22/10/2013

L'homosexualité est-elle normale ?

Dernièrement, Jérémy Gardiol, membre de l'UDC genevois, avait provoqué une levée de boucliers après avoir affirmé que l'homosexualité était une maladie et qu'elle devrait être traitée comme telle. Si ces propos clairement discriminatoires ne sont pas acceptables d'un point de vue social, ont-ils un sens d'un point de vue scientifique ? Peut-on considérer qu'une personne qui ne suit pas le schéma classique de sexualité présente des troubles de la personnalité ?

La question titre peut choquer. Mais au-delà du politiquement correct, je pense que tout le monde a son idée là-dessus. Deux conceptions s'affrontent. Certains affirment que la norme est l'hétérosexualité et que l'homosexualité, même si la plupart sont prêts à l'accepter dans une certaine mesure, doit être considérée comme une déviance et doit être combattue. D'autres prétendent qu'on ne choisit pas de devenir homosexuel. Que l'homosexualité fait partie de soi dès sa naissance.

Soit. Mais de quoi s'agit-il ? D'un facteur génétique transmis d'une génération à une autre ? On peut en douter. Pour la simple raison que l'homosexuel ne se reproduit que rarement ! L'évolution a tendance à éliminer assez rapidement les comportements incompatibles avec la reproduction, car si un gène ne se transmet pas à la génération suivante, il est voué à disparaître. Ce n'est pas plus compliqué que ça.

Donc on peut penser que le gène de l'homosexualité n'existe pas, car s'il avait existé, il aurait été éliminé depuis longtemps. Alors quoi ? Si l'homosexualité est innée, que reste-t-il ? Tout ce qui est inné se doit d'être lié à la génétique. Car si cela a un rapport au psychique, cela ne peut pas être inné, c'est forcément acquis. Alors peut-on dire que l'homosexualité est en chacun de nous et qu'elle se développe chez certains et pas chez d'autres ? Oui je pense que c'est bien le cas. S'il y a un gène de l'homosexualité, nous sommes sans doute tous porteurs, mais seulement quelques-uns d'entre nous en sont affectés.

Je pense aussi que l'homosexualité se développe en fonction des évènements de la vie. J'ai appris dernièrement qu'une membre de ma famille, qui a vécu de longues années de mariage et a quatre enfants, venait de se mettre en couple avec une autre femme. A plus de cinquante ans ! Je ne juge pas les gens d'après leur sexualité et ça ne me dérange bien sûr pas. Mais cela m'interpelle tout de même. Comment peut-on passer une grande partie de sa vie en tant qu'hétérosexuel et devenir soudainement homosexuel ? Avait-elle au fond d'elle-même le germe latent de l'homosexualité et au hasard d'une rencontre, ce germe s'est-il développé ? Dans ce cas, quelle est l'influence que l'autre femme a eue ?

Et surtout, sommes-nous tous en mesure de nous faire influencer, en fonction des évènements de la vie qui peuvent nous affecter et nous rendre plus fragiles ? Je pense que l'homosexualité est souvent le résultat d'une déception. En tout cas chez les femmes. La plupart des lesbiennes que j'ai connues étaient, avant de trouver leur équilibre avec une autre femme, très remontées contre les hommes. Suite sans doute à des séries de déceptions, elles avaient trouvé le bonheur au côté d'une autre femme. Et j'en ai même connu une qui en était revenue et s'était finalement mariée avec un homme. Dans ce cas au moins, il paraît clair qu'il s'agit d'un comportement acquis. Souvent l'homosexualité se choisit par dépit, parce que la personne se rend compte qu'elle ne trouvera jamais le bonheur avec une personne de l'autre sexe. Et ça doit être difficile à accepter, car il faut composer avec le regard de la société et de l'entourage familial et surtout, renoncer à la reproduction. C'est sans doute pour cela qu'on ne devient souvent homosexuel qu'après une longe période de doute.

C'est donc souvent la vie qui va rendre une personne homosexuelle. En cela, on peut parler d'un trouble de personnalité, même s'il est fortement exagéré de prétendre qu'il s'agit d'une maladie qu'il faut soigner. Ou si c'est le cas, il faut admettre que nous aurions tous été susceptibles de tomber malades, comme on peut sombrer en dépression lorsque les évènements négatifs s’enchaînent.

