01/11/2009

Enfin on respire !

Je suis allé au restaurant hier, un restaurant qui avait conservé une zone fumeur et une zone non-fumeur durant plus d'un an. Et bien c'est incroyable ce que ça fait du bien de sentir l'odeur de... la nourriture ! Vous passez près des autres tables et juste à l'odorat, vous pouvez presque savoir ce qu'il y a dans l'assiette des gens. Il aura donc suffit d'un jour pour que les odeurs tenaces de tabac froid s'estompent suffisamment pour rendre l'atmosphère plus respirable. Merci aux Genevois de nous avoir offert ça.

Reste quelques problèmes à régler rapidement. Les commerçants intéressés par l'installation d'un fumoir doivent par exemple recevoir rapidement une réponse. Pour cela, il faut que le Tribunal Fédéral statue rapidement sur ce sujet. Cette période durant laquelle les fumoirs sont légaux, mais on ne sait pas pour combien de temps, n'est pas vivable pour eux. Une décision rapide doit être prise. Personnellement je suis pour. Car des fumoirs bien aérés et sans service ne nuisent vraiment pas à autrui et si des gens veulent s'enfermer dans un enfer enfumé et bien qu'ils fassent comme ils veulent. Personnellement, si j'étais encore fumeur, je préférerais aller dehors ! Mais comme je ne le suis plus, je pense que le mieux c'est de leur laisser le choix. Car par exemple au casino ou dans une boîte de nuit, c'est souvent compliqué de demander aux fumeurs de sortir.

Mais il faut bien dire qu'en regard du texte de l'initiative cette mesure, que le Grand Conseil avait fait entrer de force dans le texte de loi, est illégale. Il serait donc étonnant que le Tribunal Fédéral refuse le recours des initiants. Restera aux restaurateurs à lancer une initiative pour autoriser les fumoirs et, pourquoi pas, les chaufferettes sur les terrasses. Personnellement je voterai sans doute pour. Et je suis certain que la majorité des Genevois en feront autant. Car la plupart des non-fumeurs ne détestent pas les fumeurs et ne leur souaitent pas une crève pour chaque clope allumée. Nous avons tous des amis fumeurs que nous aimons beaucoup. Mais ce que nous ne voulons plus supporter, c'est leur fumée. Et depuis hier, nous avons enfin gain de cause. Pour ma part ça me suffit pour oublier toutes les idioties que j'ai entendues pendant la campagne. Non je ne suis pas rencunier...

 

27/10/2009

De nouvelles nouvelles de...

...Genève !

http://www.tdg.ch/node/115764

Affaire BCGe: Daniel Zappelli évoque des faits à charge

(...)

- En 1996, la banque a versé 12 millions de dividendes aux actionnaires, dont l'Etat de Genève, alors qu'elle perdait 468 millions de francs.

- En 1997, la situation a empiré: alors que la BCGe perdait 690 millions, elle versait 13 millions de francs aux actionnaires.

- En 1998, alors que la banque a perdu 943 millions de francs, les dividendes ont augmenté à 15 millions.

Suite à ce point, Me Alves de Souza, avocat de l'Etat de Genève a pris la parole pour rappeler que la débâcle de la BCGe a coûté plus de 2 milliards à l'Etat, ceci afin d'en assainir les finances. Et de rappeler que cette somme équivaut à 9600.- par contribuable. (...)

 

...Lausanne !

http://www.tdg.ch/trader-lausannois-juge-trou-40-millions...

Trader lausannois jugé pour un trou de 40 millions

(...) Entre 2004 et 2006, le trader lausannois et son supérieur direct à Londres se sont lancés dans des opérations hasardeuses, à l'insu de leur direction, le groupe britannique Noble Resources. Ils ont spéculé sur le cours de l'aluminium, établissant ensuite des contrats fictifs pour dissimuler leurs pertes. (...)

 

Oui M. Pardo. Pour vous, ces braves gens ne sont pas de la racaille parce qu'ils ne volent pas de voitures. Mais ce qu'ils font perdre à l'ensemble de la communauté par leurs malversations détruit de nombreuses vies. A tout prendre je préfère la racaille d'Annemasse à celle de Genève et Lausanne...

25/10/2009

Les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde

Oui nous avons bien les extrémistes de gauche les plus bêtes du monde. Et ça n'est pas peu dire quand on voit les autres ! Déjà qu'ils ont fait pour la seconde fois une bourde monumentale en partant en ordre dispersé pour l'élection au Grand Conseil. Ils  payeront ainsi leur idiotie par quatre nouvelles années d'absence du législatif genevois. Mais le pire, ils nous le réservaient encore ! Voilà que les Communistes présentent trois candidats pour le Conseil d'Etat !

Je ne parle même pas de l'étrangeté de présenter trois candidats alors qu'il est évident que pas un seul d'entre eux ne figurera au rang des élus. N'auraient-ils pas pu se mettre d'accord sur le nom d'un candidat ? Ne sont-ils donc pas capables de laisser leur place à un camarade de parti ? Je les trouve vraiment affligeants... Mais finalement le plus affligeant, ça reste le manque de réalisme politique de ces gens. Incapables de s'apercevoir que leur candidature n'a pas une chance, ils vont juste réussir à prendre des voix à la gauche modérée et ainsi réduire la capacité de la gauche à se faire élire au Conseil d'Etat !

Ca n'est pas que ça me dérangerait vraiment. Si l'abominable Beer pouvait quitter ce Conseil d'Etat, j'en serais le premier heureux. (bien que j'en doute très fort) Mais le problème, c'est que le MCG n'attend qu'un faux pas de la gauche pour réussir son entrée dans l'exécutif ! En effet, avant que les Communistes ne présentent leurs candidats, on pouvait raisonnablement penser que Eric Stauffer et Mario Poggia n'avaient aucune chance. Désormais, on peut vraiment craindre qu'ils parviennent à prendre un à deux sièges à la gauche...

