17/04/2010

A quoi sert l'OMS ?

On dirait une perte d'identité. A chaque fois que l'OMS prend position, c'est pour faire de l'alarmisme déplacé. Alors que le ciel suisse et une grande partie du ciel européen se vident de leur trafic aérien, pour répondre à un risque limité mais certain, l'OMS s'inquiète de la dangerosité des particules volcaniques pour la santé de la population. C'est à se demander si cette organisation est seulement capable de regarder ce qui s'est produit dans le passé. A l'échelle mondiale, les éruptions volcaniques n'ont rien d'exceptionnel. Une organisation internationale devrait donc être capable de faire des prévisions en se basant sur les cas répertoriés. Et l'expérience est sans équivoque: à moins de se trouver à proximité immédiate de la source volcanique, les nuages de poussière ne présentent aucun danger.

photo_1271455295336-1-0_w350.jpgEt pour cause. Outre le fait que ces nuages se déplacent en haute atmosphère et ne peuvent pratiquement retomber qu'en cas de pluie, et donc mélangés à l'eau de pluie, on parle de concentrations infimes. Même si le nuage se retrouvait au niveau du sol, ça ne ferait pratiquement aucune différence compte tenu des concentrations habituelles de particules polluantes. D'autant plus que ce volcan n'a rien de terrifiant. Les quantités de particules relâchées sont très limitées. En réalité, la seule chose qui rend cette éruption exceptionnelle pour nous, c'est le fait que le vent pousse le nuage de particules au-dessus de nos têtes...

Alors, outre l'interdiction de survol de notre espace aérien, que peut-on craindre ? L'effet le plus important qu'on  puisse craindre (ou espérer) ce sont des levers ou des couchers de Soleil plus longs et plus rougeoyants que d'habitude ! En effet, si le voile d'altitude est invisible à l'oeil nu, il fait office de prisme et lorsque le Soleil est bas, la lumière est difractée de manière plus prononcée que d'habitude. Il est également possible que ce nuage nous prive en partie du réchauffement printanier bienfaiteur que nous avait promis Meteosuisse pour ce week-end. Car le voile de particules sulfurées filtre la lumière du Soleil et l'empêche d'atteindre totalement le sol. Certains scientifiques, que je qualifierais pour ma part plutôt d'apprentis-sorciers, n'ont-ils pas proposé de rejeter des particules sulfurées dans la haute-atmosphère pour simuler l'effet des éruptions volcaniques et lutter ainsi contre le réchauffement planétaire ? L'effet refroidissant des nuages volcaniques est en effet bien connu. L'éruption du Pinatubo en 1991 est par exemple créditée d'un refroidissement planétaire de 0,6° pendant 2 ans ! Mais bien sûr, on n'avait pas alors affaire au même type de volcan. Il s'agissait d'une des plus terribles éruptions du 20ème siècle, qui a rejeté pas moins de 10 km3 de matériaux dans l'atmosphère ! Une grande partie de ces matériaux à fait le tour de la Terre et a continué à obscurcir le ciel de notre planète durant plusieurs années...

Pour en revenir à l'OMS, cette organisation a-t-elle encore une utilité ? Après avoir été à la source de l'alarmisme exagéré à propos de la grippette H1N1, elle lance une fois de plus un avis à l'emporte-pièce, allant jusqu'à conseiller aux asthmatiques de sortir avec un masque ! Après les masques pour les grippés, les masques pour les asthmatiques... A croire que les responsables de l'OMS possèdent des intérêts dans la fabrication de ces masques. D'ailleurs le problème est peut-être là: les responsables de cette organisation peuvent légitimement être mis en question. D'une part, la "crise" du H1N1 pose clairement la question de la collusion de ces responsables avec l'industrie pharmaceutique. D'autre part, ils semblent si empressés à appliquer le principe de précaution à tort et à travers à la première occasion, qu'ils paraissent totalement dépassés par leur charge. Alors je pense que la réponse est oui, l'OMS sert toujours à quelque chose. Mais l'organisation devrait remplacer au plus vite ses dirigeants avant que son discrédit soit total.

12/04/2010

Pour une école laïque en Suisse!

Ainsi des cantons alémaniques ont autorisé des fillettes musulmanes à fréquenter les cours de natation en burkini, maillot de bain éstampillé Islam friendly... Sur le fond, ils ont bien raison de trouver que ces jeunes filles ne doivent pas être dispensées de cours de natation du fait de leur religion. Et on pourrait penser comme eux que la burkini n'est pas une concession très grave. Mais le problème, c'est que cette concession est une dérive qui en appelle d'autres. Dès lors qu'on fait ce premier pas, qu'est-ce qui empêche qu'on accepte d'autres concessions ? Pourquoi les filles n'auraient pas le droit de fréquenter les cours en portant le voile ? Qu'est-ce qui les empêcheraient de travailler dans l'administration avec ce même voile ? Pourquoi ne pas accepter d'établir des heures d'ouverture spéciales pour les femmes musulmanes dans les piscines publiques ?

Il existe pourtant une réponse unique à toutes ces attaques contre notre système. Elle se nomme "laïcité" ! Cette réponse, universelle admise comme inattaquable par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour autant qu'elle règle les rapports à l'état de toutes les religions, est la protection ultîme contre toute tentative de la religion de s'immiscer dans la vie publique.  Or la Suisse, à l'exception de trois cantons dont Genève, n'a pas choisi officiellement la laïcité. Elle l'applique plus ou moins certes, mais aucune obligation n'est faite aux cantons et à leurs administrations de la respecter. L'école étant du ressort cantonal, il est évident qu'on voit dès lors un peu de tout. Des croix dans les écoles valaisannes, des cours de religion ici ou là. Et bien sûr la perception de taxes éclésiastiques est réalisée par la plupart des cantons. Non la Suisse n'est pas un pays laïque.

burkini.jpgDès lors, comment justifier une interdiction du voile islamique ? Si la religion chrétienne a le droit de s'immiscer dans la vie publique, pourquoi la religion musulmane ne le pourrait pas ? Certes, il nous semble à priori que l'église chrétienne est moins invasive que l'église musulmane. Mais ça n'est finalement qu'une question culturelle. Dans un pays à majorité musulmane, ce sont les traditions chrétiennes qui paraissent plus invasives. Et c'est cette meilleure adéquation avec notre culture qui nous a poussé à retarder le débat de la laïcité en Suisse. Il ne semblait pas jusqu'à aujourd'hui que notre démocratie avait besoin de se protéger de la religion. Mais l'arrivée de l'Islam devrait nous amener à revoir ce jugement. Car tôt ou tard, et plutôt tôt que tard, des lois ou des règlements spéciaux pour les personnes de confession musulmane vont commencer à fleurir aux quatre coins de Suisse.

Mais que signifie l'introduction de la laïcité en Suisse ? Et bien, il faudra commencer par éliminer de notre Constitution, ainsi que de toutes les Constitutions cantonales, toute référence à la religion. Entre autres les préambules, telles que le "Au nom de Dieu tout puissant" de la Constitution fédérale, doivent absolument en disparaître. Ensuite, un article doit y être ajouté, stipulant que l'état et la religion doivent être totalement séparées et cela à tous les niveaux de l'administration. Et enfin, il va de soi que l'article contre les minarets ne peut pas y perdurer tel quel, car il s'agit d'une référence religieuse inacceptable dans un état laïque. Il pourrait par exemple être remplacé par un article interdisant les constructions à caractère religieux ne respectant pas la tradition architecturale locale. Sur le fond ça revient à peu près au même. Sauf que ça n'est pas dirigé que contre l'Islam...

