26/05/2010

Pétrole: le grand enjeu stratégique de la première moitié du 21ème siècle

Oui je sais. Jusque-là rien de nouveau. Cela fait des décennies que le pétrole est déjà un enjeu stratégique. Et même le principal enjeu stratégique. Peut-être le seul. Alors qu'est-ce qui change ? Le fait est qu'il y a deux nouveaux facteurs qui en font plus que jamais le plus grand enjeu de ce début de siècle. Et seulement de cette première moitié de siècle d'ailleurs, car ensuite… il n'y en aura sans doute plus ! Ou en tout cas en quantité si faibles que notre économie aura déjà dû réussir sa reconversion ou à défaut se sera totalement effondrée.

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06/05/2010

Révolution grecque ? Révolution mondialisée ?

Ce qui devait arriver est-il en train de se produire ? Malgré l'apparent bol d'air fourni par les membres les plus puissants de la zone Euro et par le Fonds Monétaire International, la Grèce s'enfonce dans le tourbillon d'une tornade économique que rien ne semble pouvoir arrêter. La Grèce qui par sa frivolité budgétaire est la première à sombrer, mais sans doute pas la dernière. Comme je le rappelais il y a quelques jours dans ce billet, l'hystérie keynésienne avec laquelle on a tout fait pour sauver la haute finance au détriment de l'économie publique a un prix. Celui de l'endettement public porté à son paroxysme. Celui d'une crise bien plus terrible que celle à laquelle on a presque échappé.

Le mécanisme est à la fois simple et complexe. Restrictions budgétaires drastiques. Arrêt de l'investissement public. Baisse des prestations sociales. Economie privée souffrant du manque d'investissements publics. Licenciements massifs. Augmentation du chômage coordonné à la chute du social. Troubles sociaux. Révolte. Renversement du gouvernement. Érection de guillotines. Boum font les têtes sur les pavés.

J'exagère ? J'espère bien. Mais je vois mal aujourd'hui comment arrêter tout cela. D'autant que la crise ne restera pas une simple crise grecque. Dans une économie mondialisée, les crises sont également mondialisées. Et si les crises mènent à des révolutions, ces révolutions sont à leur tour mondialisées. Et dans le fond, on peut se demander si ça n'est pas le mieux qui puisse se produire. Ce monde où le pouvoir économique repose entre quelques mains avides et où les gouvernements ne sont que de pacotille et font des courbettes devant le vrai pouvoir a quelque chose de fondamentalement malsain. Il est temps que ça change. Que le pouvoir revienne aux mains du peuple. Si possible dans le calme. Mais il est possible qu'il ne soit  déjà plus question de révolution pacifique. Est-ce le début de la fin ? On devrait en savoir plus dans les semaines à venir. D'autant plus que les évènements semblent évoluer rapidement.

Je ne parle évidemment pas ici de la Suisse qui devrait, heureusement, rester passablement préservée. Sa santé budgétaire pourrait être citée en exemple en Europe. Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions. La dépendance de la Suisse vis-à-vis de l'économie européenne est aussi forte que si elle faisait partie de l'Union Européenne. Et juste un tout petit peu moins que si elle faisait partie de la zone Euro. Alors tout cela aura aussi des conséquences pour nous. Peut-être pas ou peu de troubles, mais des moments difficiles sont à prévoir.

03/05/2010

La société mondialisée survivra-t-elle à la fin de l'ère du pétrole ?

Enième hoquet de notre mode de consommation énergétique basée sur l'usage du pétrole, la marée noire en cours en Louisiane est bien évidemment une nouvelle incitation à se questionner à propos de l'avenir de cette substance. Une telle catastrophe est clairement inadmissible. Surtout que ça n'est de loin pas la première et que, si nous continuons à consommer le pétrole au même rythme, c'est encore moins la dernière !

3259_la-plate-forme-deep-water-horizon-en-feu-le-22-avril-2010.jpgMais si de tels évènements peuvent et doivent catalyser notre réflexion, il y a une catastrophe à venir bien plus grave encore pour notre avenir énergétique qui devrait nous faire réagir. Durant plus d'un siècle, notre civilisation a construit sa prospérité sur l'usage d'une forme d'énergie bon marché et, jusque-là, abondante. La découverte des applications liées au pétrole a dopé l'industrie et l'économie. Il est l'huile qui fait tourner l'économie. Mais beaucoup de spécialistes le disent: cette huile va bientôt venir à manquer et la machine économique pourrait bien de se gripper. Ces spécialistes donnent à nom à cette calamité: le pic pétrolier.

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30/04/2010

La Belgique ou l'échec d'un fédéralisme basé sur les communautés linguistiques

Bien sûr, il y a des précédents. On peut citer l'Irlande du Nord qui s'est longtemps déchirée sur la question de la séparation du Royaume-Uni. Mais dans ce cas-là, la souveraineté britannique sur ce petit morceau d'île est un reliquat de l'impérialisme britannique. Peu comparable donc. On peut aussi citer le divorce des Tchèques et des Slovaques ainsi que les multiples divorces ex-yougoslaves. Si le premier s'est réalisé dans le calme, les seconds se sont déroulés dans la douleur. C'est bien connu, pas tout le monde réussit son divorce. Mais ces deux cas partagent un point commun: ils sont issus d'un mariage forcé, maintenu en place par une dictature sans partage. Les tensions se sont donc accumulées pendant des années et lorsque la dictature a disparu, le mariage a sombré avec elle.

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29/04/2010

La grande faillite des plans de relance européens

On vous avait chanté les louanges de ces fantastiques plans de sauvetage que tous les pays développés ont lancé pour sauver leurs principales institutions financières. Même la Suisse, avec son gros plan de sauvetage de l'UBS, s'était jointe à cette grande action mondiale, censée sauver le monde d'un naufrage économique d'ampleur stratosphérique! Pour vous démontrer la nécessité de tels plans, on vous a rappelé que lors de la grande dépression des années trente, on avait cru qu'il ne s'agissait que d'une adaptation des marchés, que les branches pourries allaient casser et que les autres allaient les remplacer. Mais selon eux, si la crise s'est éternisée, c'est parce que ce mécanisme ne fonctionne pas. Lorsque l'économie chute, elle cale et ne parvient pas à redémarrer.