Bref, si vous êtes de gauche, je n'ai qu'un conseil à vous donner: votez réaliste ! Ne donnez pas votre voix aux Communistes, mais choisissez un bulletin de la gauche modérée. Vous pouvez éventuellement panacher votre liste avec les noms communistes, mais dans tous les cas, ça ne servira à rien car ils ne seront pas élus ! Le mieux serait d'ajouter des noms de droite... Car le plus important finalement, c'est que les candidats du MCG ne soient pas élus. Pour ma part, je choisirai une liste de l'Entente que je panacherai avec trois noms de gauche. C'est en groupant les forces qu'on empêchera le MCG d'entrer au Conseil d'Etat !

14/10/2009

La création du MCG

Un jour, alors qu'Eric se promenait, il eut envie d'un petit verre. Il entra alors dans un petit troquet et s'installa au bar. Acoudé au comptoir, il sirotait donc son petit ballon de blanc, quand il surprit la conversation de ses deux voisins. Si si. Je vous assure que vous les connaissez : ce sont ceux qu'on voit dans tous les bistrots et sans qui le bar ne tiendrait pas debout ! (à moins que ça soit le contraire...)

- La semaine dernièèèèère, je suis allé me présenter pour un bouloooot...

- Ah, tu veux bosser toi ? Et avec qui je pourrais parler si tu n'étais pas lààà ?

- Ben ouais, faut bien payer ses verres quand mêêêême !

- Et ça s'est passé commeeeent ?

- Ben, ils m'ont dit non. Que je faisais pas l'affaire, qu'ils ont dit ! Et tu sais qui ils ont pris ?

- Ben non...

- Un frontalieeeer ! J'ai vu sa plaque jaune en sortant ! Ils ont engagé un sale frontaaal... J'suis sûr qu'ils le payent la moitié des dix mille balles que je demandais ! C'est du dumping salariaaaal !

- C'est honteux ! Et c'est pas ces sales politicards qui vont faire quequ'chose !

Eric, convaincu que ces braves gens avaient raison de penser qu'ils n'étaient pas défendus par la politique, se dit qu'il fallait "faire quequ'chose" !  Et, en s'inspirant de la position centrale de ses voisins dans le bar, il choisit alors le slogan de son futur parti : "Ni de gauche ni de droite" ! C'est ainsi que naquit le MCG...

Bon, ironie mise à part, j'avoue que je n'ai pas très envie de bloguer ces jours-ci. Le grand sujet du moment, à savoir la victoire "écrasante" du MCG et du populisme à Genève, ne m'inspire pas trop. Parce que d'accord, le MCG fait une grosse progression. Mais dans l'absolu, ils n'ont que 17 sièges sur 100 ! De là à penser qu'ils vont diriger Genève durant les quatre prochaines années, il y a quand même encore un gouffre à franchir. Car sur les divers sujets qui vont se présenter au parlement, il n'y en aura probablement pas pour lesquels la droite classique ne pourra pas chercher des alliances, que ça soit à gauche ou à droite. Il ne lui manque en effet que 8 sièges pour posséder la majorité absolue. Donc en convaincant n'importe quel autre parti présent au parlement de la suivre, elle pourra faire la décision. Les autres partis étant par contre très dissolus sur la plupart des sujets, ils n'arriveront jamais à s'allier contre la droite centriste. Donc, rien ne change fondamentalement dans la République.

La seule crainte fondée qu'on puisse avoir, c'est que le MCG parvienne à placer l'un des siens au Conseil d'Etat. C'est pourquoi il ne faut pas dissoudre les voix. On peut s'amuser à se chamailler en temps normal. Mais là, il faudra voter "utile". Pour cette raison, qu'on compte voter à gauche ou à droite, il faudra mettre dans l'urne des noms qui ont des chances d'être élus. C'est mon conseil de tactique électorale du jour.

Toutefois, sur le fond, on peut se demander si l'entrée du MCG au Conseil d'Etat ne serait pas la meilleure chose qui puisse arriver. Car j'aimerais bien voir Stauffer à la tête du Canton ! Ses belles promesses devraient alors être traduites dans les faits. Car si on a plus de 25 de QI, on ne peut que comprendre que sa promesse de renvoyer les mendiants chez eux est une promesse en l'air. Pareil pour la promesse de limiter le nombre de frontaliers. Ces deux propositions sont tout simplement illégales, car incompatibles avec le droit supérieur ! Dans les deux cas, la libre circulation, récemment reconduite par l'ensemble des Suisses et encore plus plébicitée par les Genevois, interdit ce genre d'actions... Alors que penser des gens qui écoutent ces promesses ? Ils sont soit ignorants, auquel cas on ne peut pas grand chose pour eux,  soit dans une situation de chômage de longue durée totalement désespérante, car quand on est désespéré, il est plus facile d'accuser l'autre que d'analyser ses propres manquements, soit tellement racistes qu'ils sont aveuglés par la haine. Bref, si vous avez voté MCG, je vous souhaite vivement d'être racistes !

11/10/2009

Quelqu'un a-t-il des nouvelles de Luna ?

caniche.jpgIl y a quelques mois, j'avais écris un billet à propos de Françoise, une dame qui s'était fait arrêter pour ne pas avoir vacciné sa chienne Luna contre la rage et du coup, n'avoir pas payé l'impôt toutou ! (car sans vaccination, on ne peut pas recevoir de médaille) Selon elle, la chienne ne lui appartenait même pas, puisque c'était celle de sa fille Angélique. La police avait suivi dans cette affaire avec beaucoup de célérité l'avis du Vétérinaire Cantonal. La chienne avait quant à elle, été séquestrée par les services de la fourrière !

Depuis, nous n'avons plus eu de nouvelles de la part des médias. On peut espérer que, comme le dit le dicton, pas de nouvelle rîme avec bonne nouvelle. Mais j'aimerais bien en avoir tout de même, savoir comment cette triste histoire s'est terminée. Donc, y-a-t-il quelqu'un qui connaîtrait Luna, Françoise ou sa fille ? Si c'est le cas, j'apprécierais beaucoup que vous veniez donner des nouvelles d'elles en commentaire, voire leur demander de venir en donner elles-mêmes. D'après l'article de la Tribune elles habitent le quartier des Acacias. Merci d'avance de répondre à cet appel.