En revanche, contrairement à une idée reçue, la laïcité n'exclue pas le religieux. Par exemple, dans un état laïque des écoles privées à caractère religieux sont tout à fait admises. Alors, si on admet l'existence d'écoles catholiques, pourquoi on n'autoriserait pas la création d'écoles musulmanes ? Personnellement, ça ne me gênerait pas. Ou du moins, ça ne me gênerait pas tant qu'il ne s'agirait pas d'écoles coraniques destinées à faire du lavage de cerveaux chez les petits Musulmans. Un certain contrôle resterait donc nécessaire. Entre autres, ces écoles devraient respecter un programme de base permettant à tout moment de rejoindre l'école publique, programme auquel ces écoles pourraient ajouter un enseignement religieux prodigué par des pédagogues agréés. De même, des cimetières privés musulmans ou des piscines privées musulmanes n'entrent pas en conflit avec la laïcité. (contrairement aux carrés confessionnels dans les cimetières publiques ou les heures réservées aux femmes musulmanes dans les piscines publiques)

A noter que la Constituante genevoise envisage d'introduire un préambule à caractère plus ou moins religieux dans la nouvelle Constitution. Il s'agit d'une tentative évidente de l'église de mettre fin à la tradition laïque séculaire de Genève. Personnellement, cela constituerait pour moi un motif de rejet de toute cette Constitution. Et si la nouvelle Constitution devait contenir un tel article, non seulement je la refuserais, mais je militerais même activement contre elle.

Pour de plus amples renseignements sur la laïcité en Suisse, le site de l'association suisse pour la laïcité, présidée par Yves Scheller, explique très bien ces vues.

09/04/2010

L'accord START II est signé

Ce n'est pas une révolution, mais cela participe à une évolution plutôt positive. A petits pas, le monde se rapproche du but désormais poursuivi par le Conseil de Sécurité de l'ONU, à savoir l'élimination des armes nucléaires de la surface du globe. Certes une réduction d'un tiers du nombre d'ogives possédées par les deux grandes puissances ne va pas changer grand chose à la problématique. Toutefois, le fait que les deux grands se soient à nouveau assis à une table pour parler désarmement, c'était pratiquement inespéré il y a seulement deux ou trois ans. A nouveau, la dynamique est relancée et, on ne peut en douter, l'histoire reprend son cours dans la bonne direction.

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Toutefois, on peut encore entrevoir une différence de discours plutôt inquiétante à propos de l'Iran. Washingthon continue à montrer clairement sa fermeté vis-à-vis de cet état et de sa politique clairement illégale du fait qu'il est signataire du traité de non-prolifération. (TNP) En effet, les déclarations iraniennes selon lesquelles le programme nucléaire iranien serait purement civil ne tiennent absolument pas la route. Dans ce cas, pourquoi refuser la visite des installations nucléaires par l'AIEA ? (Agence Internationale de l'Energie Atomique) Pourquoi enterrer les sites d'enrichissement d'uranium dans des bunkers invisibles aux yeux des satellites et à l'abri des bombardements conventionnels ? Pourquoi développer parallèlement un programme de missiles à longue portée ? Croire à un programme nucléaire iranien purement civil, c'est se voiler la face. On ne peut pas y croire avec honnêteté. Et pourtant c'est ce que les Russes continuent à feindre de croire.

La raison en est simple. La Russie a largement participé au développement de la technologie nucléaire iranienne ! Bien sûr, ils n'ont joué un rôle que pour la construction d'implantations à caractère strictement civil en Iran. Toutefois, cette aide a largement profité au programme nucléaire militaire iranien, en lui faisant gagner de nombreuses années. Si les Russes ferment les yeux sur ce point, c'est qu'ils en ont tiré de substanciels bénéfices. Et bien sûr, parce qu'ils espèrent encore en tirer de nouveaux bénéfices. La conséquence, c'est une déclaration extrêmement molle à propos de l'Iran. Ils envisagent bien des sanctions, mais ne font aucune déclaration précise dans ce sens. Ils gagnent du temps c'est certain.

De même, la question des armes anti-missiles reste étrangement un point de discorde. Ce programme américain dirigé clairement contre l'Iran et la Corée du Nord est toujours ressenti comme une agression par les Russes. Pourquoi des armes défensives, développées par un allié et partenaire pour se protéger d'états tiers, devraient être ressenties comme une agression ? Bien sûr, ces armes sont également capables d'arrêter des missiles russes. Mais comme officiellement, ces missiles ne sont pas tournés vers l'Occident, qu'est-ce que ça peut faire ? Et bien le problème à nouveau, c'est les liens entre la Russie et l'Iran. La Russie ne fera rien pour froisser son voisin du Sud. Elle ne veut pas risquer que l'Iran se tourne totalement vers la Chine ou d'autres partenaires. Elle tient à ses contrats. Mais ce jeu dangereux que joue la Russie risque bien de se retourner un jour contre elle. Car aujourd'hui déjà, son territoire est à portée des missiles iraniens. Un jour ou l'autre, elle va probablement subir le chantage iranien. L'Iran qui ne manquera pas de prendre le leadership au sein de l'OPEP le jour il possédera la puissance militaire nécessaire pour dicter sa politique à tout les pays du Golfe Persique. L'Iran qui pourra alors fixer les conditions de l'accès au pétrole pour le monde entier. Et la Russie ne fera pas exception. Elle devra se plier aux règles fixées par l'Iran et aura alors perdu son indépendance parmi les pays producteurs de pétrole.

Pour éviter le piège qui lui est tendu par le président iranien Ahmadinejad, la Russie devrait aujourd'hui clairement prendre position. La seule position salvatrice à long terme serait de se ranger du côté occidental et, pourquoi pas, demander de bénéficier de la protection anti-missiles américaine. Elle pourrait même proposer un traité militaire élargi avec les pays de l'OTAN et d'autres états, tels les pays de l'ex-bloc de l'Est, le Japon et la Corée du Sud. Malheureusement, il ne semble pas qu'on en prenne le chemin. Le jeu des alliances internationales est très complexes et les intérêts économiques supplantent trop souvent les intérêts stratégiques. A ce rythme-là, ça n'est plus qu'une question de quelques mois avant que l'Iran soit en position de réaliser son premier essai nucléaire. Et alors, nous ne pourrons plus jamais nous sentir parfaitement en sécurité...

01/04/2010

Une croix autoroutière pour Genève!

Dans le cadre du projet d'agglomération franco-valdo-genevois, le Département de l'aménagement du territoire de Genève a dans ses cartons un nouveau projet: la Croix autoroutière! Exit la traversée du Lac, désormais on passera par le centre de Genève! Ce nouveau projet prévoit de relier par de longs tunnels l'autoroute des Jeunes, la douane de Vallard et l'échangeur du Vengeron. Une sortie permettra de quitter l'autoroute en plein centre de Genève, tout près de la gare Cornavin.

Je trouvecroix autoroutière.jpg ce projet très enthousiasmant, en ce sens qu'il permettrait de gagner un temps précieux pour se rendre au centre-ville. En quelques minutes, nous voilà rendus dans les grands magasins du centre depuis Perly, Thônex ou Bellevue! Quel progrès! Mais bien sûr, un tel projet devra être complété par de nouveaux parkings en ville, sinon le gain de temps ne servira pas à grand chose.

Si tout va bien, le projet pourra être soumis au vote du Grand Conseil dans les 5 ans. Ensuite, le projet sera soumis au référendum facultatif. Si un référendum est lancé, un vote devra être organisé dans l'année qui suit. Si bien qu'il est très possible que les travaux puissent commencer durant la présente décennie! Pour un achèvement aux alentours de 2025. Voilà qui est beaucoup mieux que l'année 2040 pour laquelle on nous annonçait la traversée du lac...

