06/07/2010

Le réchauffement en prend un coup!

Il fallait qu'on en parle et la Tribune l'a fait. Une équipe de chercheurs suisses a réalisé une étude sur le recul des glaciers et a prouvé que la moitié environ de ce recul est dû à un autre phénomène: la bascule océanique atlantique. En effet, on observe que l'Océan Atlantique se réchauffe puis se refroidit avec une demi-période d'environ 30 ans. Cet effet a un impact certain sur le climat mondial. On peut observer cet 1aletsch.jpgimpact dans de nombreux phénomène. Aujourd'hui cette équipe ajoute le recul des glaciers à la liste de ces effets observés. Or durant les années 80 et 90, cette bascule océanique était au plus chaud ! Cela explique donc clairement l'amplification du réchauffement que le monde a connu durant cette période. Et comme l'Atlantique a atteint son point de basculement de température, cela explique la stagnation actuelle des températures. (voir aussi ici, sur le site de Jacques Duran)

Bien sûr, comme le dit Martin Funk, le glaciologue interviewé, cela ne signifie pas que l'activité humaine n'a aucun impact. Ca signifie juste que cette équipe a réussi à expliquer par une autre méthode environ 50% du recul et donc, le recule restant est toujours inexpliqué. L'activité humaine est donc un bon candidat pour l'expliquer. Toutefois, cette étude contredit les conclusions du rapport AR4 du GIEC, qui se base sur des simulations dont une fois de plus, on constate qu'elles se basent sur des données éronnées ! Car quelles sont les données qui doivent être prises en compte pour prédire un apocalypse climatique ? Il faut que les conditions suivantes soient réunies:

  1. L'intégralité du réchauffement observé durant le 20ème siècle est dû à l'homme.
  2. Le taux de CO2 (dû à l'activité humaine) va continuer à grimper durant le 21ème siècle.
  3. Il existe des effets amplificateurs, comme le dégel du permafrost, qui vont libérer des gaz à effets de serre comme le méthane. Ces effets amplificateurs surpassent les contre-réactions.

On voit bien désormais que la première condition n'est absolument pas remplie. Les belles et coûteuses simulations du GIEC ne valent donc pas un clou. De plus, la seconde condition est absurde, compte tenu que la production pétrolière ne va plus pouvoir augmenter et va probablement commencer à reculer. (voir ici) Or la quantité de CO2 rejetée par l'activité humaine dépend en très grande partie de la quantité de pétrole consommé. Or si la production baisse, la consommation ne pourra que baisser...

équilibre.JPGPour ce qui est de la troisième condition, rien ne prouve que ces effets amplificateurs existent réellement et surtout qu'ils surpassent les contre-réactions. Mais il existe tout de même une raison de ne pas trop s'inquiéter de ça. Les gens qui ont fait un peu de physique le savent: il existe 2 types d'équilibre. On les appellera l'équilibre stable et l'équilibre instable. On peut les représenter par une boule qu'on placerait au sommet d'une bosse, (équilibre instable) ou au fond d'un trou. (équilibre stable)  Si la boule qui est au fond du trou est en équilibre stable, c'est que si elle subissait une force qui l'obligerait à se déplacer, la gravité jouerait immédiatement son rôle de contre-réaction et la ferait rapidement regagner le centre du trou. Au contraire, la boule qui est au sommet de la bosse est bien en équilibre car la gravité est dirigé perpendiculairement à son contact avec le sol, mais cet équilibre est instable parce que la moindre force qu'elle subirait la ferait quitter cet état et la gravité intensifierait alors de plus en plus la force reçue.  La gravité joue donc dans ce cas le rôle de réaction positive. Dans la pratique, il est évident qu'un tel état d'équilibre instable est impossible à maintenir durant très longtemps. Essayez, je pense que vous abandonnerez rapidement !

Dans le cas de la climatologie, on veut nous faire croire que sur cette planète, les effets de réaction positive surpassent les contre-réactions. Or si c'était le cas, cela signifierait que notre climat est en équilibre instable. Si c'était le cas, le climat aurait depuis longtemps quitté cet état d'équilibre et notre atmosphère, à l'instar de celle de Vénus, serait totalement inadaptée à l'existence de la vie ! Autrement dit, si nous existons, c'est justement parce qu'il existe sur notre planète des conditions particulièrement propices, sans doute très rares, qui ont permis à la vie d'apparaître et de perdurer durant plus de 4 milliards d'années...

Bref, si on a un peu de jugeote, on ne peut que douter des conclusions du GIEC. Si une part du réchauffement climatique reste possiblement imputable à l'activité humaine, ce réchauffement ne causera pas l'Apocalypse. Donc, mieux vaut s'intéresser à des problèmes beaucoup plus graves qui tuent des gens tout autour du globe et cela aujourd'hui même, comme la faim ou le manque d'eau potable. D'autant plus qu'il existe encore de nombreux effets dont les modèles du GIEC ne tiennent pas compte. Par exemple la PDO (oscillation décennale pacifique), les bascules de courants océaniques du sud-pacifique (El Niño ou la Niña) et l'activité solaire. Au final, quand on comprendra mieux le fonctionnement de l'atmosphère et ses interactions avec d'autres éléments, il ne restera sans doute plus beaucoup de place pour le réchauffement causé par l'homme...