Ils suivaient en cela les théories de John Maynard Keynes, pourtant tombées en désuetude, qui avait analysé les raisons de la dépression. Ces théories, qui n'avaient jamais vraiment été confrontées à la pratique, ont alors été suivies à la lettre. Après la chute de Lehman Brothers, on s'est évertué à ne plus laisser tomber les banques d'investissement, pourtant largement responsables de la crise ainsi que de leur propre situation. Les états ont instantanément trouvé des sommes faramineuses pour sauver de la faillite ces géants financiers. Ces mêmes états étant pourtant eux-mêmes dans une situation économique assez difficile et en déficit chronique. Les milliards ont alors plu sur le monde bancaire. Jusqu'il y a peu, on s'est félicité un peu partout de la grande clairvoyance des gouvernements qui ont évité une grande partie de la crise. Pourtant les signes étaient là. Le G20, qui avait pour mission de créer une nouvelle régulation de la finance mondiale, n'a-t-il pas acouché d'une souris en ne réussissant à se mettre d'accord que sur des lois anti-"paradis fiscaux" ? Pourquoi la fiscalité était-elle la cible de ces grands états, alors qu'ils auraient dû se fixer sur les causes de la crise ? La réponse est simple pour qui veut la voir: tous ces grands états sont des colosses aux pieds d'argile. Ils se sont mis dans une situation budgétaire intenable avec leurs gigantesques plans de relance et recherchent maintenant le moindre revenu qui pourrait leur permettre de sauver leur peau. Mais rien n'y fera. Ils sont condamnés.

La situation est maintenant assez surréaliste. Ceux qui ont déclenché la crise sont toujours là. L'énorme manne financière qui leur a été fournie leur a évité les pourtant indispensables réformes qui auraient pu les assainir. Sans être la cause première de la crise, la reprise du système de rémunération variable pratiqué auparavant avant même le retour aux chiffres noirs prouve bien que le système est totalement pourri de l'intérieur. Tout est donc à nouveau en place pour qu'une nouvelle catastrophe financière se produise. Tout ce qui change, c'est que les états sont totalement démunis. Au prochain crash, ils ne pourront plus rien faire pour sauver les banques.

D'ailleurs, ils n'auront sans doute pas le temps d'avoir qui que ce soit à aider. Car après le gigantesque transfert de fonds dont les milieux financiers ont bénéficié au détriment des états, les premières victimes risquent bien d'être les états eux-mêmes. En Europe particulièrement, l'imbrication des économies risque de faire des dégâts sans précédent sur les économies publiques des grands états. D'abord les plus faibles vont être touchés. Mais il est évident que les grands états ne pourront pas les laisser tomber du fait de leur implication économique réciproque. C'est donc l'ensemble de l'Europe qui va sombrer dans la crise. Et le monde suivra. On a voulu éviter la crise. On a cru y être arrivé. Mais c'est bien connu en physique: rien ne se créé, rien ne se perd. C'est vrai pour l'énergie, mais c'est également applicable en économie. Lorsque de l'argent est artificiellement créé, cela fait un effet de bulle. Et toutes les bulles finissent par éclater. Si on cherche à les en empêcher, elles continuent à grossir et finissent de toute manière par éclater. Et alors, la catastrophe est bien plus gigantesque...

17/04/2010

A quoi sert l'OMS ?

On dirait une perte d'identité. A chaque fois que l'OMS prend position, c'est pour faire de l'alarmisme déplacé. Alors que le ciel suisse et une grande partie du ciel européen se vident de leur trafic aérien, pour répondre à un risque limité mais certain, l'OMS s'inquiète de la dangerosité des particules volcaniques pour la santé de la population. C'est à se demander si cette organisation est seulement capable de regarder ce qui s'est produit dans le passé. A l'échelle mondiale, les éruptions volcaniques n'ont rien d'exceptionnel. Une organisation internationale devrait donc être capable de faire des prévisions en se basant sur les cas répertoriés. Et l'expérience est sans équivoque: à moins de se trouver à proximité immédiate de la source volcanique, les nuages de poussière ne présentent aucun danger.

photo_1271455295336-1-0_w350.jpgEt pour cause. Outre le fait que ces nuages se déplacent en haute atmosphère et ne peuvent pratiquement retomber qu'en cas de pluie, et donc mélangés à l'eau de pluie, on parle de concentrations infimes. Même si le nuage se retrouvait au niveau du sol, ça ne ferait pratiquement aucune différence compte tenu des concentrations habituelles de particules polluantes. D'autant plus que ce volcan n'a rien de terrifiant. Les quantités de particules relâchées sont très limitées. En réalité, la seule chose qui rend cette éruption exceptionnelle pour nous, c'est le fait que le vent pousse le nuage de particules au-dessus de nos têtes...

Alors, outre l'interdiction de survol de notre espace aérien, que peut-on craindre ? L'effet le plus important qu'on  puisse craindre (ou espérer) ce sont des levers ou des couchers de Soleil plus longs et plus rougeoyants que d'habitude ! En effet, si le voile d'altitude est invisible à l'oeil nu, il fait office de prisme et lorsque le Soleil est bas, la lumière est difractée de manière plus prononcée que d'habitude. Il est également possible que ce nuage nous prive en partie du réchauffement printanier bienfaiteur que nous avait promis Meteosuisse pour ce week-end. Car le voile de particules sulfurées filtre la lumière du Soleil et l'empêche d'atteindre totalement le sol. Certains scientifiques, que je qualifierais pour ma part plutôt d'apprentis-sorciers, n'ont-ils pas proposé de rejeter des particules sulfurées dans la haute-atmosphère pour simuler l'effet des éruptions volcaniques et lutter ainsi contre le réchauffement planétaire ? L'effet refroidissant des nuages volcaniques est en effet bien connu. L'éruption du Pinatubo en 1991 est par exemple créditée d'un refroidissement planétaire de 0,6° pendant 2 ans ! Mais bien sûr, on n'avait pas alors affaire au même type de volcan. Il s'agissait d'une des plus terribles éruptions du 20ème siècle, qui a rejeté pas moins de 10 km3 de matériaux dans l'atmosphère ! Une grande partie de ces matériaux à fait le tour de la Terre et a continué à obscurcir le ciel de notre planète durant plusieurs années...

