09/08/2011

2008 - 2011, deux crises séparées ?

L'économie mondiale est à nouveau en train de sombrer. Tous les spécialistes tentent de dire le contraire, car leur but est d'éviter que nous cessions de consommer. Il faut éviter que le climat économique tourne à la morosité générale. Mais qui peut croire que tout va bien se passer ? Non tout ne va pas bien se passer. La crise se profile bien à l'horizon. Si soudaine qu'elle était impossible à prévoir, nous dit-on.

Vraiment ? En réalité, cette crise n'est qu'une conséquence directe de la gestion déplorable de la précédente crise. En effet, en 2008, on nous a affirmé qu'il fallait tout faire pour sauver le système bancaire. Que sans cela, toute l'économie allait s'éffondrer. Et à court terme, c'était peut-être vrai. Il est possible que la crise que nous avons vécue en 2009 a été bien moins grave qu'elle n'aurait pu l'être sans l'intervention des états. Mais le problème de fond c'est la solvabilité des états. Qui pouvait croire que les états étaient capables de sortir de leur portefeuille des sommes se comptant en milliers de milliards ? Qui pouvait être assez naïf pour cela ?

Dans ce monde, l'argent ne se fabrique pas d'un coup de baguette magique. L'argent, se fabrique en créant de la dette ! Et si c'est vrai pour un particulier qui veut changer de voiture ou s'acheter un appartement, il en va de même pour les états. Et croire que des états déjà fortement endettés sont capable de débourser des sommes faramineuses au moment même où leurs revenus fiscaux sont en chute libre, il faut vraiment être fou. Ou être prévisionniste économique.

Malheureusement, comme on pouvait s'y attendre, les marchés n'ont rien appris. Tout ce qui a été fait, c'est retarder l'échéance. Les bonnes intentions des débuts du G20 sont restées lettre morte. Le système financier international n'a pas été assaini. Les incendiaires d'hier sont toujours en poste et reçoivent toujours leurs bonus faramineux comme récompense pour avoir réussi à piller les fonds publics. Les banques n'ont pas eu à changer leurs habitudes puisqu'elles ont échappé à l'incendie qu'elles ont elles-mêmes allumé.

La réalité, c'est que la crise grecque, la crise portugaise, la crise américaine, les futures crises italiennes, espagnoles, puis bientôt françaises et allemandes sont toutes des conséquences directes de la gestion à court terme de la crise financière de 2008. On a sauvé les banques, mais on a fait couler les états. Et au final, l'insolvabilité des états fera tout de même couler les banques et tout le système économique avec. Personne ne pourra venir en aide aux banques cette fois. Car le système d'autofinancement de la dette est arrivé à son point de rupture. Le niveau pharaonique de la dette au niveau mondial doit maintenant régresser drastiquement. C'est ce qu'on appelle la compression des marchés. En termes politquement corrects un "rajustement". Et l'argent créé artificiellement à partir de ces dettes doit disparaître.

Au final, le PNB mondial va beaucoup baisser. Et qui dit PNB en baisse dit moins d'argent, donc moins d'emploi. Les temps vont être rudes. Mais peut-être que c'est nécessaire. Car quand les gens comprendront enfin qu'on les prend pour des imbéciles, peut-être qu'ils se décideront à descendre dans la rue. Peut-être qu'ils comprendront enfin qu'on a fait d'eux les esclaves d'un système économique pourri jusqu'à l'os où quelques pontes manipulent tout y compris les gouvernements, dans le seul but de se remplir les poches. Une économie qu'on a voulu mondialisée, non pas pour faire progresser le tiers-monde, mais pour mettre les travailleurs de tous pays en concurrence et pour mieux les asservir. Peut-être qu'il faudra que les gens commencent à souffrir de la faim pour cesser de se laisser bercer par leur petit confort et par les illusions de la télé-réalité. Au final, il faudra peut-être passer par une table rase pour créer un monde nouveau où l'économie sera au service de l'homme plutôt que le contraire...

04/05/2011

LA Théorie du Complot

Ces jours, comme souvent lorsqu'un évènement lié au 11 septembre et aux guerres qui ont suivi se produit, on n'arrête pas d'entendre parler de LA Théorie du Complot. Oui c'est exprès que je mets l'article en lettres capitales et que je mets également des majuscules aux mots "théorie" et "complot", comme si c'était des noms propres. C'est pour souligner qu'on ne dit jamais "une" théorie du complot, ce qui pourrait signifier que les "complotistes" ne sont pas un groupe uniforme, mais bien "la" théorie du complot, car oui, il n'y en a qu'une. Autrement dit, comme j'ai pu le lire il y a quelques jours dans "le 20 minutes", si vous croyez qu'il y a quelque chose de bizarre dans les attaques du 11 septembre, alors vous croyez forcément que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune, que par contre ils ont des relations diplomatiques régulières avec une race extra-terrestre, que l'internationale juive cherche à dominer le monde, que les Illuminati sont de retour et manipulent les gouvernements et même que l'antéchrist est parmi nous et qu'il s'apprête à annéantir le monde le 21 décembre 2012. Autrement dit, vos idées sont RIDICULES ! Car LA Théorie du Complot à laquelle vous croyez est une gigantesque manipulation créée par des groupes qui cherchent à déstabiliser le fragile équilibre de la démocratie à l'occidentale et la livrer à des groupes d'extrême-gauche ou pire, islamistes. Bref... un complot quoi.

Mais non, vous n'avez rien compris. Les complots ça n'existe pas. Pas au sein des démocraties en tout cas. Jamais par exemple, un gouvernement américain ne se serait permis de créer un groupe d'espionnage parallèle dans le but d'espionner le parti opposé. Jamais en tout cas si c'était pour privilégier des intérêts propres à ce gouvernement au détriment de ceux de ses ennemis politiques. C'est en tout cas ce qu'auraient dû se dire ces deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, lorsqu'on leur a donné cette information. C'était forcément les Complotistes (avec un grand C) qui avaient inventé cette théorie. A l'époque, en 1974, ils étaient bien sûr à la solde de l'Union Soviétique et avaient pour but de déstabiliser le gouvernement américain. Malheureusement, ces mauvais journalistes ont décidé de faire du journalisme d'investigation et ont creusé les informations qu'on leur avait données. Il en est ressorti l'affaire du Watergate et à eux deux, avec l'aide toutefois de W. Mark Felt, alias "Gorge profonde", ils ont tout bonnement envoyé ce gouvernement dans les poubelles de l'histoire. Ils étaient seuls contre tous et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on leur a mis des bâtons dans les roues. Mais se sont-ils découragés ? Ont-ils choisi de suivre les directives et de ne présenter que la version officielle ? Non, ils ont décidé d'aller jusqu'au bout. De mettre leur carrière ou même leur vie en danger pour découvrir toute la vérité. Ces deux journalistes sont de véritables héros. Malheureusement, il semble qu'il n'en existe plus de comme ça aujourd'hui.

