24/05/2009

Et si on n'avait jamais construit le Stade de Genève ?

Cela serait bien tombé en tout cas. Un stade des Charmilles rénové aurait entièrement fait l'affaire puisque Servette a connu les déboires que l'on sait peu après la construction du nouveau stade. Et pourtant... rien ne le laissait présager. Genève sans une équipe de pointe, impensable ! Et puis, il y avait l'Euro qui approchait. La Suisse avait besoin de 4 stades de niveau international. Et qu'une ville telle que Genève ne fasse pas partie des 4 villes choisies, ça paraissait inimaginable !

Bref, nous avons décidé, tous ensemble, ou en tout cas la majorité des votants du canton, d'offrir à notre ville et à sa principale équipe un stade flambant neuf, de valeur internationale. Et s'il est arrivé ce qui est arrivé au Servette par la suite, on peut juste dire merci à M. Roger ! Désormais, le stade est en déficit chronique et nos élus, qui se souviennent qu'ils vont devoir rendre des comptes à la population à la fin de l'année, rechignent de plus en plus à éponger ce déficit...

Mais peut-on laisser tomber le stade ? Quelle alternative avons-nous ? Personnellement, je ne vois pas trop. Il y a sans doute des moyens d'organiser d'autres manifestations, des spectacles, voire des matches internationaux. Mais tout cela ne remplacera jamais une équipe de pointe qui attire du monde chaque semaine au stade.

Bref, si on veut que ce stade devienne rentable, il n'y a qu'une seule chose à faire : avoir une équipe dans l'élite de ce pays ! Ca peut être Servette ou pourquoi pas une autre équipe, (Carouge est tout près, la Servette est plus loin...) mais il nous faut une équipe en Super League, voir en coupe d'Europe, et rapidement ! Donc au lieu de mettre les pieds contre le mur concernant le renouvellement du crédit, les parlementaires ne devraient-ils pas plutôt chercher un moyen de remettre une équipe sur les rails ? Je suis sûr qu'avec de la volonté, Genève pourrait se doter à nouveau d'une équipe capable d'entousiasmer plus que quelques fidèles.

21/05/2009

Vous avez dit Hadopi ?

Depuis des années, on assiste à un combat entre des entreprises qui cherchent à protéger les œuvres qu'elles diffusent et par la même occasion leurs moyens de diffusion classiques, et une partie des internautes qui profitent de la technologie qui leur est offerte pour télécharger ces œuvres. Je trouve qu'il y a même une certaine hypocrisie à offrir de plus en plus de bande passante aux internautes, ce qui n'a pratiquement aucune autre utilité que le téléchargement, et ensuite les sanctionner s'ils s'en servent. C'est un peu comme vendre des voitures pouvant rouler à 300 à l'heure et obliger à rouler à 120 ! D'accord, c'est bien ce qui se fait, mais ça n'est pas pour autant que c'est normal…

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20/05/2009

Plus de logements à la Praille

Ainsi on va construire plus de logements que prévu initialement dans le projet de PAV. A première vue c'est juste un changement destiné à contenter ceux qui veulent qu'on s'occupe en priorité de la crise du logement. Mais en réalité, il s'agit d'un changement de fond. En effet, 6000 logements pour 20000 emplois, ça signifiait que la part de la population active de l'agglomération logée dans le quartier était moins importante que celle qui y travaillait. Et donc, en fin de compte, le quartier aurait été importateur net de main d'oeuvre. Ca en aurait fait un quartier avant tout commercial plutôt à comparer au centre-ville qu'à des quartiers d'habitation tels que Plainpalais ou la Servette.

Désormais, l'équilibre est rétabli. 14000 logements pour 15000 emplois, sachant qu'un ménage comporte souvent 2 personnes actives, ça signifie que le quartier deviendra exportateur net de main d'oeuvre ! Je pense que cette nouvelle est vraiment excellente. Car je ne pense pas que nous ayons besoin de plus de main d'oeuvre importée, frontaliers ou pendulaires vaudois, la priorité doit être donnée au logement local. Il n'est donc pas nécessaire d'augmenter outre mesure le nombre d'emplois disponibles, mais par contre, nous devons nous donner les moyens de loger les employés des sociétés genevoises. Ce changement va donc vraiment dans le bon sens.

Reste à savoir ce qu'il faut construire. On sait que la pénurie concerne surtout des appartements de 3 à 5 pièces, les plus demandés en général. Est-ce à dire qu'on doit construire exclusivement ce type de logements ? Je pense personnellement qu'ils doivent effectivement constituer la majorité de ces nouveaux logements. Et au niveau du type de logement, faut-il plus de logements sociaux ? De loyers libres ? De PPE ? Je pense pour ma part qu'il faudra un peu des trois. Des logements sociaux pour ceux qui peuvent y entrer. (Mais vu les revenus maximum exigés, ça ne concerne pas grand monde...) Des logements en loyer libre pour les autres. Mais aussi des PPE pour permettre aux prix de l'immobilier à Genève de baisser et aider ainsi ceux qui peuvent accéder à la propriété à le faire. Et ainsi libérer des loyers libres pour les autres !