Bref, si d'un point de vue strictement biologique, on ne peut pas considérer l'homosexualité comme une forme de normalité, je pense qu'on ne peut pas non plus stigmatiser les homosexuels comme l'a fait M. Gardiol. Ils sont comme ils sont et dans la mesure où ils arrivent à s'accepter tels qu'ils sont, ils doivent arriver à trouver une forme de bonheur qui leur serait interdit sans cela. D'ailleurs la stigmatisation de l'homosexualité a souvent conduit à des situations où des homosexuels s'étaient forcés à fonder une famille dite « normale », se refusant ainsi le bonheur et faisant du même coup le malheur de toute leur famille qu'ils n'avaient jamais pu rendre heureux.

Ma vision de ce sujet, c'est qu'il faut laisser chacun vivre comme il l'entend pour autant qu'il ne cherche pas à entraîner autrui dans une voie qui ne lui convient pas. Nous devons tout faire pour que les homosexuels puissent s'intégrer au mieux au sein de la société et ne subissent aucune discrimination, sur le plan fiscal ou professionnel par exemple. D'un autre côté, il ne faut pas oublier que la nature nous a fait hétérosexuels et que, heureusement, la grande majorité de la population continue à rechercher son bonheur avec le sexe opposé. Et ça doit rester un modèle familial privilégié car c'est le seul qui assure la prospérité de notre société à long terme.

Commentaires

"Comment peut-on passer une grande partie de sa vie en tant qu'hétérosexuel et devenir soudainement homosexuel ?" Les hormones, tout simplement. Notre psychisme est complétement sous hormones. Que pensez-vous du comportement de la femme de votre vie une semaine avant ses règles ? Jamais vu de différences ? Vous avez une sacré chance...
Arrivé à un certain stade, notre production hormonale baisse et vous ne tombez plus en extase à la vue d'une fille en mini-jupe avec des jambes splendides. Du coup, l'érotisme se déplace ou peut se déplacer. Les homosexuels jeunes doivent probablement manquer d'hormones mâles ou femelles...

Écrit par : Géo | 22/10/2013

La femme de ma vie porte un stérilet et n'a de ce fait pas de règles. Oui je pense avoir de la chance... ;)
Si c'est une question d'hormones, qu'est-ce qui explique ce manque chez les jeunes homosexuels ? Est-ce biologique ou psychique ? Probablement plutôt psychique. Donc on y revient.

Écrit par : Kad | 22/10/2013

les hormones?
conneries... propos d'homme.
allez vous prendre une baffe en internat.
après vous comprendrez la vérité.

Écrit par : Denise Park | 22/10/2013

Oui pour lui il doit sans doute être parfaitement normal d'aller jouer à la guéguerre et apprendre à tuer plutôt que de vivre la sexualité que la nature vous a donné.

Remarquez, quelques uns d'entre eux se réfèrent aussi à des considérations divines, ce qui en dit long sur la puissance de leur analyse sur la vie...

Écrit par : JDJ | 22/10/2013

"Probablement plutôt psychique" Tiens donc, pourquoi ? Il y a plein d'individus qui manque de ceci ou ont trop de cela, hormone de croissance, diabète, et quelques dizaines d'autres "maladies"...
(oui, parce que si un manque d'hormones peut provoquer l'homosexualité ou le diabète, on n'a bien sûr pas le droit de taxer le diabète de maladie. Les assurances devraient y songer et ne pas rembourser les frais inhérents à ces choix culturels que sont le diabète, la mucoviscidose et alia...)
Ahem...

Écrit par : Géo | 22/10/2013

Vraiment bizarres, les commentaires de Denise Park et JDJ. On nage dans l'irrationnel ? "Les hormones, connerie d'homme". Ah bon. Quelle réponse intelligente à une affirmation pareille ?
Et ça : "Oui pour lui il doit sans doute être parfaitement normal d'aller jouer à la guéguerre et apprendre à tuer plutôt que de vivre la sexualité que la nature vous a donné." Les guerriers grecs ne savaient rien de l'homosexualité ? Vous êtes bizarre ou très peu cultivé, JDJ.

Écrit par : Géo | 22/10/2013

Intéressant ce que vous dites Géo. Donc finalement l'homosexualité serait bien de nature biologique ?

