15/12/2009

Copenhague ou la perpétuation des mauvaises solutions

Jusqu'à la fin de la semaine, Copenhague est le centre du Monde. Car c'est là que se tient la grande messe de la nouvelle religion sacralisant la déesse Terre. Les fidèles de tous pays n'ont d'yeux que pour cette ville où les grands de ce monde peinent à finaliser un accord qu'ils appellent de leurs voeux. Mais si on ne peut que convenir que quelque chose doit être fait pour notre avenir, les solutions pronées dans le cadre de ce sommet de Copenhague sont-elles souhaitables ?

Lire la suite

20:43 Publié dans Monde, Politique | Tags : copenhague, traité | Lien permanent | Commentaires (4)

07/12/2009

Les cafés restaurants ont besoin de fumée pour vivre !

C'est ce que j'ai appris aujourd'hui. Sans fumée, ils vont tous disparaître. C'est pourquoi ils préparent une initiative fédérale pour (ré-) introduire la liberté de choix entre établissement fumeur et non-fumeur. Une liberté qui a bien sûr toujours existé sans jamais être appliquée tant le nombre d'établissements non-fumeur a toujours été ridiculement bas. Dès lors, est-il sérieux de dire qu'il s'agit d'une véritable proposition respectueuse des uns et des autres ? Je préfère bien sûr de loin cette manière de procéder à celle des cafetiers genevois qui avaient lancé un référendum contre la loi d'application d'une loi acceptée par 80% du peuple. Tout le monde a le droit de lancer des initiatives et de lancer ou relancer un débat. Et puis au niveau fédéral, le souverain n'a encore jamais été consulté. Il serait donc intéressant de s'y mettre une fois pour toutes. De plus, une initiative n'a pas d'effet suspensif. La loi fédérale sur l'interdiction de fumer pourra donc enter en force malgré l'existence de cette initiative.

Toutefois les arguments des cafetiers-restaurateurs suisses m'interpellent de deux manières. Tout d'abord, le fait qu'on affirme que l'interdiction de la fumée saigne à blanc les responsables d'établissements publics me paraît inconsistante. Je croyais que les cafés et restaurants faisaient leur bénéfice sur les boissons et les plats. Depuis quand la fumée apporte des recettes à ces établissements ? Pour moi elle n'est qu'une nuisance inutile. Et si certains ne survivaient que grace à l'autorisation de fumer, on peut s'intéroger à propos de la qualité du service qu'ils proposent. Et on peut ainsi retourner la question et se demander pourquoi on devrait changer la loi pour permettre à des établissements de mauvaise qualité de survivre...

Ensuite on peut me répondre que si les fumeurs ne se rendent plus dans les lieux publiques, ça diminue les recettes globales de tous les établissements et ainsi le nombre d'établissements en difficulté augmente d'autant. Mais là je m'interroge donc sur les motivations des fumeurs. Je ne me souviens pas d'avoir entendu un fumeur se plaindre parce qu'il ne pouvait pas fumer au cinéma ou au théâtre. Ni parce qu'il ne pouvait pas fumer dans un grand magasin. Et que dire des avions ou des trains où avant il était possible de fumer ? L'interdiction a finalement été bien acceptée non ? Alors pourquoi les lieux de convivialité devraient faire exception ? Après tout, un café n'est pas fait pour fumer mais pour consommer une boisson. Et dans le cas d'un restaurant, la fumée est même une très grande nuisance pour les autres clients. Alors pourquoi serait-il normal de fumer ?

Et puis, cet argument est-il véridique ? Sans citer de chiffres, c'est facile de dire qu'on a plus de problèmes qu'avant. En réalité, des faillites d'établissements, il y en a tous les jours. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Alors il est un peu facile d'accuser l'interdiction de fumer. Et puis j'ai des fois entendu des fumeurs dire que désormais, ils boivent leur verre et s'en vont. Et bien je ne vois pas en quoi ça diminuerait les recettes des cafetiers, car en quoi un fumeur qui reste à tirer sur sa clope sans consommer rapporte-t-il ? Au contraire, il occupe une table et fait fuir les non-fumeurs... Quant à ceux qui boycottent les bistrots parce qu'ils ne peuvent plus y inhaler leur dope, je pense qu'ils ne tiendront pas longtemps. Dans quelques années, cela paraîtra tellement naturel que la fumée soit interdite qu'on ne se souviendra même plus de ces débats stériles...

05/12/2009

Copenhague ou l'incompréhension entre le nord et le sud

Là où les riches tels que nous doivent dépenser pas mal d'énergie afin d'éviter que la nourriture qu'ils ingurgitent ne les fasse trop grossir, les pauvres du Sud dépensent toute leur énergie à essayer de ramener assez à manger à la maison pour nourrir leur famille. C'est plus ou moins ainsi qu'on peut résumer les différentens positions à l'approche du sommet visant à "sauver le monde" à Copenhague . En effet, durant un siècle, les pays dévelopés ont créé leur richesse en consommant des carburants fossiles sans vergogne et aujourd'hui qu'ils ont atteint un niveau de richesse suffisant, ils tentent d'empêcher les autres d'accéder au même niveau de richesse en leur imposant des restrictions sur les carburants. Ou c'est en tout cas comme ça que les pays du Sud le ressentent. Car le changement climatique, c'est essentiellement une préocupation de riches. La préocupation des pauvres, c'est de manger à leur faim.

Lire la suite

01/12/2009

Peut-on se passer du nucléaire ?

Dimanche, le vote des Vaudois a été totalement occulté par celui sur les minarets. Pourtant, leur choix pourrait avoir une tout autre répercution sur notre avenir et ce pour longtemps. Il est vrai que ce vote sur la reconduction de l'autorisation d'exploitation de la centrale de Mühleberg n'était que consultatif et les autorités ne sont pas forcées de suivre l'avis du peuple. Mais compte tenu de la forte oppositon populaire dans la plupart des cantons consultés, on voit mal comment les autorités pourraient passer outre l'avis populaire.