Pour en revenir à l'OMS, cette organisation a-t-elle encore une utilité ? Après avoir été à la source de l'alarmisme exagéré à propos de la grippette H1N1, elle lance une fois de plus un avis à l'emporte-pièce, allant jusqu'à conseiller aux asthmatiques de sortir avec un masque ! Après les masques pour les grippés, les masques pour les asthmatiques... A croire que les responsables de l'OMS possèdent des intérêts dans la fabrication de ces masques. D'ailleurs le problème est peut-être là: les responsables de cette organisation peuvent légitimement être mis en question. D'une part, la "crise" du H1N1 pose clairement la question de la collusion de ces responsables avec l'industrie pharmaceutique. D'autre part, ils semblent si empressés à appliquer le principe de précaution à tort et à travers à la première occasion, qu'ils paraissent totalement dépassés par leur charge. Alors je pense que la réponse est oui, l'OMS sert toujours à quelque chose. Mais l'organisation devrait remplacer au plus vite ses dirigeants avant que son discrédit soit total.

09/04/2010

L'accord START II est signé

Ce n'est pas une révolution, mais cela participe à une évolution plutôt positive. A petits pas, le monde se rapproche du but désormais poursuivi par le Conseil de Sécurité de l'ONU, à savoir l'élimination des armes nucléaires de la surface du globe. Certes une réduction d'un tiers du nombre d'ogives possédées par les deux grandes puissances ne va pas changer grand chose à la problématique. Toutefois, le fait que les deux grands se soient à nouveau assis à une table pour parler désarmement, c'était pratiquement inespéré il y a seulement deux ou trois ans. A nouveau, la dynamique est relancée et, on ne peut en douter, l'histoire reprend son cours dans la bonne direction.

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Toutefois, on peut encore entrevoir une différence de discours plutôt inquiétante à propos de l'Iran. Washingthon continue à montrer clairement sa fermeté vis-à-vis de cet état et de sa politique clairement illégale du fait qu'il est signataire du traité de non-prolifération. (TNP) En effet, les déclarations iraniennes selon lesquelles le programme nucléaire iranien serait purement civil ne tiennent absolument pas la route. Dans ce cas, pourquoi refuser la visite des installations nucléaires par l'AIEA ? (Agence Internationale de l'Energie Atomique) Pourquoi enterrer les sites d'enrichissement d'uranium dans des bunkers invisibles aux yeux des satellites et à l'abri des bombardements conventionnels ? Pourquoi développer parallèlement un programme de missiles à longue portée ? Croire à un programme nucléaire iranien purement civil, c'est se voiler la face. On ne peut pas y croire avec honnêteté. Et pourtant c'est ce que les Russes continuent à feindre de croire.

La raison en est simple. La Russie a largement participé au développement de la technologie nucléaire iranienne ! Bien sûr, ils n'ont joué un rôle que pour la construction d'implantations à caractère strictement civil en Iran. Toutefois, cette aide a largement profité au programme nucléaire militaire iranien, en lui faisant gagner de nombreuses années. Si les Russes ferment les yeux sur ce point, c'est qu'ils en ont tiré de substanciels bénéfices. Et bien sûr, parce qu'ils espèrent encore en tirer de nouveaux bénéfices. La conséquence, c'est une déclaration extrêmement molle à propos de l'Iran. Ils envisagent bien des sanctions, mais ne font aucune déclaration précise dans ce sens. Ils gagnent du temps c'est certain.

De même, la question des armes anti-missiles reste étrangement un point de discorde. Ce programme américain dirigé clairement contre l'Iran et la Corée du Nord est toujours ressenti comme une agression par les Russes. Pourquoi des armes défensives, développées par un allié et partenaire pour se protéger d'états tiers, devraient être ressenties comme une agression ? Bien sûr, ces armes sont également capables d'arrêter des missiles russes. Mais comme officiellement, ces missiles ne sont pas tournés vers l'Occident, qu'est-ce que ça peut faire ? Et bien le problème à nouveau, c'est les liens entre la Russie et l'Iran. La Russie ne fera rien pour froisser son voisin du Sud. Elle ne veut pas risquer que l'Iran se tourne totalement vers la Chine ou d'autres partenaires. Elle tient à ses contrats. Mais ce jeu dangereux que joue la Russie risque bien de se retourner un jour contre elle. Car aujourd'hui déjà, son territoire est à portée des missiles iraniens. Un jour ou l'autre, elle va probablement subir le chantage iranien. L'Iran qui ne manquera pas de prendre le leadership au sein de l'OPEP le jour il possédera la puissance militaire nécessaire pour dicter sa politique à tout les pays du Golfe Persique. L'Iran qui pourra alors fixer les conditions de l'accès au pétrole pour le monde entier. Et la Russie ne fera pas exception. Elle devra se plier aux règles fixées par l'Iran et aura alors perdu son indépendance parmi les pays producteurs de pétrole.

Pour éviter le piège qui lui est tendu par le président iranien Ahmadinejad, la Russie devrait aujourd'hui clairement prendre position. La seule position salvatrice à long terme serait de se ranger du côté occidental et, pourquoi pas, demander de bénéficier de la protection anti-missiles américaine. Elle pourrait même proposer un traité militaire élargi avec les pays de l'OTAN et d'autres états, tels les pays de l'ex-bloc de l'Est, le Japon et la Corée du Sud. Malheureusement, il ne semble pas qu'on en prenne le chemin. Le jeu des alliances internationales est très complexes et les intérêts économiques supplantent trop souvent les intérêts stratégiques. A ce rythme-là, ça n'est plus qu'une question de quelques mois avant que l'Iran soit en position de réaliser son premier essai nucléaire. Et alors, nous ne pourrons plus jamais nous sentir parfaitement en sécurité...

28/03/2010

Les médias participent-ils à la diffusion de l'antisémitisme ?

Aujourd'hui, on apprend par la Tribune de Genève que le rapport 2009 de la Cicad (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) montre un accroissement des propos antisémites sur le web et que près de la moitié a été proférée durant l'opération "Plomb durçi" en janvier. Et justement, en janvier nos médias avaient inconditionnellement pris parti pour Gaza, dirigée par le Hamas faut-il le rappeler, plutôt que choisir la neutralité dans un conflit qui ne nous concerne pas directement.  Les articles parus à cette occasion étaient clairement orientés, parlant par exemple des hôpitaux bombardés, en oubliant de préciser que le Hamas les avait militarisé en violation claire des lois et coutumes de la guerre. D'ailleurs, toute l'opération a été montrée comme une agression sans provocation, en faisant peu de cas des attaques répétées du Hamas contre des villes israéliennes.