Quand je dis psychique, je ne veux pas dire qu'il s'agit d'un choix. Je veux dire que le psychique influence grandement les hormones. Mais c'est bien l'état mental qui va provoquer cette influence.

Bref, je ne sais pas trop. Sans doute qu'il y a un peu des deux.

Écrit par : Kad | 22/10/2013

Bon, parlons peu mais bien. A 55 ans, je me suis fait draguer par un beau jeune homme en Mauritanie et je me suis surpris à constater que j'en étais troublé. Je vous rassure tout de suite, il ne s'est rien passé, (je suis bien trop coincé pour cela...). Mais j'ai indubitablement ressenti une émotion de type homosexuel, alors que de l'autre côté je ne ressentais plus la fascination qu'exerçait sur moi les belles femmes quand j'étais plus jeune. Mon explication, c'est la diminution de l'influence de la testostérone. Sinon, je ne comprends pas très bien pourquoi. Et cela correspond à la phrase que j'ai repris chez vous-même : ""Comment peut-on passer une grande partie de sa vie en tant qu'hétérosexuel et devenir soudainement homosexuel ?"

Écrit par : Géo | 23/10/2013

Pour ceux qui penseraient malencontreusement que mon commentaire précédent est très cool, je pense qu'il est bon de pousser le raisonnement "hormonal" sur son autre versant...
A 15 ans, sursaturé de testostérone, complétement fasciné par l'incroyable beauté et le charme extraordinaire des filles, j'avais autant de considération pour les homosexuels que pour le cadavre en décomposition d'un crapaud scrofuleux couvert de pustules purulentes et malodorantes (j'espère que l'image est assez parlante ?). Comment, face à la force d'attraction du genre féminin, pouvait-on être attiré par un garçon ? C'était plus que monstrueux et cela explique à mes yeux l'homophobie naturelle des jeunes.
Mais heureusement, dans les temps bénis de ma jeunesse, les homosexuels, on ne les voyait pas. Ils rasaient les murs et marchaient à l'ombre. C'était le bon temps, quoi...

Écrit par : Géo | 23/10/2013

http://www.jobinsevigny.ca/articles_t.php?idt=32

Du temps des Grecs, l'homosexualité était culturelle. A la poubelle la théorie des hormones. Vouloir expliquer le comportement humain par un seul facteur est réducteur.

Écrit par : Olivier | 23/10/2013

Est-il faux de réaliser, ou, alors, s'imaginer croire qu'étant tous bisexuels, en fait, qu'ensuite tout dépend des circonstances? Faut-il oublier cet âge de l'adolescence où nous avons une flamme pour prof de même sexe, ou la meilleure amie fille (inséparables) ou ami, garçons? Lorsque l'une des amies rencontre un jeune homme, l'autre fille, comme délaissée, un peu, cherche aussi un jeune homme, mais, sans cet aspect, toujours inséparable avec son amie... chercherait-elle un jeune homme et choisirait-elle forcément le même?

Écrit par : myriam belakovsky | 23/10/2013

Bonjour :-)
La question serait-elle plutot: pourquoi cherchons-nous vraiment à savoir si cela est naturel ou non?

La question, c'est que l'être humain, étant lui même une espèce animal, n'est pas tombé du ciel (enfin... on est peut-être tous issu d'un morceau d'astéroid tombé sur terre). En fait, on cherche plutot à savoir si ce que l'on fait est juste ou non. Se donner bonne conscience, se rassurer que l'on fasse "juste" ou "faux". Soi vis à vis des autres, soit vis à vis de nous même. Savoir "qui l'on est", "qui l'on veut être".

A mon avis, il y'a une mutltitude de raison qui amène chacun à "choisir"/"subir" son orientation sexuelle. L'opportunité, les hormones, l'expériences, le choix, les envies. De la même manière que tout ce qui compose vos choix dans n'imnporte quelle domaine. Le méchanisme de vie fonctionne avec les mêmes principes, il n'en ai pas moins différent pour la sexualité que pour autre chose. C'est la société humaine qui se pose la question, d'autres espèces ne se la pose pas.

A 15 ans, je pensais qu'il était contre-nature d'être homosexuel. Cependant en ayant regardé de nombreuse emission sur les animaux, on apprend que finallement non. Ce sont de moment furtif lors des reportages mais cela arrive et de nombreuse espèce ne se privent pas de faire des échanges entre partenaire du même sexe. Ce qui avec le temps m'a convaincu que finalement oui c'est naturel. Pourquoi en serait-il différent pour nous?