25/02/2010

L'OPA verte sur le climat

Avant le milieu des années 80, aviez-vous entendu parler de la climatologie ? Peu probable, car cette science plutôt jeune, était encore très peu étudiée avant que la théorie du réchauffement climatique anthropique (dû à l'humain) ne fasse son apparition sur la scène politico-scientifique. Et pour cause, les crédits d'étude qui lui étaient alloués étaient à la mesure des retombées qu'on lui supposait. Science appliquée, dévolue donc à l'étude et la (tentative de) quantification d'un phénomène naturel réél, elle fait largement appel à la physique théorique pour expliquer les processus qui dirigent notre climat. Thermodynamique, mécanique des fluides, magnétisme, physique quantique, etc.. L'univers étant dirigé par la physique, notre atmosphère ne peut pas faire exception. Mais bien sûr, quand on fait de la physique théorique, on simplifie les situations pour les rendre facilement quantifiables. Par exemple, il est bien plus facile d'étudier le comportement d'un point de masse M, qu'un objet quelconque de même masse. Et bien la climatologie tente d'étudier le monde réél. Ce qui est évidemment très ingrat et donne rarement des résultats absolument indéniables. C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de passer de l'explication théorique à la quantification et à la prévision, la climatologie a recours, comme beaucoup d'autres sciences, aux modèles mathématiques qui ne sont rien de plus que des approximations.

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17/01/2010

J'ai découvert la foi!

En faisant des recherches pour mon précédent billet sur le Dessein Intelligent, j'ai découvert qu'il existait une nouvelle église, celle du Monstre de Spaghetti Volant. Et c'est là que la lumière m'est venue ! J'ai découvert la seule vérité. C'est bien le Monstre de Spaghetti Volant qui a créé l'univers. Toute autre théorie ne peut être que mensongère, y compris la théorie de l'évolution et celle de l'expansion de l'univers!

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12/01/2010

Le dessein intelligent - une science ?

Le dessein intelligent, c'est quoi ? Et bien il s'agit d'une nouvelle théorie, qui accepte l'idée d'évolution, ce qui n'était pas le cas du créationnisme. Elle y est toutefois assimilée. Il s'agit d'un créationnisme débarrassé du divin, puisqu'on dit seulement que la nature a été créée par une intelligence supérieure, mais qu'on ne cite pas formellement Dieu. Donc, cette intelligence peut très bien être extra-terrestre. (reste toutefois dans ce cas à déterminer qui a créé les extra-terrestres...) Et surtout, un créationnisme qui se veut scientifique. Autrement dit, il est censé se baser sur des éléments objectifs.

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25/12/2009

Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas

Cette phrase, faussement attribuée à André Malraux et se prétendant donc philosophique alors qu'elle n'est que prophétique, pose tout de même une question intéressante. Notre siècle pourrait être celui de la science, de la connaissance et du rejet de l'obscurantisme. En effet, plus nos connaissances de l'univers et de la nature deviennent importantes, moins une divinité semble y avoir sa place. Et l'instruction de la population progressant dans tout le monde dit développé, il semblerait normal que les croyances entrant en opposition avec le savoir y reculent.

Et c'est bien ce à quoi nous assistons. Les religions classiques reculent dans tout les pays où le niveau d'instruction est élevé. Et bien sûr plus particulièrement en Occident, où le Christianisme ne cesse de reculer. Toutefois, ce recul se fait-il au profit d'un athéisme total ? Dans les apparences oui. Mais on peut se demander si le besoin de spiritualité de l'homme ne prend pas le dessus dans tous les cas. Cependant, pour concilier ce besoin de spiritualité avec des connaissances étendues des mécanismes de la nature, il faut trouver des artifices.

C'est pourquoi certains ont aujourd'hui élevé la nature elle-même au rang de déesse. En ce début de 21ème siècle, on voit apparaître un mouvement à caractère quasi religieux, qui vénère la nature et qui se sert de la science pour en faire sa mythologie. Était-ce donc de cette spiritualité-là dont voulait parler la phrase titre ? La vénération de la déesse-nature va-t-elle relancer la spiritualité pour le siècle à venir ?

Ce qui rend cette croyance très sophistiquée, c'est justement qu'elle s'appuie sur la science. Ou en tout cas une version de la science qui l'arrange. Elle transforme des théories scientifiques en vérités révélées et d'autres théories en messages sataniques. Elle ne possède pas encore de livre sacré mais, signe des temps, des films ont commencé à en fixer les canons. Celui de Al Gore et plus récemment celui de Yann Arthus-Bertrand par exemple. Il est d'ailleurs symptomatique que ces films soient bourrés d'arguments moraux, alors que cette religion prétend s'appuyer sur la science.

Ce que pense le fidèle de la nouvelle religion est simple: l'humanité est un hôte en ce monde. Elle n'a droit à sa place que parce que la déesse-nature l'y a autorisé et elle se doit de respecter les commandements divins de la nature en retour. En particulier, l'humanité ne doit pas interférer avec la nature et doit lui permettre de rester préservée, inchangée. Le fait que la nature soit en perpétuel changement est pour lui une contre-vérité. Seul l'homme est capable de déséquilibrer la nature. De même, il n'accepte pas l'idée que l'homme soit une part de la nature. Il n'est à son avis qu'une gène pour l'équilibre naturel.

