans depuis que le loup a reparu dans les alpages valaisans. A-t-on forcé les éleveurs à protéger leur bétail ? Non, tout est pareil. Par contre, on continue à délivrer des autorisations de tir sans rechercher de solutions alternatives.

327640576.jpgSans doute le loup de Conches a tué de nombreux moutons. Mais encore une fois ils n'étaient pas protégés. Encore une fois, on a affaire à des pseudo-éleveurs qui choisissent de ne pas défendre leur troupeau parce qu'ils ne veulent pas s'adapter aux forces de la nature. Et probablement, des pseudo-éleveurs qui sont de vrais chasseurs de loup ! C'est gens n'aiment pas leurs bêtes puisqu'ils les exposent volontairement aux canines des loups. Tout ce qu'ils veulent c'est recevoir les subventions fédérales et pouvoir participer à la traque du loup pour le transformer en trophée de chasse.

Et on lit aussi que le parlement valaisan est favorable à un "Valais sans loup". On croit rêver. Être favorable à un Valais sans loup c'est comme être favorable à un étang sans moustiques, vous pouvez faire ce que vous voulez, ils finiront toujours par revenir ! Ce qu'ils veulent, c'est pouvoir tuer les loups dès qu'on les aperçoit. Qu'ils soient coupables ou non. C'est ce qu'on appelle un délit de faciès. Le loup est coupable d'être un supposé-mangeur-de-moutons. Mais il faut rappeler à ces gens-là qu'il y a des lois. Le loup est un animal strictement protégé dans les Alpes. Ils doivent faire avec. Et ça passe par la protection des troupeaux et l'éducation des éleveurs. Tant qu'on ne le fera pas, le Valais ne pourra pas trouver la quiétude.

Le Valais reste toujours un mouroir pour les loups. A quand une loi fédérale plus stricte pour accompagner la présence du loup ? Le WWF ne devrait-il pas se rendre utile pour une fois et s'occuper de récolter des signatures ? Une grande majorité de la population est favorable à la protection du loup. Ne faut-il pas en profiter ?

27/08/2013

Attaque de la Syrie ?

Les Américains et autres Occidentaux savent. Les experts de l'ONU n'ont pas encore commencé leur travail que les Américains ont déjà décidé de punir le régime de Bachar pour l'attaque au gaz sarin sur des populations civiles. Ils n'ont pas besoin de montrer leurs preuves car leur conviction leur vient de leurs services secrets, source connue pour être la plus sûre au monde.

Ils sont tout aussi sûrs d'eux qu'en 1990 lorsqu'une jeune koweïtienne avait ému tout le congrès des Etats-Unis, ainsi que l’opinion publique mondiale, en affirmant que les soldats irakiens tuaient sans remords des bébés dans des couveuses de l'hôpital de Koweït City. Un crime crapuleux qui avait justifié à lui seul l'intervention internationale au Koweït. (source Wikipedia - à lire)

Ils sont aussi sûrs d'eux que lorsque Colin Powell avait annoncé en 2003 au Conseil de Sécurité de l'ONU que les Etats-Unis avaient des preuves que l'Irak possédait des armes de destruction massive. Ils n'avaient toutefois pas réussi à convaincre la communauté internationale et sont finalement partis en guerre avec seulement quelques alliés. (inutile de rappeler que finalement, l'Irak ne possédait aucune arme de destruction massive au moment où Colin Powell affirmait le contraire au monde entier)

Ils sont aussi sûrs enfin que lorsque les incidents du Golfe du Tonkin les avaient amenés à s'investir massivement dans la guerre du Viet-nam en 1964. (Source Wikipedia - à lire également)

Finalement, pourquoi croire sur parole le gouvernement d'un pays qui a pris l'habitude de mentir à tour de bras pour pousser la communauté internationale dans leurs guerres ?

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19:31 Publié dans Monde, Politique | Tags : syrie, gaz sarin | Lien permanent | Commentaires (33)

05/08/2013

OGM: La Suisse ne doit pas céder!