Après pour ce qui me concerne, de mon éducation, mes expériences etc... Je n'ai pas envie, pour ce qui me concerne de me poser la question de savoir si je suis bi ou homo ou autre.
Peut-être que finallement, si la société avait été différente je ne me poserai pas cette question et ferait différement. Mais là dans le monde que je vis, ce n'est pas le cas, je ne suis ni curieux, ni l'envie de vouloir remettre en question la société.

L'acceptation ou non de l'homosexualité n'est finallement qu'une question de société, car la nature elle, ne se la pose pas.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

DdD@ La question n'était pas de savoir si l'homosexualité est naturelle ou pas, mais normale. Elle est évidemment naturelle puisqu'elle est...
La sexualité est à la base un moyen de reproduction de l'espèce, qui nécessite un élément mâle et un élément femelle. Nous sommes donc formatés au départ pour être attiré par l'autre sexe et de ce point de vue, l'homosexualité n'est pas normale. Maintenant, on voit bien pourquoi Olivier défend que l'homosexualité est culturelle : en ce cas, il n'y a plus de normes qui tiennent.
Mais tant qu'on n'a pas résolu la problématique des relations entre inné et acquis, on continuera d'avoir des avis subjectifs...

Écrit par : Géo | 23/10/2013

Géo, à partir du moment où quelque chose est naturelle, celà a en devient normal.

La nature a évolué de manière à utiliser le "Plaisir", produit par hormone, afin d'attirer deux genres ensemble.
Donc oui nous sommes formatté. Mais l'intelligence animal, qui est opportuniste, utilise ce "formatage" afin de se procurer du plaisir sans concevoir. Et c'est ce méchanisme qui fait que les espèces évolues.

Elles utilisent d'une autre manière, quelque chose que "la nature" n'avait pas prévu à la base. (enfait ce n'est pas la nature qui choisi, c'est juste l'évolution que joue l'attraction entre "une nature qui s'adapte au besoin" et "une espèce qui utilise cette adaptation pour en faire autre chose").

S'il n'est pas normal que des espèces animales utilisent leur organe génitaux autre que les raisons principale de leur raison d'exister, alors il n'est pas plus normal que les animaux soient sorti de l'eau pour aller sur terre. Il n'est pas normal non plus que les "premier hommes" aient utilisé leur "main" pour créer des outils, qu'ils aient travailler leur son vocal pour créer les corde vocale qui nous permette de parler. De la même manière que finalement il n'est pas normal que les toutes petites araignées bouge rapidement leur pates pour leur permettre de planer.

Il n'y a pas de règle à la normalité. Nous sommes le résultat de notre évolution, nous ne sommes pas parce que c'est normal.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

Je parlais uniquement de la norme relative à la reproduction : "de ce point de vue, l'homosexualité n'est pas normale". Cela dit, on ne s'en sortira pas tant que certains progrès en neurologie et endocrinologie n'auront pas été accomplis.
On en reparlera dans une dizaine d'années...

Écrit par : Géo | 23/10/2013

@Géo. Le concept de reproduction sans prendre en compte la manière de vivre de l'espèce que se reproduit, n'a pas vraiment de sens. Ne pensez-vous pas?

La neurologie et l'endocrinologie ne donneront que des réponses sur les mécanismes de fonctionnement mais ca ne dira pas si cela est normal ou non. La question restera toujours la même, surtout que chacun interpretera les réponses comme bon lui semble.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

Bien triste que vous en soyez encore à estimer que l'hétérosexualité soit la norme, alors que nombre d'animaux ont des comportements homosexuels, que la Nature qui est si bien faite a veillé à ce que soit régulée par l'homosexualité la pléthore de naissances presque toujours peu souhaitées, menant le monde vers la catastrophe où il se dirige, et surtout, surtout, alors que la Science démontre depuis quelques années l'importance primordiale sur la tendance sexuelle de l'individu, de l'acide glutamique dans le cerveau. Tout paraissant ne dépendre simplement que du taux de glutamate à la naissance. Lisez certains billets de mon blog http://barondecuir.blog.tdg.ch et intéressez-vous aux recherches concernant l'acide glutamique, la question de la normalité ou non de l'homosexualité ne vous tracassera plus et vous cesserez d'apporter, peut-être même involontairement, de l'eau au moulin des malades hétérosexuels ayant tellement besoin de discriminer ceux qui naissent avec un niveau de transmetteur hormonal différent. Cordialement.
Ali GNIOMINY