Depuis, les médias se font régulièrement l'écho de violations des droits de l'homme, révélées entre autres par l'association Amnesty Internationale, mais en oubliant de citer les violations des droits de l'homme proférées par le Hamas sur sa propre population. Il est vrai qu'on ne sait pas grand chose sur ce que vivent les gens dans cet enfer. Aller y enquêter est quasiment impossible. Le Hamas vérouille l'information et ne laisse filtrer que ce qu'il souhaite. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'Amnesty International ne voit qu'une petite partie des violations qui ont probablement lieu. Le moins qu'on puisse espérer de leur part, c'est de l'avouer.

Alors en prenant fait et cause pour les Palestiniens contre Israël, les médias occidentaux ne participent-ils pas à l'installation d'un sentiment antisémite latent, qui ne demande pas mieux que ce feu vert pour se dévoiler au grand jour ? Si les médias ne montrent pas l'exemple en restant parfaitement neutres et en ne citant que des faits, il n'est pas étonnant que les antisémites se mettent à parler sans honte. Mais le problème de fond n'est-il pas que l'antisémitisme a déjà gagné les médias ?

11:37 Publié dans Monde, Suisse | Tags : antisémitisme | Lien permanent | Commentaires (46)

26/03/2010

La Suisse condamnée

Ainsi nous avons été condamnés. Ça nous pendait au nez. En prenant une décision discriminatoire qui n'avait aucune chance d'être acceptée du reste du monde, nous nous exposions à l'incompréhension. Le monde n'a pas interprété le vote anti-minarets des Suisses comme un simple vote sanction. Il a jugé qu'il s'agissait d'un vote raciste. D'un geste de repli et d'exclusion d'une communauté. La seule consolation que nous puissions avoir, c'est d'avoir été soutenus par l'ensemble de l'Europe et par les Etats-Unis. Ça faisait longtemps qu'on attendait de pouvoir compter sur ces pays! Mais ce sont des pays qui ne font généralement pas beaucoup de cas des Droits de l'homme qui ont fait pencher la balance. Pour une fois que ce ne sont pas eux qui subissent une condamnation, ils ont pu s'en donner à coeur joie.

79716553.JPGIl est vrai que cette condamnation n'a pas force contraignante. Car évidemment, si les décisions de la commission des droits de l'homme des Nations Unies avaient force contraignante, peu de pays reconnaîtraient sa validité. En effet, la plupart des pays subissent très souvent des condamnations, sans en tenir aucun compte bien évidemment. Donc la Suisse n'a pas à modifier quoi que ce soit à sa constitution pour autant. Elle n'en a d'ailleurs tout simplement pas le droit. A partir du moment où la condamnation n'a pas force contraignante, personne n'a le droit de modifier la constitution sur sa seule base.

Par contre, il ne faut pas oublier que plusieurs recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'homme, tribunal faisant partie des institutions du Conseil de l'Europe, ont été déposés. Lorsque la Suisse a choisi d'être signataire de la convention qui régit cet organe, elle a également accepté de se soumettre à ses jugements. Ces derniers ont donc force contraignante. Et on imagine assez mal les juges de Strasbourg ne pas tenir compte de la condamnation des Nations Unies. Cette condamnation nous rapproche donc d'un scénario catastrophe: un vote invalidé et notre constitution modifiée!

On aurait pu éviter cela. Il aurait fallu ne pas envoyer le peuple voter sur un texte qui nous exposait à ces condamnations. Mais pour cela, il aurait fallu que nos parlementaires fassent preuve de plus de discernement. En effet le jeu de la politique a joué en faveur de l'initiative. Afin d'éviter la victimisation de l'UDC, les autres partis, ou du moins certains d'entre eux, ont décidé de valider le texte, malgré tous les problèmes qu'il posait. Et les évènements leur ont donné tort. Leur faute est directement responsable de la situation dans laquelle nous allons probablement nous retrouver.

Le moins qu'on puisse espérer désormais, c'est que nos institutions évoluent afin d'éviter une situation pareille à l'avenir. Cette situation a d'ailleurs peu de chances de se produire au niveau cantonal, car le Tribunal Fédéral est compétent pour juger de la recevabilité des textes proposés dans les cantons. Donc de leur constitutionnalité et de leur respect du droit supérieur. Il est bien dommage que le TF ne dispose pas de la même compétence au niveau fédéral. Cela doit changer. Ou du moins une cour constitutionnelle doit être créée comme c'est le cas dans la grande majorité des démocraties. Seul un organe juridique pourra juger les textes d'un point de vue strictement juridique sans qu'il y ait pollution d'intérêts politiciens. Une telle réforme est vitale pour notre pays. Bien plus que la réformette du gouvernement dont on parle ces jours! Alors qui va mettre cela sur le tapis ?

25/02/2010

L'OPA verte sur le climat

Avant le milieu des années 80, aviez-vous entendu parler de la climatologie ? Peu probable, car cette science plutôt jeune, était encore très peu étudiée avant que la théorie du réchauffement climatique anthropique (dû à l'humain) ne fasse son apparition sur la scène politico-scientifique. Et pour cause, les crédits d'étude qui lui étaient alloués étaient à la mesure des retombées qu'on lui supposait. Science appliquée, dévolue donc à l'étude et la (tentative de) quantification d'un phénomène naturel réél, elle fait largement appel à la physique théorique pour expliquer les processus qui dirigent notre climat. Thermodynamique, mécanique des fluides, magnétisme, physique quantique, etc.. L'univers étant dirigé par la physique, notre atmosphère ne peut pas faire exception. Mais bien sûr, quand on fait de la physique théorique, on simplifie les situations pour les rendre facilement quantifiables. Par exemple, il est bien plus facile d'étudier le comportement d'un point de masse M, qu'un objet quelconque de même masse. Et bien la climatologie tente d'étudier le monde réél. Ce qui est évidemment très ingrat et donne rarement des résultats absolument indéniables. C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de passer de l'explication théorique à la quantification et à la prévision, la climatologie a recours, comme beaucoup d'autres sciences, aux modèles mathématiques qui ne sont rien de plus que des approximations.

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22/02/2010

Les Américains sont-ils les "méchants" ?

Question saugrenue, absolument pas pertinente et pourtant on entend souvent dire que les Etats-Unis sont les ennemis de la paix, qu'ils cherchent à gouverner le monde. Ils sont accusés de tous les maux de la Terre. Ils ont même créé le H1N1 en laboratoire. (peut mieux faire soit dit en passant) Bref en un mot, ils sont les méchants. Mais si on définit les Américains comme les méchants, on doit obligatoirement définir  leurs ennemis comme les gentils. C'est comme ça que ça se passe dans tout bon film... hollywoodien ! Un peu manichéen, même très, mais simplifier le monde, c'est bien pratique pour ceux qui ont de la peine à l'apréhender. Donc oui, qualifions les ennemis de l'Amérique de gentils. Qu'importe que ces pays soient des dictatures, des théocraties ou des groupes terroristes. S'ils sont contre les Américains, c'est bien qu'ils sont forcément de pauvres résistants, combattant l'hégémonie du mal représentée par la banière étoilée.