Mais le fait est que depuis plus d'un siècle, l'homme n'a pas respecté ces commandements. La recherche du profit l'a conduit à la destruction de la nature. Et c'est là que les Satans de la nouvelle religion interviennent: les multinationales qui ne sont mues que par la cupidité et qui sont prêtes à détruire la nature pour assurer leur propre prospérité. Des noms tels que Exxon, Shell et BP sont particulièrement cités comme grands démons. Ces nouveaux marchands du temple sont les terribles ennemis qui cherchent à provoquer l'Apocalypse.

Après les balbutiements de la religion durant lesquels d'autres déluges tels que la destruction de la couche d'ozone avaient été mis en avant, c'est désormais le réchauffement planétaire qui est devenu la grande menace planant sur la déesse-nature. Toute la mythologie de la nouvelle religion est maintenant basée dessus. Et la véracité de cette menace ne souffre d'aucun questionnement. Comme toute vérité révélée, il est totalement interdit de la mettre en doute.

D'ailleurs les non-croyants, qui se prétendent faussement sceptiques et animés d'un esprit scientifique, sont en réalité trop attachés à leur petit confort pour accepter la grande vérité. Ils sont donc des alliés volontaires ou involontaires des Satans nommés ci-dessus et doivent donc être combattus avec la même ardeur. Même les "bons" scientifiques s'y mettent, puisqu'ils s'arrangent pour que leurs contradicteurs aient les plus grandes difficultés à publier le résultat de leurs recherches.

Bref, ce mouvement écologique qui se prétend motivé par la science a tous les caractères d'une religion. Il a ses prophètes, (les scientifiques du GIEC), ses gourous (Al Gore, Yann Arthus-Bertrand) et ses grandes messes. (Copenhague) Alors oui, il semble bien que même si les connaissances de l'humanité s'étendent quotidiennement, l'homme ne puisse se passer de spiritualité. Et ce début de 21ème siècle porte à croire que ce siècle sera spirituel et sera.

23/11/2009

Des documents piratés montrent-ils que les scientifiques du climat sont des falsificateurs ?

C'est ce que j'aimerais bien savoir. Ces derniers jours, des pirates informatiques ont réussi à s'introduire sur un serveur du centre de recherches sur le climat (CRU) de l'université d'East Anglia en Angleterre. Ils ont réussi à récupérer des données dont ils disent qu'elles prouvent les falsifications des données climatiques qui ont été faites depuis de nombreuses années. Et ils les ont mises en ligne sur un serveur russe. Et partout sur Internet, on peut lire une dépêche de l'Associated Press, relayée par de nombreuses sources. En voici une:

http://fr.news.yahoo.com/3/20091122/twl-gb-climat-piratag...

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29/09/2009

Le CO2, ce grand incompris

Comme j'en ai assez de lire ces confusions classiques qui sont faites, (jusque dans "Home", le film de Yann Arthus-Bertrand !) je tiens à rétablir la vérité. Dire que le CO2 est une pollution montre une méconnaissance grave de la chimie de la vie ! Il faut savoir que si la vie est apparue sur notre planète, c'est parce que son atmosphère originelle était saturée de CO2 ! Si la vie continue à exister aujourd'hui, c'est parce qu'il y reste du CO2 ! Sans CO2, il n'y a pas de vie sur Terre ! C'est une histoire qui remonte à une époque où les premières cellules végétales ont appris la photosynthèse pour briser la molécule de gaz carbonique et récupérer le carbone, élément si indispensable à la vie. L'oxygène, qui ne leur servait à rien, était alors simplement relâché dans l'atmosphère. C'est ainsi que notre atmosphère a lentement été modifiée, le CO2 étant peu à peu remplacé par l'oxygène. Lorsque le taux de CO2 est devenu très faible, la vie aurait donc pu disparaître.

Mais c'est là que le second miracle s'est produit. La cellule animale a fait son apparition. Elle avait la particularité de tirer son carbone d'autres formes vivantes, (végétales ou animales) et ainsi pouvoir se passer de CO2. Mieux, lorsqu'elles brûlent ce carbone avec de l'oxygène de l'air pour en tirer son énergie vitale, les cellules animales produisent du CO2, qu'elles rejettent ensuite ! Et c'est ainsi qu'un équilibre, qu'une symbiose parfaite est apparue : les plantes produisent de l'oxygène à partir du CO2 dont elles assimilent le carbone. Les animaux absorbent l'oxygène créé et mangent les plantes (ou d'autres animaux) pour en récupérer le carbone. Après consommation du carbone, ils rejettent le CO2 pour le plus grand bonheur des plantes !