Lire la suite

29/11/2009

Bravo la Suisse pour ce fiasco

Bravo d'abord au parlement qui a laissé une initiative discriminatoire passer en votation. C'est vrai qu'on peut (éventuellement) se féliciter qu'on puisse parler de n'importe quoi dans ce pays. Mais on peut aussi se demander pourquoi on a pris le risque de laisser le peuple approuver une loi discriminatoire qui ne pourra jamais être appliquée. Je l'avais prédis et ça se produira dès demain: les Verts vont saisir le Tribunal des Droits de l'Homme. Et il y a fort à parier que la loi sera invalidée du fait de la discrimination d'une seule communauté qu'elle introduit dans notre Constitution. Alors que restera-t-il au final ? Une image. L'image d'un pays qui n'a aucun respect pour ses minorités. L'image d'un pays qui se tourne de plus en plus vers son extrême-droite. L'image d'un pays où la démocratie est utilisée pour discriminer.

Bravo aussi aux autorités des communes de Langenthal et Wangen bei Olten. Parce que franchement, il faut bien avouer qu'accorder le permis de construire pour un minaret dans des petites villes comme celles-là, ça tient de l'imbécilité. A Genève, ou Zurich les minarets ne gènent pas du tout. Personne ne fait attention à eux. Mais dans une toute petite ville, il est évident qu'on peut légitimement se sentir envahi. Si on avait été suffisamment intraitable et qu'on n'avait pas accepté la construction d'une mosquée avec minaret dans des villes dont elles violent totalement le style architectural, on n'en serait pas là, ça j'en suis sûr.

Bravo au peuple suisse qui a réussi l'un de ses plus beaux autogoals. Désormais, la porte est grande ouverte pour les Ramadans et autres islamistes pour convaincre les musulmans de ce pays qu'ils sont détestés par le reste de la population Ils vont pouvoir former la nouvelle génération d'islamistes dans les écoles coraniques qu'ils vont pouvoir ouvrir. Et on n'est pas prêt de parler d'un islam à l'européenne qui puisse se détourner de ces gens-là...

Et finalement, bravo au Conseil Fédéral pour sa brillante gestion de l'affaire Kadhafi dont les attaques répétées contre la Suisse, comme le souligne Blondesen sur son blog, ont sûrement grandement profité à l'initiative.  Un peu plus de répondant face à ce sinistre personnage aurait probablement rassuré les Suisses.

Avertissement: si les commentaires deviennent trop virulents ou insultants, et celà qu'ils soient pro ou anti-minarets, les commentaires seront immédiatement fermés et les messages concernés seront effacés sans autre forme de procès.

28/11/2009

Et on continue à croire que les gauchistes sont pacifiques...

Oui on y croit. A chaque fois qu'il y a un évènement qui ne leur plaît pas, il faut qu'ils mettent le feu à la ville. Se croient-ils vraiment au-dessus des lois ? Ah oui, je sais. Ce sont des éléments incontrolables et la GRANDE majorité des manifestations défilent dans le calme. Et bien ce genre de conneries, on en a assez. Interdisons les manifestations. Après tout, il n'y a qu'à Genève qu'on les autorise encore à manifester. C'est vrai que ça ne les empêche pas de faire le bordel. Mais au moins, on peut arrêter toute personne qui outrepasse l'interdiction.

Et puis à quoi ça rime de manifester dans un état démocratique ? C'est comme ça qu'on essaye de contourner la défaite dans les urnes ? On met le feu aux voitures ? On casse les vitrines ? Je comprends tout à fait qu'on manifeste dans les rues de Téhéran ou de Rangoon. Ici, si on veut s'exprimer on en a le droit ! On peut même proposer des lois et les faire voter à la population. Alors à quoi ça rime tout ça ? Est-ce parce qu'ils savent que leurs idées n'ont pas une seule chance face à l'épreuve de la majorité ?

En tout cas, moi je suis sûr que les propriétaires de ces voitures sont des directeurs de banque directement responsables du crash boursier:

DSC00083.jpg
Et tiens. Ce que je trouve bizarre c'est qu'on s'en prenne à une VW en plaque française, mais qu'on laisse la Volvo tranquille. Ca montre bien l'esprit de ces débiles. J'espère que la police va en choper quelques-uns et qu'ils vont en avoir pour des années à rembourser les dégats qu'ils ont commis !

D'ailleurs au passage, il faut dire que les assurances ne payent pas en cas de troubles publics. Alors qui va payer ? Et si on faisait payer les mouvements qui ont demandé l'autorisation de défiler ? Ca ne serait pas normal ? Après tout, ils n'ont qu'à assurer le service d'ordre au lieu de laisser faire et dire ensuite qu'ils n'y sont pour rien et que ce sont des éléments externes qui ont fait le travail...

18/11/2009

Et si on interdisait la religion musulmane ?

Je n'arrête pas de lire un peu partout, sur des blogs défendant l'initiative anti-minarets ou n'importe où ailleurs, que les musulmans sont TOUS dangereux, qu'il n'existe pas de musulmans modérés, que leur but est d'envahir l'Occident pour y imposer la charia et pour mettre des burqua aux Suissesses et autres Européennes. Mais si cette religion est si dangereuse, pourquoi faire un geste aussi vain et inutile qu'interdire les minarets ? Est-ce que les musulmans seront plus modérés sans leurs minarets ? Est-ce que les femmes ne seront plus obligées de porter le voile ou même (pour autant qu'on ait déjà pu en voir en Suisse) la burqua ?

On répond souvent que c'est un premier geste. Qu'il faut bien commencer quelque part. Et bien je réponds par cette question: pourquoi commencer par quelque chose qui ne sert à RIEN ? Pour mettre au pas les jeunes qui font des excès de vitesse, doit-on leur interdire de repeindre leur voiture ? Pour empêcher les cambrioleurs de commettre leurs méfaits, doit-on leur interdire de porter des couleurs foncées ?  Est-ce qu'un cardiologue guérit une tachycardie simplement en détournant le regard de l'ECG? Alors pourquoi s'en prendre à quelque chose de pûrement visuel si on pense qu'il y a un véritable problème ?