Et c'est bien là le problème. Si les gens se tournent vers des sources d'information alternatives, c'est que le journalisme "officiel" est devenu un organe de propagande d'état, qui ne cherche en aucun cas à vérifier les informations qui lui sont transmises. Pire, les journalistes se détournent systématiquement de ces sources alternatives, les considérant par défaut comme des gens pas sérieux dans le meilleur des cas ou comme des manipulateurs ayant des idées derrière la tête dans le pire. D'ailleurs si le scandale du Watergate s'était déroulé aujourd'hui, je ne crois pas un instant que le Washington Post aurait laissé Woodward et Bernstein enquêter. Ils auraient étouffé l'affaire pour privilégier l'intérêt général, qui se confond forcément avec l'intérêt du gouvernement. Et si des bruits à propos du Watergate avaient circulé sur Internet, le Washington Post se serait empressé de traiter les sites parlant de cette théorie de "conspirationnistes" et les aurait accusés de n'être que de vulgaires propagandistes de LA Théorie du Complot ! Voilà ce qu'est devenu le journalisme moderne...

C'est sans doute une manière pour les gouvernements de se protéger de l'effet d'Internet, dont on ne peut pas contrôler l'information. Chacun peut se transformer en journaliste et faire connaître au monde sa vision des choses. Parmi tout ce cafarnaüm, il y a forcément des informations véridiques. Mais pour éviter qu'elles se propagent, il faut faire passer leurs auteurs pour des demeurés ou des manipulateurs. Il faut faire peur à la population en lui disant qu'elle risque de se faire manipuler par des gens peu recommandables. Il faut la ramener à la seule véritable source d'information fiable: les discours officiels.

Et pourtant chers journalistes, vous avez une réelle opportunité de vous mettre en avant. A l'image de Woodward et Bernstein, il vous suffit de ne pas rejeter d'avance les arguments que vous entendez. Sans prendre tout pour argent comptant, il suffit de creuser, de faire une vraie investigation. Au final, vous pourriez simplement redonner à votre métier ses lettres de noblesse. Vous pourriez porter très haut les couleurs du journalisme. Mais est-ce encore possible ? J'en doute malheureusement.

20:53 Publié dans Monde, Politique | Tags : mort ben laden | Lien permanent | Commentaires (6)

11/04/2011

L’utopie d’un avenir sans nucléaire : 2. Les énergies renouvelables

Il ne sert à rien de le cacher, l’abondance de l’énergie produite aujourd’hui par le nucléaire va être extrêmement difficile à compenser. Il s’agit de rien de moins que 40% de notre production électrique. Mais remplacer le nucléaire est vital. Et ce qui est vital nécessite parfois des choix difficiles. Il faut faire avec. Alors quels sont nos choix si nous voulons nous passer de nucléaire sans laisser (totalement) tomber notre mode de vie ?

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10/04/2011

L’utopie d'un avenir sans nucléaire : 1. Sortir du nucléaire, pourquoi faire ?

En réponse à un commentaire de trapaski sur le sujet précédent, je débute une petite série de billets afin de faire la liste, non-exhaustive, d'un certain nombre de pistes qui permettraient à moyen terme de sortir du nucléaire.

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21/03/2011

Réflexions à propos du sarcophage de Tchernobyl

Hasard du calendrier ou non, alors que les Japonais bataillent pour sécuriser les réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima, on reparle du sarcophage de Tchernobyl. En effet, l'édifice protégeant les restes du réacteur accidenté avait été construit à la hâte, dans des conditions effroyables, et il montre désormais des signes de vieillissement accéléré. Les autorités ukrainiennes ont donc décidé de construire une nouvelle structure par-dessus l'actuelle afin de la renforcer.

tchernobyl-sarcophage-dec1999.jpgCeci pose une question fondamentale au sujet de la centrale désafectée de Tchernobyl et de son réacteur numéro 4. Les restes liquéfiés du réacteur ayant fait fusion reposent aujourd'hui au fond d'un trou, provisoirement stabilisés. Mais les matériaux nucléaires qui composent ce magma refroidi seront encore dangereux pour des centaines de milliers d'années. Ce lieu restera maudit pour toute cette durée, à moins qu'une hypothétique civilisation future parvienne à l'assainir. Et on voit aujourd'hui qu'après seulement 25 ans, soit une génération, la première structure montre déjà des signes de faiblesse. La nouvelle, selon les autorités, devrait protéger le site pour 100 ans au moins. 4 générations. Mais 100'000 ans, ça représente 4000 générations ! Il faudra donc reconstruire 1000 fois ce sarcophage avant que le site soit devenu moins dangereux ! Qui peut dire que les 4000 prochaines générations seront à même de protéger ce site et d'entretenir cette structure ? Et pendant tout ce temps, y aura-t-il seulement des habitants humains dans la région ? Qui peut dire que la civilisation va résister au temps et que les humains auront toujours la technologie et les compétences nécessaires pour assurer la pérénité du site ?

Il est très probable qu'une nouvelle glaciation se produise dans les milliers d'années à venir. Et alors, si un glacier emporte la structure et amène le tout vers la mer Baltique, c'est les mers du monde entier qui seront polluées. Et bien avant cela, qui peut dire combien de temps ce bâtiment restera en état d'assurer sa fonction de protection ? Les pyramides sont probablement les plus anciennes structures d'origine humaine encore debout. Et elles ont moins de 5000 ans ! Aucune construction humaine n'est faite pour résister 100'000 ans. Dans 100'000 ans, les pyramides elles-mêmes seront réduites à l'état de sable. Et on veut nous faire croire que le sarcophage de Tchernobyl protégera les 4000 prochaines générations ? A long terme, je pense  malheureusement qu'une seule conclusion peut s'imposer. La catastrophe qui ne s'est pas produite en 1986 se produira forcément un jour. Et alors les habitants de la Terre auront de bonnes raisons de nous maudire, pour autant que la mémoire de notre existence ait résisté au temps.

15/03/2011

Les centrales japonaises: parfaitement sûres

Le titre de mon billet vous fait sourire ? Peut-être pas car ce sujet ne prête pas trop à la plaisanterie ces temps-ci. Mais en tout cas, il paraît complètement absurde, non ? Pourtant c'était ce que n'importe quel expert dans le domaine du nucléaire aurait dit jusqu'il y a quelques jours. La technologie du nucléaire japonaise est considérée comme parfaitement sûre car elle répond totalement aux normes internationales en vigueur. A Fukushima, on n'est pas à Tchernobyl. Le personnel de la centrale est parfaitement instruit. L'entretient de la centrale ne soufre aucun reproche. Le coeur est correctement confiné. Les multiples systèmes de sécurité fonctionnent parfaitement et sont prêts à prendre le relais lorsque les autres ont cessé de fonctionner. Ici comme en Suisse, on n'a pas une chance sur un million de vivre un accident. La population aux alentours est parfaitement rassurée et aime sa centrale qui apporte emplois et confort.