CO2.pngMais qu'en est-il du CO2 relâché par l'homme, non pas par sa respiration, mais par son activité industrielle ? Et bien, d'un point de vue chimique, il est produit plus ou moins par la même méthode. Par consomption du carbone à l'aide de l'oxygène de l'air. La différence par contre, c'est qu'on ne se sert pas d'un carburant vivant, mais d'un carburant mort depuis des millions d'années. Le pétrole et le charbon ont été des formes de vie bien avant que leurs restes se retrouvent enterrés sous des couches de centaines de mètres de roche. C'est la pression de cette roche qui a transformé ces restes vivants en carburants si recherchés par nos contemporains. Donc en produisant du CO2 à partir de ce carbone enterré, on ne fait finalement que réintroduire dans le biotope du carbone qui en avait disparu depuis longtemps.

L'effet positif, c'est que l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère aide à la pousse des plantes. C'est ainsi que les arbres croissent aujourd'hui plus vite qu'à la fin du 19ème siècle. De ce point de vue, on peut considérer le CO2 dû à l'activité humaine comme  plutôt bénéfique. Alors que lui reproche-t-on ? Et bien le CO2 a une autre particularité : c'est un gaz à effet de serre. Sans rentrer dans les détails, cela signifie qu'il participe à un phénomène qui permet à notre atmosphère d'être bien plus chaude que le froid de l'espace. Mais il n'est pas le seul. La vapeur d'eau, présente en beaucoup plus grandes quantités, a un effet bien plus important. On l'a tous expérimenté. Dans une atmosphère très humide, par exemple dans les pays tropicaux, la température monte beaucoup sous l'effet du soleil le jour et peine à redescendre la nuit. Par contre, dans les déserts où l'humidité est beaucoup plus faible, il peut faire très froid la nuit.

Ce qu'on considère comme un effet dévastateur c'est donc l'augmentation de cet effet de serre dû à l'augmentation du taux de CO2. On pense qu'en augmentant le taux de CO2 de manière artificielle, on va provoquer une augmentation exponentielle de la température au niveau du sol. Mais certains climatologues en doutent fortement, contrairement aux affirmations des gouvernements. Ils pensent que l'effet de serre dû au CO2 a été largement sur-évalué par les modélistes et qu'en réalité l'augmentation de température du prochain siècle restera tout à fait contrôlable. Le débat restera ouvert au moins une bonne décennie encore.

Conclusion : il faut cesser de parler de pollution lorsqu'on parle de CO2. C'est un gaz inerte, qui est même essentiel à la chimie de la vie. Il ne provoque pas de cancer, ni de crise d'asthme, ni de mutations génétiques. Pour qu'il rende l'atmosphère irrespirable, il faudrait que son taux monte tellement, qu'il ferait chuter le taux d'oxygène, faisant ainsi ressembler l'atmosphère à sa version archaïque, où la vie animale ne pourrait pas exister. Et je rassure tout le monde : on en est très loin...

 

 

21:19 Publié dans Science | Tags : co2 | Lien permanent | Commentaires (16)

23/09/2009

Un modèle mathématique, est-ce précis ou non ?

Dernièrement, j'avais lu que hommelibre sur son blog critiquait la manipulation des prévisions faites à propos de la propagation du virus H1N1 dans ce billet. Or ces prévisions ont été réalisées à l'aide de modèles mathématiques complexes qui, à l'aide de puissants ordinateurs, permettent de faire des prévisions. Mais finalement, qu'est-ce qu'un modèle mathématique ? Pourquoi les scientifiques les utilisent-ils ? Sont-ils précis ? Personnellement, je doute qu'il s'agisse d'une manipulation. Pour moi, ce genre de méthodes tient de la pure divination tant les critères introduits dans le programme peuvent avoir une influence importante sur le résultat. Que les résultats des prévisions réalisées à propos de la propagation de la grippe porcine soient totalement éronnés n'est donc pas étonnant.

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15/09/2009

Après la conférence du Professeur Hawking

news-graphics-2007-_441537a.jpgComme pas mal de monde, je n'ai pas résisté à l'appel de la science ce soir. L'auteur d'"Une brève histoire du temps" que j'avais lu avec passion voici une vingtaine d'années était donc de passage dans notre cité pour un soir, le temps d'une conférence évènement. Et je n'ai pas regretté ma soirée. Quelle émotion de voir arriver ce petit homme apparemment tout rabougri dans son fauteuil électrique et pourtant si lucide dans sa tête ! Sa passion si communicative, ses connaissances si passionnantes et son humour un peu décallé ont rythmé une conférence qui est passée à la vitesse de l'éclair. Certes, si on connaît déjà ses thèses, on n'a pas appris grand chose ce soir. Mais entendre la voix synthétique de son ordinateur expliquer les origines de l'univers était un moment unique.

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27/07/2009

Merci Le Monde pour ce fou rire du jour !

Oui merci ! Quel bon moment j'ai passé en lisant ceci ! Votre journal est toujours prêt à relayer n'importe quelle dépêche, même la plus idiote qui soit, pour autant qu'elle aille dans le sens de votre pensée écolo-dominante. Et là je dois dire que vous faites fort:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/26/le-nivea...