27/03/2010

Sécurité routière: une statistique encourageante

Vous souvenez-vous de début novembre et de ces trois accidents mortels survenus coup sur coup ? Ils avaient fait énormément réagir. J'y avais moi-même consacré un billet plus étonné par le battage médiatique qu'on faisait autour de cette série d'accidents et par les réactions de politiciens que choqué par ce qui arrivait. Car il faut bien dire que l'humain se fait une fausse idée du hasard. Il pense que lorsque des évènements se déroulent au hasard, ils doivent forcément se dérouler à intervalle plus ou moins régulier. La meilleure preuve, c'est la croyance courante en une "loi des séries". Lorsqu'un évènement se déroule plusieurs fois d'affillée, on pense qu'il s'agit d'une sorte de fatalité. Mais c'est totalement faux. Il faut différencier les statistiques de la réalité. Ce n'est pas parce que les statistiques prévoient qu'un évènement se passe 3 fois par an, qu'il va se produire tous les ans 3 fois. Certaines années, il peut se produire 10 fois, et d'autres jamais! Ce n'est que sur les grands nombres que la réalité commence à se rapprocher de plus en plus de la statistique.

330061507.jpgOr, la statistique sur les accidents mortels à Genève ne peut pas être précise du fait du nombre, heureusement, très peu élevé de cas! La police cantonale vient de sortir sa statistique pour l'année 2009. On y voit que le nombre d'accidents, y compris les accidents avec blessés et les accidents avec dégâts matériels simples, sont en constante baisse depuis des années et cela malgré l'augmentation régulière de trafic. L'année 2009 semble même marquer une accélération de cette diminution alors que le nombre d'accidents était presque stable depuis 3 ans. Il faudra toutefois vérifier ce fait dans les prochaines années, mais le nombre total d'accidents est suffisamment élevé pour que la statistique soit assez fiable.

Finalement, il n'y a qu'un seul type d'accidents qui augmente, ceux avec décès! Et quelle augmentation: près de 50%. C'est sans doute malheureux, mais il faut voir que les fluctuations du graphique sont très importantes. A n'en pas douter, il s'agit d'une accumulation d'évènements qui sera probablement compensée l'année prochaine par une nouvelle baisse. Globalement, il est même probable que la tendance statistique suive la même courbe que celle des accidents, même si c'est difficilement perceptible. Car le taux d'accidents mortels n'a à priori aucune raison de varier beaucoup. Celui-ci se situe aux alentours de 1/200.

Et maintenant où sont-ils ces politiciens qui voulaient prendre des mesures spéciales pour enrayer les dangers croissants sur la route ? Ne réagissent-ils qu'aux journaux de la veille ? Ne sont-ils pas capables de suivre une ligne de conduite sur le long terme ? Il faut lutter sans cesse pour améliorer la sécurité de la route. C'est un travail quotidien et ceux qui en sont chargé n'ont pas attendu ces réactions pour s'en occuper. La meilleure preuve, c'est que les routes genevoises sont de plus en plus sûres, année après année. Dans cette statistique, ce que je trouve le plus intéressant, c'est le nombre d'accidents par voie de circulation. Il montre où il faut prendre des mesures pour continuer à abaisser le nombre d'accidents. Et c'est sans doute là-dessus qu'il faut mettre l'accent, plutôt que de prendre des mesures générales parce que 3 accidents d'affilée se sont produits.

26/03/2010

La Suisse condamnée

Ainsi nous avons été condamnés. Ça nous pendait au nez. En prenant une décision discriminatoire qui n'avait aucune chance d'être acceptée du reste du monde, nous nous exposions à l'incompréhension. Le monde n'a pas interprété le vote anti-minarets des Suisses comme un simple vote sanction. Il a jugé qu'il s'agissait d'un vote raciste. D'un geste de repli et d'exclusion d'une communauté. La seule consolation que nous puissions avoir, c'est d'avoir été soutenus par l'ensemble de l'Europe et par les Etats-Unis. Ça faisait longtemps qu'on attendait de pouvoir compter sur ces pays! Mais ce sont des pays qui ne font généralement pas beaucoup de cas des Droits de l'homme qui ont fait pencher la balance. Pour une fois que ce ne sont pas eux qui subissent une condamnation, ils ont pu s'en donner à coeur joie.

79716553.JPGIl est vrai que cette condamnation n'a pas force contraignante. Car évidemment, si les décisions de la commission des droits de l'homme des Nations Unies avaient force contraignante, peu de pays reconnaîtraient sa validité. En effet, la plupart des pays subissent très souvent des condamnations, sans en tenir aucun compte bien évidemment. Donc la Suisse n'a pas à modifier quoi que ce soit à sa constitution pour autant. Elle n'en a d'ailleurs tout simplement pas le droit. A partir du moment où la condamnation n'a pas force contraignante, personne n'a le droit de modifier la constitution sur sa seule base.

Par contre, il ne faut pas oublier que plusieurs recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'homme, tribunal faisant partie des institutions du Conseil de l'Europe, ont été déposés. Lorsque la Suisse a choisi d'être signataire de la convention qui régit cet organe, elle a également accepté de se soumettre à ses jugements. Ces derniers ont donc force contraignante. Et on imagine assez mal les juges de Strasbourg ne pas tenir compte de la condamnation des Nations Unies. Cette condamnation nous rapproche donc d'un scénario catastrophe: un vote invalidé et notre constitution modifiée!

On aurait pu éviter cela. Il aurait fallu ne pas envoyer le peuple voter sur un texte qui nous exposait à ces condamnations. Mais pour cela, il aurait fallu que nos parlementaires fassent preuve de plus de discernement. En effet le jeu de la politique a joué en faveur de l'initiative. Afin d'éviter la victimisation de l'UDC, les autres partis, ou du moins certains d'entre eux, ont décidé de valider le texte, malgré tous les problèmes qu'il posait. Et les évènements leur ont donné tort. Leur faute est directement responsable de la situation dans laquelle nous allons probablement nous retrouver.

Le moins qu'on puisse espérer désormais, c'est que nos institutions évoluent afin d'éviter une situation pareille à l'avenir. Cette situation a d'ailleurs peu de chances de se produire au niveau cantonal, car le Tribunal Fédéral est compétent pour juger de la recevabilité des textes proposés dans les cantons. Donc de leur constitutionnalité et de leur respect du droit supérieur. Il est bien dommage que le TF ne dispose pas de la même compétence au niveau fédéral. Cela doit changer. Ou du moins une cour constitutionnelle doit être créée comme c'est le cas dans la grande majorité des démocraties. Seul un organe juridique pourra juger les textes d'un point de vue strictement juridique sans qu'il y ait pollution d'intérêts politiciens. Une telle réforme est vitale pour notre pays. Bien plus que la réformette du gouvernement dont on parle ces jours! Alors qui va mettre cela sur le tapis ?

22/03/2010

Energies renouvelables: la solution du PS

Ca fait un moment qu'il y a polémique dans le domaine de l'énergie. On le sait, durant ce siècle nous allons devoir remplacer le pétrole comme source d'approvisionnement principale en énergie. Cela signifie bien sûr qu'il va falloir refondre toute notre société autour d'un nouveau mode de consommation de l'énergie. Les énergies renouvelables sont une des solutions. Il y en aura sans doute d'autres. Mais quoi qu'il en soit, cet avenir sans pétrole, c'est aujourd'hui que nous devons le créer. C'est bien tout un modèle de société qu'il va falloir construire. Le changement sera aussi fondamental pour notre mode de vie que l'électrification  l'avait été pour le réseau ferroviaire. Il est probable que l'une des voies technologiques pour arriver à atteindre ce but sera une baisse de la consommation globale. Et il est également probable que dans l'avenir l'énergie deviendra une denrée moins abondante et donc plus chère. D'autant que la demande mondiale risque d'exploser dans le même temps. Voilà pourquoi nous ne devons pas attendre et nous lancer dès aujourd'hui dans cette refonte de notre mode de vie. Malheureusement, pour l'instant on parle et on n'avance pas beaucoup...

