28/07/2017

Augmentation de l'activité sismique (partie 3 et fin) : autres théories

Note précédente : Augmentation de l'activité sismique (partie 2) : La planète X

haarp.jpgSi c'est la planète X qu'on accuse le plus souvent sur Internet d'être la cause de l'augmentation présumée du nombre de séismes, j'ai aussi lu qu'il pourrait s'agir de l'expérience ultra-secrète de l'armée américaine HAARP ! (High Frequency Active Auroral Research Program) Pour faire simple, HAARP est un réseau d'antennes situé en Alaska, dont le but est de ioniser la couche de l'atmosphère qu'on appelle 'ionosphère' et dans laquelle se produisent par exemple les aurores boréales lorsqu'elle est ionisée par les rayons cosmiques, afin d'étudier la possibilité d'utiliser ce phénomène pour les communications à très longue distance autour du globe. Sur Internet, on accuse cette expérience de tous les maux de la Terre, peut-être pas tout à fait à tort d'ailleurs car il paraît tout de même dangereux de faire ainsi joujou avec notre atmosphère. Changements climatiques, mort mystérieuse de groupes entiers d'animaux, séismes et même... contrôle mental de populations entières sont les capacités ou les effets secondaires supposés de l'installation ! Je ne vais pas tenter de réfuter ou démystifier la plupart de ces affirmations. Par contre, je m'intéresserai à l'une d'entre elle en particulier: son utilisation comme arme sismique. Ou plus exactement, son utilisation a-t-elle conduit à l'augmentation du nombre de séismes qu'on observe depuis le début du siècle.

C'est en effet envisageable : pourquoi ne pas penser que les scientifiques, dans leur quête désespérée de la découverte, ont créé un monstre capable de tuer des populations entières à distance ? Et bien je ne vais pas le cacher, cet effet supposé est très facile à réfuter en se basant sur les données sismiques que j'ai relevées. Selon Wikipedia, l'armée a abandonné l'installation en 2013. L'université locale (en Alaska) a reçu ensuite l'autorisation d'en reprendre l'exploitation en 2015. Il n'est pas précisé si cette exploitation a effectivement repris à ce moment-là. Mais ce qui est certain, c'est que l'installation était à l'arrêt durant toute l'année 2014. On devrait ainsi voir une nette diminution de l'activité sismique durant cette année. Mais il n'en est rien, bien au contraire. 2014 est finalement la seconde année à la plus forte sismicité, juste derrière 2007 (33 séismes de magnitude supérieure ou égale à 6) et à égalité avec 2008. (32 séismes de magnitude supérieure ou égale à 6) Donc exit HAARP, ce n'est pas cette installation qui provoque l'augmentation de l'activité sismique, n'en déplaise à ses détracteurs. (ou fans ?)

Pour clore avec les théories qui fleurissent sur Internet, j'ai été très intéressé par un blogueur qui dit avoir détecté un pic sismique annuel depuis 2004, l'année du séisme de Sumatra. Bien sûr, lui considère que c'est dû à la planète X dont on sait qu'elle n'existe pas. (voir mon précédent billet) Déjà, lui au moins s'est rappelé que la Terre tourne autour du Soleil et il attribue ce pic sismique à l’alignement annuel du Soleil, de la Terre et de la planète X. Il fait l'hypothèse que la planète X est doté d'un si fort magnétisme qu'elle annule pratiquement le magnétisme solaire lors de cet alignement et provoque donc une sorte de spasme du noyau de notre planète. Bien entendu, on voit très mal comment une planète pourrait avoir un magnétisme si important qu'il pourrait annuler celui du Soleil. Mais puisque cette planète n'existe pas, il est de toute manière inutile de pousser plus loin cette démonstration. (il est par contre tout à fait envisageable qu'un tel effet existe avec d'autres planètes comme Jupiter ou Vénus, mais à bien moindre échelle) Non, ce qui m'a intéressé dans sa proposition, c'est qu'il ait découvert un pic sismique annuel autour du mois d'avril. Ça, c'est très intéressant je trouve. Donc pour en avoir le cœur net, j'ai repris ma série de données issue des archives de la NOAA et j'ai recherché, en les classant par mois, l’existence de ce pic sur la période concernée, à savoir 2004-2017.