La semaine dernière, la France a mis le doigt dans l'engrenage qui tôt ou tard finira par la conduire à remplacer ses semences classiques par des semences OGM. En autorisant le maïs Monsanto MON810, elle a en effet suivi la voie tracée par l'Europe, qui oblige les Etats membres à se plier au bon vouloir des lobbys des OGM.

Sur les OGM on aura écrit tout et n'importe quoi. Dur de se faire une opinion. D'un côté un lobby industriel qui prétend que les OGM apportent des tas d'avantages sans désavantage. (prouvé...) D'un autre côté, un lobby écologiste qui refuse toute forme de manipulation génétique, y compris dans la recherche. Or il faut bien dire que certaines recherches en la matière, surtout dans le domaine médical, offrent de très belles promesses d'avenir. Il ne faut donc pas tout refuser en bloc.

Ne parlons donc ici que des OGM destinés à la consommation. Entre autres ce maïs modifié, qui a reçu un gène étranger lui permettant de sécréter un insecticide. Un insecticide, même s'il est sécrété par la plante, c'est clairement un poison. En réponse, on nous dit que c'est toujours mieux que de le déverser sur les plantes par épandage. C'est un point de vue, mais ça n'est pas forcément vrai. Une plante traitée ne l'est qu'en surface. (même s'il est probable qu'une partie soit absorbée par la plante) Dans le cas de l'OGM il est sécrété par la plante.

Peut-on réellement être sûr qu'une plante OGM sécrétant un insecticide peut en être totalement débarassée avant de se retrouver dans nos assiettes ? Sans doute ne le peut-on pas. Et à défaut, qui décide de la dose admissible ? On me répondra que les études prouvent que cet OGM est sans danger. Mais toutes les études autorisées sur les OGM industrielles sont réalisées... par les industiels eux-mêmes ! En effet, l'idée est de forcer les industriels à financer eux-mêmes les recherches prouvant l'inocuité de leurs produits. Ceci peut avoir un sens d'un point de vue financier, mais n'en a aucun d'un point de vue scientifique ! Comment peut-on demander au créateur d'un produit, qui en attend de précieux bénéfices, de réaliser une étude totalement neutre ?

Finalement, en l'absence d'étude neutre sur le sujet, il ne nous reste plus qu'à nous fier à notre bon sens de consommateur. Pour cela, il faut se poser une question toute simple, qu'on peut résumer à quizz style question SMS sur TF1 :

Quel bénéfice les industriels attendent de leurs produits ?

A: Une amélioration de la qualité de l'alimentation

B: Résoudre le problème de la faim dans le monde

C: Permettre aux agriculteurs d'améliorer leurs marges bénéficiaires

D: Augmenter leurs propres bénéfices

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10/07/2013

La Suisse démocratique et l’Europe technocratique

Je le dis dans ma présentation : je suis profondément Européen. Européen dans ma culture, Européen dans mes crédos. Je pense que l’avenir du continent passe par l’intégration. Je pense aussi qu’un jour la Suisse devra assumer son destin et participer à l’intégration du continent dont elle occupe presque le centre. Mais il y a une chose que je ne pense plus : je ne pense plus que l’Union Européenne peut être l’embryon d’une véritable Europe des peuples, libre, forte, démocratique. L’Union Européenne est peu à peu tombée aux mains des technocrates. Cette Union ne sert pas les peuples européens. Elle ne sert que les intérêts du capital auquel elle est asservie. Et elle ne sera jamais démocratique, car elle est bâtie pour asservir les peuples. Cette Europe-là n’a rien à offrir à la Suisse. Et elle n’aura jamais rien à lui offrir. La Suisse ne doit pas y entrer.

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01/07/2013

La France comme la Grèce ?