Et c'est peut-être là ce qui importerait le plus. Que les familles suffisamment aisées puissent acheter leur appartement et ne plus occuper des appartements qui pourraient servir aux autres ! Donc, je pense que des logements sociaux, c'est bien. Des loyers libres aussi. Mais construisons surtout des PPE afin que nous cessions d'être à la traîne de l'Europe au niveau du nombre de propriétaires de leur logement ! Il est inconcevable qu'à Genève, où on voit tant de Mercedes ou de BMW circuler, il y ait si peu de propriétaires...

Quant aux immeubles commerciaux, ils seront donc moins nombreux. Verra-t-on tout de même des tours ? Pas sûr depuis que les études géologiques ont prouvé la difficulté de la chose. Mais je pense que des tours pourront tout de même être construites sur la zone. On trouvera bien un moyen. Et ça me semble tout de même important pour qu'on ne fasse pas de la Praille une nouvelle cité satellite. Ce dont on n'a vraiment pas besoin, c'est d'un nouveau Meyrin ou d'un nouveau Lignon. La Praille doit devenir un nouveau centre. Avec son propre style et sa propre identité. Et de l'animation jour et nuit comme dans tout bon quartier vivant.

16/05/2009

Des quotas pour les travailleurs étrangers ?

Ainsi donc, le Conseil Fédéral s'est mis à parler de la mesure de sauvegarde qui l'autorise, selon l'accord sur la libre circulation, à réintroduire temporairement les quotas de travailleurs étrangers venant de l'Union Européenne. Il n'a fait qu'en parler bien sûr, car le but n'est sans doute pas d'introduire un quota, mais plutôt de montrer les dents...

Car qui seraient les premiers touchés par une telle mesure ? Les deux grands voisins bien sûr. La France et l'Allemagne. La France où les entreprises suisses se servent allègrement en travailleurs frontaliers, et l'Allemagne qui est devenue le principal fournisseur d'immigrants pour notre pays. Et il se trouve que ces deux pays sont justement ceux qui, en Europe, cherchent à imposer à la Suisse des mesures fortement limitatives sur le secret bancaire. Ceux qui se plaignent ouvertement de l'évasion fiscale dont bénéficierait, selon eux, la Suisse. Finalement, il ne s'agit de rien d'autre que d'une guerre d'annonces ! Alors est-ce un hasard si Peer Steinbruck s'est engagé auprès de parlementaires suisses à mettre de l'eau dans son vin et à éviter les déclarations trop agressives ? Pas sûr…

12/05/2009

Pas de loi anti-raciste en Israël ?

Je pense en tout cas qu'il n'y en a pas, car j'ai tout de même vu à la TSR un reportage repris d'une chaîne locale où des gens sont interviewés dans la rue, et qui osent dire en public que le pape n'est pas le bienvenu dans leur pays, parce qu'il est allemand et parce qu'il est originaire d'une région proche de celle dont est issu Hitler. Ce qui signifie que toute personne venant de ce pays est personna non grata dans leur pays selon ces personnes. On rend donc tout un pays responsable pour les crimes dont l'un de ses ressortissants s'est rendu coupable. Et le fait qu'on parle d'évènements qui se sont déroulés il y a plus de 60 ans et que la plupart des responsables de ces crimes soient morts depuis longtemps n'y change rien.

Ce genre d'arguments ne sont, et de loin, pas circonscrits à ce seul pays. Loin de moi donc l'idée de généraliser et de dénoncer l'ensemble des Israéliens pour les propos de quelques-uns. En outre, je ne suis pas du tout religieux et je n'ai absolument aucune sympathie particulière pour Benoît XVI. Je pense juste que si quelqu'un avait tenu des propos similaires ici, jamais il n'aurait pu franchir les barrières de la censure. Et je trouve que ce genre de particularités pose problème et n'aide pas à la reconnaissance internationale d'Israël.

Pour ma part, ce que j'attendrais d'Israël, c'est qu'il soit un pays exemplaire, voire le porte-drapeau au Proche-Orient des couleurs morales de l'Occident. Mais malheureusement, je dois constater que ça n'est pas franchement le cas. On y met régulièrement, comme c'est le cas en ce moment, des gouvernements fascistes au pouvoir. On pense que pour résoudre les conflits, il faut élire des fauteurs de guerre. Et tant que les Israéliens ne comprendront pas qu'ils doivent apprendre à vivre avec le monde qui les entoure, leur pays restera considéré comme un paria par beaucoup de monde.