289716698.jpgSi les énergies renouvelables sont effectivement une voie encourageante à explorer, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne sont pas prêtes à fournir des quantités d'énergie équivalentes à ce que nous accorde généreusement le pétrole. Pour l'instant, elles n'ont même pas, et de loin, la capacité de remplacer l'énergie nucléaire, qui représente 40% de notre production électrique. (voir ici pour les détails) Tout au plus, elles peuvent suffire à compenser le surplus de consommation dû à l'augmentation de la population. Il est donc déjà irresponsable de prétendre que nous n'avons pas besoin de remplacer la production d'énergie de nos centrales nucléaires vieillissantes par autre chose que les énergies renouvelables. Le PS et les verts le font pourtant depuis longtemps. Et ils rencontrent malheureusement un certain écho dans la population. Grâce à cette stratégie, nous pouvons déjà considérer que dans une dizaine d'années environ, nous passerons dans une situation de pénurie chronique. Et bien sûr, notre économie va sérieusement en pâtir.

Mais le PS ne s'arrête pas là. Il propose désormais de remplacer aussi le pétrole par les énergies renouvelables! Et cela dans les 20 prochaines années! Et que proposent-ils pour que la technologie des énergies renouvelables soit capable de remplacer le nucléaire et le pétrole d'ici là ? C'est simple: ils veulent les rendre obligatoires! C'est tellement simple qu'on se demande pourquoi personne n'y avait pensé avant. La technologie n'est pas prête ? Et bien c'est pas grave, désormais il est obligatoire qu'elle soit en mesure de remplacer le pétrole et le nucléaire!  Une solution légale pour solutionner un problème technique. C'est génial non ? Basée sur le principe de "les lois inapplicables n'ont jamais tué personne", cette proposition ne fait pas avancer le schmilblick. Elle sème seulement la confusion et empêche de choisir les solutions transitoires et de mener la nécessaire recherche dans des domaines bien plus variés que celui proposé. Elle nous empêche de réfléchir à notre pérénité énergétique à moyen et long terme. Bref, elle va nous conduire tout droit à la catastrophe. Et j'ai bien peur que le PS arrive à convaincre pas mal de monde...

21/03/2010

Et si le plus grand problème de Genève était l'imposition à la source des frontaliers ?

Suite au jugement du Tribunal fédéral accordant les mêmes déductions aux personnes imposées à la source qu'aux autres contribuables, Eric Stauffer parle de déposer une motion pour que Genève renégocie les conditions d'imposition des frontaliers avec la France. Et bien il a peut-être raison. Mais pas pour les raisons qu'il pense ! Il faut bien se rendre compte que la situation de Genève, où les frontaliers sont imposés dans leur pays de travail et non dans leur pays de résidence, est vraiment unique. La norme en Europe et même en Suisse, c'est l'imposition dans le pays de résidence. Genève profite donc largement de ce système d'imposition. Et il est évident que par les temps qui courent, il vaut mieux que la France ne se penche pas sur ce cas particulier. Car actuellement, le gros des impôts des frontaliers reste en Suisse et seule une petite partie est reversée aux municipalités de domicile. L'Etat français quant à lui ne touche rien du tout...

Dès lors, il est assez amusant de lire les anti-frontaliers dire que la France doit prendre en charge les frais pour les infrastructures nécessaires aux frontaliers. Car après tout, si la France ne touche pas un sou, pourquoi elle payerait quoi que soit ? N'est-ce pas plutôt à Genève de payer pour pouvoir profiter de cette main-d'oeuvre facile et nécessitant peu d'investissement ? Les municipalités de France voisine sont bien sûr plutôt riches selon les critères français, mais leur rôle n'est pas de payer les grosses infrastructures. Elles ne doivent investir que dans les infrastructures locales.

De l'autre côté, il faut aussi se demander pourquoi Genève payerait pour pouvoir loger ses travailleurs, alors que c'est financièrement beaucoup plus intéressant de les faire loger par la France. Dès lors, on ne doit pas s'étonner que le Conseil d'Etat ne fasse aucun effort pour régler ce qui est tout de même le principal problème de Genève, à savoir le manque de logement. De même, si on devait faire confiance au privé pour compenser les lacunes de la politique cantonale, on peut aussi se demander pourquoi les entrepreneurs construiraient plus de logements pour les vendre moins cher, alors qu'ils sont les premiers bénéficiaires de la pénurie...

Alors finalement, si la France imposait elle-même les frontaliers, ne serait-ce pas la solution à nos problèmes ? Cela ne forcerait-il pas nos autorités à chercher à attirer les employés des entreprises genevoises sur son territoire  pour compenser cette perte de contribuables ? Car je suis certain que peu de frontaliers le sont pour le plaisir. Il ne faut pas oublier que la libre circulation autorise toute personne au bénéfice d'un contrat de travail à s'installer en Suisse. Alors pourquoi les frontaliers restent en France ? Est-ce parce qu'ils prennent plaisir à passer des heures dans des embouteillages interminables ? Et si ce que certains affirment est vrai, à savoir que les employeurs genevois font de la sous-enchère sur les salaires des frontaliers, est-ce qu'un frontalier est heureux de gagner moins ? Ne préférerait-il pas gagner le même salaire que les résidents ? S'il lui suffisait de venir s'installer dans le canton de Genève pour bénéficier d'un salaire plus haut, pas de doute qu'il le ferait. Enfin s'il pouvait se loger à Genève...

Car finalement, si les frontaliers restent frontaliers et si les nouveaux arrivants dans la région s'installent majoritairement en France, c'est surtout parce qu'il est devenu impossible de se loger à Genève à bon compte ! Le seul moyen de payer un loyer correct, c'est d'être installé dans son appartement depuis longtemps. Si on veut changer de logement, les augmentations sont insuportables. Si on veut devenir propriétaire, il vaut mieux franchir la frontière cantonale, pour aller s'installer en France ou dans le canton de Vaud...

Bref, on peut se demander si la cause de tous nos souçis, ça ne serait pas ce mode d'imposition des frontaliers, qui favorise tellement la situation actuelle et qui empêche de trouver des solutions profitables à tous. (si on excepte bien sûr le canton, les employeurs et les entrepreneurs...)

06/03/2010

La plage de Cramer retardée ?

Pas eu trop le temps de bloguer cette semaine, mais j'ai quand même eu le temps de lire le journal. Et parmi les sujets qui ont retenu mon attention, il y a la fameuse plage de Cramer contre laquelle le WWF a recouru, prétextant qu'elle allait détruire un écosystème lacustre. (en oubliant bien sûr de mentionner qu'elle en créera un nouveau...) J'aurais pu dire que si les les hollandais s'étaient arrêté à de pareils bons sentiments, leur pays serait aujourd'hui beaucoup plus petit et totalement surpeuplé. J'aurais aussi pu dire: "Ach ! Eine neue Genferei ? Diese Genfern sind wunderbar..." Car oui, on ne pouvait pas imaginer qu'un projet tel que celui-ci, désiré par pratiquement tout le monde, puisse passer la rampe sans la moindre opposition dans la ville dont c'est la grande spécialité. (devant la longeole et la marmite de l'escalade) J'aurai encore pu me moquer de ces batailles inter-écologistes qui, il faut l'avouer, sont franchement hilarante.