Alors pourquoi y-a-t'il eu un accident ? Pardi, c'est à cause d'un tremblement de terre. Et du tsunami qui a suivi. Soudainement, cette centrale réputée totalement sûre s'est transformée en risque majeur parce qu'elle a été construite au mauvais endroit. Mais qu'ils sont bêtes ces japonais ! Ne pouvaient-ils pas prévoir ces risques ? Un enfant leur aurait dit que des tsunamis peuvent se produire et que l'endroit est mal choisi ! Enfin c'est ce qu'on entend dire au comptoir du bistrot du coin. Mais ça n'est pas entièrement vrai. La réalité, c'est que ce risque avait été pris en compte. On ne construit pas une centrale nucléaire au Japon, en bord de mer, sans tenir compte des risques sismiques. Le Japon est sans doute l'une des régions du monde où les tremblements de terre sont les plus violents. Et le mot "tsunami" est un mot japonais, il ne faut pas l'oublier. Donc c'est un phénomène qu'ils connaissent bien et celui de l'autre jour est très loin d'être le premier que les Japonais vivent.

Alors la triste réalité, c'est que les experts ont fukushima.jpgjugé que cette centrale résisterait aux évènements qui se sont produits la semaine passée, car sur l'échelle du siècle, ils n'ont rien d'exceptionnel. Et le fait est qu'ils se sont plantés. Il faut cesser de se poser les mauvaises questions. Savoir pourquoi on a construit une centrale à cet endroit n'est pas intéressant. Savoir si les causes de cette catastrophe peuvent se produire en Suisse n'est pas non plus une bonne question. Les seules questions intéressantes sont: peut-on faire confiance à des experts qui ne maîtrisent pas totalement toutes les données ? Et aussi: notre indépendance énergétique vaut-elle le risque encouru ?

Je ne pense pas qu'il y ait de réponse toute faite à ces questions. Toute technologie comporte un risque. N'importe quel objet que nous utilisons au quotidien peut nous blesser ou produire des dégâts. Mais généralement, les avantages surpassent clairement les inconvénients et on décide d'accepter les risques. Mais dans le cas du nucléaire, un accident a des conséquences tellement graves que la question ne peut pas être tranchée si rapidement. C'est un peu comme dire que l'avion est le moyen de transport le plus sûr. C'est vrai, mais en cas de catastrophe, le nombre de morts est toujours très important et imaginer le calvaire vécu par ces gens fait toujours réfléchir.

Pour se décider sur le bienfondé de cette technologie, je pense qu'il serait important de renseigner la population sur la réalité de son fonctionnement. Et je pense que si les gens savaient comment fonctionne une centrale, ils y seraient opposés. Il faut savoir qu'une centrale nucléaire est basiquement un système instable. Le combustible nucléaire, une fois enrichi en Uranium 235 normalement rare, a une tendance naturelle à l'emballement. Le contrôle des réactions se fait au moyen de divers systèmes qui permettent d'éviter cet emballement en frainant continuellement les réactions. Pour illustrer cela, il faut imaginer disposer d'une voiture à moteur nucléaire. Sur cette voiture, vous n'auriez pas d'accélérateur, mais seulement un frein. Lorsque vous souhaitez accélérez, vous relâchez une partie de la pression sur le frein. Mais en aucun cas vous ne pourriez relâcher totalement la pédale, sans quoi votre voiture partirait dans le décor ! En principe ça ne pose pas de problème grave, car vous êtes capable de maîtriser la pédale. Mais qu'arrive-t-il si vous vous assoupissez une fraction de seconde ? Ou si votre pied glisse ? La réponse est simple: vous avez un accident. Et c'est exactement ce qui s'est produit au Japon. Les systèmes de sécurité qui étaient censés protéger la centrale en cas de tsunami se sont révélés insuffisants lorsque la situation réelle s'est produite. Et cela a conduit à l'emballement et donc à la surchauffe.

Lorsque j'étais étudiant, on a cherché à me pousser dans la filière du nucléaire parce que j'avais un bon niveau en maths et en physique. Mais si j'ai choisi une autre voie alors que celle-ci était tout à fait passionnante, c'est justement parce que je sais ce qu'est le nucléaire. Et que jamais je n'aurais voulu travailler sur une forme d'énergie dont je pense que l'humanité doit faire le deuil ! Je n'ai jamais cru aux experts qui prétendent qu'il n'y a aucun risque, justement parce que ce sont des êtres humains et qu'ils peuvent faire des erreurs. Il y aura toujours des situations qu'ils n'ont pas prévues. La Terre est un système complexe et imprévisible par nature. Prétendre comprendre totalement son fonctionnement est un mensonge. En réalité, les gens qui prétendent que la technologie nucléaire est parfaitement sûre ne sont rien d'autre que des apprenti-sorciers qui sont prêts à nous faire partager à tous le risque qu'ils ont décidé de courir.

P.S. Je me fais rare sur ces blogs parce que je suis passé à autre chose et que je trouvais avoir fait le tour des sujets qui m'intéressent. Mais mon blog n'est pas fermé et je continuerai à écrire de petits messages lorsque des sujets d'actualité m'en inspireront !

20/09/2010

L'Iran, le 11 septembre et moi et moi et moi...

Suite aux discussions qui ont eu lieu ces derniers temps sur un autre sujet, je tenais à préciser mes vues. Parfois mes prises de position peuvent paraître inconciliables. D'un côté je suis favorable à une plus grande fermeté au Moyen-Orient, envers des groupes ou des nations plus ou moins hostiles. D'autre part, je pense que certains éléments du côté occidental ont utilisé des moyens indignes de démocraties, et même parfois criminels, pour défendre leurs intérêts. Or il est rare qu'une même personne défende ces deux visions.

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12/09/2010

Mosquée de Ground Zero et corans non brûlés

En ce lendemain de commémoration du neuvième anniversaire du 11 septembre, si on regarde en direction des Etats-Unis, on se demande quelle mouche a pu piquer ce peuple. Entre les protestations contre le projet d'un pasteur extrémiste de brûler des Corans et les affrontements concernant le projet de construction d'une insignifiante mosquée près de Ground Zero, on dirait que les Américains sont en train de plonger dans un incompréhensible débat dont l'enjeu est la suprématie d'une religion sur une autre.

Tout d'abord, je ne comprends pas les pressions qu'a subies ce pasteur pour ne pas faire brûler ces livres. Bien que l'acte puisse être considéré comme une provocation, après tout aucune loi n'interdit à qui que ce soit d'acheter des livres et de les faire brûler ! Pour autant que ça ne se passe pas sur la place publique bien entendu. Alors qu'est-ce qui fait de ce livre, recueil de feuilles de papier imprimées et reliées, un cas si spécial ? On devrait se poser une question: tous ces bien-pensants qui veulent défendre un livre comme le Coran, se dresseraient-ils également pour défendre la Bible si un imam iranien décidait d'en faire de même ? J'en doute beaucoup. Je me dis même que c'est sûrement déjà arrivé, mais qu'on n'en a pas entendu parler, parce que tout le monde s'en fiche. Quand je vois ce spectacle affligeant, même si je ne partage absolument pas son point dmosquee-ground-zero-new-york-islamophobes-vir-L-3.jpege vue, je regrette presque que ce pasteur ait décidé de ne pas mettre son projet à exécution. Ca aurait en tout cas montré que dans une démocratie, les contraintes morales des religieux ne priment pas sur le droit.