Séismes par mois 2004-2017.PNG

Alors oui, il semble bien qu'il existe un pic au mois d'avril, mais c'est loin d'un pic aussi marqué qu'il le prétend. Je me suis donc limité à la période 2010-2017 pour voir si l'intensité de ce pic augmentait ou diminuait.

Séismes par mois 2010-2017.PNG

Et je pense que oui, le pic semble s'amplifier. Difficile en revanche de dire si c'est dû à une véritable augmentation ou à un effet lié au manque de significativité des données statistiques.

Maintenant, pour faire un rapprochement entre l'augmentation supposée de l'activité sismique et le pic sismique observé, il serait intéressant de vérifier s'il existait auparavant. Donc j'ai refait la même étude, mais pour la période 1950-1990, qui est clairement antérieure à la période active observée.

Séismes par mois 1950-1990.PNG

Le pic est moins marqué certes, et il se situe plutôt en mars. Mais il existe bien et il ne peut pas être attribué à une hypothétique planète X, qui n'était pas encore censée être à portée ! On doit donc plutôt parler de pic printanier. Et finalement, ne devrait-on pas plutôt l'attribuer à une cause climatique ? Je me souviens que certains géologues font l'hypothèse que les pergélisols empêchent ou retardent les séismes en figeant les sols en profondeur. Le fait est que ces pics printaniers font suite à des périodes hivernales plus calmes. On peut donc faire l'hypothèse que l'hiver retarde une partie des séismes qui se produisent au printemps alors qu'ils auraient dû se produire plus tôt.

Et là ça m'a donné l'idée de comparer la courbe de l'augmentation des séismes avec celle des températures. J'utilise la courbe éditée par le Hadley CRU de l'université d'East Anglia (cliquer sur l'image pour agrandir)

Comparaison temp - séismes.PNG

La forme générale est assez semblable, mais dans le détail il ne s'agit pas d'une corrélation forte. Il faut dire que les séismes sont des événements hautement aléatoires et il aurait été étonnant de voir les deux courbes presque confondues ! Toutefois, l'hypothèse d'une augmentation liée au réchauffement climatique ne me paraît pas infondée. C'est en tout cas une hypothèse que font certains géologues et climatologues. Et ceux qui me connaissent savent que je suis loin d'être un apôtre du réchauffement et de ses conséquences catastrophiques. Ceci dit il y a bien une chose qu'on ne peut pas nier en la matière : nous vivons une période chaude et cela a forcément des conséquences, même si elles ne sont peut-être pas si catastrophiques qu'on le prétend généralement.

26/07/2017

Augmentation de l'activité sismique (partie 2) : La planète X

Note précédente: L'activité sismique est-elle en augmentation ? (partie 1)

Pour expliquer l'augmentation de l'activité sismique, certains parlent aussi d'une planète X, soit disant connue de la NASA et qui approcherait de la Terre toutes les 3600 et quelques années, provoquant moult péripéties à chacun de ses passages. La présente occurrence a donc lieu depuis le début des années 2000. (son précédent passage étant responsable du déluge biblique, c'est d'ailleurs comme ça qu'ils ont calculé la période, ça montre à quel point la méthode est scientifique !)

planète x.jpgOn mélange d'ailleurs tout et n'importe quoi, car certains l'appellent Nibiru, nom qui aurait été donné à cette planète par les Sumériens lors d'un précédent passage et ils affirment qu'elle serait la planète d'origine des Annunakis, des extra-terrestres qui seraient rien de moins que les dieux de Sumer ! (j'ai dû d'ailleurs manquer quelque chose, la civilisation sumérienne n'existait pas encore en 5200 av. JC et n'existait plus en 1600 av. JC, les Sumériens n'ont donc pas pu observer de passage de la planète supposée) Au départ, ils ont tous attendu l'arrivée de cette planète pour fin 2012 et la fin du calendrier des Mayas.* Mais le fait que la fin du monde ait finalement été moins grave que prévu ne les dérange pas du tout. Ils sont toujours persuadés que la planète X est en approche. En seront-ils encore persuadés dans 10 ans ? Dans 20 ans ? La question reste ouverte.