41639826.jpgMais en réalité, bien que je souhaite évidemment que cette plage devienne un jour une réalité, je pense qu'il est surtout urgent d'attendre et cette opposition peut aussi être vue comme une chance. Quelle est la raison de cette position ? C'est l'initiative lancée l'année passée par l'UDC pour la construction d'une traversée 'moyenne' de la rade. Le texte de l'initiative se réfère aux conclusions d'un groupe de travail "Contournement de Genève" qui, comme on peut le voir sur le plan ci-contre, avait placé le départ de cette traversée sous-lacustre sur la rive gauche, tout près du port noir. Soit à l'endroit exact où devra se trouver cette plage ! Je soupçonne d'ailleurs Robert Cramer d'avoir choisi de placer sa plage à cet endroit afin de sanctuariser ce bout de rivage et s'assurer que les Genevois n'auront plus jamais l'envie d'y placer une traversée de la rade...

Pour ma part, je pense qu'il faut au moins attendre de voir si cette initiative aboutit et par la suite, si les Genevois veulent d'une telle traversée. Il serait vraiment idiot de construire cette belle plage, puis de devoir l'éventrer quelques années plus tard pour construire la traversée de la rade. Ces deux ouvrages peuvent très bien être construits en même temps et la traversée peut même être intégrée armonieusement à la plage. Elle pourrait par exemple occuper un espace restreint entre la Nautique agrandie et la nouvelle plage. Pour une fois, ne laissons pas les oppositions partisanes provoquer un coûteux et inutile méli-mélo. En bref, essayons de ne pas être trop Genevois !

25/02/2010

L'OPA verte sur le climat

Avant le milieu des années 80, aviez-vous entendu parler de la climatologie ? Peu probable, car cette science plutôt jeune, était encore très peu étudiée avant que la théorie du réchauffement climatique anthropique (dû à l'humain) ne fasse son apparition sur la scène politico-scientifique. Et pour cause, les crédits d'étude qui lui étaient alloués étaient à la mesure des retombées qu'on lui supposait. Science appliquée, dévolue donc à l'étude et la (tentative de) quantification d'un phénomène naturel réél, elle fait largement appel à la physique théorique pour expliquer les processus qui dirigent notre climat. Thermodynamique, mécanique des fluides, magnétisme, physique quantique, etc.. L'univers étant dirigé par la physique, notre atmosphère ne peut pas faire exception. Mais bien sûr, quand on fait de la physique théorique, on simplifie les situations pour les rendre facilement quantifiables. Par exemple, il est bien plus facile d'étudier le comportement d'un point de masse M, qu'un objet quelconque de même masse. Et bien la climatologie tente d'étudier le monde réél. Ce qui est évidemment très ingrat et donne rarement des résultats absolument indéniables. C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de passer de l'explication théorique à la quantification et à la prévision, la climatologie a recours, comme beaucoup d'autres sciences, aux modèles mathématiques qui ne sont rien de plus que des approximations.

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22/02/2010

Les Américains sont-ils les "méchants" ?

Question saugrenue, absolument pas pertinente et pourtant on entend souvent dire que les Etats-Unis sont les ennemis de la paix, qu'ils cherchent à gouverner le monde. Ils sont accusés de tous les maux de la Terre. Ils ont même créé le H1N1 en laboratoire. (peut mieux faire soit dit en passant) Bref en un mot, ils sont les méchants. Mais si on définit les Américains comme les méchants, on doit obligatoirement définir  leurs ennemis comme les gentils. C'est comme ça que ça se passe dans tout bon film... hollywoodien ! Un peu manichéen, même très, mais simplifier le monde, c'est bien pratique pour ceux qui ont de la peine à l'apréhender. Donc oui, qualifions les ennemis de l'Amérique de gentils. Qu'importe que ces pays soient des dictatures, des théocraties ou des groupes terroristes. S'ils sont contre les Américains, c'est bien qu'ils sont forcément de pauvres résistants, combattant l'hégémonie du mal représentée par la banière étoilée.

Quant aux amis de l'Amérique, ils sont forcément de fidèles toutous, des suppôts du grand Satan. Et ils n'ont aucune existence propre. Donc oui, le monde se découpe en deux camps. Dans un coin celui des amis du mal et dans l'autre celui des ennemis du mal, donc des amis du bien.  D'ailleurs c'est bien Georges W. Bush qui disait qu'on peut être soit avec eux, soit contre eux ? A moins que ce soit l'Empereur Palpatine, dans "La revanche des Siths". Ou alors les deux.

Bref. Dans le premier camp, on trouve entre autres l'Union Européenne, Israël, le Japon, la Corée du Sud. Tous ces braves chienchiens qui bavent à la moindre parole du grand frère américain permettent à ce dernier d'assurer une présence un peu partout autour de la Terre. Dans le second camp, on trouve les gentils comme l'Iran, la Corée du Nord, Al Quaida, les Talibans, le Hamas et le Hezbollah. Toutes ces pauvres victimes de la politique des Etats-Unis (et de leurs bras armé au Proche-Orient, Israël) ne veulent bien sûr que le bien de leurs populations. Ils sont obligés de les opprimer pour l'instant, mais pour leur bien. Le mal dont il faut les libérer c'est le Mal, avec un grand M, celui qui se tapit en Amérique du Nord !

Et au millieu, il reste quelques grands pays. Par exemple la Chine, la Russie, l'Arabie Saoudite ou le Pakistan. Des pays dont on ne sait pas (pour l'instant) sur quel pied ils veulent danser. Mais bien sûr, comme l'a dit W dans la citation ci-dessus, on ne peut être qu'avec les Américains ou contre les Américains. Donc si ces pays ne sont pas franchement avec les Américains, alors ils sont sauvés et ne se trouvent pas dans le camp du mal. Et forcément, puisqu'il n'y a que deux camps, ils se trouvent donc dans le camp du bien.  Ouf!

Voilà donc une splendide vision du monde, colportée par pas mal de monde en Occident. D'une part le camp du mal représenté par des pays qui sont, pour la plupart, des démocraties dans lesquelles il fait bon vivre et où on respecte à peu près les habitants, et de l'autre, le camp du bien avec une nuée de groupes terroristes, de dictatures sanguinaires et de théocraties totalitaires. Intéressant non ?

Comme je le disais au début, la question titre est en réalité sans intérêt. En matière de politique internationale, n'en déplaise à Hollywood, il n'y a pas de gentils. Il n'y a que des pays qui cherchent à tirer la couverture à eux, à gagner de l'influence. Les Etats-Unis ne font pas exception. Le fait qu'ils soient plus puissants que les autres ne les rends pas plus méchants que les autres. Ni plus gentils d'ailleurs. Ils ne font finalement rien d'autre que tous les autres pays.

Il faut toutefois rester attentifs. Les dérives du précédent gouvernement, qui avait sciemment menti à la population pour lui faire accepter et même encourager la guerre en Irak ne sont pas acceptables dans une démocratie. En s'abaissant de la sorte, les USA se sont abaissés au niveau de leurs ennemis. Et c'est probablement ce qui a amené beaucoup de monde à les considérer comme une puissance du mal. Mais il ne faut pas tout confondre. Les agissements de quelques individus ne font pas une nation. Les Américains finalement ne sont qu'un peuple comme les autres, avec des défauts et des qualités. Je pense qu'il est aussi idiot d'être anti-américain que d'être pro-américain. Il n'y a pas lieu d'être anti ou pro. Il y a d'ailleurs une chose qui m'exaspère, c'est entendre si souvent dire que les Américains sont incultes. Il s'agit d'une généralisation qui démontre plutôt la stupidité de celui qui le pense. D'autant que les Etats-Unis abrittent quelques-unes des plus prestigieuses universités du monde.

L'anti-américanisme est devenu politiquement correct. Les idées anti-atlantes sont bien sûr dopées par certaines manipulations des gouvernements américains précédents et même de l'actuel, mais surtout par une fronde universelle menée par une alliance de gauchistes et d'antisémites. Les islamistes qui se terrent en Occident n'y sont bien sûr pas étrangers, comme ce parti "anti-sioniste" qui a laissé un commentaire sur mon blog dernièrement. (voir ici, commentaire du 15.02.10) Ce dernier offre par son site une très belle démonstration de ce que j'avais avancé dans mon billet sur l'antisémitisme et l'antisionisme. Dans notre société se cachent bel et bien des gens qui prétendent défendre des valeurs de bien mais qui ne font que défendre le racisme et la haine. Leurs idées insidieuses se propagent dans la population, à tel point que beaucoup les considèrent déjà comme naturelles.