Quant aux amis de l'Amérique, ils sont forcément de fidèles toutous, des suppôts du grand Satan. Et ils n'ont aucune existence propre. Donc oui, le monde se découpe en deux camps. Dans un coin celui des amis du mal et dans l'autre celui des ennemis du mal, donc des amis du bien.  D'ailleurs c'est bien Georges W. Bush qui disait qu'on peut être soit avec eux, soit contre eux ? A moins que ce soit l'Empereur Palpatine, dans "La revanche des Siths". Ou alors les deux.

Bref. Dans le premier camp, on trouve entre autres l'Union Européenne, Israël, le Japon, la Corée du Sud. Tous ces braves chienchiens qui bavent à la moindre parole du grand frère américain permettent à ce dernier d'assurer une présence un peu partout autour de la Terre. Dans le second camp, on trouve les gentils comme l'Iran, la Corée du Nord, Al Quaida, les Talibans, le Hamas et le Hezbollah. Toutes ces pauvres victimes de la politique des Etats-Unis (et de leurs bras armé au Proche-Orient, Israël) ne veulent bien sûr que le bien de leurs populations. Ils sont obligés de les opprimer pour l'instant, mais pour leur bien. Le mal dont il faut les libérer c'est le Mal, avec un grand M, celui qui se tapit en Amérique du Nord !

Et au millieu, il reste quelques grands pays. Par exemple la Chine, la Russie, l'Arabie Saoudite ou le Pakistan. Des pays dont on ne sait pas (pour l'instant) sur quel pied ils veulent danser. Mais bien sûr, comme l'a dit W dans la citation ci-dessus, on ne peut être qu'avec les Américains ou contre les Américains. Donc si ces pays ne sont pas franchement avec les Américains, alors ils sont sauvés et ne se trouvent pas dans le camp du mal. Et forcément, puisqu'il n'y a que deux camps, ils se trouvent donc dans le camp du bien.  Ouf!

Voilà donc une splendide vision du monde, colportée par pas mal de monde en Occident. D'une part le camp du mal représenté par des pays qui sont, pour la plupart, des démocraties dans lesquelles il fait bon vivre et où on respecte à peu près les habitants, et de l'autre, le camp du bien avec une nuée de groupes terroristes, de dictatures sanguinaires et de théocraties totalitaires. Intéressant non ?

Comme je le disais au début, la question titre est en réalité sans intérêt. En matière de politique internationale, n'en déplaise à Hollywood, il n'y a pas de gentils. Il n'y a que des pays qui cherchent à tirer la couverture à eux, à gagner de l'influence. Les Etats-Unis ne font pas exception. Le fait qu'ils soient plus puissants que les autres ne les rends pas plus méchants que les autres. Ni plus gentils d'ailleurs. Ils ne font finalement rien d'autre que tous les autres pays.

Il faut toutefois rester attentifs. Les dérives du précédent gouvernement, qui avait sciemment menti à la population pour lui faire accepter et même encourager la guerre en Irak ne sont pas acceptables dans une démocratie. En s'abaissant de la sorte, les USA se sont abaissés au niveau de leurs ennemis. Et c'est probablement ce qui a amené beaucoup de monde à les considérer comme une puissance du mal. Mais il ne faut pas tout confondre. Les agissements de quelques individus ne font pas une nation. Les Américains finalement ne sont qu'un peuple comme les autres, avec des défauts et des qualités. Je pense qu'il est aussi idiot d'être anti-américain que d'être pro-américain. Il n'y a pas lieu d'être anti ou pro. Il y a d'ailleurs une chose qui m'exaspère, c'est entendre si souvent dire que les Américains sont incultes. Il s'agit d'une généralisation qui démontre plutôt la stupidité de celui qui le pense. D'autant que les Etats-Unis abrittent quelques-unes des plus prestigieuses universités du monde.

L'anti-américanisme est devenu politiquement correct. Les idées anti-atlantes sont bien sûr dopées par certaines manipulations des gouvernements américains précédents et même de l'actuel, mais surtout par une fronde universelle menée par une alliance de gauchistes et d'antisémites. Les islamistes qui se terrent en Occident n'y sont bien sûr pas étrangers, comme ce parti "anti-sioniste" qui a laissé un commentaire sur mon blog dernièrement. (voir ici, commentaire du 15.02.10) Ce dernier offre par son site une très belle démonstration de ce que j'avais avancé dans mon billet sur l'antisémitisme et l'antisionisme. Dans notre société se cachent bel et bien des gens qui prétendent défendre des valeurs de bien mais qui ne font que défendre le racisme et la haine. Leurs idées insidieuses se propagent dans la population, à tel point que beaucoup les considèrent déjà comme naturelles.

07/02/2010

Quand va-t-on cesser de croire l'Iran ?

Une nouvelle fois les Occidentaux et la Russie sont déçus de la reculade du Président Ahmadinejad qui annonce que son pays va enrichir lui-même son uranium. Pourtant, l'Iran avait déjà refusé en novembre la possibilité de le faire enrichir à l'étranger. Alors croire à la bonne volonté iranienne cette fois encore, c'était faire preuve d'une inquiétante crédulité. Pourquoi l'Iran voudrait faire enrichir son uranium à l'étranger, si cela l'empêche de disposer d'uranium de classe militaire, nécessaire à construire sa bombe ? Le but a toujours été de disposer d'armes nucléaires. Il est donc évident que l'Iran ira au bout de ses ambitions, quoiqu'il arrive. Et ce ne sont pas les molles sanctions qu'on pourra prendre contre ce pays qui y changeront quoique ce soit. Tout au plus, ces sanctions atteindront la population. Mais le pouvoir restera de marbre devant les problèmes du peuple. Le pire, c'est que de telles sanctions mettront fin au rêve de liberté dans ce pays, car elles provoqueront un regroupement de la grande majorité de la population derrière le pouvoir.