Bien entendu, s'ils le souhaitent, les représentants des autorités impliquées sont aussi les bienvenus pour venir expliquer leur version des faits.

07/10/2009

Pourquoi s'arrêter au CEVA ?

Oui, pourquoi Soli Pardo ne poursuit pas sa logique implacable ? Car si la racaille annemassienne se masse aujourd'hui à nos portes, il est peu vraisemblable qu'elle attende la construction du CEVA pour venir ruiner notre paisible quiétude genevo-genevoise ! Il est évident qu'aujourd'hui déjà, les hordes de Annemassiens défèrlent sur notre belle cité totalement sans défense ! Alors qu'attendons-nous pour réagir ? Pourquoi ne pas commencer tout de suite à leur barrer la route ?

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00:04 Publié dans Genève, Politique | Tags : affiche, udc, ceva | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2009

Traversée du lac vs traversée de la rade

Selon la Tribune d'aujourd'hui, un panel représentant les lecteurs du journal considère la traversée lacustre comme la seconde priorité en matière de construction, juste après le PAV. Et devant le CEVA. Si on peut discuter de l'ordre d'arrivée des deux projets de transports, je pense en tout cas que le choix de ces trois priorités montre une grande maturité de la population. Notre ville a une grande qualité : son attractivité économique. Mais elle présente aussi le défaut de cette qualité, à savoir une importante immigration, que les nouvelles populations viennent de Suisse, de France ou d'ailleurs. Et cette immigration pose deux problèmes, le premier étant le besoin croissant en logements, le second étant l'étallement de la périphérie, situé en grande partie en France.

Et comme notre gouvernement n'arrive pas à faire face au premier problème, le second se voit encore plus exacerbé. Les priorités choisies par les lecteurs de la Tribune sont donc correctes. La première priorité, c'est la construction de logements.  Et le PAV est bien le projet le plus impressionnant dans ce domaine. Il pourrait suffire à lui seul à fournir une (légère) bouffée d'oxygène au logement à Genève. La seconde priorité, c'est la construction de voies de communication pour mieux relier la périphérie au centre. Et si le CEVA est, on l'espère, l'amélioration la plus sensible de ces prochaines années dans ce domaine, il faut déjà penser à l'avenir. Et je pense qu'une nouvelle traversée est le meilleur moyen à notre disposition pour réduire le trafic automobile au centre-ville. Avec à la clé, amélioration des conditions de vie et augmentation de l'offre en transports publics pour les habitants, qu'ils vivent en ville ou en périphérie.

Pour ce qui est de la traversée du lac, il se trouve que Mark Muller a présenté hier au parlement l'état d'avancement du projet. Ce projet, enterré depuis près de 12 ans depuis la dernière votation, (soit à peu près la durée du règne de Robert Cramer...) semble enfin en train de ressurgir. Est-ce un hasard si ce subit changement d'optique suit de peu le lancement de l'initiative pour une traversée de la rade par l'UDC ? Probablement non. La première qualité de cette initiative c'est d'avoir remis ce sujet sur le tapis. Et le projet de traversée du lac a ainsi déjà gagné 10 ou 20 ans, puisqu'il était précédemment agendé pour le milieu du siècle, ou pas longtemps avant !

Dès lors que le Conseil d'Etat se remet à plancher sur le sujet, faut-il tout de même signer l'initiative de l'UDC ? Je pense que oui. D'abord il s'agit de deux projets différents, qui n'ont pas le même but. La traversée proposée par l'UDC vise avant tout à délester les quais et le pont du Mont-Blanc. Elle vise donc à une amélioration localisée de la situation du trafic au centre-ville. Et elle servira aussi bien aux Genevois qu'aux frontaliers. Et surtout, elle pourrait être construite bien avant et pour une beaucoup plus petite somme !

La traversée lacustre proposée par Marc Müller par contre servira principalement à désengorger le contournement autoroutier et à mieux répartir la charge transfrontalière entre Vallard et Bardonnex. Et si on élargie en même temps l'autoroute entre le Vangeron et Nyon, ou au moins Coppet, elle permettra de faire sauter le goulet d'étranglement de l'entrée de Genève. Son impact sur le centre-ville sera par contre plus faible. Tout au plus évitera-t-on que des gens qui n'ont rien à faire en ville y entrent.

Ensuite, il faut la signer pour maintenir la pression sur les autorités. Si cet objet devait passer en votation, les autorités ne manqueraient pas de lui opposer un contre-projet. Sans cela, nous n'avons aucune assurance que le sujet restera d'actualité dans les prochaines années. L'important est que nos autorités sachent que la majorité de la population y tient. Et qu'on ne reste plus sous l'effet d'un échec en votation surtout dû à un projet mal budgété qui a été soumis aux voix dans une période où les finances cantonales s'enfonçaient à vitesse grand V !

28/09/2009

Halte aux abus du droit de référendum

Hier la population genevoise a largement confirmé sa volonté de voir la fumée quitter les lieux de convivialité. Et même, avec un taux d'acceptation de la loi de plus de 81%, elle a même accru son soutient à la loi, contrairement à toute attente. Dans ces conditions, il est nécessaire de se poser la question de l'utilité de renvoyer tout le peuple devant les urnes pour donner son avis une seconde fois sur un même objet. Avec tous les frais que cela comporte. Si ce second scrutin avait apporté un nouveau débat, concernant de nouveaux éléments, cela aurait pu avoir un sens. Mais il n'y a pas eu de nouveau débat. Les opposants ont continué à débiter les mêmes arguments, qui n'ont interdiction_fumer.JPGvisiblement aucune prise sur la très grande majorité de la population. Alors pourquoi revoter ? Les opposants espéraient-ils gagner ? Pas du tout. Tout ce qu'ils espéraient, c'était retarder l'inéluctable le plus longtemps possible. Et on arrive là aux limites de la démocratie directe. Lorsqu'elle est utilisée à mauvais escient, lorsqu'elle ne sert qu'à retarder la mise en place de projets plébicités par la population, il faut contrer ce genre de pratiques, cela pour le bien même de la démocratie directe. Car ce genre de pratiques risque de lasser des gens qui jusque-là choisissaient de donner leur avis. On ne doit pas s'étonner ensuite des taux de participation très bas.