16:02 Publié dans Monde, Politique | Tags : israël, pape, racisme | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2009

Le passeport biométrique en question

Est-ce que le passeport biométrique est une bonne chose ? La réponse est oui. Il permettra de rendre plus difficile la falsification du document. Et sur le plan pratique, il nous permettra de continuer à nous rendre aux USA sans visa et bien sûr, de continuer à participer à l'Espace Schengen, avec tous les avantages que ça implique. Dès lors, faut-il voter oui la semaine prochaine ? La réponse est malheureusement non.

J'aimerais beaucoup pouvoir dire que le projet concocté par le Conseil Fédéral est un bon projet et que nous pouvons nous ranger sans crainte derrière lui. Mais de toute évidence, on a tenté de s'offrir des "raffinements" technologiques parfaitement inutiles et des possibilités d'extension sans la moindre nécessité. La base de données centrale est sans doute le point le plus litigieux. Elle n'est en aucun cas exigée par Schengen et personnellement, je n'arrive pas à en comprendre l'utilité. Son développement coûtera cher, la sécurité qu'elle exige aussi et au final, on ne peut pas être certain à 100% qu'aucun hacker ne parviendra jamais à venir à bout de cette sécurité. Vous imaginez la catastrophe si la liste complète des coordonnées des centaines de milliers de détenteurs de passeports, incluant les empreintes digitales, se retrouveraient en vente sur le Net au plus offrant ? Une refonte complète du passeport biométrique serait alors nécessaire pour restaurer la sécurité de ce document.

Malgré tout, je pourrais tout de même être favorable à cette base de données, si on avait été capable de m'en expliquer l'utilité. Or, on dirait que même Mme Widmer-Schlumpf n'a aucune idée de son utilité ! Je pense qu'elle a laissé faire sans se poser de questions et que les interrogations de certains autres partis la prennent au dépourvu. A moins que la justification de cet investissement soit plus inavouable...

Deuxième point d'accrochage, la possibilité d'inclure une puce dans la carte d'identité. Elle n'est bien sûr pas encore en question, car elle n'est exigée par aucun état. Mais le fait qu'elle puisse être introduite dans le futur sans aucun débat démocratique me paraît très gênant. Une carte d'identité biométrique augmenterait fortement son prix de revient et il ne faut pas oublier que, contrairement au passeport, en posséder une est obligatoire. Donc, je pense que son introduction n'aurait rien d'anodin et mériterait tout de même que le parlement, voire la population, puisse se prononcer.

Renvoyons donc le Conseil Fédéral sur le métier. Il a encore près d'un an pour proposer une loi plus consensuelle, qui ne sera pas combattue par un référendum. Votons donc non la semaine prochaine.

09/05/2009

Pourquoi il est important que l'assurance de base ne prenne pas en charge les médecines complémentaires

Les adeptes des médecines complémentaires pensent qu'elles remplacent avantageusement la médecine classique. On nous dit qu'elles s'en prennent aux causes et non aux symptômes. Qu'elles coûtent moins cher et permettent donc de faire des économies. Mais je trouve que ces arguments ne tiennent pas.

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08/05/2009

L'Allemagne veut interdire le paintball !

Suite à la fusillade survenue récemment dans un collège allemand, le Gouvernement envisage, entre autres, d'interdire ce jeu. Selon lui, à l'instar des jeux vidéo violents, ce jeu contribue à banaliser la violence. La Suisse envisage quant à elle de suivre le mouvement.

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03/05/2009

Référendums obligatoires. Est-ce judicieux ?

Entre tous les sujets pour lesquels nous aurons à voter le 17 mai prochain, ça devient une tradition, il y en a deux qui ne font absolument pas débat. Et pour cause, ces sujets ne sont soumis au vote qu'au titre du référendum obligatoire et le non n'est donc véritablement soutenu par aucune association, ni aucun lobby.

Je pense que le référendum obligatoire pour des questions constitutionnelles a un sens. En effet, la constitution est par excellence un texte appartenant aux citoyens et il est normal qu'ils soient les seuls à pouvoir y apporter des modifications. Mais la où ça devient ridicule, c'est quand on se retrouve obligé de voter sur des questions mineures, sans réel enjeu. Ainsi, je pense que le référendum obligatoire pour des questions fiscales ou de droit du logement est une fausse bonne idée.

Cela pouvait peut-être sembler être une mesure de protection utile pour la population qui est bien sûr la première concernée par ces questions. Mais il ne faut pas oublier que la grande majorité des changements qui touchent ces lois concernent des adaptations mineures. Dès lors, l'absurde réalité est qu'on envoie toute la population aux urnes pour des questions par lesquelles elle ne se sent pas concernée. Mais à force de rendre la chose politique aussi peu intéressante, on risque seulement de désintéresser encore plus de monde et les taux d'abstention risquent bien d'augmenter ! Et je ne parle même pas des frais occasionnés par l'organisation d'un scrutin inutile...