21/02/2010

Pourquoi on ne doit pas accepter une baisse du taux de conversion du 2ème pilier

On nous dit que les caisses de 2ème pilier courent à la faillite si on refuse la baisse du taux de conversion exigée. Or ce taux vient déjà d'être abaissé de 7.2% à 6.8%. Il semble bizarre de déclarer que ça n'est pas assez, alors que cette première baisse n'est pas encore entrée en vigueur! Je m'y suis donc intéressé pour vérifier leurs chiffres.

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16/02/2010

Le gouvernement italien se fiche de nous !

Dans un article de la TdG du jour, on apprend que M. Frattini, ministre des affaires étrangères italien, trouve que la Suisse prend l'Europe en otage dans l'affaire des visas Schengen refusés aux ressortissants libyens. Ce monsieur, dont le chef de gouvernement est mondialement connu pour sa très grande moralité, trouve que la Suisse se comporte mal en mettant en danger les intérêts économiques de son pays. Car n'oublions pas que dernièrement, alors que la Suisse se débattait pour faire libérer ses otages, M. Berlusconi recevait le guide suprême libyen dans ses salons feutrés, lui tendant un stylo pour lui faire signer de beaux contrats. Et bien sûr pour récupérer le pétrole que la Libye ne livrait plus à la Suisse ! Il est évidemment clair dans ces conditions que la suspension des visas entre l'espace Schengen et la Libye est problématique pour son pays. Difficile de faire du commerce avec un état voyou quand on ne peut pas y mettre les pieds...

Et le ministre de rajouter que son pays est "prêt à aider la Suisse à résoudre une question bilatérale" mais pas au dépens de tous !!! Car oui, ce ministre n'a aucune honte à dire n'importe quoi ! Si l'Italie avait voulu jouer les négociateurs pour le compte de la Suisse, ça fait un an et demi qu'elle aurait pu le faire ! Mais non, à la place pendant le G20, Berlusconi et les autres convives européens invités, ont bien rigolé lorsque le Colonel parlait de démembrer la Suisse ! Croit-il que la Suisse l'ait oublié ? Certainement pas ! Nous savons désormais que ce gouvernement italien, tout comme plusieurs autres gouvernements européens, n'est pas l'ami de notre pays. Et franchement, ça va faire le plus grand bien à ce ministre, dont le chef de cabinet aime autant faire des courbettes aux dictateurs méditerranéens que passer ses week-ends avec des jeunes filles à peine mineures, d'apprendre que la Suisse n'a aucun compte à lui rendre. Nous sommes un état souverain qui, s'il a un problème billatéral avec un état tiers, prend les mesures qui lui conviennent sans en référer à ses voisins. Particulièrement si ces voisins n'ont pas une fois proposé leur aide pour résoudre ce conflit.

Bref, on voit que la stratégie de la Suisse est la bonne. En interdisant l'entrée en Suisse de ressortissants libyens au bénéfice d'un visa Schengen, notre gouvernement a provoqué une crise inattendue entre la Libye et l'Union Européenne. Et ainsi elle a enfin poussé les grands gouvernements européens à réagir. Maintenant, la balle est dans leur camp. S'ils souhaitent résoudre ce problème de visas, ils n'ont qu'à forcer Kadhafi à résoudre au plus vite son litige avec la Suisse. Car le seul responsable de cette situation, c'est lui. La Suisse n'a rien fait pour que tout cela se produise et elle n'a pas à faire quoi que ce soit de plus pour résoudre le conflit.

Et je suis sûr qu'ils vont enfin s'activer pour protéger leurs intérêts en danger. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai bon espoir que nos ressortissants rentrent prochainement dans leurs foyers. Alors j'espère que le Conseil Fédéral va tenir bon et ne pas céder aux pressions de nos voisins. S'il montre de la fermeté aujourd'hui, non seulement cela devrait permettre aux otages d'obtenir une prochaine libération, mais en plus le Conseil Fédéral parviendra à redorer son image sérieusement ternie ces derniers temps.

13/02/2010

Un avocat pour les animaux est-il utile ?

Le 7 mars, nous serons appelés aux urnes. L'un des sujets qui fait le plus parler de lui, c'est la votation concernant les avocats pour animaux. Personnellement, j'ai toujours eu des animaux et je souhaite bien sûr que leur protection soit la meilleure possible. En effet, ils sont souvent sans défense face à l'homme, à leur maître en particulier, et il est souvent nécessaire que la justice applique la loi sur la protection des animaux pour défendre les plus malchanceux d'entre eux.

Mais voilà: la nouvelle loi sur la protection des animaux a permis à cette cause de faire un pas de géant. Selon notre Conseil Fédéral et un grand nombre d'élus, c'est largement suffisant. Il est inutile de créer une tracasserie supplémentaire. Ce n'est pourtant pas ce que semble avoir pensé le canton de Zurich qui s'est offert les services d'un avocat pour animaux depuis de nombreuses années déjà.

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09/02/2010

Antisémitisme et antisionisme

J'ai remarqué que chez les islamistes, la méthode classique pour contrer les accusations d'antisémitisme, c'est de faire remarquer que les sémites ne sont pas tous Juifs. Un arabe selon eux ne peut pas être antisémite car il est lui-même un sémite. De même, ils font remarquer que les Juifs ne sont pas tous sémites puisqu'ils sont issus de régions très différentes. Ils tentent alors de se décrire comme antisionistes, par opposition aux sionistes qui prétendent qu'Israël est la terre du peuple juif, pour faire passer leur position pour politique et non raciste.

Mais il s'agit là au mieux de méconnaissance de la langue française, ou au pire de manipulation grossière. Le fait est que l'antisémitisme est un terme dérivé de l'Allemand Antisemitismus inventé à la fin du 19e siècle lors de la création d'une ligue antisémite. Son sens d'alors était clairement et exclusivement dirigé contre les Juifs. Les nazis se sont par la suite officiellement déclarés antisémites, comprenant eux aussi clairement ce mot comme dirigé contre les Juifs de toutes provenances. Et d'ailleurs ils n'étaient pas les seuls, dans tout le monde occidental, l'antisémitisme était de mise dans les années 20 et 30. (y compris dans notre pays) Et aujourd'hui encore, le terme d'antisémitisme ne désigne que la haine des Juifs et n'englobe pas la haine d'autres peuples sémites. Probablement que ce terme n'est plus très adapté, mais c'est le seul qui désigne cette forme particulière de racisme.

L'antisionisme par contre, désigne l'opposition au sionisme, c'est-à-dire à la politique visant la création d'un état juif au Proche-Orient. C'est important de souligner que ce terme est censé représenter une position politique. Mais lorsqu'on réclame la destruction d'Israël, on ne fait pas de la politique. On incite à la haine. Et la haine d'un autre peuple, c'est du racisme. Le Hamas est donc un mouvement raciste. Le Hezbollah est un mouvement raciste. L'Iran est un pays raciste. Toute position qui appelle à la destruction de l'état d'Israël est une position antisémite et pas seulement antisioniste. Et le fait que ça soit des personnes issues de peuples sémites qui ont cette position ne change rien au problème.