Ensuite, la construction de la mosquée contestée. Je ne comprends personnellement pas bien ce qui pose problème. Tout South Manhattan serait-il devenu un sanctuaire chrétien ? Certains diront que c'est une provocation, à l'image de l'incinération de Corans. Mais ça peut aussi être pris comme une volonté de devenir plus visible, de tenter de rompre avec cette image déplorable qu'une poignée de fous de Dieu ont donné à toute une religion. Il peut s'agir d'une main tendue, d'un geste de réconciliation. Il faut bien sûr contrôler scrupuleusement cet édifice qui ne doit pas devenir un lieu de diffusion de haine contre l'Occident. (ce qui est rarement le cas mais se produit bel et bien dans quelques mosquées) D'ailleurs, je pense que les Musulmans qui fréquenteront une mosquée située dans ce secteur situé à deux pas de Wall Street seront probablement en grande majorité des traders ou des employés de banque ! Donc certainement pas des pirates de l'air potentiels...

Mais quand je vois certains débats qui commencent à avoir lieu en Europe, je constate que finalement, à l'image des Etats-Unis, nos communautés religieuses sont également en train de se dresser les unes contre les autres. Nous n'avons donc rien à envier en bêtise à nos grands frères transatlantiques. Il est tout de même paradoxal que dans une société qui abandonne peu à peu la religion, on puisse en venir à radicaliser ainsi le débat religieux. Le seul moyen d'apaiser ce débat tout en défendant plus efficacement notre démocratie: adopter partout une stricte laïcité. La laïcité est la seule force capable de contrer le radicalisme religieux, car elle fait prîmer le droit civil sur le droit moral. Mais attention, elle ne doit pas être utilisée comme un rempart contre une religion comme ça se fait en France. La laïcité traite également toutes les religions en définissant la place qui est la leur. Elle permet l'épanouissement de toute religion, pour autant qu'elle respecte l'espace publique. La laïcité peut même être considérée comme une excellente protection pour les religions minoritaires comme l'est l'Islam en Occident, puisqu'elle empêche les grandes religions d'imposer leur ordre moral à l'ensemble de la société. Par exemple, en interdisant les signes religieux ostentatoires dans les écoles, la laïcité protège aussi les enfants musulmans qui n'auront ainsi pas à s'asseoir à longueur de journée au pied d'un crucifix.

02/09/2010

En 2010, la paix au Proche Orient est-elle négociable ?

Barack Obama semble le croire en tout cas. Il semble vouloir marcher sur les pas de Bill Clinton en finissant son oeuvre inachevée. A moins que l'idée ne soit d'une Hillary soucieuse de remettre le rêve de son mari sur les rails. Quoiqu'il en soit, c'est pour d'intenses négociations que Barack Obama a convié Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas. Mais la situation se prête-t-elle à ces négociations ? Peut-on comparer la situation actuelle avec celle qui prévalait à l'époque de Clinton ? Rien n'est moins sûr.

obama-abbas-netanyahu.jpgD'une part, côté israélien, on continue une colonisation de la Cisjordanie qui réduit peu à peu le territoire d'un possible état palestinien à peau de chagrin. La volonté de laisser cette région accéder à l'indépendance semble plus absente que jamais. Pour ce qui est de Gaza, ce territoire reste sous l'emprise d'un blocus, bien sûr nécessaire à la sécurité d'Israël, mais également problématique dans l'optique de la résolution du conflit. Et surtout, on peut se demander quelle est la crédibilité d'un Mahmoud Abbas pour négocier un tel traité alors qu'il ne contrôle plus Gaza depuis des années. Un traité quel qu'il soit, ne peut être signé que par un dirigeant faisant largement consensus, ou à défaut, par toutes les parties. Et même si le Hamas prétend vouloir la paix, il est plus que douteux qu'il soit prêt à parapher un accord de paix, surtout s'il devait lui faire perdre de fait son emprise sans partage sur Gaza.

Sans parler de la solution des deux états. Elle est relativement peu satisfaisante du fait de la séparation des peuples qu'elle impose. Comment réconcilier deux peuples vivant sur un même territoire, s'ils ne sont même pas prêts à partager un même état , ni même accepter la présence de l'autre sur son territoire ? Mais le fait est que ni du côté israélien, ni du côté palestinien, on n'est prêt à accepter de partager le pouvoir politique avec l'autre. Et les vues politiques des deux camps ne semblent pas du tout conciliables. Donc finalement, la séparation des peuples semble la seule voie envisageable pour l'instant. La vraie réconciliation pourrait venir plus tard, peut-être au travers de l'intensification des échanges commerciaux. L'Europe pourrait avoir un rôle à jouer au travers de la création d'une grande zone de libre-échange dans la Méditerrannée.

Bref, je suis assez sceptiques quant aux chances de succès de ces négociations. Mais finalement, ça ne serait pas la première fois que la lassitude de la guerre conduirait à un miracle. Donc je suis prêt à recommencer à espérer. Très timidement. Et souhaitons bonne chance aux négociateurs.

11/07/2010

Vol 77: l'avion du Pentagone

L'avion qui s'est crashé sur le Pentagone le 11 septembre 2001 a toujours été une sorte de pomme de discorde. Le Français Thierry Meyssan avait d'ailleurs immédiatement attaqué la version officielle en s'appuyant sur cette attaque, la seule a ne pas avoir été filmée. Depuis, l'enquête officielle décrit très précisemment la trajectoire de l'avion, en se basant sur les enregistreurs de vol et sur les dégâts constatés sur le Pentagone et aux alentours. Entre autres, les lampadaires arrachés par le passage en rase-motte de l'avion sur l'esplanade bordant le bâtiment ne laissent aucune place au doute sur sa trajectoire. Idem pour les dégâts causés à l'intérieur du bâtiment ainsi que le trou de sortie dans la cour intérieure. Une vidéo de reconstitution a d'ailleurs été réalisée et sert de base au rapport.

Par contre, ce que contestent certains, ce sont les points suivants:

  • Les dégâts au bâtiment ne correspondent pas à ceux qu'auraient dû provoquer un Boeing 757.
  • On ne trouve pas assez de débris identifiables de l'avion pour confirmer son identité.
  • On n'a rendu publiques que quelques images où on ne voit rien, alors qu'il doit y avoir des caméras de surveillance qui ont filmé la scène.
  • La manoeuvre réalisée pour l'approche est trop difficile pour un pilote inexpérimenté et considéré comme nul par ses instructeurs.
  • Le vol en rase-motte à la vitesse annoncée par le rapport est aérodynamiquement impossible. (confirmé par des pilotes  de Boeing expérimentés) Les turbulences sous les ailes forceraient l'avion à reprendre de l'altitude. Et seul le rase-motte peut expliquer à la fois le choc avec l'immeuble entre le rez-de-chaussée et le premier étage et les lampadaires arrachés entre l'autoroute et le Pentagone.

Mais à tous ces arguments, on peut rétorquer un seul argument massue: il y a eu de nombreux témoins et il n'est pas possible de fabriquer autant de faux témoins sans que ça se sache rapidement. L'affaire est donc close.