Après tout les Romains, lorsqu'ils se sont aperçus que la religion chrétienne était sur le point de les conquérir, l'ont bien interdite. IIls avaient d'ailleurs bien raison de penser que cette religion était dangereuse. Les millénaires qui ont suivi l'ont bien prouvé. lIs ont donc pris leurs responsabilités. Et l'Empereur Néron dans toute sa bonté, en a profité pour envoyer les récalcitrants jouer avec des gros chats dans le Collisée ! Pour tout le plaisir du bon peuple. Des jeux et du pain, c'était tout ce qu'il fallait pour faire le bonheur de la plèbe à ce qu'on disait ! Alors on pourrait les imiter non ? Ça ne les a pas empêché d'être conquis et de disparaître 300 ans plus tard. Mais en attendant, ils se sont bien amusés au moins !

16/11/2009

Le Conseil d'Etat qu'on attendait

Oui, cette élection d'hier ne nous aura apporté aucune surprise. Comme on pouvait s'y attendre, le MCG n'a pas fait son entrée au Conseil d'Etat. Comme on pouvait s'y attendre, la droite reprend la majorité au détriment des Socialistes en déroute. Comme on pouvait s'y attendre, c'est Véronique Pürro qui en fait les frais. Et comme on pouvait s'y attendre, les cinq sortants passent la rampe sans trop de difficultés. Finalement, un scrutin majoritaire, où les coalitions préfèrent ne pas présenter trop de candidats de peur de faire de l'ombre à leurs sortants, c'est vraiment peu enthousiasmant. On aimerait un peu plus de confrontation. On aimerait des coalitions gouvernementales qui présentent chacune 5 ou 6 candidats, pour avoir vraiment le choix. Bref, on aimerait pouvoir faire mieux que réélir les sortants faute de mieux. Certes, on a eu un taux de participation record, mais tout de même, 46% ça n'est pas très glorieux. Et ce genre d'élections où on n'a finalement le choix qu'entre 8 candidats sérieux pour 7 places ne va pas aider à plus intéresser la population !

Lire la suite

12/11/2009

Pour interdire la vente d'armes, il faudrait commencer par définir ce qui est une arme

Il est tout à fait clair qu'un pays neutre ne doit pas vendre d'armes à l'étranger, si elles risquent d'être utilisées dans des conflits. La Suisse met d'ailleurs beaucoup de moyens à s'assurer que les dérapages puissent être évités. Mais l'initiative du GSsA veut aller plus loin et veut interdire toute vente d'armes à quelque pays que ce soit, afin d'éviter que puisse exister toute possibilité de dérapage, au nom du principe de précaution. Cela pourrait avoir un sens, mais il faut voir que cela mettrait fortement en danger notre indépendance sur le plan militaire.  Car particulièrement au niveau des munitions, il est important de posséder une fabrication locale, car en cas de guerre, nous ne pourrions compter que sur nous-mêmes. Et une industrie qui ne se limiterait qu'à nos besoins locaux n'a pas une seule chance de survivre. Sans parler des emplois, qui quoi qu'on dise, ne pourraient pas être maintenus si la loi passait. En effet, une reconversion, bien que possible, ne peut pas se faire du jour au lendemain. Un appareil industriel nécessite beaucoup de moyens pour le reconvertir et le choix le plus simple serait la fermeture pure et simple.

Mais voilà, le GSsA met en avant de rares dérapages pour justifier cette interdiction. Le cas exposé le plus généralement est celui de ce Pilatus PC-9 que le Tchad a employé pour bombarder des populations.

Mais il est clair que l'ensemble de la gamme de Pilatus est constitué d'avions d'entraînement et non d'avions de combat ! Ils ne peuvent donc en aucun cas être considérés comme des armes !

Pilatus.jpgD'ailleurs, bien qu'excellents pour l'entraînement des pilotes, ces avions font de piètres avions de combat. En effet ils ne disposent d'aucune défense contre la DCA, ni contre-mesure, ni avionique sophistiquée, ni flares, etc...  Autant ré-équiper des avions de la seconde guerre mondiale, qui au moins avaient été construits pour le combat ! Si le Tchad les a équipés pour le combat, c'est qu'ils disposent d'une aviation moyen-âgeuse. Voire d'aucune aviation de combat. Sans cela, ils n'auraient même pas jugé utile d'y penser. A ce niveau, on peut imaginer que s'ils n'avaient pas eu le PC-9, ils auraient armé des ULM !

De plus, il s'agit D'UN SEUL AVION ! Doit-on revoir toute notre politique juste parce qu'un pays a utilisé un avion d'entraînement construit chez nous pour la guerre ? Et un avion qui n'est pas défini comme du matériel militaire ? Celà en total désaccord avec les prescriptions strictes d'utilisation fixées par la Suisse au moment de la vente ?

Et maintenant, si le PC-9 doit être considéré comme une arme, où est la limite ? Doit-on arrêter de vendre des montres parce que des commandants peuvent les utiliser pour synchroniser une attaque ? Doit-on arrêter de vendre des machines parce qu'elles peuvent être utilisées pour fabriquer des munitions ? Doit-on interdire à Logitech de vendre ses produits hors de Suisse, parce qu'ils peuvent équiper des ordinateurs d'armées de pays en guerre ? (ce qui est certainement le cas d'ailleurs...) Doit-on interdire à Novartis ou Roche de vendre des médicaments à l'étranger parce qu'ils pourraient être utilisés pour renforcer une armée ? Doit-on interdire aux chocolatiers ou aux fromagers de vendre à l'étranger parce que leurs produits peuvent apporter de l'énergie à des soldats ?

Alors oui, finalement il est possible que pour un pays neutre, il soit un peu hypocrite de vendre des armes à l'étranger. Ceci dit, un pays qui ne disposerait pas d'industrie d'armement ne peut en aucun cas s'assurer de l'indépendance de son armée. Et à notre époque, une industrie militaire qui n'aurait pour seul débouché que notre minuscule marché intérieur n'aurait aucune chance de survivre. A ce niveau-là, autant donner les clés de notre défense à nos voisins, moyennant payement en échange ! Mais d'ailleurs, c'est probablement là que le GSsA veut secrètement en arriver...