Des prédictions comme celle-là, je peux en faire des tas ! En 2100, la population mondiale se situera entre 1000 et 20 milliards d'humains ! En 2100, dans le village de Pétaouchnock, il tombera entre 2 et 200'000 mm de pluie ! En 2100, le nombre de morts sur la route se situera entre 0 (si la sécurité routière est renforcée d'ici là) et 20 milliards ! (la population mondiale maximale, voir ci-dessus !) En 2100, on mangera entre 40 et 20'000 kcal par jour ! Et même celle-là : en 2100 les poules auront entre 1 et 40 dents !(bon là d'accord, je m'avance...)

Franchement, comment peut-on qualifier les auteurs de ces prévisons de "scientifiques" ? Les océans vont monter de 7 à 82 cm ! Avec une marge d'incertitude pareille, il n'y a qu'une chose dont on puisse s'étonner : comment se fait-il que leurs modèles n'aient jamais pronostiqué d'abaissement du niveau ? Ah mais oui, suis-je bête. C'est sans doute arrivé. Mais si on publie ce genre de résultats, on peut dire aurevoir à ses crédits d'étude ! Alors un minimum de 7 cm ça devrait aller, hein ?

Et puis l'avantage, c'est que non seulement ils ne se mouillent pas trop, (c'est le cas de le dire) mais le mieux c'est qu'en 2100, tous ceux qui peuvent lire ce rapport aujourd'hui seront morts ! Alors il n'y aura plus personne pour vérifier ces prédictions ! Génial non ? Le truc idéal pour ne prendre aucun risque ! Et dans le genre, l'ultime prédiction est encore plus géniale : "L'IMPACT SUR LE NIVEAU DES MERS DU RÉCHAUFFEMENT SE POURSUIVRA PENDANT DE NOMBREUX SIÈCLES" D'une part, ils se mouillent encore moins sur ce coup, mais en plus, ils sont vraiment sûrs que l'ensemble des lecteurs du Monde et des autres feuilles de chou qui ont relayé cette information seront oubliés depuis longtemps par leurs propres ancêtres ! Ces derniers les maudiront d'ailleurs à jamais pour avoir provoqué une montée durable des océans DE 7 CM !!! Vous vous rendez compte l'état des plages dont 7 cm auront disparu à jamais ? Elles ne seront plus jamais les mêmes. Que c'est triste...

Bon au moins, je vois un point positif dans cette dépêche. Désormais, on annonce moins d'un mètre d'augmentation du niveau des océans. Peut-être qu'on s'éloigne gentîment de l'alarmisme hystérique pour revenir à la raison. Et pourtant, en fouillant les sites et les blogs écolos, on n'a malheureusement aucune peine à trouver ce genre de choses:

http://blog.francetv.fr/EUROPE195720072057/index.php/2008...

Et ça n'est qu'un exemple au hasard. Les prédicateurs du dimanche sont légion. Et quand on sait qu'il faudra 91 ans pour vérifier leurs prédictions, ils ont encore de beaux jours devant eux...

Au passage, félicitations à la Tribune pour ne pas s'être fait l'écho de cette dépêche absurde. Ca m'évite ainsi d'avoir à me moquer de mes hôtes...

22:15 Publié dans Monde, Science | Tags : niveau, océans, 2100 | Lien permanent | Commentaires (2)

23/07/2009

Un astronome amateur devient une star mondiale !

pg-2-wesley_222806t.jpgAnthony Wesley est un homme heureux. Patient observateur de Jupiter, il passe une bonne partie de son temps libre à observer et photographier la géante gazeuse à l'aide de son imposant téléscope. Et ainsi, il était en train de prendre des clichés lorsqu'est apparu un phénomène inhabituel. Il se rend alors compte qu'il vient d'assister à un impact majeur avec la grande planète ! Il a alors averti la NASA qui a pris le relais avec un téléscope beaucoup plus puissant. Mais les seuls clichés existants montrant le phénomène peu après son apparition, c'est Wesley qui les a pris !

Du coup, son site internet amateur, sur lequel il publie quelques photos d'astronomie, a été pris d'assaut, provocant même le crash de son serveur ! Heureusement, il a pu déplacer les photos les plus intéressantes afin de libérer son propre serveur. Elles montrent en effet une imposante tache sombre inhabituelle. La NASA considère que cette tache a approximativement la taille de la Terre ! Ca donne une idée du cataclysme qui a dû se produire à la surface de cet astre...

j20090719-150635utc.jpg

Si on compare ce cliché avec l'un de ceux qui avaient été pris lors de l'impact multiple de la comète fragmentée Schumaker-Levy 9 en 1994, (dernier gros impact observé sur la planète géante) on s'aperçoit que l'impact  n'est pas aussi important que ceux provoqués par les plus gros fragments de la comète. Or ces gros fragments étaient évalués à l'époque à environ 1,5 à 2km. (source : La Terre Bombardée 2007 de Michel-Alain Combes page 99) L'impact de ce mois de juillet peut plutôt être comparé à ceux des fragments Q1 et Q2 par exemple. Or ces fragments étaient de taille hectométrique et on peut donc penser qu'il en est de même pour l'objet en question.