Bien entendu, même si on évite de parler des Annunakis, on touche là à l’irrationalité la plus complète. Si les astronomes suspectent, du fait de perturbations gravitationnelles causées aux géantes gazeuses extérieures en particulier Neptune, l'existence d'une planète Nine (planète neuf) et d'une planète X (planète dix), il n'a jamais été question de planètes faisant parfois des incursions dans le système solaire intérieur ! Ces planètes sont en effet cantonnées à la ceinture de Kuiper, très très loin du Soleil, trop loin en tout cas pour influer sur notre bonne vieille Terre. (pour rappel l'intensité du champ magnétique diminue avec le carré de la distance !) Leur période est certes dans le même ordre de grandeur que Nibiru, mais cela est dû à leur éloignement justement. Contrairement à ce qu'a affirmé un commentateur sur le précédent billet, les astronomes mettent énormément de moyens actuellement pour essayer de détecter ces deux planètes, qui sont difficiles à voir, car loin de leur périhélie. (point de leur orbite le plus proche du Soleil) Non les scientifiques ne sont pas sectaires et ne refusent pas la découverte, au contraire c'est le moteur de leur mode de pensée. Mais ils ne se basent que sur des arguments rationnels pour fonder leurs recherches. C'est cela qui peut paraître déprimant pour ceux qui aimeraient qu'ils étudient sérieusement le sujet de leurs fantasmes collectifs.

Car finalement, on peut trouver une multitude d'arguments qui rendent impossible l'existence d'une planète qui approcherait de la Terre depuis le début des années 2000. Tout d'abord, si on se réfère aux lois de Kepler datant du 17ème siècle **, tout corps astral en orbite suit une trajectoire elliptique dont l'un des foyers et l'astre autour duquel il gravite. Lorsque l'orbite est circulaire, les deux foyers se confondent en un seul et donc l'astre attracteur est au centre de cette orbite. L'orbite circulaire des planètes est donc un cas particulier de cette loi, les comètes par contre suivent des trajectoires elliptiques quelconques et sont donc à considérer comme le cas général de la loi.

Loi de Kepler.PNGLes lois de Kepler induisent aussi qu'un corps suivant une trajectoire elliptique ira beaucoup plus vite lorsqu'il est à proximité de l'astre autour duquel il gravite que lorsqu'il en est éloigné. On voit en effet qu'une comète telle que celle de Halley, dont la période est de 76 ans, n'a été visible que durant moins d'un an lors de son dernier passage à proximité du Soleil, en 1986. La comète de Hale Bopp particulièrement brillante, qui a éclairé notre ciel durant 18 mois entre 1996 et 1997, a une période d'environ 4200 ans, ce qui la rend plus proche du cas qui nous intéresse. Donc on peut en déduire qu'une planète suivant une orbite comparable à cette comète ne peut pas traîner dans le système solaire intérieur depuis autant d'années ! C'est absolument absurde de l'affirmer et ceux qui y croient sont vraiment naïfs.

Le second argument, c'est qu'il y a beaucoup trop d'astronomes amateurs sur Terre pour parvenir à cacher l'existence d'une telle planète. Il faut d'ailleurs noter que les planètes Venus, Mars et Jupiter sont très brillantes dans le ciel et peuvent être vues de tous à l’œil nu, même par un fort clair de Lune ! Et bien sûr il en serait sans doute de même pour une planète faisant une incursion au sein du système solaire intérieur. Bref, si la planète X se trouvait à proximité, on la verrait à l’œil nu et on serait au courant de sa présence.

Certains, conscients de ce problème, prétendent que si on ne voit pas la planète X approcher, c'est qu'elle est cachée par le Soleil. Mais il semble qu'ils oublient que notre planète tourne justement autour du Soleil. Comment le Soleil pourrait cacher l'approche d'une planète... toute l'année ? Les autres planètes sont parfois cachées par le Soleil mais sont visibles le reste du temps. Il devrait en être de même pour la planète X. En fait, pour que la planète X approche du système solaire intérieur en restant cachée par le Soleil, il faudrait que sa trajectoire soit... une spirale ! Décidément, Dieu ne veut pas qu'on puisse se préparer à la catastrophe qui nous guette, pour nous imposer tant d'entorses aux lois de la physique...