Et finalement, à quoi sert le référendum obligatoire ? Uniquement à protéger les caisses des associations qui n'ont alors plus besoin d'organiser les récoltes de signatures dans les rares cas où elles auraient décidé de lancer un référendum. Et ça les protège de l'échec dans le cas où elles n'auraient pas pu récolter assez de signatures. Ainsi on envoie voter toute la population sur une foule de sujets sans importance, juste pour éviter dans quelques cas que ces associations doivent dépenser trop d'énergie. C'est en tout cas le cas de l'ASLOCA, qui a réussi à faire adopter le référendum obligatoire pour le droit des locataires il y a quelques temps.

L'absurdité du scrutin est particulièrement criante dans le cas de l'adaptation du droit cantonal au nouveau régime fiscal des entreprises. Pour rappel, Genève avait l'année passée accepté ce texte fédéral avec un peu plus de voix que la moyenne. Imaginez maintenant que l'électorat fasse un caprice et refuse d'appliquer ces dispositions dans le droit cantonal ! Dans quelle situation absurde nous nous retrouverions. Et de toute façon, il ne faut pas se faire d'illusions, le Tribunal Fédéral invaliderait alors la décision populaire genevoise. Alors pourquoi voter si on sait d'avance que notre décision ne sera validée que si elle va dans le sens de la loi fédérale ?

Je pense que cette question du référendum obligatoire mériterait que les partis politiques la mettent sur la table. Avis aux intéressés...

02/05/2009

Quel est le rôle du CO ?

Oui quel est ce rôle ? Car c'est bien là la question qu'on doit se poser avant de jeter le bulletin dans l'urne dans deux semaines. Et il s'agit d'une question très importante, puisqu'elle va décider de l'avenir de nos enfants et, à travers eux, de toute notre société. Et le choix est difficile, puisque nous devrons choisir entre trois modèles.

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30/04/2009

Genève piétine, Paris avance…

D'accord, les villes sont peu comparables. Mais tout de même, on ne peut qu'être admiratif devant le projet d'extension des transports publics parisiens pour les années à venir, lancé officiellement hier par Nicolas Sarkozy et devisé à 35 milliards d'euros. Ce projet vise globalement à désenclaver la banlieue. Déjà le tram dont les lignes suivent grosso modo le périphérique permettait d'éviter le centre ville pour se rendre d'une banlieue proche à une autre. Désormais, c'est la banlieue plus lointaine qui est visée. Il s'agit donc bien d'un projet francilien et plus seulement d'un projet parisien.

Le projet personnel du Président, c'est d'ailleurs un métro automatique de 130km de long qui relierait divers points de la banlieue ainsi que le centre ville. Les deux aéroports internationaux seront concernés. Ainsi, il sera désormais possible de rejoindre Orly depuis Charles-de-gaulle et vice-versa sans passer par le centre-ville.

 

http://www.tdg.ch/actu/monde/sarkozy-lance-revolution-tra...

http://www.20minutes.fr/article/322911/Paris-Nicolas-Sark...

 

Et le projet d'agglomération genevoise, où en est-il ? Et bien, il avance tout tranquillement. Le CEVA, dont le projet date de 1912, a encore de nombreuses oppositions à combattre et un probable référendum à passer. Lorsqu'il sera construit, s'il est construit, il sera possible de joindre la Haute-Savoie à Genève et au Canton de Vaud, mais rien encore du côté du Pays de Gex, dont les pendulaires représentent pourtant une part très importante du trafic d'agglomération. Il restera donc encore à convaincre les autorités françaises et la SNCF de réhabiliter la ligne du pied du Jura et à étudier sa liaison au réseau suisse. Horizon 2042 ?

Du côté des trams - qui auraient dû être métros pour bien faire mais nous ne referons pas le monde maintenant - On espère pour bientôt la fin de la construction de celui de Meyrin et en même temps, on piétine allégrement du côté du tram onésien. (trois ans et demi pour construire 6 km : à comparer avec la construction des trams parisiens…) D'autres projets sont urgents, tels la prolongation du tram vers Annemasse, St-Julien, St-Genis ou Fernex, mais ils restent encore au stade du projet.

Et finalement, on reparle pour la deux cent soixante-cinqième fois de la traversée de la rade, ou plutôt du lac cette fois-ci, que tout le monde veut lorsqu'il faut voter sur son principe, mais que personne ne veut payer lorsqu'on propose un projet concret. Oui, pas de doute, nous ne sommes pas à Paris, mais bien à Genève…