Quand on regarde les résultats de plus près, on s'aperçoit que seules 21000 personnes se sont prononcées en faveur du référendum. Or, 14000 personnes avaient signé le référendum et avaient ainsi envoyé l'ensemble de l'électorat devant les urnes ! Cela signifie que ces 14000 personnes n'ont réussi qu'à en convaincre 7000 autres. Ca fait un peu léger tout de même. Et pourtant, 14000 signatures ça représente tout de même deux fois plus de paraphes que ce que réclame notre Constitution. Alors à quand un référendum signé par 7000 personnes qui se soldera par un nombre de NON de seulement 10000 voix, soit moins de 5% de l'électorat ?

Le problème dans ce cas, c'est que le comité référendaire a bénéficié de l'appui du GHI qui a envoyé une liste à chaque ménage genevois. Il est totalement indécent qu'un média distribué dans tous les foyers puisse prendre position en matière de politique. Depuis, je ne lis d'ailleurs plus jamais cette feuille de chou. Mais le véritable problème, c'est que le référendum serait certainement passé, même sans l'aide du GHI. Le problème vient surtout de notre Constitution qui ne correspond plus du tout aux besoin de notre canton. Sa population a explosé, au niveau communal les étrangers ont désormais le droit de vote, mais le nombre nécessaire de signatures n'a pas évolué. Ainsi, désormais les plus égoïstes peuvent se permettre d'utiliser le droit de référendum pour bloquer des projets importants soutenus par l'écrasante majorité de la population. Je refais donc mon appel à la Constituante que j'avais fait dans ce billet. J'y proposais que le nombre de paraphes nécessaires pour valider un référendum ou une initiative cantonales ou communales soit fixé à 10% de l'électorat au minimum. Dans le cas de la fumée passive, ma proposition aurait en tout cas évité le fiasco qu'on a vécu, puisque 10% de l'électorat genevois, ça représente justement 21000 personnes, ce que le comité référendaire n'aurait jamais pu réunir à temps...

 

25/09/2009

La vendetta de la cour de cassation, où comment le politique pourrit la justice

La cour de cassation vient de décider, pour la seconde fois, de casser le jugement d'un tribunal populaire concernant le cas d'un jeune conducteur impliqué dans l'accident qui a coûté la vie à 3 de ses copains il y a 5 ans sur la rampe de Vésenaz. Pour rappel, un premier jury avait conclu que le jeune homme n'était coupable que d'infraction grave à la loi sur la sécurité routière. La cour de cassation, estimant alors qu'une condamnation pour meurtre avec dol éventuel était légitime avait déjà cassé ce premier jugement. Un second jury avait alors été appelé à juger ce cas. Il avait courageusement contredit la cour de cassation et confirmé le premier jugement. Et c'est le jugement de ce second jury qui a, à nouveau, été cassé !

Je passe sur le manque de respect de l'institution du jury. Il semble que les juges professionnels se sentent plus à même de décider que le peuple, et c'est sans doute pour ça que cette institution a été supprimée en catimini au niveau fédéral en mettant pratiquement la population genevoise devant le fait accompli. Mais finalement, le fond de cette histoire, c'est qu'on veut faire de ce cas un exemple. M. Zappelli n'a eu de cesse de répéter que ce jeune homme payera pour tous les autres, afin de dissuader les autres chauffards éventuels. Si bien que la cour de cassation a estimé cette fois qu'il fallait condamner l'accusé pour meurtre avec négligence.

Mais pour qu'il y ait meurtre avec négligence, il faut bien sûr qu'il y ait négligence, ce que les deux jurys ont confirmé en condamnant ce jeune homme pour infraction grave. Mais surtout, il faut aussi qu'il y ait meurtre ! Et, quoi qu'on pense du comportement de ce jeune homme, il n'a pas poussé l'autre conducteur contre cet arbre. Et ce dernier était légalement adulte et responsable, (sans quoi il n'aurait pas eu le permis de conduire) il aurait donc dû refuser de participer à cette course poursuite. La responsabilité de sa faute ne peut donc pas être endossée par un tiers. Il est le seul à pouvoir être condamné pour meurtre avec négligence ou même dol éventuel. Le fait qu'il soit mort ne lui enlève pas sa responsabilité dans la mort de ses deux camarades.

Le fond du problème est donc l'exemple que la justice veut faire à partir de ce cas. Il s'agit uniquement de mettre en pratique la politique de M. Zappelli. Une politique que je défends bien sûr, mais qui ne doit pas s'appliquer dans ce cas. Et visiblement, sans jury populaire, on peut penser que la justice condamnera ce jeune homme ou d'autres personnes dans la même situation, de manière tout à fait injustifiée. Ce qui me fait déjà regretter la disparition de cette institution...

15/09/2009

Après la conférence du Professeur Hawking

news-graphics-2007-_441537a.jpgComme pas mal de monde, je n'ai pas résisté à l'appel de la science ce soir. L'auteur d'"Une brève histoire du temps" que j'avais lu avec passion voici une vingtaine d'années était donc de passage dans notre cité pour un soir, le temps d'une conférence évènement. Et je n'ai pas regretté ma soirée. Quelle émotion de voir arriver ce petit homme apparemment tout rabougri dans son fauteuil électrique et pourtant si lucide dans sa tête ! Sa passion si communicative, ses connaissances si passionnantes et son humour un peu décallé ont rythmé une conférence qui est passée à la vitesse de l'éclair. Certes, si on connaît déjà ses thèses, on n'a pas appris grand chose ce soir. Mais entendre la voix synthétique de son ordinateur expliquer les origines de l'univers était un moment unique.

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02/09/2009

Donc revotons...