Shomaker-Levy_1.gif

On ne saura probablement jamais si l'objet entré en collision avec Jupiter était une comète ou un astéroïde. Toutefois, il est peu probable qu'il s'agisse d'une comète à période courte, car ces dernières sont généralement dûment cataloguées. Une comète à période longue est par contre possible, à condition que l'impact se soit produit lors de l'approche du Soleil, donc avant qu'elle n'ait pu être observée. Mais les comètes à période longue sont plutôt rares, ce qui rend cet évènement assez improbable. Donc, il y a tout lieu de penser qu'il s'agissait d'un astéroïde, comme il en gravite des millions aux alentours de Jupiter.

Si un astéroïde de quelques centaines de mètres de diamètre est capable de créer une perturbation de la taille de la Terre dans le système nuageux de Jupiter, on comprend aisément le type de dégâts qu'une collision de même type avec notre planète peut produire. Un objet de cette taille parviendrait probablement à traverser l'atmosphère sans se consumer totalement. Frappant la terre ferme, il produirait des dommages terribles, bien plus grands que ceux provoqués par l'évènement de la Toungouska en 1908. L'énergie libérée serait même comparable à un conflit nucléaire global. Tombant en mer ça serait encore pire puisqu'il provoquerait un tsunami faisant le tour de la Terre, avec des vagues de plusieurs centaines de mètres de haut ! Et ce genre d'évènement se produit souvent à l'échelle géologique. Il est même probable que l'humanité en ait déjà vécu un ou plusieurs. Il ne faut donc pas perdre de vue que l'espace qui nous entoure est fortement hostile et que nous ne sommes jamais totalement en sécurité...

112192334.jpg

Dégâts observé dans la Toungouska en Russie quelques années après l'explosion
probable d'un astéroïde ou d'une comète au-dessus de la région.

22/07/2009

On a marché sur la Lune (ou pas)

Avant de refermer le dossier du premier pas sur la Lune, un dernier petit sujet à propos des théories conspirationnistes qui ressurgissent régulièrement, et dont on a évidemment beaucoup entendu parler ces derniers jours. Tout d’abord, je dois dire que contrairement à beaucoup de gens, je suis toujours prêt à entendre des arguments contraires aux versions officielles, car le débat est le seul à pouvoir mettre en lumière la vérité. Je pense donc que n’importe quel sujet peut être discuté. Et la plupart du temps, les arguments des opposants peuvent facilement être contrés. Et dans ce cas, la version officielle en ressort grandie, car plus aucun doute n’est permis. Dans quelques cas pourtant, il s’avère que certains de ces arguments tiennent. Et quand ça se produit, ça permet à terme de faire éclater la vérité. Si on n’acceptait jamais le débat et les théories alternatives, Nixon n’aurait par exemple pas été forcé de démissionner après l’affaire du Watergate !

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21/07/2009

Programme Constellation : le futur du programme spatial

Qu’est-il arrivé au programme spatial américain ? Alors tout juste auréolé suite à la réussite incontestable du programme Apollo, ce programme s’est enlisé au milieu des années 70. Pourtant, l’euphorie régnait encore. Le film 2001 l’Odyssée de l’Espace, que Stanley Kubrick avait tourné l’année même où Armstrong et Aldrin posaient le pied sur notre satellite, laissait entrevoir un futur passionnant dans l’espace pour cette nation. Mais soudain, l’intérêt des politiques s’est tourné vers d’autres buts, le programme spatial n’était plus un moyen de réussir sa propagande politique.

moonflag.jpg

Aujourd’hui, le programme spatial serait-il sur le point de repartir ? Profitons de ce jour anniversaire pour y voir plus clair.

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18/07/2009

Et si le 21 juillet 1969 était le premier jour d'une nouvelle ère ?

"Tu n'es que poussière et tu retourneras à la poussière" disaient les anciens. Désormais, la science nous apprend qu'il faudrait plutôt dire : "Tu n'es que poussière d'étoiles et tu retourneras aux étoiles". En effet, les scientifiques pensent aujourd'hui que les briques de la vie, les protéines, les acides aminés, se trouvent en abondance dans tout l'Univers. Et partout, elles tentent de s'assembler, car la nature évolue en permanence vers la complication. Mais seules de rares planètes, où les conditions minimales pouvant mener à l'éclosion de la vie sont réunies, parviennent à créer l'étincelle de la vie, et ensuite à la faire perdurer. Dans notre système solaire par exemple, il est possible que la vie soit apparue ailleurs que sur Terre, par exemple sur Mars. Mais il n'y a qu'ici que la vie est parvenu à résister jusqu'à aujourd'hui et à s'épanouir, allant jusqu'à modifier l'environnement de la planète à son avantage.

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11:31 Publié dans Espace, Science | Tags : lune, premier pas | Lien permanent | Commentaires (7)

15/07/2009

La nano thermite et le WTC

Suite à un commentaire de Johann, je me suis pas mal intéressé aux théories alternatives concernant le 11 septembre ces derniers temps. J'ai toujours été assez réceptif à ce genre de théories, compte tenu des nombreux points étranges que la résolution de l'enquête comporte, en particulier la facilité avec laquelle le FBI a trouvé des preuves impliquant les terroristes désignés ainsi que l'organisation Al Quaida à laquelle on dit qu'ils adhéraient. Toutefois, je n'ai jamais pensé qu'Al Quaida n'y était pour rien. Je pensais que tout au plus, l'Etat était plus ou moins au courant de ce qui se tramait et a laissé faire pour provoquer une sorte de second Pearl Harbor lui permettant de justifier sa guerre contre le terrorisme.