Petit à petit la France s'enlise. Le gouvernement avait promis de maitriser le déficit. Sans pourtant vraiment expliquer, de manière réaliste en tout cas, comment il comptait y arriver. La solution choisie, hausses d'impôts à tout va, n'apporte pas le résultat escompté. Bien sûr les recettes de l'impôt sur le revenu augmentent. Mais dans un pays où beaucoup de monde ne gagne que 1100€ net par mois, étrangler les consommateurs n'est pas une bonne idée. Résultat: la consommation est en baisse et les recettes de la TVA et de l'impôt sur les carburants aussi. (voir ici, un tableau sans doute encore plutôt optimiste par rapport à la réalité)

Pire: une consommation en baisse implique une économie en récession. Et qui dit économie en récession dit licenciements, faillites, chômage. Au final, même l'impôt sur le revenu finira par en pâtir, car pour qu'il y ait impôt sur le revenu, il faut avant tout qu'il y ait revenu. Et au lieu de maîtriser le déficit, la stratégie du gouvernement finira par conduire à une plongée encore plus grave de la dette publique.

Quant aux dépenses publiques, on promet de les réduire, mais on peine à confronter les syndicats. Les dépenses publiques doivent être réduites, mais on ne sait pas comment y arriver. Alors on choisit la politique du pire: on réduit les investissements plutôt que le budget de fonctionnement. (voir ici par exemple) Non seulement on continue à privilégier une baisse de l'activité du secteur privé pour préserver la fonction publique, mais en plus on prétérite l'avenir.

Donc si la barre n'est pas redressée au plus vite, la France se dirige tout droit vers un scénario à la grecque. Peut-on encore équilibrer le budget ? Pas si sûr que ça soit encore possible vu le niveau abyssale de la dette et des intérêts à payer. Voir ici le compteur des intérêts de la dette. Et comparer avec le tableau des recettes fiscales sur mon premier lien. Ca fait frémir... L'impôt sur le revenu ne couvre que la moitié des intérêts de la dette. La TVA les couvre plus ou moins. Autrement dit, la majeur partie des recettes fiscales servent à payer les intérêts de la dette. Ce n'est qu'ensuite qu'on commence à financer l'Etat. Et pour ce qui est de rembourser la dette, on peut parler de science-fiction.

Payer des impôts c'est censé être utile. Ca sert à assurer le fonctionnement des services de l'Etat et à financer les infrastructures. Mais quand payer des impôts ne sert plus qu'à payer des intérêts aux banques et à enrichir des investisseurs, il y a un problème. C'est ce que vivent les Grecs, les Espagnols, les Portugais et c'est ce vers quoi se dirigent les contribuables français. Un scénario à la grecque n'est plus un risque, mais c'est presque une certitude.

Peut-être la barre peut-elle encore être redressée. Mais je ne pense pas que les deux partis au pouvoir depuis quarante ans et responsables de 100% du déficit public depuis lors soient capables d'opérer les changements de dogme nécessaires pour remettre l'économie privée et les finances publiques sur les rails. Il faudrait s'attaquer à la vraie source du problème, les coûts de l'Etat. Et surtout il faudrait améliorer les conditions cadres de l'économie privée et favoriser la consommation afin de relancer l'économie. Il faut également continuer à investir pour doper l'économie privée. C'est le seul moyen d'augmenter les recettes fiscales. Car lorsqu'il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de recettes fiscales. Croire qu'il suffit d'augmenter les impôts pour augmenter les recettes fiscales c'est étonnant de la part d'un gouvernement dirigé par un président sorti de l'ENA !

Bref, je ne pense pas que le gouvernement actuel ou tout autre gouvernement pourra comprendre ça. Actuellement la politique économique et fiscale de la France et de pas mal de pays européens est dictée par les directives de Bruxelles, et à travers Bruxelles, de Berlin. Sans un président fort, capable d'imposer sa vision à l'Europe, la France est condamnée à connaître la situation de la Grèce, à plus ou moins courte échéance. Ca les électeurs français l'ont compris ou le comprendront bientôt. Il ne faudra donc pas s'étonner si au final, Marine Lepen tire les marrons du feu. C'est tout ce que gagneront les grands partis à force de s'entêter dans la même direction. Et le pire du pire, c'est que je pense qu'elle ne peut pas réussir plus mal là où les autres ont totalement échoué. Et c'est bien la première fois que je pense une chose pareille.