Alors quand va-t-on cesser de croire que l'Iran veut collaborer avec la communauté internationale ? C'est un état voyou, c'est de plus en plus clair. Il poursuit une stratégie géopolitique qui vise à prendre le pouvoir régional sur tout le Proche et Moyen-Orient. Et compte tenu de l'importance stratégique de cette région, cela revient presque à pouvoir dicter ses conditions au Monde. Cette stratégie nécessite bien sûr l'accès au club restreint des puissances nucléaires. C'est le seul moyen pour eux d'éloigner la menace d'une intervention internationale. C'est aussi le seul moyen de mettre en échec par avance toute tentative interventionniste de la part de l'état hébreux, son principal ennemi. Quand on a compris cela, on a compris que négocier avec l'Iran n'a aucun sens.

Donc il faut cesser les tergiversations. La seule forme de discussion qui soit valable avec l'Iran, c'est l'ultimatum. Il faut prévenir Ahmadinejad que si son pays se met à enrichir l'uranium jusqu'à une teneur de 20% d'uranium 235, une intervention visant ses sites d'enrichissement sera inévitable. Car si la communauté internationale continue à tergiverser, il y en a qui n'accepteront pas de vivre avec la menace nucléaire iranienne. Les Israéliens, qui ne disposent pourtant pas de l'armement adéquat pour lancer une telle opération, se lanceront seuls à l'attaque du complexe nucléaire iranien. Avec tous les risques d'embrasement régional qu'une telle opération comporte. Obama doit se le tenir pour dit. S'il continue dans une voie qui peut permettre à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, la situation pourra déboucher sur une guerre sans précédent dans la région. Et comme les forces américaines sont présentes en abondance autour de l'Iran, elles ne manqueront pas d'être impliquées d'une manière ou d'une autre.

10:19 Publié dans Monde, Politique | Tags : nucléaire, iran | Lien permanent | Commentaires (2)

05/02/2010

Obama ne veut pas décrocher la Lune !

Oui Obama a purement et simplement annulé le programme Constellation. Un programme qui avait pourtant déjà bien avancé. Le premier lanceur de la nouvelle famille Arès était déjà à un stade avancé de son dévellopement. Tout ça pour rien. Des milliards dépensés en vain. Et cela même pas pour diminuer le budget de la NASA, qui augmente même, mais pour chercher à rentabiliser les investissements en faisant entrer les entreprises d'aéronautique américaines dans le programme spatial américain. Donc, plus de Lune, plus de Mars, plus de vision d'avenir. Juste une vague volonté mercantile visant à donner du travail à des entreprises privées issues du complexe militaro-industriel américain.  Je suis dégoûté.

iss.jpgLa nouvelle direction prise par le programme spatial vise ainsi la création d'un nouveau véhicule spatial par l'industrie privée. Sachant que la navette spatiale va commencer à être retirée du service cette année, il paraît étrange de repartir de zéro, sans aucun début de projet concret. Constellation, si ça n'était pas un projet aussi ambitieux sur le plan technologique que le programme navette, c'était au moins du concret. Le remplacement de la navette était prévu pour 2014. Désormais combien d'années supplémentaires faudra-t-il attendre ?

Seul point positif: la prolongation de la durée de vie de la station spatiale internationale jusqu'à 2020. Mais après ? Une remplaçante à cette station devrait déjà être en cours de développement si ça avait été projeté. Ça n'est pas le cas. Alors si en plus il n'y a plus de projet lunaire ou marsien, on peut dire que le programme spatial est vraiment au point mort pour longtemps. Je pense qu'à ce niveau, les Etats-Unis peuvent simplement abandonner la course à l'espace. Que les Chinois se le tiennent pour dit: l'espace leur appartient.

27/01/2010

Le système des bonus favorise-t-il les bulles spéculatives ?

L'émission Infrarouge d'hier m'inspire quelques réflexions. Au premier abord, la question a quelque chose de populiste. On entend en effet souvent dire que certains salaires sont indécents. C'est d'ailleurs clairement la position socialiste sur le sujet. Mais quoi qu'on pense de ces salaires, relier les hauts salaires avec la crise n'apporte rien. Une limitation de ces salaires ne représenterait qu'une goutte d'eau dans l'océan en regard de l'énormité de la somme qui a disparu pendant la crise. En réalité, mon propos n'est pas de critiquer les niveaux de ces salaires. Bien que sur le fond, on peut se demander s'il est effectivement acceptable qu'il existe une telle différence entre les plus hauts et les plus bas salaires dans une même société. Il ne s'agit bien sûr pas non plus de s'attaquer au salaire de la grande majorité des employés bancaires. En réalité, la question concerne plutôt l'efficacité de la récompense que représente le bonus, lorsqu'elle récompense les risques pris par les traders.

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24/01/2010

Le fléau du H1N1

Un commentateur qui signe "Citation" m'a laissé un commentaire sur un ancien sujet concernant la grippe H1N1 et comme ma réponse commençait à être longue, j'ai décidé de plutôt en faire un billet. Il prétend que les mesures prises par la Suisse ont permis d'éviter une catastrophe. Il pense que sans ces mesures, nous aurions eu une épidémie bien plus grave et bien plus mortelle. Et bien personnellement je n'en suis vraiment pas sûr.

Premièrement, je ne suis pas si sûr que l'absence d'épidémie soit liée à la campagne de vaccination. La population finalement vaccinée est insuffisante pour enrayer l'épidémie. Ce taux n'est d'ailleurs pas supérieur de beaucoup à celui des campagnes anti-grippales normales. Donc, il ne peut pas y avoir de lien. Et puis il faut dire que la Confédération estime que la population qui a été touchée par le virus se situe aux alentours de 1.5 millions de personnes ! Soit près du quart de la population de ce pays. Mais l'écrasante majorité des malades n'ont eu que des symptômes grippaux légers. Personnellement, je pense l'avoir attrapée en décembre. J'ai eu une légère fièvre pendant un ou deux jours, une toux et des écoulements nasaux assez prononcés pendant une semaine. Bref, rien qui ne justifie d'aller voir un médecin, ni même de m'absenter du travail ! Sur le moment je n'imaginais d'ailleurs pas que je pouvais avoir cette terrible grippe si mortelle. Je pensais plus à un simple rhume. Mais quand j'ai lu que la plupart des gens avaient eu ce genre de symptômes, j'ai changé d'avis.