Toutefois, depuis quelques mois il y a de nouvelles preuves. Preuves qui impliquent qu'il y avait au moins quelqu'un d'autre impliqué dans les attentats. Que les avions n'étaient pas la seule cause de l'effondrement des 3 tours du WTC. Et même pas sa cause principale. Et ces preuves ont été collectées par des scientifiques qui ont publié leurs résultats dans un journal scientifique avec révision par les pairs ! (peer reviewed) Dans ces conditions, il devient difficile de parler d'hurluberlus timbrés qui se croient dans X-Files...

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09/07/2009

Ainsi fond, fond, fond...

Etrange comme ce résultat tombe à point nommé, juste avant le G8. Cette nouvelle a-t-elle eu une influence sur les décisions des grands de ce monde ? En tout cas, il semble évident qu'ils ont cédé à l'alarmisme ambiant. Ainsi les glaces arctiques fondent à vitesse grand V. Cet article résume bien la manière dont ces données sont présentées :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d...

L'article rappelle que certains annoncent une disparition de la glace en été en 2012 déjà, participant ainsi à l'alarmisme général ! Cet article se prétend scientifique mais en relayant de pareilles absurdités, il se discrédite déjà... Bref, comparons maintenant les indications de cet article avec le graphique de la surface glacée de l'Arctique.

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On voit que chaque année, la surface glacée entre l'hiver et l'été varie fortement. La glace restante en été constitue la glace persistante. Et que voit-on d'autre ? Oui entre 2005 et 2007, une diminution claire de l'étendue glacée s'est produite en hiver. Et au cours de l'été 2007 ce qui devait arriver est bien arrivé : les glaces persistantes ont cédé et l'extension des glaces a fortement diminué. Cette nouvelle n'avait bien sûr pas manqué d'être relayée par la presse du monde entier. Et même si la situation semble être en train de s'améliorer, on continue à nous dire que l'Arctique va bientôt être libre de glace. En effet, aucun compte n'est tenu de l'année passée et de l'année en cours. Car ce qu'on peut voir, c'est que les hivers de ces deux années, si elles ne marquent pas un total retour à la normale, montrent que la glace se reconstitue lentement. Et même si la glace formée en hiver est fragile, (elle a malheureusement en grande partie fondu l'été passé) il n'en reste pas moins que la situation est en train d'évoluer de manière positive. Pour se prononcer sur l'état des glaces cet été, il faudra encore attendre le mois de septembre, traditionnel minimum d'extension des glaces.

Toutefois, le résultat est déjà connu. Car quel que soit le minimum d'extension des glaces arctiques cette année, on nous dira que les glaces persistantes ont diminué. Car, et c'est là la manipulation, il ne suffit plus que la glace soit conservée durant l'été pour être considérée comme persistante ! La notion de glaces multi-annuelles a en effet été introduite. Cela permet de s'assurer que la glace créée depuis 2007 ne soit pas considérée comme de la glace persistante...

Et mieux, si on compare le pic de 2004 avec celui de 2008, ils sont pratiquement identiques. Cet article en rend-il compte ? Absolument pas. Mais il se garde bien de mentir. Au contraire on ne nous parle que de l'épaisseur de la glace, celle-ci étant forcément moins épaisse compte tenu de l'évènement qui s'est produit entre ces deux années et qui a fortement fragilisé la glace. On nous dit aussi que la surface de glace jeune a augmenté. Ce qui devrait être considéré comme une bonne nouvelle puisque ça montre une reconstitution partielle de la banquise est ainsi transformé en catastrophe...

Bref, les alarmistes n'arrêtent pas de dire qu'il ne faut pas tenir compte de périodes trop courtes car les évènements climatiques courts ne sont pas représentatifs. Pourtant quand ça les arrange, ils sont capables de présenter des données de manière à influencer les conclusions tirées par le lecteur. Une seule chose positive, les auteurs de cette étude affirment que ces changements sont dûs au réchauffement de de l'atmosphère et à des modifications de la circulation des glaces à la surface de l'océan. Tout cela est sans doute exact et ils se gardent bien de faire le lien avec le CO2. Car si le réchauffement est réél, cela ne veut pas dire que l'homme en soit totalement responsable ! D'autres causes, mal connues, peuvent aussi entrer en ligne de compte et essayer de faire croire que la science climatique est parfaitement connue est un mensonge. Toutefois, il est évident que la manière alarmiste avec laquelle sont présentées ces données et le hasard du calendrier a bien dû jouer un rôle dans les décisions prises par le G8.

14:00 Publié dans Monde, Science | Tags : glaces arctiques | Lien permanent | Commentaires (0)

20/06/2009

Qu'est-ce qu'un alarmiste ?

Facile. Un alarmiste est une personne qui, lorsqu'elle voit ceci…

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…pense immédiatement y voir le début de cela !

 

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Jamais il n'envisagera que le premier graphique puisse évoluer vers ça…

 

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…ni ça…

 

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…et encore moins ça !