06/06/2013

Contre les frontaliers mais aussi contre les logements locaux

C'est ainsi qu'on peut résumer la position du MCG et de l'UDC quand on lit qu'ils s'opposent tous deux à la densification des zones de développement dans le canton de Genève. Si je trouve tout à fait respectable de vouloir favoriser le cadre de vie des Genevois, il faut tout de même comprendre ce que ça implique. Et je soupçonne ces deux partis de bien le comprendre mais de sombrer, une fois n'est pas coutume, dans le populisme pour soigner leur base électorale.

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29/05/2013

La bombe nord-coréenne

Imperturbable, la Corée du Nord continue à snober toute la planète. Elle souffle le chaud et le froid, faisant parfois croire qu'elle souhaite négocier et faisant apparaître le reste du temps son vrai visage manipulateur. Le fait est qu'elle tient désormais le couteau par le manche et que l'Occident n'est plus en position de force pour négocier. La faute à un attentisme que je dénonce depuis longtemps.

D'un autre côté, on veut se montrer rassurant. Les Coréens ne souhaitent pas vraiment posséder la bombe mais veulent juste obtenir quelque chose en échange du retrait de leur programme nucléaire. Mais en réalité, rien ne le laisse penser. Au contraire, la stratégie de négociation des Nord-Coréens montre plutôt qu'ils gagnent du temps. Ils laissent les Occidentaux penser être sur la bonne voie un moment, puis ils se rétractent et quittent la table des négociations. C'est un jeu qu'ils pratiquent très bien et ils auraient tort de s'en priver tant on les laisse faire.

Le problème aussi c'est qu'il faut jouer serré sur le plan politique. Derrière la Corée du Nord, il y a la Chine. Elle participe certes aux négociations, mais elle ne laissera jamais les sanctions aller trop loin. Et surtout, une action armée reste exclue, à cause du risque d'embrasement que cela comporte.

Et puis, plus le temps passe, plus les négociateurs occidentaux sont dans leurs petits souliers. Une nation possédant l'arme nucléaire ne peut plus être menacée. C'était avant qu'il fallait agir. Maintenant il est trop tard.

Alors on essaye de minimiser la menace. Les Nord-Coréens ne possèdent pas encore d'armes suffisament miniaturisées pour prendre place au sommet d'un missile balistique. Et même si un missile pouvait être équipé d'une arme nucléaire, il serait abattu en vol par les armes anti-missiles déployées aux alentours. Mais en réalité, ceci ne résiste pas à une analyse. Car si on possède une arme nucléaire trop grande ou trop lourde pour être lancée par un missile, il existe des vecteurs bien plus simples pour acheminer la bombe à sa destination.

Pourquoi par exemple, sachant qu'aucun missile ne parviendrait jamais à atteindre sa cible, ne transporteraient-ils pas les bombes dans des containers, par route ou par mer, pour les cacher dans les capitales de chaque pays avec lesquels ils sont en négociation ? Ils pourraient ensuite faire chanter le monde entier. Ils seraient les nouveaux maîtres du monde.

De la science-fiction ? C'est impossible ? Si je ne pense pas qu'ils pourraient faire sortir des bombes par la mer tant ils sont surveillés, je pense qu'il serait bien plus facile de le faire en passant par la Chine, ce pays continuant à commercer avec eux. Ils pourraient ainsi mêler les containers aux milliers d'autres qui transitent probablement par la frontière.

Bref, j'espère me tromper. Mais qui sait si les Nord-Coréens ne sont pas déjà en train de préparer un coup de ce genre ? Après tout, quelle autre stratégie pourrait être gagnante ? Ils semblent vraiment penser pouvoir gagner contre le monde entier. Il doit y avoir une raison à cela...