Close ? Et bien cette équipe indépendante a voulu en avoir le coeur net. En comparant les témoignages avec les données de la version officielle, on découvre un fait sidérant: les témoins n'ont pas vu l'avion là où ils auraient dû le voir! S'ils ont raison, et il n'y a aucune raison d'en douter, l'avion n'était pas sur la trajectoire indiquée par le rapport officiel. Autrement dit, si le vol 77 a bien pris la trajectoire indiquée par tous ces témoins, il est impossible qu'il ait frappé le bâtiment, car les dégâts qu'il aurait causés auraient été très différents ! Cette enquête est très convaincante. Ils vont même jusqu'à confondre le principal témoin: le chauffeur de taxi qui passait par là et qui s'est pris un lampadaire à travers son pare-brise ment clairement pour essayer de faire correspondre son témoignage avec celui des autres témoins. Malheureusement pour lui, il y a des photos prises ce jour là qui contredisent sa version...

Mais si le vol 77 n'a pas frappé le bâtiment, cela soulève d'autres questions:

  • Dans ce cas, qu'est-ce qui a réellement frappé le Pentagone ?
  • Qu'est devenu l'avion ?
  • Où sont passés ses passagers et son équipage ?

Ces questions, je ne peux évidemment pas y répondre. Elles pourraient être suffisantes pour qu'on se dise que cette version est bidon, mais compte tenu que ça contredit des arguments objectifs, il ne saurait en être question. On voit bien que les implications d'une telle révélation sont pour le moins déroutantes. L'esprit y résiste car cela semble impossible. Mais si on prend la peine d'aller dans le sens des enquêteurs, on ne peut qu'accepter leurs conclusions.

08:24 Publié dans Monde | Tags : pentagone, 11 septembre | Lien permanent | Commentaires (57)

03/07/2010

Aux supporters de la prolifération nucléaire

Dans mon précédent billet, plusieurs intervenants ont mis sur un même niveau le nucléaire iranien et le nucléaire israélien. Pour ma part, je ne vois qu'un seul point commun aux industries nucléaires militaires de ces deux pays : officiellement elles n'existent pas. Mais à part ça, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que la menace que représente le nucléaire iranien est bien plus grande. Israël n'a choisi de posséder l'arme suprême que pour en finir avec des décennies d'attaques incessantes de la part de ses voisins. Ce programme a donc un but défensif. Par contre, l'Iran ne développe son programme nucléaire que pour asseoir sa position de leader régional. Il menace directement ses voisins du Golfe ainsi qu'Israël. Et derrière cela, il a pour but de fragiliser l'influence israélienne et américaine dans toute la région et, à terme, de fédérer les états musulmans contre l'Occident.

Mais cette position favorable au nucléaire iranien cache un tiers-mondisme déplacé. On se dit: "Si Israël ou les Etats-Unis ont le droit de posséder l'arme nucléaire, alors tout le monde en a le droit". Tout d'abord, sur un plan légal c'est totalement faux. Israël, tout comme le Pakistan et l'Inde, n'est pas signataire du Traité de Non-Prolifération. Il n'a donc aucune obligation légale de démenteler ce programme nucléaire. Bien sûr, je pense qu'il faut faire pression sur l'état hébreux pour qu'il signe le TNP. Ça peut même être offert à l'Iran en échange de l'arrêt de son propre programme. Je pense d'ailleurs que c'est le but du Président Obama, lorsqu'il parle d'un Moyen-Orient dénucléarisé. Par contre, l'Iran (ainsi que la Corée du Nord) est signataire de cet accord et à ce titre, il a l'obligation légale d'accepter la visite de l'AIEA qui doit pouvoir vérifier que le programme nucléaire iranien est pûrement civil. L'Iran se place donc dans la position d'un état voyou en refusant de se conformer aux accords internationaux qu'il a lui-même signés.

Mais ce qu'il y a de vraiment dangereux dans cette position supportrice du nucléaire iranien, c'est qu'elle justifie pleinement le développement de tout programme nucléaire, quelque soit le pays qui le met en oeuvre, en mettant fin aux limitations du traité de non-prolifération. Car si on doit laisser l'Iran posséder une telle arme, on doit laisser tous les signataires du TNP en faire de même. A terme, il est certain que notre siècle va voir la prolifération de telles armes partout dans le monde. Chaque pays qui voudra jouer les gros bras face à ses voisins se lancera dans la création d'un programme nucléaire militaire. Et bien sûr, leurs voisins en feront de même. Alors oui, je pense que laisser Israël développer un programme nucléaire était une erreur. Il faut maintenant s'assurer qu'il le démentèle. Et à terme, il faudra aussi que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité en fassent de même. Mais la première urgence, c'est d'éviter la prolifération. Et s'il faut user de la force pour y arriver, et bien qu'il en soit ainsi.

27/06/2010

Aux pro-européens turcs

Je suis Suisse et Français, mais ici je m'exprime plus souvent en tant que Suisse. Mais aujourd'hui, c'est en tant qu'Européen que je vais m'exprimer. Cet appel, lancé par un supporter de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne s'adresse aux forces politiques turques qui souhaitent toujours cette entrée.

Il y a presqu'un an, j'ai écrit ce billet. A l'époque, je me disais que la demande d'adhésion de la Turquie à l'UE devait être prise en compte, car cela aiderait ce grand pays, en partie européen, à se diriger vers les nécessaires réformes de ses institutions. Mais depuis, mon opinion a largement évolué. Je ne pense plus que la Turquie actuelle, dirigée par Recep Tayyip Erdogan, n'a une chance de faire un jour partie de l'organisation européenne. A l'époque je pensais pourtant qu'il fallait tenter de traiter avec lui, puisque c'est le premier ministre dont la population turque s'était légitimement dotée. Et comme il a toujours répété vouloir faire entrer son pays dans l'UE, j'espérais qu'il était prêt à conduire les réformes qui pourrait permettre à la Turquie de légitimement attendre une réponse favorable de l'Union. Mais aujourd'hui je pense qu'il n'en est rien. Je me demande même si le but de Erdogan n'est pas de provoquer le rejet de la part de l'Union Européenne et la déception de sa population pour pouvoir se tourner vers d'autres alliances.

turkish_pm_erdogan-_with_ahmadinejad.jpgEt aujourd'hui, alors que le monde se dirige à grand pas vers une bipolarisation sur fond de crise pétrolière, (voir ici) Erdogan montre enfin  quel camp il tente de faire choisir à son pays. L'affaire des "bateaux de la paix", dans laquelle des pseudo-ONG islamistes proches du pouvoir turc ont été à l'origine d'une provocation unilatérale d'Israël, montre bien qu'Erdogan fait tout pour se débarrasser des anciennes alliances. Israël est le premier à en faire les frais. Mais l'Europe  et les Etats-Unis suivront. Et en soutenant désormais ouvertement le Hamas, la Turquie montre que les nouvelles alliances qu'elle cherche à tisser se trouvent du côté de l'Iran, principal mentor des extrémistes palestiniens.