Écrit par : Ali GNIOMINY | 23/10/2013

Décidément, certains ne savent tout simplement pas lire. Brisons là. Ah oui, tout de même : attention aux concepts darwiniens du genre "l'homosexualité n'est pas génétique parce que les hommosexuels ne se reproduisent pas" est tout simplement une énorme hérésie. J'y reviens si vous voulez, pour le moment j'ai qqch au four et mes invités débarquent...

Écrit par : Géo | 23/10/2013

@Géo, ce n'est pas une question de savoir lire ou non, c'est l'angle avec lequel nous abordons la question qui est différente. Alors bon bon appetit géo ;-)

"attention aux concepts darwiniens du genre "l'homosexualité n'est pas génétique parce que les hommosexuels ne se reproduisent pas" est tout simplement une énorme hérésie"

hum non, je n'avais pas pensé à cette argument. D'ailleurs comme vous, je pense que celui ci n'a aucun interét.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

Pourrait-on, de grâce, éviter le mot "formaté/s Une chose est certaine, plus qu'amoureux, voire, amoureux à la folie à propos d'une personne du même sexe que nous ou de l'autre, s'il y a une chose que nous ne ressontons pas... c'est que nous sommes "formatés"!!

Écrit par : myriam belakovsky | 23/10/2013

@Myriam...

QU'est-ce que vous avez contre le mot "formaté"?

C'est juste un mot qui défini dans ce cas là, qu'au delà de notre volonté, nous faisons ou agisson, de tel ou tel manière par ce que la nature nous programmé à faire.

C'est quand même bien plus court et ne remet à aucun moment en question les émotions que des personnes puissent resentir entre elles.

Préferreriez vous "programmé" plutot que "formaté"?

Écrit par : DdD | 23/10/2013

"hum non, je n'avais pas pensé à cette argument. D'ailleurs comme vous, je pense que celui ci n'a aucun interét."
C'est un argument de Kad. Je viens de finir : "Le darwinisme ou la fin d'un mythe", de Rémy Chauvin, Pas toujours très clair, mais il démontre l'absurdité du raisonnement de quelques darwiniens. Du genre de celui mentionné ci-dessus...

Écrit par : Géo | 23/10/2013

oh ok, merci pour l'info.

Personnellement je ne retiens de Darwin que le concept de l'évolution. Encore une fois et cela concerne toute les branche des sciences, c'est que chacun fait sa cuisine dans son coin en ne regardant pas le concept dans sa généralité.

Ce qui, de mon point de vue, ne permets pas de mettre en lien certains mécanismes auto-dépendant. Qui amène justement à certaine vision (de mon point de vue) absurdes.

Preuce en ai que certaines cultures qui n'ont pourtant pas du tout évolué dans le même environement, créer des outils, ont des comportement similaire, alors qu'ils ne se sont jamais croisé.

Un proverbe que j'aime bien, même si normallement il ne se prète pas à ce cas là est:
"Si dieu te donne des citrons, fait de la limonade".

Les espèces animales, c'est exactement ce qu'elle font. Elles ont un sexe qui procure du plaisir, alors elles jouent avec...

Écrit par : DdD | 23/10/2013

DdD, Le mot formaté évoque, de façon péjorative, les "conformes", ou, précisément, "programmés": l'individu, à la longue, plus "objet" que sujet, sociétés de robots, a dénoncé Brigitte Bardot... ou, civilisation atteinte de la maladie (mentale) de la banalisation (vivre infiniment trop en fonction d'autrui; de quoi aurais-je l'air si je ne dispose pas du dernier objet à la mode (dont je n'ai par ailleurs nullement besoin, voire qui ne m'intéresse ou motive pas vraiment...) les "must" ou les soi-disant "incontournables", le tout au détriment de notre originalité de notre authenticité ("formés" ne sonnant pas, vous l'entendez, DdD, comme "formatés", la vanité, selon Paul Diel, psy de la psychologie de la motivation, étant à la source, la cause même de la banalisation...