14/02/2013

Les normales saisonnières

Vous avez tous entendu les météorologues parler de normales saisonnières. Ceci sous-entend qu'il existe une température normale pour un lieu et une saison donnée et que tout ce qui sort de la normale est forcément anormal. Personnellement je n'apprécie pas trop ce terme et je lui préférerais celui de moyenne saisonnière. Bien sûr il ne s'agit que d'une question de terminologie et on pourrait en débattre longtemps. Mais le problème c'est que le terme de moyenne permet d'envisager des fluctuations alors que celui de normale n'en autorise pas.

En bref, parler de moyenne, c'est faire de la météorologie au jour le jour. Parler de normale en revanche, ça revient à essayer de faire croire que notre climat est anormal, parce que changeant. C'est une manière de pousser l'inconscient à faire l’amalgame avec le réchauffement climatique, devenu "changement climatique" depuis que la Terre ne se réchauffe plus.

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16/12/2012

Qui a peur des Mayas ?

Bon d'accord. Nous n'avons plus que 5 jours à vivre. C'est en tout cas ce que nous prophétisent une partie des interprètes du fameux calendrier Maya. Ceci serait dû au fait que nous allons vivre la fin d'une période d'un peu plus de 5125 ans depuis le début de notre monde. Début du monde placé donc en 3114 av. JC.

Ce qui est intéressant, c'est que cela place le début du monde Maya aux alentours du début de notre histoire. Sans doute pas un hasard: la naissance de la civilisation est une des périodes les plus cruciales pour l'humanité et il est possible que les Mayas aient pû s'y référer. Il est possible aussi qu'ils aient eu des connaissances particulières sur l'histoire du monde et en particulier de leur continent. Connaissances que nous avons peut-être oubliées depuis.

Mais même en admettant qu'ils aient eu connaissance d'un phénomène qui se serait produit en 3114 av. JC, cela signifie-t-il pour autant que ce phénomène soit cyclique ? C'est peut-être ce qu'on cru les Mayas. Mais sommes-nous obligés de les suivre dans cette idée ?

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11:33 Publié dans Monde, Science | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2011

2008 - 2011, deux crises séparées ?

L'économie mondiale est à nouveau en train de sombrer. Tous les spécialistes tentent de dire le contraire, car leur but est d'éviter que nous cessions de consommer. Il faut éviter que le climat économique tourne à la morosité générale. Mais qui peut croire que tout va bien se passer ? Non tout ne va pas bien se passer. La crise se profile bien à l'horizon. Si soudaine qu'elle était impossible à prévoir, nous dit-on.

Vraiment ? En réalité, cette crise n'est qu'une conséquence directe de la gestion déplorable de la précédente crise. En effet, en 2008, on nous a affirmé qu'il fallait tout faire pour sauver le système bancaire. Que sans cela, toute l'économie allait s'éffondrer. Et à court terme, c'était peut-être vrai. Il est possible que la crise que nous avons vécue en 2009 a été bien moins grave qu'elle n'aurait pu l'être sans l'intervention des états. Mais le problème de fond c'est la solvabilité des états. Qui pouvait croire que les états étaient capables de sortir de leur portefeuille des sommes se comptant en milliers de milliards ? Qui pouvait être assez naïf pour cela ?

Dans ce monde, l'argent ne se fabrique pas d'un coup de baguette magique. L'argent, se fabrique en créant de la dette ! Et si c'est vrai pour un particulier qui veut changer de voiture ou s'acheter un appartement, il en va de même pour les états. Et croire que des états déjà fortement endettés sont capable de débourser des sommes faramineuses au moment même où leurs revenus fiscaux sont en chute libre, il faut vraiment être fou. Ou être prévisionniste économique.

Malheureusement, comme on pouvait s'y attendre, les marchés n'ont rien appris. Tout ce qui a été fait, c'est retarder l'échéance. Les bonnes intentions des débuts du G20 sont restées lettre morte. Le système financier international n'a pas été assaini. Les incendiaires d'hier sont toujours en poste et reçoivent toujours leurs bonus faramineux comme récompense pour avoir réussi à piller les fonds publics. Les banques n'ont pas eu à changer leurs habitudes puisqu'elles ont échappé à l'incendie qu'elles ont elles-mêmes allumé.