S'il faut faire quelque chose finalement, c'est peut-être plutôt assouplir notre neutralité. Voir la supprimer totalement. Accepter qu'à une époque de globalisation, où nous sommes durablement en paix avec tous les pays qui nous entourent, il soit préférable de collaborer avec eux dans le domaine militaire, plutôt que de continuer à nous voir comme une place forte isolée du monde. Jusqu'à la fin de la guerre froide notre neutralité avait (peut-être) encore un sens. Aujourd'hui, je la trouve totalement dépassée.

Si nous collaborions à l'OTAN, cela nous apporterait d'une part de nombreux avantages sur le plan de l'armement, à commencer par la compatibilité des systèmes d'armement et de commandement, la possibilité de nous entraîner à l'étranger, de participer à des opérations jointes, pour autant qu'on le souhaite, etc... Nous bénéficierions également de l'entraide des pays membres. Dans ce cas, il est probable que des pays tiers hésiteraient un peu plus avant de s'en prendre à nous. (Par exemple la Lybie qui prend bien garde de ne pas se mettre à dos l'organisation...) Et surtout, nous éviterions des couacs comme le refus de participer à l'opération Atalante, alors que le respect des conventions internationales nous y engageait. (voir ce billet) Et nous pourrions nous permettre d'avoir une armée de métiers, avec des spécialisations en ce qui concerne l'intervention à l'étranger, par exemple en la limitant à des opération de police, de maintien de la paix et à caractère humanitaire. Cela représenterait une adaptation assez difficile, mais finalement la seule à pouvoir restaurer une certaine cohérence dans notre politique internationale.

03/11/2009

Ils sont où les ténors ?

Et où sont les sopranos ? On a bien les cinq sortants, d'accord. Mais en dehors d'eux, quel ténor de la politique genevoise a choisi de s'engager pour entrer dans ce Conseil d'Etat ? Oui c'est vrai, il y a Eric Stauffer, Mauro Poggia et Yves Nidegger. Ce qui veut dire que si on veut voter à la droite de la droite, on n'a que l'embarras du choix. Mais en dehors de ça ? Je ne parle même pas des Communistes, mais plutôt des partis gouvernementaux "traditionnels".

Chez les Socialistes, il y avait bien Manuel Tornare qui était prêt à s'engager. Personnellement, je ne nourris pas un amour imodéré pour le personnage, mais il faut reconnaître qu'il jouit d'une bonne quotte de popularité à Genève. Mais voilà, le parti socialiste est un parti dogmatique. Et leur dogmatisme leur a imposé de choisir une femme, même si aucune bonne candidate ne se présentait. Avoir préféré Véronique Pürro à Manuel Tornare pour le représenter, pourrait bien valoir au parti socialiste de ne plus être représenté que par un seul Conseiller d'Etat durant les 4 prochaines années. Car qui voudrait d'une squatteuse à la tête du canton ?

Quant à Michèle Künzler, elle fait à peine mieux. Je doute beaucoup de sa capacité à convaincre les Genevois. Et à droite, Isabel Rochat peine tout autant à imposer sa personnalité. On le voit, trois partis ont choisi de proposer une femme. C'est une bonne chose, mais n'y a-t-il aucune femme genevoise capable de gagner une élection ? N'y a-t-il aucune femme jouissant d'une popularité suffisante pour que son nom s'impose de lui-même ? Car les Genevois ne sont pas idiots et n'éliront pas de femmes si aucune femme ne semble à même de remplir les plus hautes fonctions. Le résultat pourrait bien être un second tour dont seuls seraient exclus les cinq sortants.

Ou peut-être même pas tous. Et à ce second tour, participeront probablement aussi les deux candidats MCG. Je ne pense bien sûr pas qu'ils aient des chances réelles. Car ils ont déjà pratiquement fait le plein de voix. Il n'y a guère que du côté de l'UDC que le MCG pourrait recueillir des voix pour le second tour. En tout, ils ne devraient pas pouvoir dépasser les vingt pourcent. Mais tout de même. Le risque pris par les partis gouvernementaux en ne présentant, pour remplacer les sortants qui ne se représentent plus, que des candidates de valeur assez discutable, nous fait prendre un risque totalement inutile. Alors les ténors et les sopranos, la charge de Conseiller d'Etat vous fait si peur que ça ? C'est vrai que diriger un canton comme Genève, ça n'est pas simple. Mais il y a des défis passionnants pour notre avenir en suspens. Il faudra bien un jour que des personnes compétentes s'y atellent...

01/11/2009

Enfin on respire !

Je suis allé au restaurant hier, un restaurant qui avait conservé une zone fumeur et une zone non-fumeur durant plus d'un an. Et bien c'est incroyable ce que ça fait du bien de sentir l'odeur de... la nourriture ! Vous passez près des autres tables et juste à l'odorat, vous pouvez presque savoir ce qu'il y a dans l'assiette des gens. Il aura donc suffit d'un jour pour que les odeurs tenaces de tabac froid s'estompent suffisamment pour rendre l'atmosphère plus respirable. Merci aux Genevois de nous avoir offert ça.

Reste quelques problèmes à régler rapidement. Les commerçants intéressés par l'installation d'un fumoir doivent par exemple recevoir rapidement une réponse. Pour cela, il faut que le Tribunal Fédéral statue rapidement sur ce sujet. Cette période durant laquelle les fumoirs sont légaux, mais on ne sait pas pour combien de temps, n'est pas vivable pour eux. Une décision rapide doit être prise. Personnellement je suis pour. Car des fumoirs bien aérés et sans service ne nuisent vraiment pas à autrui et si des gens veulent s'enfermer dans un enfer enfumé et bien qu'ils fassent comme ils veulent. Personnellement, si j'étais encore fumeur, je préférerais aller dehors ! Mais comme je ne le suis plus, je pense que le mieux c'est de leur laisser le choix. Car par exemple au casino ou dans une boîte de nuit, c'est souvent compliqué de demander aux fumeurs de sortir.