Il y en a d'ailleurs qui sont conscients des problèmes de leur théories et ils inventent des solutions alambiquées. Ce blog vaut bien le détour pour ceux qui veulent rire un bon coup:

http://harmonyum.over-blog.com/2015/10/nibiru-position-ao...

Si si, la fameuse trajectoire spirale ! Le pauvre est obligé de transgresser une bonne dizaine de lois de la physique pour arriver à expliquer l'inexplicable ! Petit problème tout de même, le "passage 1" (sic) prévu pour 2016 ne s'est pas réalisé. Quelle conclusion en tirer ? En tout cas, son blog a cessé d'émettre. Il est peut-être terré dans un abri à attendre la fin du monde ?

nibiru.jpgOn voit d'ailleurs aussi fleurir des images du Soleil où une sorte de second soleil apparaît à ses côtés. Bien entendu, il ne s'agit que de reflets liés à l'optique des appareils photo utilisés. Et puis ceux qui mettent ces photos en ligne veulent justement prétendre que c'est le Soleil qui cache la planète X, ce que l'on sait absurde.

J'ai aussi lu qu'un télescope avait été construit en secret en Antarctique pour observer l'approche de la planète X qui ne serait visible que de là-bas. Problème: il n'existe aucun point du ciel qui pourrait n'être visible que de l’Antarctique. Au moins les Australiens, les Néo-zélandais, les Argentins, les Chiliens et les Africains du Sud devraient pouvoir observer la planète.

Voilà. Autrement dit exit Nibiru. Cette planète n'a jamais existé que dans l'esprit de certains qui en ont besoin pour donner du sens à leurs croyances. Et l'augmentation de l'intensité des séismes n'a rien à voir avec elle.

* Concernant la fin du calendrier Maya, j'avais écrit un billet à l'époque détaillant mon explication. Je vous en conseille la lecture:
http://leblogdekad.blog.tdg.ch/archive/2012/12/16/qui-a-p...

** Les 3 lois de Kepler sont empiriques et basées sur l'observation, mais plus tard, Newton découvrira la gravitation et parviendra à démontrer que ces lois sont des cas particuliers de la sienne. Voir ici une très bonne explication pour ceux qui souhaitent creuser le sujet, dont j'ai tiré une illustration du présent billet:
http://matieresscientifiques.fr/terminale-S/physique/lois...

Note suivante : Augmentation de l'activité sismique (partie 3 et fin) : autres théories

25/07/2017

L'activité sismique est-elle en augmentation ? (partie 1)

Note : Je découpe ce billet en plusieurs parties, du fait de sa longueur. Les autres parties viendront dans les jours suivants.

japon.jpgCertaines sources sur Internet parlent d'une augmentation de l'activité sismique qui aurait lieu depuis le début des années 2000. On se rappelle en effet de terribles séismes ayant eu lieu durant cette période, en particulier à Haïti, au Chili et bien sûr les très meurtriers tsunamis liés aux séismes de Sumatra en 2004 et du Japon en 2011, tous deux de magnitude supérieure à 9 sur l'échelle de Richter. Cela marque les esprits, mais cette impression est-elle réelle ?

Et bien j'ai voulu en avoir le cœur net. J'ai téléchargé les données sur les séismes répertoriés par la NOAA * entre les années 50 et nos jours en me limitant aux séismes de magnitude 6 ou supérieure, ceci afin d'éviter un effet lié au manque de disponibilité des données, les séismes de basse intensité pouvant être insuffisamment documentés par le passé dans certaines régions. J'ai ensuite trié ces données afin de déterminer l'évolution réelle de la fréquence des gros séismes dans le monde.

La base de données de la NOAA de laquelle j'ai tiré ces données: https://www.ngdc.noaa.gov/nndc/struts/form?t=101650&s...