Si la Turquie devait se tourner vers l'islamisme radical, ça serait un terrible retour en arrière. N'oublions pas que cet état, sous l'impulsion de Mustafa Kemal Atatürk, après la défaite durant la première guerre mondiale, a fait le choix de la laïcité. Une modernité que beaucoup d'états européens n'avaient pas encore choisi à l'époque. Depuis lors, l'histoire de la Turquie s'est fondue dans celle de l'Europe. Durant la guerre froide, elle a même été un maillon vital de l'Alliance Atlantique. En effet, sa position géographique a permis à l'OTAN de verrouiller la sortie de la mer Noire sur la Méditerrannée ainsi que le sud du rideau de fer.

Aujourd'hui, Erdogan est sur le point de mettre fin à cette imbrication de l'histoire turque avec l'histoire européenne. Un rapprochement avec les Perses serait contre nature, tant la Turquie s'en est éloignée depuis longtemps. Tenter de recréer l'Empire Ottoman est de toute façon vain: je pense que le rapport de force qui va s'établir au sein d'une telle alliance va plutôt servir l'Iran et c'est plutôt l'Empire Perse qui va être recréé ! Et au sein d'un tel ensemble, je ne donne pas cher de la démocratie et de la laïcité turques...

Alors si vous souhaitez encore que votre grand pays rejoigne l'Union Européenne, je n'ai qu'un conseil à vous donner: débarrassez-vous d'Erdogan ! Remettez au pouvoir des forces dignes de l'héritage d'Atatürk. Des forces prêtes à tout pour défendre la laïcité et la démocratie. Des forces prêtes à réformer l'armée et le gouvernement. Des forces prêtes à reconnaître le génocide arménien et à normaliser les relations avec la minorité kurde. Des forces, enfin, prêtes à s'attaquer à la problématique de la division de Chypre. Si de telles forces existent en Turquie, il faut qu'elles soient mises au pouvoir pour relancer un rapprochement avec l'Europe. Sans cela, la Turquie va faire un retour en arrière historique de près d'un siècle et sombrer dans l'obscurantisme. Démocrates turcs, il n'y a que vous qui puissiez empêcher cela !

20/06/2010

Tout est gagné... fors l'honneur!

Durant toute l'histoire de l'humanité, l'honneur a été un enjeu primordial. L'honneur est ce qu'il reste au peuple quand il a tout perdu. C'est ce qui lui permet de retrouver un semblant de fierté dans l'adversité. C'est ce qui lui permet de rebondir et reconquérir sa liberté après la défaite. Mais aujourd'hui, l'honneur est devenu une denrée qu'on peut monnayer. On peut le vendre à son ennemi pour obtenir quelque chose en retour. C'est en tout cas ainsi que le voit le Conseil Fédéral quand il juge que la manière dont ont été libérés les otages en Libye est satisfaisante.

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14/06/2010

Bon retour parmi les tiens, Max

On critiquera sans doute l'accord passé entre la Suisse et la Libye, qui risque bien de ressembler à une capitulation sur toute la ligne. Mais aujourd'hui, on n'a qu'une envie: faire part de notre soulagement et partager la joie de la famille Göldi. Bon retour Max, j'espère que tu pourras reprendre une vie normale dans les plus brefs délais.

En tout cas, aujourd'hui nous avons tout de même appris une chose: combien mesure un milimètre fédéral! Comme à l'été 2009, nous étions à 2 mm d'un accord, cela signifie qu'un milimètre représente à peu près 5 ou 6 mois. Le jour où Micheline Calmy-Rey nous annoncera qu'on est à un mètre d'un accord, on pourra faire le calcul...

Quant à moi, je pense être à 2 mm de retourner prendre mon carburant chez Tamoil!

08/06/2010

La Suisse paradis fiscal selon le Brésil!

On avait échappé à la liste de l'OCDE. Mais voilà-t-il pas qu'on se retrouve sur la liste... du Brésil ! Mais pas de panique: il y en a 64 autres avec nous. Sur un peu moins de 200 pays, ça en fait quand même un paquet. Alors pourquoi ? Parce que pour le Brésil, le critère pour être considéré comme un paradis fiscal, c'est une imposition de moins de 20% du revenu! Cela signifie que le Brésil veut fixer l'imposition du reste du monde selon ses propres critères. Et bien sûr sans tenir compte des règles de l'OCDE, pourtant les seules auxquelles tous les pays doivent se conformer.

Et bien moi je dis que les pays qui respectent les critères imposés par le Brésil devraient être mis sur la liste noire des enfers fiscaux ! Alors que tous ceux qui ont de l'argent et vivent dans l'un de ces pays y songent. Pourquoi rester en enfer quand le paradis existe ? Et je sais qu'il existe, tout simplement parce que j'y habite! Alors venez, on vous accueillera très bien. Les anges de la fiscalité sont là pour ça.

Ah au fait, pendant que j'y suis, je rajoute le Brésil sur ma liste noire des pays amis de l'Iran...

07/06/2010

Le Hamas: 2. La résistance

Suite de ma série à propos du Hamas. Seconde affirmation courante:

Le Hamas n'est pas un groupe terroriste, mais un mouvement de résistance.

Par cette affirmation, on cherche à comparer le Hamas avec la résistance française et d'autres pays européens durant la seconde guerre mondiale. Mais est-ce correct ? Qu'est-ce qui différencie le terrorisme de la résistance ? Après tout, les Allemands traitaient aussi les résistants de terroristes.

La tentation est donc grande de dire que le Hamas, supposé défendre le faible, résiste à l'envahisseur et que tout ça n'est finalement qu'une question de point de vue. Si on adopte le point de vue des envahisseurs, le Hamas est un mouvement terroriste. Si au contraire on fait l'effort de comprendre les motivations du Hamas, il s'agit de résistants.

Et bien non. Car il y a une énorme différence entre un résistant et un terroriste. Un résistant ne s'en prendra jamais à un civil. Un résistant fait des actes de sabotage ou de guerrilla, dirigés uniquement contre les militaires. Un résistant est un combattant. Un terroriste est un criminel. Le Hamas n'est pas un groupe résistant, mais bien une association de criminels.

Ce genre d'actes peuvent-ils être le fait de résistants ?

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Pour moi il ne s'agit que de pure barbarie. Comment peut-on reprocher à un peuple de se défendre après ça ? Comment peut-on lui reprocher de ne plus faire confiance ? Il se trouve qu'on vit bien plus paisiblement en Israël depuis le bouclement de la bande de Gaza et l'édification du mur de séparation avec la Cisjordanie. Alors, même si je regrette qu'on doive en venir là, je ne peux que comprendre cette politique.

Quant à l'affirmation selon laquelle Tsahal, l'armée israélienne, aurait commis un acte terroriste sur les "bateaux de la paix", elle ne tient pas du tout la route. Il est pourtant si tentant de comparer cette opération avec celles qui ont eu les résultats ci-dessus. Mais, même si les victimes sont réellement de pauvres innocents privés de leur vie par le crime des soldats, il reste une énorme différence: l'intention. Lorsque les kamikazes du Hamas montent à bord d'un bus, ils savent que leur but est de tuer toutes les personnes qui les entourent. Ils s'en réjouissent même. Les soldats, lorsqu'ils sont descendus sur le pont du bateau, ne savaient pas qu'ils allaient avoir à utiliser leurs armes. Sans quoi il est évident qu'ils s'y seraient pris autrement. Il s'agit donc au pire d'une épouvantable bavure, mais peut-être aussi d'une mise en scène orchestrée dans le seul but de provoquer la réaction que le monde a eue.