Mais il faut bien dire qu'en regard du texte de l'initiative cette mesure, que le Grand Conseil avait fait entrer de force dans le texte de loi, est illégale. Il serait donc étonnant que le Tribunal Fédéral refuse le recours des initiants. Restera aux restaurateurs à lancer une initiative pour autoriser les fumoirs et, pourquoi pas, les chaufferettes sur les terrasses. Personnellement je voterai sans doute pour. Et je suis certain que la majorité des Genevois en feront autant. Car la plupart des non-fumeurs ne détestent pas les fumeurs et ne leur souaitent pas une crève pour chaque clope allumée. Nous avons tous des amis fumeurs que nous aimons beaucoup. Mais ce que nous ne voulons plus supporter, c'est leur fumée. Et depuis hier, nous avons enfin gain de cause. Pour ma part ça me suffit pour oublier toutes les idioties que j'ai entendues pendant la campagne. Non je ne suis pas rencunier...

 

25/10/2009

Les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde

Oui nous avons bien les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde. Et ça n'est pas peu dire quand on voit les autres ! Déjà qu'ils ont fait pour la seconde fois une bourde monumentale en partant en ordre dispersé pour l'élection au Grand Conseil. Ils  payeront ainsi leur idiotie par quatre nouvelles années d'absence du législatif genevois. Mais le pire, ils nous le réservaient encore ! Voilà que les Communistes présentent trois candidats pour le Conseil d'Etat !

Je ne parle même pas de l'étrangeté de présenter trois candidats alors qu'il est évident que pas un seul d'entre eux ne figurera au rang des élus. N'auraient-ils pas pu se mettre d'accord sur le nom d'un candidat ? Ne sont-ils donc pas capables de laisser leur place à un camarade de parti ? Je les trouve vraiment affligeants... Mais finalement le plus affligeant, ça reste le manque de réalisme politique de ces gens. Incapables de s'apercevoir que leur candidature n'a pas une chance, ils vont juste réussir à prendre des voix à la gauche modérée et ainsi réduire la capacité de la gauche à se faire élire au Conseil d'Etat !

Ca n'est pas que ça me dérangerait vraiment. Si l'abominable Beer pouvait quitter ce Conseil d'Etat, j'en serais le premier heureux. (bien que j'en doute très fort) Mais le problème, c'est que le MCG n'attend qu'un faux pas de la gauche pour réussir son entrée dans l'exécutif ! En effet, avant que les Communistes ne présentent leurs candidats, on pouvait raisonnablement penser que Eric Stauffer et Mario Poggia n'avaient aucune chance. Désormais, on peut vraiment craindre qu'ils parviennent à prendre un à deux sièges à la gauche...

Bref, si vous êtes de gauche, je n'ai qu'un conseil à vous donner: votez réaliste ! Ne donnez pas votre voix aux Communistes, mais choisissez un bulletin de la gauche modérée. Vous pouvez éventuellement panacher votre liste avec les noms communistes, mais dans tous les cas, ça ne servira à rien car ils ne seront pas élus ! Le mieux serait d'ajouter des noms de droite... Car le plus important finalement, c'est que les candidats du MCG ne soient pas élus. Pour ma part, je choisirai une liste de l'Entente que je panacherai avec trois noms de gauche. C'est en groupant les forces qu'on empêchera le MCG d'entrer au Conseil d'Etat !

24/10/2009

Le problème ce n'est pas l'affiche, c'est l'initiative !

J'ai bien hésité à participer à cette vague d'indignation contre l'affiche de l'UDC, car en parler c'est en faire la publicité ! Et les interdire comme l'ont fait de nombreuses communes, c'est paradoxalement offrir une tribune inespérée aux défenseurs de l'initiative. D'ailleurs, je me demande quelle base légale permet à ces communes de bafouer un droit politique basique à un groupement, celui de défendre ses positions politiques. Car finalement, qu'est-ce qu'on attendait d'autre ? Des affiches bien gentillettes qui exposent de manière posée les arguments des initiants ? Et bien croire cela est parfaitement absurde. Car l'initiative contre les minarets est une initiative haineuse ! Et on ne peut pas défendre une initiative haineuse avec autre chose que des affiches haineuses !

Car le problème finalement, ça n'est pas de savoir si l'affiche du comité d'initiative est haineuse. Mais le vrai problème c'est de comprendre pourquoi l'Assemblée Fédérale a accepté qu'une initiative allant clairement à l'encontre des valeurs constitutionnelles de notre société aille en votation ! Et aussi pourquoi le Tribunal Fédéral n'a pas invalidé la décision de l'Assemblée Fédérale. La liberté religieuses est un fondement constitutionnel. Le respect des minorités aussi. Alors accepter d'envoyer tout le peuple voter sur cette initiative, c'est nier les fondements de notre société ! C'est accepter de prendre le risque que le peuple accepte une initiative contraire aux droits de l'Homme.

Et finalement, c'est là que réside le problème. Si cette initiative passait, elle ne pourrait qu'être déclarée illégale. Si ça ne devait pas être par le Tribunal Fédéral, ça le serait forcément par la Cour Européenne des Droits de l'Homme à laquelle le Tribunal Fédéral est assujetti. Alors pourquoi déplacer toute la population pour voter sur une interdiction qui n'entrera jamais en vigueur ? Si vous avez l'intention de voter pour cette initiative, je vous l'annonce donc : jamais les minarets ne seront interdits en Suisse ! Pas tant que la Suisse est signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme en tout cas ! Ceux qui vous font croire que votre voix à la moindre valeur vous ont menti ! Dans quel but ? J'avoue que je ne le comprends pas...

Bon et finalement, ces histoires d'affiches sont parfaitement idiotes. Je suis certain que la population de ce pays est suffisamment mature pour ne pas se forger son opinion sur une image aussi haineuse soit-elle. Et s'il faut lutter contre cette affiche, ça doit être avec une attitude positive et constructive. En proposant des contre-arguments à l'image de la Coordination Genevoise contre l'Exclusion et la Xénophobie qui propose cette excellente affiche : (cliquez dessus pour agrandir)

affiche contre initiative minarets.jpg

21/10/2009

Vivons-nous les prémices d'un cataclysme annoncé ?