Oui c'est assez rageant de devoir voter à nouveau sur le même sujet. Il y a pas loin de deux ans, nous avions accepté à près de 80% l'initiative pour des lieux publics sans fumée. Le 27 septembre, nous allons à nouveau voter sur le même sujet. En réalité, il ne s'agit pas vraiment du même sujet car cette fois, c'est sur un référendum opposé à la loi d'application acceptée par le Grand Conseil que nous allons voter. Il n'y a donc pas lieu de crier au "simulacre de démocratie" comme le font beaucoup. La loi est bel et bien respectée. Ceci dit, le sentiment de frustration face à cette minorité incapable de reconnaître sa défaite est compréhensible. En démocratie directe, quand le peuple s'est prononcé ça doit mettre fin au débat. On ne devrait pas chercher tous les moyens de recours pour s'opposer à la volonté de la majorité. Et si on veut relancer le sujet, il faut le faire avec une nouvelle proposition. Par exemple, j'aurais été beaucoup moins critique vis-à-vis d'une initiative visant à autoriser la fumée dans les petits établissements. (même si j'aurais voté contre)

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29/08/2009

Qui veut de ma voix ?

Oyez oyez braves gens ! Sachez que ma voix est disponible ! Je peine à trouver un parti qui soit capable de me représenter et j'attends donc des propositions. Mes préférences iront à un parti :

  • Qui ne fait pas passer l'économie avant l'honneur. Notre pays a une tradition séculaire d'aide humanitaire, de respect des droits de l'Homme et de démocratie participative. Nos relations internationales doivent être dominées par la promotion de ces valeurs. C'est à ce seul prix que nous regagnerons la considération de nos partenaires. Ce point concerne bien sûr plus la politique fédérale, mais j'aurais de la peine à voter pour un parti qui ne respecte pas nos valeurs fondamentales.
  • Qui malgré tout ne dénigre pas l'économie. L'économie mondialisé a connu quelques dérives ces dernières années. Mais ça n'est pas pour autant qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. Le système capitaliste n'est pas parfait, mais c'est encore le moins mauvais système qui ait été inventé jusqu'ici. Plus de contrôle des marchés d'accord. Mais l'abandon de notre système pour un système d'économie planifiée, jamais !
  • Qui est prêt à s'engager pour une Genève qui avance. La promotion économique a bien fonctionné ces dernières années. Mais la construction et le transport n'ont pas suivi au même rythme. Il est désormais primordial pour notre avenir de développer notre agglomération, non pas à l'extérieur de ses frontières comme ça a été fait jusqu'à aujourd'hui, mais bien à l'intérieur des frontières cantonales. De plus, les transports doivent assurer une meilleure desserte de l'ensemble de l'agglomération, y compris de sa partie française. Cela signifie en particulier :
  • Qui s'engage pour le développement rapide du PAV.
  • Qui s'engage pour la construction rapide d'une traversée de la rade.
  • Qui s'engage pour la construction rapide du CEVA et des ses compléments.
  • Et cerise sur le gâteau : qui est prêt à abandonner la vision étriquée de la 3ème voie CFF et qui saura s'engager pour un véritable projet d'avenir pour toute la région. Il ne devra pas hésiter à partir à Berne au côté d'élus d'autres cantons romands pour s'assurer qu'un projet de cet ordre fasse partie de la prochaine étape de Rail 2000.

Malheureusement, nos partis sont plus occupés à s'entredéchirer sur les moindres détails qu'à se lancer dans un véritable développement armonieux de notre canton. Alors finalement, je n'ai encore trouvé aucun parti qui se dise prêt à défendre ma vision. Alors quel choix vais-je devoir faire ? Le panachage ? Le choix du "moins pire" ? Existe-t-il un parti qui partage plus ou moins mes vues ?

27/08/2009

Une moyenne traversée de la rade est-elle utile ?

traversée.jpgAprès avoir écouté le débat de ce matin sur One FM, auquel ont entre autres participé Soli Pardo et Philippe Joye, je dois dire que mon opinion à propos de la moyenne traversée est en train d'évoluer. Apparemment incongru et électoraliste, le projet défendu par l'initiative cantonale que l'UDC vient de lancer mérite finalement le détour. Si on s'en tient à l'avis de Robert Cramer, on peut penser qu'elle ne sert à rien. En effet, en mettant en opposition ce tracé avec celui d'une grande traversée faisant office de bouclement autoroutier, on arrive à la conclusion que cette traversée urbaine règle de manière beaucoup moins parfaite les problématiques de circulation de l'agglomération. Elle ne permet finalement que de déplacer une partie du trafic citadin du centre vers la périphérie. Mais l'erreur justement, c'est de mettre les deux projets en opposition puisque justement, ils n'ont pas grand chose à voir.

En effet, certaines études, que Robert Cramer a consciencieusement tenues secrètes, montrent que les deux ouvrages ne poursuivent pas le même but. Là où le bouclement autoroutier nord servirait principalement à supprimer les goulets d'étranglement autoroutiers de l'autoroute A1 et de l'autoroute de contournement, la moyenne traversée permettrait de désengorger le centre ville et les quais et ainsi, de permettre une réafectation partielle de ces tronçons. En particulier, les quais libérés d'une grande partie du trafic qui les congestionne pourraient alors être rendus à la population et devenir bien plus propices à la flânerie. Le pont du Mont-Blanc quant à lui pourrait facilement recevoir deux couloirs de bus afin d'améliorer la ponctualité des transports publics au centre-ville. (et par extension sur l'ensemble du réseau)

Quant aux délais, les deux traversées n'entrent pas non plus en concurrence. La moyenne traversée pourrait être réalisée très rapidement, d'ici 2016 selon l'UDC. Le bouclement autoroutier ne devrait par contre pas être réalisé avant 2040. Vu les retards habituels dans notre charmante (et exaspérante !) cité, il serait préférable de parler du milieu du siècle. Autant dire que si nous attendons jusque-là, le chaos de la circulation au centre-ville aura eu tout le temps de décupler !

Bref, je pense que ce projet ne doit pas être écarté d'un simple revers de main et mérite un débat plus profond. A titre de documentation, voici l'excellente étude du TCS, (document pdf) dont l'UDC a probablement tiré ses conclusions, et dont j'ai tiré l'image ci-dessus.