La réalité, c'est que la crise grecque, la crise portugaise, la crise américaine, les futures crises italiennes, espagnoles, puis bientôt françaises et allemandes sont toutes des conséquences directes de la gestion à court terme de la crise financière de 2008. On a sauvé les banques, mais on a fait couler les états. Et au final, l'insolvabilité des états fera tout de même couler les banques et tout le système économique avec. Personne ne pourra venir en aide aux banques cette fois. Car le système d'autofinancement de la dette est arrivé à son point de rupture. Le niveau pharaonique de la dette au niveau mondial doit maintenant régresser drastiquement. C'est ce qu'on appelle la compression des marchés. En termes politquement corrects un "rajustement". Et l'argent créé artificiellement à partir de ces dettes doit disparaître.

Au final, le PNB mondial va beaucoup baisser. Et qui dit PNB en baisse dit moins d'argent, donc moins d'emploi. Les temps vont être rudes. Mais peut-être que c'est nécessaire. Car quand les gens comprendront enfin qu'on les prend pour des imbéciles, peut-être qu'ils se décideront à descendre dans la rue. Peut-être qu'ils comprendront enfin qu'on a fait d'eux les esclaves d'un système économique pourri jusqu'à l'os où quelques pontes manipulent tout y compris les gouvernements, dans le seul but de se remplir les poches. Une économie qu'on a voulu mondialisée, non pas pour faire progresser le tiers-monde, mais pour mettre les travailleurs de tous pays en concurrence et pour mieux les asservir. Peut-être qu'il faudra que les gens commencent à souffrir de la faim pour cesser de se laisser bercer par leur petit confort et par les illusions de la télé-réalité. Au final, il faudra peut-être passer par une table rase pour créer un monde nouveau où l'économie sera au service de l'homme plutôt que le contraire...

04/05/2011

LA Théorie du Complot

Ces jours, comme souvent lorsqu'un évènement lié au 11 septembre et aux guerres qui ont suivi se produit, on n'arrête pas d'entendre parler de LA Théorie du Complot. Oui c'est exprès que je mets l'article en lettres capitales et que je mets également des majuscules aux mots "théorie" et "complot", comme si c'était des noms propres. C'est pour souligner qu'on ne dit jamais "une" théorie du complot, ce qui pourrait signifier que les "complotistes" ne sont pas un groupe uniforme, mais bien "la" théorie du complot, car oui, il n'y en a qu'une. Autrement dit, comme j'ai pu le lire il y a quelques jours dans "le 20 minutes", si vous croyez qu'il y a quelque chose de bizarre dans les attaques du 11 septembre, alors vous croyez forcément que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune, que par contre ils ont des relations diplomatiques régulières avec une race extra-terrestre, que l'internationale juive cherche à dominer le monde, que les Illuminati sont de retour et manipulent les gouvernements et même que l'antéchrist est parmi nous et qu'il s'apprête à annéantir le monde le 21 décembre 2012. Autrement dit, vos idées sont RIDICULES ! Car LA Théorie du Complot à laquelle vous croyez est une gigantesque manipulation créée par des groupes qui cherchent à déstabiliser le fragile équilibre de la démocratie à l'occidentale et la livrer à des groupes d'extrême-gauche ou pire, islamistes. Bref... un complot quoi.