On dit que l'histoire se répète, toujours, inlassablement. J'essaye de me mettre dans la peau d'un hypothétique blogueur des années 30. Aurait-il été capable de voir venir la terrifiante conflagration qu'il avait devant lui ? Pas sûr. Mais il aurait pu en tout cas. Des signes qui ne trompent pas étaient déjà visibles. Mais presque personne n'y a prêté attention. Et je ne peux m'empêcher de penser qu'aujourd'hui aussi, on néglige les signes avant-courreurs d'une catastrophe d'envergure planétaire.

Lire la suite

20/10/2009

Et si on cessait l'angélisme ?

Oui, car comme on peut le lire dans le Matin aujourd'hui, la politique actuelle du Conseil Fédéral peut amener nos otages à poser leurs valises (qu'ils n'ont plus) en Libye encore huit années supplémentaires, à l'instar des infirmières bulgares !

On ne négocie pas avec la Lybie comme on le fait avec la France ou l'Allemagne. (et même là on ne peut pas dire que nous soyons très doués...) Lorsqu'on sort d'Europe ou d'Occident, les mentalités changent. Pour ma part, j'ai pas mal voyagé professionnellement et j'ai pu constater à quel point la notion de partenariat qui nous est chère, est une notion purement occidentale ! La plupart des cultures considèrent une négociation comme un rapport de force, dans lequel on se doit d'obtenir le maximum de son adversaire. Dans ces conditions, il est évident qu'on ne doit rien lâcher "dans le but d'obtenir", mais qu'on doit avoir un accord préalable. Ce que le Président Merz a fait est donc une grosse erreur et les otages en payent aujourd'hui le prix.

Dans une négociation, il faut donc s'assurer de posséder quelque chose que son adversaire convoite. Pour l'instant ça n'est pas le cas. La Suisse a abattu toutes ses cartes d'emblée et la Libye n'a rien à gagner en échange des otages. Dans ces conditions, le clan Kadhafi ne voit aucune raison d'honorer ses promesses. Cette façon de procéder heurte profondément notre sens de la justice, mais elle est normal pour beaucoup de cultures. Donc, maintenant qu'il est clair que la Lybie ne respectera pas ses engagements, il faut immédiatement durcir la position suisse. Ce qui signifie en particulier :

- Cesser tout échange économique avec la Libye. L'Algérie nous avait fait la proposition de remplacer le brut libyen par le sien. Il est temps d'accepter cette proposition. Et si Tamoil Suisse refuse d'importer ce brut algérien, il faut placer l'entreprise sous administration fédérale temporaire, pour raison stratégique évidente.

- Bloquer immédiatement tous les comptes de la famille Kadhafi, pour autant qu'il en reste. (ceci aurait dû être fait il y a un an au moins...)

- Annuler tous les visas et tous les permis de travail accordés à des Libyens. Seules les personnes bénéficiant d'un statut de réfugiés ou de requérants, ainsi que le personnel diplomatique peuvent rester en Suisse.

- Bloquer l'accord signé en août, compte tenu du non-respect des conditions par la partie adverse.

Une fois ces conditions remplies, nous devons exiger de rencontrer les otages et savoir où ils se trouvent. Si nécessaire, nous pouvons demander à un pays tiers (la France ou l'Italie puisque, apparemment, ils nourrissent de bien meilleures relations avec ce pays que nous...) de servir d'intermédiaire pour faire connaître nos exigences à la Libye.

Je pense qu'un retour rapide des otages est à ce prix. Mais bien sûr, il faut être prêts à perdre des plumes sur le plan économique. Notre pays est-il prêt à faire cela ? Je l'espère, car si nous faisons passer la vie de deux personnes après notre approvisionnement en pétrole libyen, ça veut dire que notre pays n'a aucune morale. J'aurais donc vraiment honte de ce qu'est devenu notre pays...

14/10/2009

La création du MCG

Un jour, alors qu'Eric se promenait, il eut envie d'un petit verre. Il entra alors dans un petit troquet et s'installa au bar. Acoudé au comptoir, il sirotait donc son petit ballon de blanc, quand il surprit la conversation de ses deux voisins. Si si. Je vous assure que vous les connaissez : ce sont ceux qu'on voit dans tous les bistrots et sans qui le bar ne tiendrait pas debout ! (à moins que ça soit le contraire...)

- La semaine dernièèèèère, je suis allé me présenter pour un bouloooot...

- Ah, tu veux bosser toi ? Et avec qui je pourrais parler si tu n'étais pas lààà ?

- Ben ouais, faut bien payer ses verres quand mêêêême !

- Et ça s'est passé commeeeent ?

- Ben, ils m'ont dit non. Que je faisais pas l'affaire, qu'ils ont dit ! Et tu sais qui ils ont pris ?

- Ben non...

- Un frontalieeeer ! J'ai vu sa plaque jaune en sortant ! Ils ont engagé un sale frontaaal... J'suis sûr qu'ils le payent la moitié des dix mille balles que je demandais ! C'est du dumping salariaaaal !

- C'est honteux ! Et c'est pas ces sales politicards qui vont faire quequ'chose !

Eric, convaincu que ces braves gens avaient raison de penser qu'ils n'étaient pas défendus par la politique, se dit qu'il fallait "faire quequ'chose" !  Et, en s'inspirant de la position centrale de ses voisins dans le bar, il choisit alors le slogan de son futur parti : "Ni de gauche ni de droite" ! C'est ainsi que naquit le MCG...