 

14/08/2009

Nostalgie du métro automatique léger

Rapellez-vous. Ca ne fait pas si longtemps. En 1993, suite au plébicite des transports publique par le peuple, le Grand Conseil avait voté favorablement à la construction d'un métro de type VAL, automatique et léger, entre St-Genis et Annemasse. Ce métro aurait dû être l'épine dorsale de notre réseau de transports publiques. Mais 5 ans plus tard, le nouveau Grand Conseil mettait fin abruptement à ce projet. (voir ici) Pour des raisons de coût, les Genevois ont choisi l'autocensure et ont décidé qu'ils étaient trop petits pour s'offrir un tel luxe. Et pourtant une ville telle que Lille, bien moins riche que Genève, avait déjà sauté le pas. Et quelques années plus tard, les voisins lémaniques de la capitale vaudoise ne faisaient pas autant de chichis et ont décidé vaillament de se lancer dans la construction de leur propre métro. Et le succès est finalement au rendez-vous, prouvant clairement l'erreur commise par nos élus genevois.

Lille_VAL_208.jpg

Ils ont alors décidé de remplacer "avantageusement" ce magnifique projet par l'extension du réseau de trams. Il faut reconnaître que le tram est très efficace sur de petites distances. Il permet de relier des arrêts plus nombreux que le métro et avec une plus grande vitesse moyenne que le bus. Toutefois, quand il s'agit de plus longues distances, la vitesse commerciale beaucoup plus élevée du métro le rend bien plus intéressant. Il suffit de se rendre à Paris pour s'en apercevoir. Il n'y a pas un point de la ville qui ne puisse pas être relié en moins d'une demi-heure. Et cela malgré la taille de la ville qui n'a rien à voir avec celle de Genève.

Donc choisir de remplacer le métro par un tram en direction de St-Genis, c'était bel et bien un renoncement à des transports publics vraiment efficaces. Et en plus, en réduisant systématiquement la capacité des pénétrantes, on ne parvient même pas à obtenir l'effet escompté, c'est à dire à transférer les pendulaires du trafic privé vers le tram. Tout ce qu'on arrive à produire, c'est un chaos chaque jour grandissant !

Quant à l'argument du coût, il ne tient que si on compare directement le tram avec le métro. Mais si on avait pris en considération le CEVA, dont la construction n'aurait pas été nécessaire si un métro circulait aujourd'hui sur l'axe St-Genis - Annemasse, il devient beaucoup moins évident que le métro aurait été à ce point hors de prix. Et au final, nous aurions une ligne efficace reliant le Pays de Gex et la Haute-Savoie, ce que le CEVA n'offrira pas. Quant au tram, ce qui le rend inefficace sur cette liaison, c'est la grande distance entre les deux pôles frontaliers.

Bref, nous ne referons pas l'histoire de notre canton. Désormais il est bien trop tard pour revenir en arrière. Nous devrons faire avec le réseau de trams. Le CEVA va en outre nous permettre de disposer d'un semblant de réseau de métros. Restera à l'étendre au Pays de Gex pour disposer d'un véritable réseau capable de drainer une grande partie des pendulaires. Quant au trafic individuel, auquel on a pris de larges espaces en ville, nous attendons de pied ferme qu'une traversée de la rade apporte une compensation permettant au trafic qui n'a rien à faire en ville de ne pas y entrer. Pas sûr en tout cas que tout cela coûte moins cher qu'un métro...

22:43 Publié dans Genève, Transports | Tags : val, genève, métro | Lien permanent | Commentaires (0)

02/07/2009

Référendums : et si on changeait les règles ?

Ceci est un appel à la Constituante, ou du moins à certains de ses membres.

Jusqu'à présent, je pense pouvoir parler au nom d'une grande partie des habitants de ce canton en affirmant que nous avons l'impression que la Constituante passe plus de temps à voter son propre budget qu'à discuter du sujet pour lequel on l'a élue, à savoir la nouvelle Constitution. Mais je suis certain que les travaux vont commencer sous peu et je pense qu'un dialogue entre les Constituants et la population est nécessaire durant tout ce processus. Dans cette optique, compte tenu de l'actualité, voici les points que je voudrais voir défendre.

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26/06/2009

Bienvenue au pays de la Genferei !

Bâle a ses Basler Läckerli. Zurich a son fameux Zürcher Geschnetzeltes. St-Gall a son Schublig. Berne ses Berner Rösti. Et Genève ? Nous avons aussi une grande spécialité : la Genferei !

Mais la Genferei, ou Genevoiserie pour les non-germanophones, qu'est-ce que c'est ? Est-ce une friandise ? Un plat de charcuterie ? Mais non. Cet étrange plat, qu'on ne sert dans aucun restaurant de la place, est en réalité une spécialité politique ! La Genferei, ça n'est rien d'autre que cette aptitude hors du commun qu'ont les Genevois à bloquer n'importe quel projet en utilisant tous les moyens de recours que la loi met à la disposition de la minorité ! Et cette aptitude, Genève la cultive grâce à ses avocats formés dans une Falculté de Droit que la Suisse entière lui envie. Que d'avocats prestigieux compte notre cité ! Il y en a de tous bords politiques. Depuis l'extrème-gauche jusqu'à la droite la plus conservatrice. Et pour cette raison, aucun projet ne peut leur échapper !

Et bien sûr, ils sont si nombreux qu'ils finissent par avoir des difficultés à trouver de quoi se mettre sous la dent. C'est pourquoi, ils sont prêts à défendre tous les égoïsmes, sans distinction d'aucune sorte. Qu'importe que les oppositions qu'ils déposent retardent des projets d'utilité publique souhaités par l'écrasante majorité. L'important est de cultiver la Genferei. Et d'en manger jusqu'à l'écoeurement le plus complet.

Il y a bien sûr une autre facette à la Genferei. Le gouvernement, soucieux de fournir sans cesse de la matière pour les avocats afin d'éviter que la source de Genferei ne se tarisse, s'évertue à créer ou accepter des projets mal ficelés et facilement attaquables par les recourants potentiels ! Combien de fois le peuple a-t-il été appelé aux urnes pour voir ensuite sa décision cassée par un tribunal ? Derniers cas en date : les chiens et les cigarettes...