De plus, la plupart des personnes qui se disent antisionistes ne se contentent pas de demander la création d'un état palestinien. Ils réclament la disparition pure et simple de l'état d'Israël et le départ (ou la mort?) de tous les Juifs habitant cet état! Un état palestinien où des Juifs auraient le droit de vivre est inconcevable pour eux ! Il ne s'agit donc pas uniquement d'une position politique. Elle est clairement haineuse et dirigée contre les Juifs et peut donc être clairement considérée comme antisémite. Comme le rappelle D.J. dans son billet du jour, le grand Mufti de Jerusalem s'était à l'époque allié avec Hitler dont il devait bien aimer les idées antisémites. Je pense que dans ce cas, le lien entre antisémitisme et antisionisme est pour le moins clair.

07/02/2010

Quand va-t-on cesser de croire l'Iran ?

Une nouvelle fois les Occidentaux et la Russie sont déçus de la reculade du Président Ahmadinejad qui annonce que son pays va enrichir lui-même son uranium. Pourtant, l'Iran avait déjà refusé en novembre la possibilité de le faire enrichir à l'étranger. Alors croire à la bonne volonté iranienne cette fois encore, c'était faire preuve d'une inquiétante crédulité. Pourquoi l'Iran voudrait faire enrichir son uranium à l'étranger, si cela l'empêche de disposer d'uranium de classe militaire, nécessaire à construire sa bombe ? Le but a toujours été de disposer d'armes nucléaires. Il est donc évident que l'Iran ira au bout de ses ambitions, quoiqu'il arrive. Et ce ne sont pas les molles sanctions qu'on pourra prendre contre ce pays qui y changeront quoique ce soit. Tout au plus, ces sanctions atteindront la population. Mais le pouvoir restera de marbre devant les problèmes du peuple. Le pire, c'est que de telles sanctions mettront fin au rêve de liberté dans ce pays, car elles provoqueront un regroupement de la grande majorité de la population derrière le pouvoir.

Alors quand va-t-on cesser de croire que l'Iran veut collaborer avec la communauté internationale ? C'est un état voyou, c'est de plus en plus clair. Il poursuit une stratégie géopolitique qui vise à prendre le pouvoir régional sur tout le Proche et Moyen-Orient. Et compte tenu de l'importance stratégique de cette région, cela revient presque à pouvoir dicter ses conditions au Monde. Cette stratégie nécessite bien sûr l'accès au club restreint des puissances nucléaires. C'est le seul moyen pour eux d'éloigner la menace d'une intervention internationale. C'est aussi le seul moyen de mettre en échec par avance toute tentative interventionniste de la part de l'état hébreux, son principal ennemi. Quand on a compris cela, on a compris que négocier avec l'Iran n'a aucun sens.

Donc il faut cesser les tergiversations. La seule forme de discussion qui soit valable avec l'Iran, c'est l'ultimatum. Il faut prévenir Ahmadinejad que si son pays se met à enrichir l'uranium jusqu'à une teneur de 20% d'uranium 235, une intervention visant ses sites d'enrichissement sera inévitable. Car si la communauté internationale continue à tergiverser, il y en a qui n'accepteront pas de vivre avec la menace nucléaire iranienne. Les Israéliens, qui ne disposent pourtant pas de l'armement adéquat pour lancer une telle opération, se lanceront seuls à l'attaque du complexe nucléaire iranien. Avec tous les risques d'embrasement régional qu'une telle opération comporte. Obama doit se le tenir pour dit. S'il continue dans une voie qui peut permettre à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, la situation pourra déboucher sur une guerre sans précédent dans la région. Et comme les forces américaines sont présentes en abondance autour de l'Iran, elles ne manqueront pas d'être impliquées d'une manière ou d'une autre.

10:19 Publié dans Monde, Politique | Tags : nucléaire, iran | Lien permanent | Commentaires (2)

05/02/2010

Micheline Calmy Rey a simplement répondu honnètement

Que de bruit autour d'une petite parole de ministre. Une réponse à une question piège qui plus est. Mais finalement, elle n'a fait que répondre honnètement. Lui reprocher d'avoir dit ce qu'on ne veut pas entendre, c'est lui reprocher de ne pas avoir menti ! Car oui, du point de vue allemand, acheter les données volées, c'est absolument logique. Même si ça n'est pas très moral. En matière criminelle, on agit souvent de la sorte. Acheter des renseignements est une pratique courante lorsqu'il s'agit d'accumuler des preuves ou des témoignages concernant des délinquants ou criminels. Et l'impunité est souvent requise en faveur des petits délinquants quand il s'agit d'attraper de plus gros poissons. Regardez comment agissent les juges anti-mafia en Italie. Dans ce domaine, sans ces pratiques, il n'y aurait tout simplement pas d'enquête criminelle qui puisse se faire.

Cette parole de la ministre des affaires étrangères était sans doute destinée à calmer le jeu avec un pays qui est avant tout un ami et notre plus grand partenaire économique. Il s'agissait de ne pas jeter la pierre à un ministre des finances allemand qui finalement ne fait que son devoir. En effet, comment pourrait-il justifier auprès de la population allemande de ne pas avoir tout fait pour attraper des fraudeurs ? Le fait est que le système suisse est sur le fond peu défendable tant qu'il couvre du secret les actes de délinquants étrangers. Ou de délinquants suisses d'ailleurs. Certaines paroles de Peer Steinbrück étaient vraiment condamnables. Désormais on a affaire à autre style. Mais il faut que les Suisses sachent que le résultat est le même. La guerre que le fisc allemand livre à ses fraudeurs continuera à éclabousser notre pays. Alors plutôt que de se mettre à dos l'ensemble de la planète et à jouer ensuite les martyrs, nous devrions peut-être commencer à penser à réformer en profondeur notre système financier.

30/01/2010

L'initiative contre le financement de l'IVG

Dépénalisée depuis quelques années, l'IVG (interruption volontaire de grossesse) a même été plébicitée par le peuple. Il semble donc que les anti-IVG n'aient pas la côte ces temps-ci. On peut alors s'attendre à ce que tout texte qui émanera d'eux subisse le même sort. Et bien pas sûr. Car cette nouvelle initiative, ciblée sur le financement, pose une autre question, pas mauvaise il faut le dire.

Désormais c'est acquis. Les femmes peuvent choisir si elles veulent interrompre leur grossesse ou la conduire à son terme. Elles n'ont d'ailleurs même pas besoin de demander au père, ce qui pourrait être un autre point à discuter. On s'en remet donc à la seule compétence des femmes, alors que ces dernières ne sont pas les seules concernées. Ça risque de surprendre certains qui me savent ouvertement athé, mais j'ai quelques problèmes avec l'IVG. Si je suis contre une interdiction qui repousseraient les femmes dans une clandestinité malsaine, je n'ai aucune sympathie pour la tendance malsaine qu'on a aujourd'hui à se demander si c'est une bonne chose d'avoir un enfant. Et sur le fond, je suis d'accord que seuls les problèmes de santé et le viol sont de bonnes justifications pour interrompre une grossesse. Absence d'amour, manque de moyens financiers ou difficulté à concilier grossesse et vie professionnelle ne sont que de mauvaises raisons. Car il s'agit tout de même d'un enfant. Qu'on se prémunisse avant pour éviter qu'il y ait un enfant, ça va de soi. Mais lorsqu'il est là, on devrait changer d'optique. D'autant qu'un enfant peut toujours être adopté, il y a des tas de familles qui n'attendent que ça.