D'ailleurs personne ne s'étonne que seuls les pays riches soient touchés. En réalité, il n'y a que dans les pays riches qu'on va voir un médecin pour une petite grippe voire pour un simple rhume et ainsi, on permet à son médecin de faire un test pour le H1N1. Car c'est la seule chose qui permette de distinguer le H1N1. Il n'y a pas de symptômes particuliers. Et elle n'est finalement qu'une grippe très légère. Sa mortalité est même ridiculement basse. 15 morts pour 1.5 millions de malades, ça fait un millième de pourcent ! Soit bien moins qu'une grippe saisonnière normale. Et je suis persuadé qu'on n'aurait rien fait, le taux de mortalité aurait été exactement le même. Les personnes qui sont malheureusement décédées de cette maladie, étaient généralement atteintes d'autres maladies et seraient sans doute mortes de toute manière.

Bref, tout cela, ça sent très fort le complot. Un complot initié par les industries pharmaceutiques qui avaient bien besoin d'une petite pandémie pour augmenter leurs bénéfices suite à la crise et ainsi justifier les salaires mirobolants de leurs dirigeants. Un complot auquel a participé l'OMS, dont les multinationales pharmaceutiques sont d'importants partenaires. Un complot enfin sur lequel les gouvernements ont fermé les yeux avec complaisance, allant pour certains jusqu'à y participer. Car n'est-il pas étrange que les 2 pays qui ont le plus exagéré les mesures de protection fassent justement partie des 4 pays producteurs de vaccins ? La France et la Suisse se trouvent être des marchés assez restreints alors qu'elles disposent toutes deux de laboratoires capables de fabriquer des vaccins anti-grippaux. Car Sanofi Pasteur (France) et Novartis (Suisse) sont en effet à la pointe dans ce domaine. Mais sans une campagne de vaccination mondiale ils ne disposent pas, contrairement aux Américains, d'un marché intérieur suffisamment profond pour rentabiliser leurs investissements. C'est particulièrement vrai pour Novartis évidemment. Alors, sans la politique inconséquante de leurs pays d'origine, ces laboratoires n'auraient sans doute pas pu participer à la course au vaccin.

Car dire qu'acheter 13 millions de doses pour un pays d'un peu plus de 7 millions d'habitants est cohérent, c'est fermer les yeux sur la réalité: notre pays a délibérément subventionné le vaccin. Même si la vaccination avait été obligatoire, on se serait retrouvé avec de nombreuses doses sur les bras, car pour finir la vaccination se fait en une seule fois. Et qu'on ne vienne pas me dire que les laboratoires ne le savaient pas. S'ils ont annoncé ne pas le savoir, c'est uniquement parce qu'il fallait justifier un pareil achat massif. Et d'ailleurs, la Suisse n'a pas prévu une vaccination obligatoire, donc même une vaccination en deux doses ne justifiait pas, et de loin, l'achat de 13 millions de doses. Maintenant, ces doses sont la propriété de la Confédération. Et il lui revient d'essayer de les revendre. Mais bien sûr, personne n'en voudra car la pandémie touche à sa fin. On peut dire finalement que le vaccin est arrivé bien trop tard pour avoir la moindre influence sur l'évolution de la pandémie. Désormais elle touche partout à sa fin et les gouvernements restent avec une grande partie de leurs doses sur les bras. L'industrie pharmaceutique a fait de précieux bénéfices et on dira que si on n'est pas morts, ça ne fait de mal à personne. Mais la triste vérité, c'est que nous tous, contribuables helvétiques, nous avons subventionné le salaire de Daniel Vasella qui, à n'en pas douter, devrait battre tous les records sur l'année 2009.

11:20 Publié dans Monde, Santé, Suisse | Tags : h1n1, vaccination | Lien permanent | Commentaires (4)

05/01/2010

La croissance va-t-elle mener l'humanité à sa perte ?

On entend souvent dire que notre consommation, notre mode de vie capitaliste, nuit gravement à la nature. Que les ressources du monde sont limitées et que nous nous approchons du point de rupture. Dans cette optique, on ajoute également que le PIB mondial ne peut pas croître indéfiniment dans un monde fini. Cette vision a bien sûr un sens. Elle cherche à nous prévenir que nous allons droit dans le mur et qu'il faut que nous calmions le jeu et cessions de rechercher à tout prix à augmenter nos richesses. Sans cela, c'est la survie même de notre propre espèce qui est en danger, car sans ressources, nous ne pourrons pas survivre.

Cette visions a un sens, oui.

MAIS EST-CE LA REALITE ?

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04/01/2010

La Burj Khalifa

Ca y'est, elle est inaugurée ! La Burj Dubaï, devenue par la même occasion Burj Khalifa, du nom du souverain d'Abou Dhabi et chef d'Etat des Emirats Arabes Unis, devient aujourd'hui officiellement l'immeuble le plus haut du monde. Sa hauteur officielle est désormais portée à 828 mètres, de la base à la flèche. Il dépasse donc de 320 mètres la tour qui jusqu'à ce matin était la plus haute du monde, la Taipei 101, soit de la hauteur de la tour Effeil !

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30/12/2009

2010, année guerrière ?

Pendant que nous nous apprêtons à passer dans la nouvelle année, les choses s'activent en coulisse. Le 18 novembre dernier, l'Iran a refusé le plan de l'AIEA qui visait à transférer de l'uranium enrichi vers la Russie. Ce plan n'aurait pourtant réussi à retarder la fabrication d'une première bombe que de quelques mois à peine. Mais Téhéran prouve une fois pour toutes à ceux qui espéraient encore, qu'il n'a jamais souhaité négocier. Le plan, c'est de posséder la bombe. Et ce plan est à bout touchant.

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06:00 Publié dans Monde | Tags : nucléaire, iran | Lien permanent | Commentaires (9)

29/12/2009

Le pirate de l'air n'avait pourtant pas son dentifrice en cabine

Oui, car vous le savez si vous avez pris l'avion ces 3 ou 4 dernières années, il n'est plus possible d'emporter des liquide en flacon ou en tube dans les bagages à main. Ce qui est bien sûr très pratique lorsqu'on fait des voyages de courte durée et qu'on ne souhaite pas enregistrer de bagages. La première chose à faire en arrivant sur place c'est entrer dans le premier supermarché ou la première pharmacie pour se procurer le fameux tube de dentifrice dont on nous a refusé le transport... pour bien sûr l'abandonner dans sa chambre d'hôtel en repartant le lendemain !

Bon je plaisante, ça n'est bien sûr pas si grave que ça. La privation de liberté reste supportable en regard du but recherché. C'est juste que ces mesures me paraissent bien désespérées. Les pirates ont toujours un coup d'avance. Ils parviennent toujours à passer les contrôles et inventent de nouveaux stratagèmes pour cela. La sécurité aéroportuaire est bien un combat perdu d'avance. Dans ce cas, la sécurité aéroportuaire n'a servi à rien. La catastrophe a finalement été évitée grace à la vigilance d'un autre passager. Il semble donc bien que cela restera toujours le dernier rempart contre la barbarie: notre vigilance à tous.