Écrit par : myriam belakovsky | 23/10/2013

Vous prenez les choses trop personnelement Myriam.

Ici il ne s'agit pas d'une question de banalisation ou non. Il s'agit de science, de compréhenssion du règne animal. Pour moi ce terme n'est absolument pas péjoratif, au contraire, c'est presque de la modestie par apport à la vie.


"le tout au détriment de notre originalité de notre authenticité"

Ouais bof... On est tous différents, comme tout le monde.
Mais nous sommes tous issue de la même évolution de notre espèce animale et le 90% de ce que vous faites et que vous êtes, n'est pas de votre propre volonté.

Par contre, "formé" ne correspond absolument pas à la définition de ce qu'est l'être humain par apport à l'évolution.

J'utilise donc bien formaté ou programmé pour parler de l'être humain, du règne animal ou végétal en général mais utilierais un autre terme en parlant des individus.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

Bonsoir,

Mon argument darwiniste, concernait l'éventualité qu'il existe un gène particulier que les homosexuels posséderaient et pas les hétérosexuels. Cette possibilité est clairement à écarter pour des raisons évolutionnistes évidentes. Je ne pense donc pas qu'il y ait un gène de l'homosexualité, mais il reste possible que certains gènes, mis en corrélation, provoque une tendance à l'homosexualité. Ces gènes ne s'activeraient que sous certaines conditions mais n'impliqueraient pas nécessairement l'absence de sexualité.

D'autant que comme dans deux exemples que j'ai cités, il arrive que l'homosexualité ne se fassent jour que tardivement ou de manière temporaire. La transmission génétique a alors tout de même lieu.

Merci à tous les participants, je trouve cette conversation très intéressante.

Écrit par : Kad | 23/10/2013

Quand vous aurez fini avec cette question, vous ne voudriez pas essayer de répondre à la mienne :

- "Est-ce que les gauchers sont normaux/naturels ?"

Écrit par : Chuck Jones | 23/10/2013

@Chuck.

C'est marrant car je n'avais pas lu votre commentaire et j'ai failli utiliser le meme exemple pour l'un des miens.

Je partagae l'idée de votre question. Et je pousserai d'ailleur la question plus, est-ce normal/naturel de se poser ce genre de question?

Est-ce qu'il y'a un gène qui défini de penser/agir de tel ou telle manière?

A mon avis, on regarde le problème du mauvais côté. Ce n'est pas parce que nous avons tel ou tel gêne que nous agissons de tel ou telle manière mais AUSSI l'inverse. C'est AUSSI parce que nous agissons de tel manière que notre génétique évolue et se différencies (c'est le principe même de l'évolution et la capacité d'adaptation du monde vivant).

Pour ce qui est de la main dominate, il semblerait que cela soit aussi le cas chez les animaux, donc ce ne serait pas lié à l'évolution des mains de l'être humain (et de ses ancètres).


Alors que ce soit naturel je dirai oui à coup sûre. Que cela soit normal, tout dépends de notre interprétation de ce qui est juste ou non.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

Merci Kad pour le complément d'information!

J'ai join tardivement la conversation, j'espère ne pas avoir trop "cassé" le sens de la discution. En tous cas je trouve aussi la conversation très interressante.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

"Est-ce qu'il y'a un gène qui défini de penser/agir de tel ou telle manière?"
Cela fait 40 ans que je me demande pourquoi on n'étudie pas pourquoi des gens de la même famille, avec la même éducation, etc, etc, sont soit de gauche, soit de droite. Soit inné, soit acquis...
La vérité est entre les deux comme toujours. Les géologues se sont battus comme des fous sur l'origine des granites : plutonique ou sédimentaire ?
la réponse est "les deux, mon général". Mais cela a pris des années pour en arriver là, et beaucoup de haines mortelles...

Écrit par : Géo | 23/10/2013

Géo.

je m'étais posé exactement la question sur les jumeaux. Qu'est-ce qui fait leur différence. C'est d'ailleurs qu'est-ce qui peut definir un certains caractère entre des enfant qui joue entre eux.

En voyant un événement tout con, il semblé avoir trouvé une partie de la solution.
Enfait cela se passe relativement tot et ce fait de manière tout à fait discrète. Un moment donné un des enfants arrive de manière subtile à "prendre" le dessus sur l'autre. Soit en prenant un jouet ou autre.