De toute façon, l'initiative ne parle pas d'interdiction, mais pose une autre question. La question qu'on pose ici, c'est: Est-il normal que cette opération soit financée par l'assurance de base ? Car après tout, la grossesse n'est pas une maladie, mais un heureux évènement. Et le but de l'assurance de base est de couvrir la santé des personnes. Sur le fond on peut donc dire qu'il n'y a pas lieu de rembourser cette opération qui n'améliore en rien la santé des personnes qui font ce choix. Après tout, les caisses ne remboursent pas non plus les opérations hestétiques, car elles ne servent en rien la santé, mais seulement le bien-être. Alors pourquoi ne devrait-on pas financer soi-même l'IVG ? Plus que l'IVG, ce débat porte sur l'assurance de base. Que veut-on en faire ? Est-elle destinée à assurer le bien-être de la population ou sert-elle à financer les gros pépins de la vie ? Cette initiative arrive aussi peu après l'acceptation de l'initiative pour le financement des médecines douces par l'assurance de base. Donc dans un contexte où la population semble majoritairement penser que tous les actes médicaux doivent être pris en charge. Mais sur le fond, l'IVG a encore bien moins sa place dans cette assurance de base. La tendance pourrait donc s'inverser.

Car finalement, il n'y a que le soutien féministe qui pourrait sauver le financement de l'IVG. Pour autant que les femmes suivent. Cet article lu sur le site de l'hebdo montre par exemple la virulence de certaines femmes sur le sujet. Son argument selon lequel la grossesse coûte beaucoup plus cher que l'IVG, montre à quel point les féministes considèrent qu'il existe un choix clair entre les deux et qu'il est normal d'interrompre la grossesse. Mais je ne suis pas si sûr que cette journaliste soit suivie par la majorité de la population. Car s'il est normal pour une société de financer la grossesse qui prépare son avenir, je ne vois aucune justification à financer son arrêt volontaire. Avoir le droit de disposer de son corps, c'est une chose. Mais quand ce droit est financé par l'ensemble de la population, il y a quand même un problème.

08/01/2010

Pas d'effet suspensif pour le recours contre les fumoirs

On apprend aujourd'hui que le Tribunal Fédéral juge inutile d'assortir le recours des initiants anti-tabac contre les fumoirs d'un effet suspensif. Ce qui signifie que les cafetiers et restaurateurs qui le souhaitent peuvent dès à présent prendre leurs dispositions pour la construction de ces fumoirs. Personnellement je souhaite vivement que le recours soit rejeté et que ces fumoirs puissent être installés. Toutefois je m'inquiète pour les restaurateurs qui prendront les devants sans attendre le jugement du Tribunal Fédéral. Et si ce dernier donnait raison aux initiants, comment expliquer cette décision de laisser faire ? Qui va payer les pots cassés ? Et bien les restaurateurs eux-mêmes bien sûr.

Dans ces conditions, je ne comprends pas que les juges de Lausanne n'interdisent pas temporairement leur construction. Mais peut-être que le fait de posséder un fumoir non-fumeur est considéré comme normal par les juges ! Toujours sans service, on aura le droit d'y aller avec son verre, mais sans clope ! Pour que les non-fumeurs puissent aussi en profiter. Il n'y a pas de raison, non mais...

A moins bien sûr qu'ils aient déjà pris la décision de rejeter le recours. Mais dans ce cas, je m'interroge sur le fonctionnement du TF. Si on a pris la décision, pourquoi attendre plus longtemps pour la divulguer ? Parce qu'on veut encore en discuter ? Pourquoi faire si on connait déjà la réponse ? Quoi qu'il arrive je ne pense pas que beaucoup de restaurateurs vont sans lancer sans être sûrs d'être dans leur bon droit.

Bref, je souhaite à tous les cafetiers et restaurateurs qui le désirent que ce recours soit rejeté et qu'ils puissent entreprendre la construction de leur "bocal à fumeurs" ! Ainsi nos amis fumeurs ne pourront plus se plaindre d'attraper des pneumonies !

18/12/2009

L'UDF est-il un parti respectueux des institutions de ce pays ?

Ca devait être une réponse sur le blog de Sami Aldeeb, mais finalement, je trouve si incroyable ce que j'ai découvert que je préfère en faire un billet. Je suis allé lire le programme politique de l'UDF. Et je me suis aperçu à quel point ce parti représente un danger pour la laïcité. A tel point qu'on peut se demander s'il est normal de le laisser agir. Voici quelques morceaux choisis:

"L’engagement et les principes de l’UDF s’enracinent dans la Bible, parole de Dieu. L’UDF prend au sérieux ses responsabilités envers le Créateur, la société et l’Etat."

On remarquera que le Créateur vient en premier et l'Etat en dernier. A croire que le respect des lois de ce pays passe après le respect des lois de Dieu. Encore plus flagrant:

"L’UDF considère que les dix commandements de la Bible constituent le meilleur fondement pour une vie en société."

Pas les droits de l'Homme, mais la Bible. Les dix commandements comme programme politique. Et on dit que les islamistes sont dangereux ?

"Avec l’invocation « au nom de Dieu tout-puissant » ancrée dans le préambule de la Constitution fédérale, la Suisse rappelle qu’elle se reconnaît dans ces valeurs."

La seule partie de la constitution qu'ils sont capables de citer, c'est justement celle qui devrait en disparaître. Ce préambule entre directement en conflit avec la laïcité de la constitution. C'est une atteinte claire au droit des non-croyants et des fidèles d'autres religions.

"L’UDF s’engage à ce que les valeurs chrétiennes gagnent en influence dans le débat politique suisse, tout en demeurant attachée au principe d’un Etat de droit non confessionnel, démocratique et libre, fondé sur les valeurs chrétiennes. "

Un Etat de droit non confessionnel, démocratique et libre, mais fondé sur les valeurs chrétiennes ? Il faudrait m'expliquer... Et que les valeurs chrétiennes gagnent en influence dans le débat politique. Dieu nous en garde !

"...Elle s’oppose à l’utilisation abusive de la liberté de l’art pour blasphémer la création divine"

Bref, il va falloir apporter une nouvelle restriction à la liberté d'expression: l'interdiction de blasphémer !!! Mais j'y songe, n'était-ce pas une interdiction qui avait cours avant la révolution française ? Des têtes n'ont-elles pas été coupées pour que nous puissions gagner ce droit au blasphème ? (entre autres...)

"Les immigrants se doivent de respecter les valeurs chrétiennes et les lois de l’Etat."


Les lois de l'Etat, ben oui, comme tout le monde. Mais les valeurs chrétiennes, ce ne sont pas celles de ce pays. Les valeurs suisses sont laïques ! Ils n'ont donc aucune raison d'adopter les valeurs chrétiennes.

"Pour des raisons liées au rôle attribué dans la Bible à Israël
, l’UDF reconnaît les prétentions que le peuple juif peut fonder sur les saintes Ecritures, et qui sont également reconnues par la Suisse. L’UDF demande en particulier la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale indivisible de l’Etat hébreu."

Donc, il n'y a plus rien à dire. Les arabes n'ont qu'à se la boucler. La Bible dit que cette terre appartient à Israël, donc il n'y a rien de plus à dire. Et au passage, j'aime beaucoup le "et qui sont également reconnues par la Suisse." Car pour l'UDF, la Suisse c'est eux !!!

Le peuple suisse s'est bel et bien trompé de cible. L'islamisme radical est encore quasiment absent dans notre pays. Par contre, les radicaux catholiques sont bien dans la place et il ne faudrait pas baisser la garde. Pour rappel, voici le jugement de la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui avait autorisé l'interdiction du "Parti du Bien-Etre" en Turquie, parce qu'il menaçait directement la laïcité.

Jugement parti Refah 2001

Dans ces conditions, il est évident qu'il existe désormais une jurisprudence qui interdit aux partis politiques de prêcher contre la laïcité. L'attitude de l'UDF me semble donc condamnable...

 

En attendant Paula se fiche pas mal des querelles religieuses.
Tout ce qu'elle demande c'est de pouvoir reprendre son travail
au service de nos ainés.
Pour plus de précisions et pour signer la pétition, voir ici:

http://wipi.blog.tdg.ch/

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15:59 Publié dans Politique, Suisse | Tags : udf, chrétiens | Lien permanent | Commentaires (41)