(Note: si quelqu'un est intéressé par le fichier Excel que j'ai créé à partir de ces données brutes pour les utiliser, je le mets à disposition. M'envoyer simplement un email en cliquant sur le lien dans la colonne de droite, j'y répondrai avec le fichier attaché)

Le graphique obtenu est le suivant: (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Total mag 6-9.PNG

 

 

 

 

 

 

Finalement, ce que montre ce graphique, c'est qu'il semble bien que le nombre de séismes augmente depuis le début du siècle et peut-être encore plus depuis 2008. La moyenne annuelle de la décennie en cours est d'environ 25 séismes, alors que cette moyenne était de moins de 15 dans les années 50. A noter que l'année 2017 semble bien se diriger vers la même moyenne, comptant déjà 14 séismes de magnitude 6 ou supérieure, voire 15 car le dernier séisme en Turquie ne fait pas encore partie des données collectées.

On peut toutefois imaginer que cette augmentation soit due au manque de référencement de certains séismes anciens. Pour éviter cet effet, je me suis limité aux séismes de magnitude 8 ou supérieur, beaucoup moins nombreux, mais provoquant une telle stupeur qu'ils ne peuvent pas être oubliés. Donc si on peut imaginer que les séismes de magnitude 6 étaient imparfaitement répertoriés durant les années 50 et 60, cela parait impossible que cela soit le cas concernant les plus gros d'entre eux !

 

Total mag 8-9.PNG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on trie les données par décennies, on voit une claire augmentation. En effet, dans ce cas on trouve 9 séismes pour les années 50, 10 durant les années 60, seulement 6 dans les années 70, 5 dans les années 80, 6 pendant les années 90. Ils étaient par contre 12 durant la première décennie de ce siècle et déjà 7 durant l'actuelle. Autrement dit, il y a déjà eu plus de très gros séismes durant ces dernières 17 années que durant les 30 précédentes ! La différence me paraît donc significative.

Bref, sans qu'il s'agisse d'un effet aussi impressionnant que certains le prétendent, cela semble confirmer une augmentation, d'ailleurs connue des scientifiques spécialistes de ce domaine mais non expliquée. Alors bien sûr, on trouve sur Internet diverses théories, pour expliquer cette augmentation de l'activité sismique, parfois très farfelues.

Par exemple, certains disent qu'on se dirige vers une inversion de la polarité de la Terre à très brève échéance et que l'augmentation de l'activité sismique est la prémisse d'un cataclysme global. Comme souvent, ils prétendent que c'est également l'avis des scientifiques, voire qu'ils cachent la vérité pour éviter de provoquer une panique. Et bien, selon les spécialistes, c'est vrai qu'il est probable qu'on assiste à une inversion de la polarité de la Terre dans les prochains millénaires, mais pas dans les prochaines décennies ! Certes le pôle magnétique s'est déplacé et l'intensité du champ magnétique semble en légère baisse. Cela indique des modifications subtiles du noyau de la Terre, qui peuvent éventuellement être une prémisse d'une inversion future. Ou peut-être pas, nul ne le sait.

Mais le plus gros problème, c'est d'expliquer comment une telle inversion pourrait être la cause d'une augmentation de l'activité sismique. Il n'y a pas de modèle scientifique testé qui explique en quoi une inversion polaire pourrait provoquer une augmentation de l'activité sismique. Mais bon, pourquoi pas ? Le problème ce n'est pas qu'on invente des théories, mais c'est plutôt qu'on en fasse des vérités absolues sans l'amorce d'une preuve... Et surtout qu'on accuse les scientifiques de cacher la vérité à la population !

D'ailleurs, le fait que cette catastrophe globale avait été annoncée pour la fin du calendrier Maya, comme dans le très mauvais film catastrophe '2012', et qu'en 2017 cela ne se soit toujours pas passé ne les dérange pas : ils attendent toujours la fin du monde pour le lendemain, comme si notre calendrier s'était arrêté avec celui des Mayas ! Que la vie doit être gaie quand on pense chaque jour que la fin du monde va se produire le lendemain !

* La NOAA est une organisation américaine regroupant des données liées aux sciences de la Terre, leur site est une véritable mine d'or d'informations sur notre planète.

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10:17 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (21)