Bon, ironie mise à part, j'avoue que je n'ai pas très envie de bloguer ces jours-ci. Le grand sujet du moment, à savoir la victoire "écrasante" du MCG et du populisme à Genève, ne m'inspire pas trop. Parce que d'accord, le MCG fait une grosse progression. Mais dans l'absolu, ils n'ont que 17 sièges sur 100 ! De là à penser qu'ils vont diriger Genève durant les quatre prochaines années, il y a quand même encore un gouffre à franchir. Car sur les divers sujets qui vont se présenter au parlement, il n'y en aura probablement pas pour lesquels la droite classique ne pourra pas chercher des alliances, que ça soit à gauche ou à droite. Il ne lui manque en effet que 8 sièges pour posséder la majorité absolue. Donc en convaincant n'importe quel autre parti présent au parlement de la suivre, elle pourra faire la décision. Les autres partis étant par contre très dissolus sur la plupart des sujets, ils n'arriveront jamais à s'allier contre la droite centriste. Donc, rien ne change fondamentalement dans la République.

La seule crainte fondée qu'on puisse avoir, c'est que le MCG parvienne à placer l'un des siens au Conseil d'Etat. C'est pourquoi il ne faut pas dissoudre les voix. On peut s'amuser à se chamailler en temps normal. Mais là, il faudra voter "utile". Pour cette raison, qu'on compte voter à gauche ou à droite, il faudra mettre dans l'urne des noms qui ont des chances d'être élus. C'est mon conseil de tactique électorale du jour.

Toutefois, sur le fond, on peut se demander si l'entrée du MCG au Conseil d'Etat ne serait pas la meilleure chose qui puisse arriver. Car j'aimerais bien voir Stauffer à la tête du Canton ! Ses belles promesses devraient alors être traduites dans les faits. Car si on a plus de 25 de QI, on ne peut que comprendre que sa promesse de renvoyer les mendiants chez eux est une promesse en l'air. Pareil pour la promesse de limiter le nombre de frontaliers. Ces deux propositions sont tout simplement illégales, car incompatibles avec le droit supérieur ! Dans les deux cas, la libre circulation, récemment reconduite par l'ensemble des Suisses et encore plus plébicitée par les Genevois, interdit ce genre d'actions... Alors que penser des gens qui écoutent ces promesses ? Ils sont soit ignorants, auquel cas on ne peut pas grand chose pour eux,  soit dans une situation de chômage de longue durée totalement désespérante, car quand on est désespéré, il est plus facile d'accuser l'autre que d'analyser ses propres manquements, soit tellement racistes qu'ils sont aveuglés par la haine. Bref, si vous avez voté MCG, je vous souhaite vivement d'être racistes !

07/10/2009

Pourquoi s'arrêter au CEVA ?

Oui, pourquoi Soli Pardo ne poursuit pas sa logique implacable ? Car si la racaille annemassienne se masse aujourd'hui à nos portes, il est peu vraisemblable qu'elle attende la construction du CEVA pour venir ruiner notre paisible quiétude genevo-genevoise ! Il est évident qu'aujourd'hui déjà, les hordes de Annemassiens défèrlent sur notre belle cité totalement sans défense ! Alors qu'attendons-nous pour réagir ? Pourquoi ne pas commencer tout de suite à leur barrer la route ?

Lire la suite

00:04 Publié dans Genève, Politique | Tags : affiche, udc, ceva | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2009

Traversée du lac vs traversée de la rade

Selon la Tribune d'aujourd'hui, un panel représentant les lecteurs du journal considère la traversée lacustre comme la seconde priorité en matière de construction, juste après le PAV. Et devant le CEVA. Si on peut discuter de l'ordre d'arrivée des deux projets de transports, je pense en tout cas que le choix de ces trois priorités montre une grande maturité de la population. Notre ville a une grande qualité : son attractivité économique. Mais elle présente aussi le défaut de cette qualité, à savoir une importante immigration, que les nouvelles populations viennent de Suisse, de France ou d'ailleurs. Et cette immigration pose deux problèmes, le premier étant le besoin croissant en logements, le second étant l'étallement de la périphérie, situé en grande partie en France.

Et comme notre gouvernement n'arrive pas à faire face au premier problème, le second se voit encore plus exacerbé. Les priorités choisies par les lecteurs de la Tribune sont donc correctes. La première priorité, c'est la construction de logements.  Et le PAV est bien le projet le plus impressionnant dans ce domaine. Il pourrait suffire à lui seul à fournir une (légère) bouffée d'oxygène au logement à Genève. La seconde priorité, c'est la construction de voies de communication pour mieux relier la périphérie au centre. Et si le CEVA est, on l'espère, l'amélioration la plus sensible de ces prochaines années dans ce domaine, il faut déjà penser à l'avenir. Et je pense qu'une nouvelle traversée est le meilleur moyen à notre disposition pour réduire le trafic automobile au centre-ville. Avec à la clé, amélioration des conditions de vie et augmentation de l'offre en transports publics pour les habitants, qu'ils vivent en ville ou en périphérie.

Pour ce qui est de la traversée du lac, il se trouve que Mark Muller a présenté hier au parlement l'état d'avancement du projet. Ce projet, enterré depuis près de 12 ans depuis la dernière votation, (soit à peu près la durée du règne de Robert Cramer...) semble enfin en train de ressurgir. Est-ce un hasard si ce subit changement d'optique suit de peu le lancement de l'initiative pour une traversée de la rade par l'UDC ? Probablement non. La première qualité de cette initiative c'est d'avoir remis ce sujet sur le tapis. Et le projet de traversée du lac a ainsi déjà gagné 10 ou 20 ans, puisqu'il était précédemment agendé pour le milieu du siècle, ou pas longtemps avant !

Dès lors que le Conseil d'Etat se remet à plancher sur le sujet, faut-il tout de même signer l'initiative de l'UDC ? Je pense que oui. D'abord il s'agit de deux projets différents, qui n'ont pas le même but. La traversée proposée par l'UDC vise avant tout à délester les quais et le pont du Mont-Blanc. Elle vise donc à une amélioration localisée de la situation du trafic au centre-ville. Et elle servira aussi bien aux Genevois qu'aux frontaliers. Et surtout, elle pourrait être construite bien avant et pour une beaucoup plus petite somme !