Ce qui fait, qu'il apprend de manière indirect à prendre le dessus sur un autre individu. Mais ceci ne veut pas dire inversement que l'autre enfant va devenir victime, dans la mesure ou certain ne se rendent pas compte qu'il se sont fait prendre un jouet ou alors tentera lui aussi de reprendre le dessus.Cependant, le premier va créér l'opportunité de mettre encondition certaine émotion (l'être humain est une machine à émotion et nous fonctionne quasiment que par émotion, certaines, plus primitives que d'autres).

Il en ai de même pour les enfants avec un grand écart de différence. Le/la plus grande, aura l'opportunité de connaitre le rôle de "défenseurs" et de "control" de l'autre. Ce qui l'amènera sans doute à essayer cela sur d'autre individu (avec ou sans succès, selon les expériences).

Je partage donc le fait que c'est un équilibre entre le deux, où l'un après l'autre, l'un prend le dessus.

Écrit par : DdD | 23/10/2013

@ Géo : "Je parlais uniquement de la norme relative à la reproduction":
Dans ce cas toute relation sexuelle qui ne vise pas la reproduction est anormale. La masturbation est-elle normale?

Écrit par : Olivier | 23/10/2013

Bonsoir Kad,

J'abonde plutôt dans le sens des lignes que je viens de découvrir chez VoGay


Quelle est l’origine de l’homosexualité?

Personne n’est gay ou hétéro de manière absolue. Il n’existe pas, à travers les cultures et l’histoire un phénomène invariant d’«homosexualité». Un des sexologues les plus connus au monde, le Dr. Alfred Kinsey, a découvert, au terme de ses recherches menées dans les années cinquante, que la plupart des gens à un moment de leur vie, ressentent une attirance plus ou moins marquée pour des personnes du même sexe, et que beaucoup de gens ont eu au cours de leur vie des expériences sexuelles avec des personnes du même sexe ou des deux sexes (environ 40% selon son étude).

Certains scientifiques ont prbiologiques pouvant expliquer l’origine de l’homosexualité. En 1991, le ésenté des hypothèses Dr Simon LeVay, neurobiologiste américain, publiait une étude mettant en évidence une particularité anatomique dans le cerveau d’homosexuels masculins. Par ailleurs, en 1993, le Dr Dean Hamer, généticien américain rapportait l’identification sur le chromosome sexuel hmère, d’une zone nommée Xq28, pouvant être à l’origine de l’homosexualité érité de la masculine.

Par ailleurs, dans les écrits de Freud, l’homosexualité est considérée comme une pathologie. En 1973 cependant, l’Association américaine de Psychiatrie déclarait que «l’homosexualité n’est pas un désordre mental, mais plutôt une forme alternative d’expression sexuelle». Quelques années après, le même organisme ajoutait qu’«il ne serait pas éthiquement acceptable de vouloir changer l’orientation sexuelle de quelqu’un, quelle qu’elle soit». La psychiatrie n’a pas pour autant changé ses méthodes, simplement les psychiatres considèrent la chose différemment.

En résumé, on ne peut pas apporter de réponse générale à la question «Pourquoi est-on gay ?». Il existe sans doute beaucoup de facteurs (biologiques, familiaux, culturels), qu’il faudrait connaître dans le détail pour pouvoir offrir une explication satisfaisante. Mais ce n’est pas parce que la science n’a pu jusqu’ici expliquer le mécanisme de la sexualité humaine, qu’il faut en déduire que l’homosexualité est contre nature. Ce mystère ne doit pas vous empêcher de vivre heureux. Nous sommes comme ça, tout simplement.

«Fleuris là où le hasard t’a semé», disent les Bretons.

Écrit par : Patoucha | 23/10/2013

Olivier@ Vous êtes complétement idiot ou quoi ? Ou vous ne savez pas lire ? la reproduction se faisait par division cellulaire, puis la sexualité...
Mais la seule chose qui semble intéresser les gens comme vous, c'est de déverser de la haine et de la bêtise...
Je ne sais plus trop quoi dire aux gens comme vous. Allez vous faire enculer, puisque vous êtes pédé. Cela vous fera le plus grand bien, stupide individu.