Sans parler des exécutifs communaux qui pratiquent eux aussi la Genferei. Rappelons-nous de la rénovation de la gare Cornavin. Certes le Conseil Administratif de la Ville a levé le recours, mais elle l'avait bel et bien déposé, car il aurait été injuste que nos invités confédéraux des CFF n'y aient pas droit... Et l'Exécutif verniolan n'est pas en reste. Après avoir bloqué durant de nombreuses années l'implantation d'Ikea sur son territoire, voilà qu'il s'apprête à empêcher les SIG de construire leur centrale à gaz !

En général, bien sûr la Genferei n'empêche pas les projets de se réaliser. Elle leur permet seulement de prendre un précieux retard, précieux signifiant ici coûteux. Car oui, à Genève on aime réaliser les projets pour plus cher que nécessaire. Dans une ville connue mondialement pour ses coffres-forts, il serait dommage que les choses coûtent le même prix qu'ailleurs. Donc on recourt systématiquement contre tout projet, exigeant des modifications hallucinantes et en général sans fondement.

Oui les projets finissent toujours par se réaliser. Ils suffit juste d'attendre quelques dizaines d'années pour les voir aboutir. Voir plus de cent ans dans de rares cas. Mais quand on croit en avoir fini avec la Genferei, la voilà qui revient à la charge. Dernières frondes contre des projets d'actualités ? L'extension de l'OMC, la plage de la rive gauche du lac, l'interdiction de fumer dans les lieux publiques, le PAV, le CEVA, la traversée de Vesenaz et j'en oublie sans doute. Aucun projet n'y échappe. Genève tient à sa réputation, sans laquelle les Suisses-Allemands ne pourraient pas nous regarder avec un regard attendri et compatissant ! Ach... diese Genfern !

09/06/2009

Et si cet été les terrasses étaient réservées aux non-fumeurs ?

L'été passé, les fumeurs ont tellement envahi les terrasses, qu'il était souvent difficile de trouver de la place. Mais soit. Il faut bien avouer que c'était assez normal vu l'interdiction de fumer à l'intérieur. On l'avait donc accepté comme un effet secondaire de l'interdiction. Et cette interdiction, elle est salutaire pour nous autres non-fumeurs, qui ne voulons plus supporter la fumée des autres dans des locaux fermés.

Mais cet été la situation est différente. Les fumeurs semblent tellement s'accrocher à leurs privilèges qu'ils ont fait passer un référendum contre la loi d'application, ce qui a remis à plus tard son application, pourtant inéluctable. Alors Messieurs et Mesdames les fumeurs, si vous tenez tant à fumer à l'intérieur, allez-y ! Cet été, nous les non-fumeurs nous contenterons très bien des terrasses. Nous vous laissons tout l'intérieur des cafés-restaurants !

Et en septembre, nous allons donc revoter puisque vous nous y obligez. Et nous allons accepter cette loi. Puis, la loi entrera en vigueur. Et l'hiver prochain, vous aurez le choix entre vous abstenir ou aller fumer dehors, comme ça se fait dans de nombreux cantons et pays sans que personne n'ait rien à y redire ! Et alors, nous pourrons enfin respirer sans problème dans ces lieux publics tellement insupportables lorsqu'ils sont enfumés.

Fumeurs, sachez que nous n'avons rien de personnel contre vous. En tout cas pas moi. J'ai de nombreux amis fumeurs et je ne les juge pas d'après ce vice. Mais votre fumée, nous ne voulons plus la supporter car c'est une réelle nuisance. Nous n'accepterons plus de tousser tout un week-end après être sorti d'un lieu public trop enfumé. Nous n'accepterons plus de voir nos repas gâchés par des odeurs nauséabondes. Nous n'accepterons plus de recevoir en pleine poire la fumée d'un impoli à la table voisine. Nous n'accepterons plus de voir certains lieux publics nous être interdits pour éviter ces nuisances. Nous avons accepté pendant très longtemps de subir votre loi. Désormais c'est votre tour.

09:10 Publié dans Genève | Tags : fumée, genève | Lien permanent | Commentaires (12)

30/05/2009

Mr. le vétérinaire cantonal, rendez Luna à sa propriétaire !

Quelle stupeur j'ai eu ce matin en lisant ça :

http://www.tdg.ch/geneve/actu/10-policiers-sequestrer-can...

C'est un véritable scandale de séquestrer un animal pour un autre motif que sa dangerosité ou des mauvais traitements. La séquestration pour défaut de puce et de médaille va carrément à l'encontre de la mission du vétérinaire cantonal telle qu'elle est décrite ici :

http://etat.geneve.ch/des/site/sante/protection-consommat...

Il ne s'agit pas ici d'assurer la sécurité publique, ni la protection de l'animal. Il s'agit simplement de s'assurer que la propriétaire s'est acquittée d'un impôt ! Depuis quand le défaut de payement d'un impôt conduit à la séquestration d'un animal et même à l'emprisonnement ? Je n'ai encore jamais vu cela ! En réalité, ça ressemble fort à un problème d'égo dans une affaire qu'on utilise pour se venger d'une ancienne querelle avec cette dame...

Je ne dis pas qu'il ne fallait rien faire. Cette dame, ou la véritable propriétaire, et son chien auraient pu être convoqués pour un puçage de force. Et, en cas de non-payement, il aurait pu être fait appel à l'office des poursuites pour récupérer la somme correspondant à la pose de la puce, aux médailles non-payées et aux amendes pour défaut de médaille, avec retenue sur salaire. Autrement dit, des sanctions administratives pour régler un problème administratif. La police n'avait vraiment pas besoin d'être mêlée à tout ça ! Ils ont assez à faire avec les dealers et les cambrioleurs. Pas besoin de leur demander d'aller arrêter de simples citoyens...