 

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17/06/2009

Je rêve d'un monde sans arme nucléaire

Et si nous réinventions un monde où la bombe atomique n'aurait jamais été inventée ? Ce rêve est bien sûr totalement utopique. Ce qui a été inventé ne peut plus être désinventé. Nous sommes condamnés à vivre dans ce monde où l'Homme sait fabriquer des armes nucléaires. Et c'est là qu'on peut critiquer l'inconscience de ces scientifiques qui ne se sont pas aperçus des conséquences de ce qu'ils inventaient. Certes, sur l'instant, ça avait dû ressembler à une plutôt bonne idée. La guerre faisait rage et posséder une arme qui permettrait de terminer cette guerre rapidement et avec un minimum de pertes dans ses propres rangs était un but qui semblait s'imposer. D'autant que l'Allemagne tentait elle aussi de se la procurer et il importait d'en disposer avant elle.

Mais qu'en a-t-il été depuis ? D'autres pays, Union Soviétique en tête se sont mis à fabriquer cette arme. La course aux armements a été lancée dès la fin de la seconde guerre mondiale. Et la puissance de ces armes a rapidement décuplé. Cette arme, qui avait été vue par ses inventeurs comme un moyen de terminer rapidement la guerre, s'est transformée en instrument de fin du monde. Seule la peur de l'annihilation réciproque aExplosion-Nucleaire-1.jpg permis à ce monde de rester propice à la vie.

Durant une quarantaine d'années, l'équilibre de la terreur s'est ainsi maintenu. Puis l'Union Soviétique a baissé les bras et nous avons pu enfin souffler. Seulement, à peine la guerre froide s'est-elle terminée qu'un nouveau danger est apparu : celui de la prolifération. Aux cinq puissances nucléaires "classiques", à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne, se sont rapidement ajoutées trois nouvelles. L'Inde, le Pakistan et Israël. Et si ces trois pays ne font pas trop craindre qu'ils puissent être les artisans d'un holocauste mondial ou même régional, trois autres pays beaucoup moins fréquentables leur ont immédiatement emboité le pas.

L'Irak, l'Iran et la Corée du Nord ont tous conduit des programmes nucléaires plus ou moins sérieux. Plus ou moins, car il s'est finalement avéré que l'Irak avait abandonné depuis longtemps son programme, contrairement aux accusations proférées par l'administration américaine. L'invasion du pays avait donc été conduite sous un prétexte fallacieux. Et le premier de ces trois pays, qui pour Georges Bush constituaient "l'axe du mal" était pour finir très loin de pouvoir devenir une puissance nucléaire. Doit-on pour autant généraliser ? Certainement pas, car les deux autres puissances nucléaires potentielles conduisent des programmes nucléaires bien plus sérieux.

En effet, l'Iran n'a jamais cessé ce programme. Il semble même avancer à grands pas. Et surtout, la Corée du Nord semble à bout touchant. Désormais ça n'est peut-être plus qu'une question de mois avant que ce pays ne dispose d'armes nucléaires viables et de missiles pouvant atteindre leurs voisins et même le territoire des Etats-Unis.

Il serait temps que le monde se réveille. Car laisser ces deux pays ou même un seul d'entre eux posséder l'arme nucléaire nous ferait replonger dans une nouvelle guerre froide. C'est totalement intolérable. Et il faut le faire savoir aux gouvernements de ces deux pays, si avides de pouvoir. Ils doivent comprendre que jamais on ne les laissera atteindre leur but. Car si une intervention devenait indispensable, elle devrait se faire avant que ces pays disposent d'armes nucléaires. Ensuite, cela deviendrait totalement impossible, le risque d'embrasement devenant insupportable.

On le voit, les scientifiques qui ont découvert la fission de l'atome ont créé un monstre que personne ne peut contrôler. Mais n'était-ce pas inéluctable ? Ca n'est finalement pas de leur faute si les particules subatomiques possèdent un si formidable potentiel énergétique. La célèbre formule E=MC2, Einstein ne l'a pas inventée. Il n'a fait que la découvrir. Et si ça n'avait pas été lui qui avait découvert l'énergie incommensurable que représente la masse atomique, quelqu'un d'autre l'aurait fait. Probablement à la même époque ou peu après. Ainsi va la science. L'histoire aurait peut-être même été profondément modifiée selon l'Etat qui aurait pu développer la bombe en premier. Et nous devons finalement plutôt être satisfaits de la tournure des évènements.

Alors, à défaut de réinventer un monde sans arme nucléaire, pouvons-nous encore inventer un monde dénucléarisé ? Les nations nucléaires actuelles, à commencer par les Etats-Unis, peuvent-elles abandonner cette arme alors que n'importe qui pourrait un jour se la procurer et menacer le monde entier ? En fait, je pense que ça serait bien plus facile de faire respecter un traité de non-prolifération, si quelques états ne se gardaient pas le triste privilège de faire planer une telle menace sur le monde. La fin de la prolifération passe sans doute par le désarmement. Si une interdiction totale était le but du conseil de sécurité de l'ONU, je pense que, moyennant des pressions, on pourrait y faire adhérer l'ensemble des nations. Alors nous pourrions peut-être entrevoir le bout du tunnel. Et mettre fin à plus de soixante ans de folie.