Le Hamas: 1. Légitimité du gouvernement

J'entame une série de billets pour démonter quelques lieux communs qu'on entend en Occident à propos du Hamas. Certes la situation au Proche-Orient est très complexe et ne peut être résumée à une simple stigmatisation du Hamas. Toutefois, cette constatation vaut aussi pour Israël. Je trouve la tendance à rejeter toute la faute du conflit israélo-arabe sur Israël, tendance très à la mode en Occident, aussi contre-productive que mensongère.

Donc première affirmation à propos du Hamas: c'est le gouvernement élu de Gaza et sa légitimité accordée par les urnes ne peut être remise en question.

Alors oui, le vote de 2007 a effectivement donné la victoire au Hamas. Donc on est d'accord, Gaza a alors donné le pouvoir au Hamas. Mais la légitimité du pouvoir du Hamas souffre de deux irrégularités majeures. La première, c'est qu'un gouvernement élu l'est pour une période de temps préétablie. Au terme de cette période, de nouvelles élections doivent être organisées pour désigner un nouveau gouvernement. En ennemi de la démocratie, le Hamas ne libérera jamais le pouvoir par les urnes. Pour le Hamas, leur pouvoir n'est pas reçu du peuple, mais de Dieu. Pour cette raison, il est évident que le Hamas ne rendra jamais au peuple le pouvoir de l'évincer.

Pourtant, en démocratie, le peuple a le droit à l'erreur. L'élection du Hamas avait tout d'un vote sanction contre Israël et le Fattah, accusé de corruption et de trop grande collaboration avec Israël. Les votes sanction sont toujours des erreurs. On ne devrait jamais accorder le pouvoir à un groupe juste pour sanctionner d'autres personnes. Les conséquences d'un tel acte sont trop imprévisibles. Toutefois, en démocratie, les peuples ont le droit à l'erreur. Après un temps, le pouvoir revient généralement entre les mains de personnes plus fréquentables. Gaza n'a pas eu ce droit à l'erreur et va payer cher pour cette faute pendant longtemps.

La seconde irrégularité, c'est qu'en principe, les autorités de Gaza sont censées en référer à l'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Mais il n'en est rien. Tout se passe comme si Gaza avait fait cessession, s'était refermé sur elle-même. Et la politique de fermeture des frontières par Israël n'est pas seule en cause. (les moyens de communication entre Gaza et la Cisjordanie ne manquent pas!)

Bref, plus le temps passe, plus la légitimité du gouvernement du Hamas ne veut plus rien dire. Prétendre que le gouvernement du Hamas à Gaza est ligitime, cela revient à dire que le gouvernement d'Adolf Hitler était légitime. Car la prise de pouvoir et l'élimination de la démocratie par le Hamas suit exactement la même méthode que celle pratiquée par les Nazis en Allemagne dans les années 30.

10:11 Publié dans Monde, Politique | Tags : hamas, palestine | Lien permanent | Commentaires (46)

02/06/2010

La paix est-elle possible au Proche-Orient ?

Il y a quinze ans de cela, j'aurais répondu oui sans hésiter. Peut-être parce que j'étais plus jeune. Peut-être parce que la situation s'y prétait. Qu'elle a été proche cette paix lorsque les peuples semblaient enfin prêts à se donner la main. Mais qu'elle est loin cette époque. Après les évènements de ces derniers jours, on ne peut que s'interroger sur la possibilité d'arriver un jour à conclure une paix durable. Car plus que jamais, la paix semble hors de portée.

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On peut même dire qu'aujourd'hui les positions semblent plus éloignées les unes des autres qu'elles ne l'ont jamais été. Il faut dire que tant d'eau a coulé sous les ponts. Yitzhak Rabin assassiné par les siens pour torpiller le processus de paix. La seconde Intifada. La prise de pouvoir de la droite dure. Alors tout semblait fini.

Puis soudain, une lueur d'espoir. Lorsque le gouvernement Sharon a décidé d'évacuer la bande de Gaza, j'ai vraiment voulu croire que c'était le début d'une nouvelle détente. Que la suite allait suivre. Mais c'était sans compter sur la haine réciproque des peuples. Car à part la haine, qu'est-ce qui aurait pu justifier le choix du Hamas pour gouverner au destin des Gazaouis ? J'avoue que j'ai gardé un certain ressentiment contre le peuple de Gaza. Pour moi, l'élection du Hamas est le pire crime contre la paix qu'il pouvait commettre. Les peuples ont le droit de choisir leurs représentants. Mais ils doivent aussi savoir que certains choix ont des conséquences. L'opération Plomb durçi et le blocus sont la conséquence directe de ce choix. En Europe, l'Autriche s'était bien retrouvée isolée politiquement après l'entrée de Jörg Haider au gouvernement. Et pourtant, l'Autriche n'a jamais tiré de missiles sur ses voisins, ni envoyé de bombes humaines...

Aujourd'hui qu'est-ce qui pourrait relancer ce processus de paix ? Certes Barack Obama aimerait bien réussir le même tour de force que celui qu'avait accompli le précédent démocrate à avoir occupé son poste. Mais pour ma part je ne crois plus à la paix. Ou alors une paix à la Bosniaque. Après une grande guerre où toute la haine réciproque aura pu se déchainer. Puis on pourrait réapprendre à vivre côte-à-côte. C'est ce que je pense aujourd'hui: pour que les choses s'améliorent, il faudrait d'abord qu'elles aillent beaucoup plus mal.

On parle souvent de paix. Mais moi je n'y crois plus. Une paix basée sur la séparation des peuples, sur l'ignorance de l'autre, ça n'est de toute façon pas vraiment la paix. Seule l'acceptation de l'autre pourrait être la source d'une paix harmonieuse. Si les peuples pouvaient ouvrir les yeux et dire non au fascisme, s'ils pouvaient faire le pas vers l'autre peuple et ne plus écouter les fauteurs de guerre, alors tout serait possible. Il suffirait que les peuples cherchent à se connaître. Mais l'homme est ce qu'il est. La peur de l'autre mène à la haine. Et certains font leur fond de commerce de la haine. Ils s'en nourrissent. Sans la haine, ils n'auraient tout simplement plus leur raison d'être. Alors ils instillent la peur qui conduit à la haine. Et ils gagnent à chaque fois. Non il n'y aura pas de paix au Proche-Orient, je ne veux plus y croire.

01/06/2010

Israël forcément coupable ?

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier j'ai écrit un billet critique quant à la position israélienne sur les armes atomiques, aujourd'hui j'appelle à la mesure concernant l'affaire de la flottille dite humanitaire qui a été abordée hier par Tsahal. D'autres que moi sont plus radicaux en rejetant directement la culpabilité sur les occupants des navires. D.J. et hommelibre entre autres. D'autres encore, comme Demir Sönmez crient sans attendre à l'acte de barbarie gratuit. Tous ont en tout cas une chose en commun: ils se sont déjà fait une opinion et n'accepteront jamais une conclusion d'enquête qui ne confirme pas leur vision des faits.