Mais non, vous n'avez rien compris. Les complots ça n'existe pas. Pas au sein des démocraties en tout cas. Jamais par exemple, un gouvernement américain ne se serait permis de créer un groupe d'espionnage parallèle dans le but d'espionner le parti opposé. Jamais en tout cas si c'était pour privilégier des intérêts propres à ce gouvernement au détriment de ceux de ses ennemis politiques. C'est en tout cas ce qu'auraient dû se dire ces deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, lorsqu'on leur a donné cette information. C'était forcément les Complotistes (avec un grand C) qui avaient inventé cette théorie. A l'époque, en 1974, ils étaient bien sûr à la solde de l'Union Soviétique et avaient pour but de déstabiliser le gouvernement américain. Malheureusement, ces mauvais journalistes ont décidé de faire du journalisme d'investigation et ont creusé les informations qu'on leur avait données. Il en est ressorti l'affaire du Watergate et à eux deux, avec l'aide toutefois de W. Mark Felt, alias "Gorge profonde", ils ont tout bonnement envoyé ce gouvernement dans les poubelles de l'histoire. Ils étaient seuls contre tous et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on leur a mis des bâtons dans les roues. Mais se sont-ils découragés ? Ont-ils choisi de suivre les directives et de ne présenter que la version officielle ? Non, ils ont décidé d'aller jusqu'au bout. De mettre leur carrière ou même leur vie en danger pour découvrir toute la vérité. Ces deux journalistes sont de véritables héros. Malheureusement, il semble qu'il n'en existe plus de comme ça aujourd'hui.

Et c'est bien là le problème. Si les gens se tournent vers des sources d'information alternatives, c'est que le journalisme "officiel" est devenu un organe de propagande d'état, qui ne cherche en aucun cas à vérifier les informations qui lui sont transmises. Pire, les journalistes se détournent systématiquement de ces sources alternatives, les considérant par défaut comme des gens pas sérieux dans le meilleur des cas ou comme des manipulateurs ayant des idées derrière la tête dans le pire. D'ailleurs si le scandale du Watergate s'était déroulé aujourd'hui, je ne crois pas un instant que le Washington Post aurait laissé Woodward et Bernstein enquêter. Ils auraient étouffé l'affaire pour privilégier l'intérêt général, qui se confond forcément avec l'intérêt du gouvernement. Et si des bruits à propos du Watergate avaient circulé sur Internet, le Washington Post se serait empressé de traiter les sites parlant de cette théorie de "conspirationnistes" et les aurait accusés de n'être que de vulgaires propagandistes de LA Théorie du Complot ! Voilà ce qu'est devenu le journalisme moderne...

C'est sans doute une manière pour les gouvernements de se protéger de l'effet d'Internet, dont on ne peut pas contrôler l'information. Chacun peut se transformer en journaliste et faire connaître au monde sa vision des choses. Parmi tout ce cafarnaüm, il y a forcément des informations véridiques. Mais pour éviter qu'elles se propagent, il faut faire passer leurs auteurs pour des demeurés ou des manipulateurs. Il faut faire peur à la population en lui disant qu'elle risque de se faire manipuler par des gens peu recommandables. Il faut la ramener à la seule véritable source d'information fiable: les discours officiels.

Et pourtant chers journalistes, vous avez une réelle opportunité de vous mettre en avant. A l'image de Woodward et Bernstein, il vous suffit de ne pas rejeter d'avance les arguments que vous entendez. Sans prendre tout pour argent comptant, il suffit de creuser, de faire une vraie investigation. Au final, vous pourriez simplement redonner à votre métier ses lettres de noblesse. Vous pourriez porter très haut les couleurs du journalisme. Mais est-ce encore possible ? J'en doute malheureusement.

20:53 Publié dans Monde, Politique | Tags : mort ben laden | Lien permanent | Commentaires (6)

11/04/2011

L’utopie d’un avenir sans nucléaire : 2. Les énergies renouvelables

Il ne sert à rien de le cacher, l’abondance de l’énergie produite aujourd’hui par le nucléaire va être extrêmement difficile à compenser. Il s’agit de rien de moins que 40% de notre production électrique. Mais remplacer le nucléaire est vital. Et ce qui est vital nécessite parfois des choix difficiles. Il faut faire avec. Alors quels sont nos choix si nous voulons nous passer de nucléaire sans laisser (totalement) tomber notre mode de vie ?

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10/04/2011

L’utopie d'un avenir sans nucléaire : 1. Sortir du nucléaire, pourquoi faire ?

En réponse à un commentaire de trapaski sur le sujet précédent, je débute une petite série de billets afin de faire la liste, non-exhaustive, d'un certain nombre de pistes qui permettraient à moyen terme de sortir du nucléaire.

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