De nouvelles mesures de sécurité sont désormais annoncées. Généralisation des scanners corporels, (pour lesquels les gouvernements n'attendaient qu'un tel évènement pour les imposer) listes de passagers transmises à l'avance. Tout cela va à nouveau donner une impression de sécurité. Jusqu'à la prohaine fois. Car dans le cas de ce jeune Nigérian, ces mesures auraient-elles vraiment permis de l'empêcher de commettre son détournement ? Pas sûr. La liste de passagers n'aurait en tout cas probablement rien révélé. C'était un étudiant exemplaire. Qui vient d'un pays qu'on ne surveille en général pas particulièrement. Evidemment, si tous les pirates de l'air venaient de Gaza ou de Kaboul, qu'ils portaient le turban et la barbe, le travail serait plus facile ! Mais la nébuleuse Al Quaida est infiltrée dans de nombreux pays. Jusque dans nos démocraties occidentales où elle recrute des combattants dans les classes défavorisées.

Le risque bien sûr, c'est qu'on se mette à stigmatiser tous les Musulmans. Qu'on les mette tous sous surveillance, car s'il est impossible de reconnaître les dangers potentiels, ils sont tous suspects ! Mais au final, un tel contrôle est impossible. Il suffit qu'un seul combattant de l'ombre échappe à notre vigilance pour que toutes les mesures de sécurité s'écroulent. La conclusion, c'est que la sécurité du transport aérien ne pourra jamais être pleinement assurée. Et qu'il faut apprendre à vivre avec le risque. Même si notre société déteste le risque.

25/12/2009

Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas

Cette phrase, faussement attribuée à André Malraux et se prétendant donc philosophique alors qu'elle n'est que prophétique, pose tout de même une question intéressante. Notre siècle pourrait être celui de la science, de la connaissance et du rejet de l'obscurantisme. En effet, plus nos connaissances de l'univers et de la nature deviennent importantes, moins une divinité semble y avoir sa place. Et l'instruction de la population progressant dans tout le monde dit développé, il semblerait normal que les croyances entrant en opposition avec le savoir y reculent.

Et c'est bien ce à quoi nous assistons. Les religions classiques reculent dans tout les pays où le niveau d'instruction est élevé. Et bien sûr plus particulièrement en Occident, où le Christianisme ne cesse de reculer. Toutefois, ce recul se fait-il au profit d'un athéisme total ? Dans les apparences oui. Mais on peut se demander si le besoin de spiritualité de l'homme ne prend pas le dessus dans tous les cas. Cependant, pour concilier ce besoin de spiritualité avec des connaissances étendues des mécanismes de la nature, il faut trouver des artifices.

C'est pourquoi certains ont aujourd'hui élevé la nature elle-même au rang de déesse. En ce début de 21ème siècle, on voit apparaître un mouvement à caractère quasi religieux, qui vénère la nature et qui se sert de la science pour en faire sa mythologie. Était-ce donc de cette spiritualité-là dont voulait parler la phrase titre ? La vénération de la déesse-nature va-t-elle relancer la spiritualité pour le siècle à venir ?

Ce qui rend cette croyance très sophistiquée, c'est justement qu'elle s'appuie sur la science. Ou en tout cas une version de la science qui l'arrange. Elle transforme des théories scientifiques en vérités révélées et d'autres théories en messages sataniques. Elle ne possède pas encore de livre sacré mais, signe des temps, des films ont commencé à en fixer les canons. Celui de Al Gore et plus récemment celui de Yann Arthus-Bertrand par exemple. Il est d'ailleurs symptomatique que ces films soient bourrés d'arguments moraux, alors que cette religion prétend s'appuyer sur la science.

Ce que pense le fidèle de la nouvelle religion est simple: l'humanité est un hôte en ce monde. Elle n'a droit à sa place que parce que la déesse-nature l'y a autorisé et elle se doit de respecter les commandements divins de la nature en retour. En particulier, l'humanité ne doit pas interférer avec la nature et doit lui permettre de rester préservée, inchangée. Le fait que la nature soit en perpétuel changement est pour lui une contre-vérité. Seul l'homme est capable de déséquilibrer la nature. De même, il n'accepte pas l'idée que l'homme soit une part de la nature. Il n'est à son avis qu'une gène pour l'équilibre naturel.

Mais le fait est que depuis plus d'un siècle, l'homme n'a pas respecté ces commandements. La recherche du profit l'a conduit à la destruction de la nature. Et c'est là que les Satans de la nouvelle religion interviennent: les multinationales qui ne sont mues que par la cupidité et qui sont prêtes à détruire la nature pour assurer leur propre prospérité. Des noms tels que Exxon, Shell et BP sont particulièrement cités comme grands démons. Ces nouveaux marchands du temple sont les terribles ennemis qui cherchent à provoquer l'Apocalypse.

Après les balbutiements de la religion durant lesquels d'autres déluges tels que la destruction de la couche d'ozone avaient été mis en avant, c'est désormais le réchauffement planétaire qui est devenu la grande menace planant sur la déesse-nature. Toute la mythologie de la nouvelle religion est maintenant basée dessus. Et la véracité de cette menace ne souffre d'aucun questionnement. Comme toute vérité révélée, il est totalement interdit de la mettre en doute.

D'ailleurs les non-croyants, qui se prétendent faussement sceptiques et animés d'un esprit scientifique, sont en réalité trop attachés à leur petit confort pour accepter la grande vérité. Ils sont donc des alliés volontaires ou involontaires des Satans nommés ci-dessus et doivent donc être combattus avec la même ardeur. Même les "bons" scientifiques s'y mettent, puisqu'ils s'arrangent pour que leurs contradicteurs aient les plus grandes difficultés à publier le résultat de leurs recherches.

Bref, ce mouvement écologique qui se prétend motivé par la science a tous les caractères d'une religion. Il a ses prophètes, (les scientifiques du GIEC), ses gourous (Al Gore, Yann Arthus-Bertrand) et ses grandes messes. (Copenhague) Alors oui, il semble bien que même si les connaissances de l'humanité s'étendent quotidiennement, l'homme ne puisse se passer de spiritualité. Et ce début de 21ème siècle porte à croire que ce siècle sera spirituel et sera.