Pour ma part, je ne jugerai pas de l'affaire. Il y aura sans doute une enquête indépendante, il faut donc attendre ses résultats avant de prendre position. (pourtant il semble qu'une majorité d'Occidentaux aient déjà pris position, car quand Israël est l'accusé et le Hamas l'accusateur, Israël est forcément coupable...) Pour l'instant en tout cas, c'est une bonne chose que les militaires aient tout filmé. Ils devaient se douter que ça ne se passerait pas tout simplement. Pour l'heure quelques points à relever:

- Depuis que cette flotille a appareillé, je me demande quel est le but de leur voyage, sachant qu'elle n'aurait jamais pu passer le blocus. Pour moi il a toujours été clair que cette opération avait des visées politiques. D'ailleurs les occupants de ces bateaux ne sont pas membres d'une ONG, mais sont qualifiés par la presse de "militants pro-palestinien" (terme politiquement correct pour désigner un militant pro-Hamas ?) Leur but n'était-il pas de prouver que les Israéliens sont des salauds qui affament les enfants de Gaza ?

- D'ailleurs, une ONG ne procède jamais de la sorte en tentant de forcer un blocus. Les ONG collaborent avec les militaires et les forcent à respecter le droit humanitaire. Cela se pratique quotidiennement dans la région de Gaza.

- Il est absolument invraisemblable qu'on ait donné ordre aux soldats de tirer à vue sur les occupants "pacifiques" sachant que la réaction du monde et des médias occidentaux était totalement prévisible. Il est donc pour moi certain que les soldats ne s'attendaient pas à avoir à faire usage de leurs armes en posant le pied sur les navires.

- Cacher des combattants sous une bannière humanitaire est un crime de guerre, selon les lois internationales. (c'est pourtant ce que le Hamas n'a pas hésité à faire durant l'opération "Plomb durçi", mais ça ne gêne personne) Les images tournées par les militaires montrent clairement que des armes ont été utilisées par les "militants pacifiques". Et pas seulement pour se défendre, mais plutôt pour attaquer les soldats montés à bord.

Voilà. Pour moi, ça n'est pas suffisant pour dire que les soldats de Tsahal sont innocents, mais en tout cas suffisant pour leur laisser le bénéfice du doute et attendre qu'une enquête donne ses résultats. Pour moi, l'attitude de la presse est honteuse. (bravo par contre à la Tribune pour la diffusion des images tournées par les militaires, en plus de celles tournées par les occupants des navires) Je peux comprendre que Al Jazeera ait une version orientée, mais la presse occidentale devrait faire preuve de plus de mesure.

Pour moi cette affaire a tout d'une opération presque routinière qui a mal tourné. Il est possible que la réaction des soldats ait été disproportionnée, mais il est également plus que probable qu'ils aient subi des attaques délibérées dès leur arrivée à bord. Les images prises par les militaires semblent montrer que c'est le cas. Mais il est également possible que les images aient été sorties d'un contexte plus global et donc manipulées. Donc pour l'instant rien ne permet de prendre position de manière catégorique.

31/05/2010

Israël doit signer le TNP!

S'il y a un point de la politique internationale du président Obama que je soutiens ardemment, c'est le désarmement nucléaire. Je pense que sa politique est très juste dans cette optique. Elle tient en deux mots: désarmement et non-prolifération. En bref, il ne suffit pas de jouer les gros bras face à quelques états qualifiés d' "axe du mal" comme le faisait le précédent gouvernement. Il faut aussi montrer qu'on a soi-même l'intention de réduire et, à terme, de se débarrasser de son arsenal nucléaire. De même, on ne peut pas exiger uniquement le désarmement de ses ennemis sans exiger la pareille de la part de ses alliés. Ainsi, il faudra un jour inclure les programmes nucléaires français, anglais et chinois dans les négociations de désarmement. Mais dans un premier temps, il faut exiger de la part de tous les pays non membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, la participation au Traité de Non-Prolifération Nucléaire, ainsi que sa stricte application. Cela signifie bien sûr que l'Iran et la Corée du Nord, tous deux signataires de l'accord cessent leurs programmes nucléaires militaires et démantellent tout ce qui a déjà été fabriqué, mais aussi que les pays non signataires se metttent en conformité. Et parmi les pays non-signataires qui doivent plier, il y a l'Inde, le Pakistan et... Israël!

Les gesticulations de Benyamin Netanyahou concernant l'adoption par l'ONU d'un document demandant la création d'une zone sans armes nucléaires au Moyen-Orient, sont bel et bien un combat d'arrière-garde. Il prétend que ce document pointe uniquement du doigt les stocks israéliens d'armes nucléaires. Mais c'est bien sûr totalement faux. Une zone dénucléarisée au Proche et Moyen-Orient inclut forcément l'Iran, l'Inde et le Pakistan et c'est d'ailleurs bel et bien le défi posé par le nucléaire iranien qui justifie cette position internationale. Bien entendu, Israël ne doit pas accepter de se mettre en conformité avant que tous les acteurs régionaux, et même mondiaux, ne se soient mis d'accord. Mais refuser d'emblée d'entrer en matière, c'est pour Israël le risque de se mettre à dos le monde entier. Et aussi de perdre tout soutien international concernant le nucléaire iranien. Mais peut-on attendre autre chose de la part d'un gouvernement élu uniquement pour ses tendances sécuritaires ?

Officiellement, Israël ne possède pas d'armes nucléaires. Mais il est de notoriété publique que ce pays possède l'arme suprême depuis plusieurs décennies. Donc lorsqu'Israël exige de l'Iran d'arrêter son propre programme, on ne doit pas s'étonner que cette demande sonne faux. Car tant qu'on fermera les yeux sur le programme nucléaire de certains, comment pourra-t-on exiger quoi que ce soit des autres ? Ainsi même en Occident certains, oubliant que ce pays est signataire du TNP, n'hésitent pas à dire que l'Iran a parfaitement le droit de posséder des armes nucléaires. Pour ma part, je pense que le fait ou non que l'Iran en ait le droit importe peu et que le principal, c'est de préserver les intérêts stratégiques occidentaux dans la région. Toutefois, si un désarmement nucléaire totale de la région devait être une condition pour l'arrêt du volet militaire du programme nucléaire iranien, je pense que c'est une condition totalement acceptable.

Le désarmement nucléaire du monde, un rêve que je partage avec Barack Obama, passe par trois étapes. La première, une réduction drastique de l'armement des deux superpuissances nucléaires est déjà en bonne voie. L'étape suivante doit donc déjà être mise en chantier. Il faut s'assurer que tous les pays du monde signent le TNP et faire respecter strictement cet accord. La troisième étape, sans doute la plus difficile à concrétiser, consistera à désarmer les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité. Difficile sans aucun doute, mais impossible, j'espère que non. J'ai foi en l'humanité. Le 21ème siècle devra être celui où l'être humain aura su éliminer les menaces qu'il avait lui-même fait planer au-dessus de sa propre tête.

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12:00 Publié dans Monde, Politique | Tags : israël, tnp | Lien permanent | Commentaires (4)