Je tiens à souligner que ce qui me choque de la part du vétérinaire cantonal, c'est surtout qu'il ne tient pas du tout compte de l'intérêt de l'animal qui n'est certainement pas de se retrouver à la fourrière. Le rôle d'un vétérinaire, fût-il cantonal, ne devrait-il pas d'assurer le bien-être des animaux ? Ou est-il devenu un précepteur de taxe ? Pour ma part, si on vient séquestrer mon aminal, que je considère comme un membre de ma famille à part entière, moi aussi je me défendrai. Je comprends donc tout à fait cette dame.

09:27 Publié dans Genève | Tags : chien séquestré | Lien permanent | Commentaires (7)

24/05/2009

Et si on n'avait jamais construit le Stade de Genève ?

Cela serait bien tombé en tout cas. Un stade des Charmilles rénové aurait entièrement fait l'affaire puisque Servette a connu les déboires que l'on sait peu après la construction du nouveau stade. Et pourtant... rien ne le laissait présager. Genève sans une équipe de pointe, impensable ! Et puis, il y avait l'Euro qui approchait. La Suisse avait besoin de 4 stades de niveau international. Et qu'une ville telle que Genève ne fasse pas partie des 4 villes choisies, ça paraissait inimaginable !

Bref, nous avons décidé, tous ensemble, ou en tout cas la majorité des votants du canton, d'offrir à notre ville et à sa principale équipe un stade flambant neuf, de valeur internationale. Et s'il est arrivé ce qui est arrivé au Servette par la suite, on peut juste dire merci à M. Roger ! Désormais, le stade est en déficit chronique et nos élus, qui se souviennent qu'ils vont devoir rendre des comptes à la population à la fin de l'année, rechignent de plus en plus à éponger ce déficit...

Mais peut-on laisser tomber le stade ? Quelle alternative avons-nous ? Personnellement, je ne vois pas trop. Il y a sans doute des moyens d'organiser d'autres manifestations, des spectacles, voire des matches internationaux. Mais tout cela ne remplacera jamais une équipe de pointe qui attire du monde chaque semaine au stade.

Bref, si on veut que ce stade devienne rentable, il n'y a qu'une seule chose à faire : avoir une équipe dans l'élite de ce pays ! Ca peut être Servette ou pourquoi pas une autre équipe, (Carouge est tout près, la Servette est plus loin...) mais il nous faut une équipe en Super League, voir en coupe d'Europe, et rapidement ! Donc au lieu de mettre les pieds contre le mur concernant le renouvellement du crédit, les parlementaires ne devraient-ils pas plutôt chercher un moyen de remettre une équipe sur les rails ? Je suis sûr qu'avec de la volonté, Genève pourrait se doter à nouveau d'une équipe capable d'entousiasmer plus que quelques fidèles.

20/05/2009

Plus de logements à la Praille

Ainsi on va construire plus de logements que prévu initialement dans le projet de PAV. A première vue c'est juste un changement destiné à contenter ceux qui veulent qu'on s'occupe en priorité de la crise du logement. Mais en réalité, il s'agit d'un changement de fond. En effet, 6000 logements pour 20000 emplois, ça signifiait que la part de la population active de l'agglomération logée dans le quartier était moins importante que celle qui y travaillait. Et donc, en fin de compte, le quartier aurait été importateur net de main d'oeuvre. Ca en aurait fait un quartier avant tout commercial plutôt à comparer au centre-ville qu'à des quartiers d'habitation tels que Plainpalais ou la Servette.

Désormais, l'équilibre est rétabli. 14000 logements pour 15000 emplois, sachant qu'un ménage comporte souvent 2 personnes actives, ça signifie que le quartier deviendra exportateur net de main d'oeuvre ! Je pense que cette nouvelle est vraiment excellente. Car je ne pense pas que nous ayons besoin de plus de main d'oeuvre importée, frontaliers ou pendulaires vaudois, la priorité doit être donnée au logement local. Il n'est donc pas nécessaire d'augmenter outre mesure le nombre d'emplois disponibles, mais par contre, nous devons nous donner les moyens de loger les employés des sociétés genevoises. Ce changement va donc vraiment dans le bon sens.

Reste à savoir ce qu'il faut construire. On sait que la pénurie concerne surtout des appartements de 3 à 5 pièces, les plus demandés en général. Est-ce à dire qu'on doit construire exclusivement ce type de logements ? Je pense personnellement qu'ils doivent effectivement constituer la majorité de ces nouveaux logements. Et au niveau du type de logement, faut-il plus de logements sociaux ? De loyers libres ? De PPE ? Je pense pour ma part qu'il faudra un peu des trois. Des logements sociaux pour ceux qui peuvent y entrer. (Mais vu les revenus maximum exigés, ça ne concerne pas grand monde...) Des logements en loyer libre pour les autres. Mais aussi des PPE pour permettre aux prix de l'immobilier à Genève de baisser et aider ainsi ceux qui peuvent accéder à la propriété à le faire. Et ainsi libérer des loyers libres pour les autres !

Et c'est peut-être là ce qui importerait le plus. Que les familles suffisamment aisées puissent acheter leur appartement et ne plus occuper des appartements qui pourraient servir aux autres ! Donc, je pense que des logements sociaux, c'est bien. Des loyers libres aussi. Mais construisons surtout des PPE afin que nous cessions d'être à la traîne de l'Europe au niveau du nombre de propriétaires de leur logement ! Il est inconcevable qu'à Genève, où on voit tant de Mercedes ou de BMW circuler, il y ait si peu de propriétaires...

Quant aux immeubles commerciaux, ils seront donc moins nombreux. Verra-t-on tout de même des tours ? Pas sûr depuis que les études géologiques ont prouvé la difficulté de la chose. Mais je pense que des tours pourront tout de même être construites sur la zone. On trouvera bien un moyen. Et ça me semble tout de même important pour qu'on ne fasse pas de la Praille une nouvelle cité satellite. Ce dont on n'a vraiment pas besoin, c'est d'un nouveau Meyrin ou d'un nouveau Lignon. La Praille doit devenir un nouveau centre. Avec son propre style et sa propre identité. Et de l'animation jour et nuit comme dans tout bon quartier vivant.