La traversée lacustre proposée par Marc Müller par contre servira principalement à désengorger le contournement autoroutier et à mieux répartir la charge transfrontalière entre Vallard et Bardonnex. Et si on élargie en même temps l'autoroute entre le Vangeron et Nyon, ou au moins Coppet, elle permettra de faire sauter le goulet d'étranglement de l'entrée de Genève. Son impact sur le centre-ville sera par contre plus faible. Tout au plus évitera-t-on que des gens qui n'ont rien à faire en ville y entrent.

Ensuite, il faut la signer pour maintenir la pression sur les autorités. Si cet objet devait passer en votation, les autorités ne manqueraient pas de lui opposer un contre-projet. Sans cela, nous n'avons aucune assurance que le sujet restera d'actualité dans les prochaines années. L'important est que nos autorités sachent que la majorité de la population y tient. Et qu'on ne reste plus sous l'effet d'un échec en votation surtout dû à un projet mal budgété qui a été soumis aux voix dans une période où les finances cantonales s'enfonçaient à vitesse grand V !

28/09/2009

Halte aux abus du droit de référendum

Hier la population genevoise a largement confirmé sa volonté de voir la fumée quitter les lieux de convivialité. Et même, avec un taux d'acceptation de la loi de plus de 81%, elle a même accru son soutient à la loi, contrairement à toute attente. Dans ces conditions, il est nécessaire de se poser la question de l'utilité de renvoyer tout le peuple devant les urnes pour donner son avis une seconde fois sur un même objet. Avec tous les frais que cela comporte. Si ce second scrutin avait apporté un nouveau débat, concernant de nouveaux éléments, cela aurait pu avoir un sens. Mais il n'y a pas eu de nouveau débat. Les opposants ont continué à débiter les mêmes arguments, qui n'ont interdiction_fumer.JPGvisiblement aucune prise sur la très grande majorité de la population. Alors pourquoi revoter ? Les opposants espéraient-ils gagner ? Pas du tout. Tout ce qu'ils espéraient, c'était retarder l'inéluctable le plus longtemps possible. Et on arrive là aux limites de la démocratie directe. Lorsqu'elle est utilisée à mauvais escient, lorsqu'elle ne sert qu'à retarder la mise en place de projets plébicités par la population, il faut contrer ce genre de pratiques, cela pour le bien même de la démocratie directe. Car ce genre de pratiques risque de lasser des gens qui jusque-là choisissaient de donner leur avis. On ne doit pas s'étonner ensuite des taux de participation très bas.

Quand on regarde les résultats de plus près, on s'aperçoit que seules 21000 personnes se sont prononcées en faveur du référendum. Or, 14000 personnes avaient signé le référendum et avaient ainsi envoyé l'ensemble de l'électorat devant les urnes ! Cela signifie que ces 14000 personnes n'ont réussi qu'à en convaincre 7000 autres. Ca fait un peu léger tout de même. Et pourtant, 14000 signatures ça représente tout de même deux fois plus de paraphes que ce que réclame notre Constitution. Alors à quand un référendum signé par 7000 personnes qui se soldera par un nombre de NON de seulement 10000 voix, soit moins de 5% de l'électorat ?

Le problème dans ce cas, c'est que le comité référendaire a bénéficié de l'appui du GHI qui a envoyé une liste à chaque ménage genevois. Il est totalement indécent qu'un média distribué dans tous les foyers puisse prendre position en matière de politique. Depuis, je ne lis d'ailleurs plus jamais cette feuille de chou. Mais le véritable problème, c'est que le référendum serait certainement passé, même sans l'aide du GHI. Le problème vient surtout de notre Constitution qui ne correspond plus du tout aux besoin de notre canton. Sa population a explosé, au niveau communal les étrangers ont désormais le droit de vote, mais le nombre nécessaire de signatures n'a pas évolué. Ainsi, désormais les plus égoïstes peuvent se permettre d'utiliser le droit de référendum pour bloquer des projets importants soutenus par l'écrasante majorité de la population. Je refais donc mon appel à la Constituante que j'avais fait dans ce billet. J'y proposais que le nombre de paraphes nécessaires pour valider un référendum ou une initiative cantonales ou communales soit fixé à 10% de l'électorat au minimum. Dans le cas de la fumée passive, ma proposition aurait en tout cas évité le fiasco qu'on a vécu, puisque 10% de l'électorat genevois, ça représente justement 21000 personnes, ce que le comité référendaire n'aurait jamais pu réunir à temps...

 

24/09/2009

Le Conseil de Sécurité souhaite dénucléariser le monde !

champignon-atomique-283px.jpgC'est en tout cas ce qui a été affirmé aujourd'hui à New York. Et comme c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, ça m'a fait très plaisir. En effet, dans ce billet, j'avais appelé de mes souhaits que l'organe exécutif de l'ONU, et ses cinq membres permanents en particulier, s'engagent dans ce sens afin que disparaisse cette épée de Damocles au-dessus de nos têtes.

Voici ce que j'avais écrit :

"Alors, à défaut de réinventer un monde sans arme nucléaire, pouvons-nous encore inventer un monde dénucléarisé ? Les nations nucléaires actuelles, à commencer par les Etats-Unis, peuvent-elles abandonner cette arme alors que n'importe qui pourrait un jour se la procurer et menacer le monde entier ? En fait, je pense que ça serait bien plus facile de faire respecter un traité de non-prolifération, si quelques états ne se gardaient pas le triste privilège de faire planer une telle menace sur le monde. La fin de la prolifération passe sans doute par le désarmement. Si une interdiction totale était le but du conseil de sécurité de l'ONU, je pense que, moyennant des pressions, on pourrait y faire adhérer l'ensemble des nations. Alors nous pourrions peut-être entrevoir le bout du tunnel. Et mettre fin à plus de soixante ans de folie."

Aujourd'hui je le pense plus que jamais. Un monde dénucléarisé est une utopie. Mais les utopies d'aujourd'hui feront les réalités de demain. Pour que les prochaines générations vivent dans un monde qui ne risque pas de disparaître à chaque instant dans une gerbe d'étincelles, il faut que notre génération s'engage pour la disparition de ces armes de folie.