Écrit par : Géo | 23/10/2013

@DdD
- « A mon avis, on regarde le problème du mauvais côté. Ce n'est pas parce que nous avons tel ou tel gêne que nous agissons de tel ou telle manière mais AUSSI l'inverse. C'est AUSSI parce que nous agissons de tel manière que notre génétique évolue et se différencies (c'est le principe même de l'évolution et la capacité d'adaptation du monde vivant) ... »

Il me semble que ce soit "l'autre" mauvais côté que l'on néglige, le psychique qui détermine quelles sensations fournies par la génétique sont agréables, plaisantes, stimulant et/ou annonciatrices d'autres sensations ou d'autres états psychiques, par opposition à d'autres sensations qui sont perçues comme inconfortables, irritantes, voire carrément douloureuses.

On oublie un peu vite que l'organisme humain est une véritable usine de substances chimiques qui règlent les fonctions des organes et qu'avec le développement mental et l'expérience personnelle, le psychique conscient et inconscient, soit la capacité de controller des sentiments comme la peur, développe le pouvoir de controller la production et/ou le lacher de telles substances dans l'organisme et de faire durer un état psychique ou de passer à un autre.

Ajoutez à ce modèle le fait que les organismes de l'homme ET de la femme produisent tous deux, à proportions théoriquement inverses, des hormones favorisant le développement d'aspects physiques et de conditionnement psychique typiques de chaque sexe, en quantité et proportion variable avec l'âge et vous comprendrez mieux la complexité de la prédisposition de l'être humain, dans sa quête de plaisir sexuel, et de compatibilité au quotidien avec la personnalité d'un compagnon de vie.

Écrit par : Chuck Jones | 23/10/2013

@DdD

- « Que cela soit normal, tout dépends de notre interprétation de ce qui est juste ou non. »

Et de la définition de "normal" et de "juste", termes bannis depuis longtemps par la communauté scientifique, remplacés à ce titre respectivement par "prévu"/"attendu", et "correct"

Écrit par : Chuck Jones | 23/10/2013

@ Géo : "Allez vous faire enculer, puisque vous êtes pédé. Cela vous fera le plus grand bien, stupide individu." :
Je constate hélas que votre faculté de jugement est gravement altérée. Vous avez tout faux. Maintenant si vous voulez vous instruire, c'est ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Normalit%C3%A9
Vous pouvez aussi aller ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conformisme
Ou mieux encore, pour résumer vos propos:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Biologisme

Écrit par : Olivier | 24/10/2013

Carton jaune pour Géo. Je vous prie de rester calme et courtois. Je ne supprime pas votre commentaire puisque Olivier y a déjà répondu.

Au sujet de l'usage de la main gauche, je me poserais plutôt la question suivante: Puisqu'être gaucher n'altère en rien les capacités de reproduction, ni ne diminue l'attractivité, ni ne constitue un handicap, ni même ne diminue l'espérance de vie, comment se fait-il que près de 90% de la population soit droitière ? Normalement, les gauchers et les droitiers n'auraient-ils pas dû se répartir à parts égales ?

Écrit par : Kad | 24/10/2013

@Chuck.

Je partage votre avis. C'est justement pourquoi je dis qu'entre les deux, c'est un équilibre non parfait. Ou chaqun prend simultanément le dssus sur l'autre, ce qui permet à l'intelligence de notre cerveau (la partie non consciente) d'évoluer.

Écrit par : DdD | 24/10/2013

@Kad "comment se fait-il que près de 90% de la population soit droitière ? Normalement, les gauchers et les droitiers n'auraient-ils pas dû se répartir à parts égales ?"

Pourquoi le serait-il?
L'idée de répartition égal, est une idée humain, ce n'est pas une idée de la nature. D'ailleurs si l'on regarde la répartition des groupe sanguin, elle n'est pas équitable non plus.

Il semblerait d'ailleur que l'asymètrie des hemisphère de notre cerveau joue un role important dans la détermination de la main dominante.

Notre coeur n'est pas non plus centré dans notre organisme, est-ce que cela pourrait jouer un role dans la répartition du flu sanguin dans le cerveau lors de l'évolution du foetus?
ce qui pourrait expliquer qu'une seul 10% des personnes sont gauchères. Une raison X, fait que le flux sanguin ferait évoluer l'hemisphère droite au lieu du gauche?
Je pose la question.

Écrit par : DdD | 24/10/2013

D'ailleurs quand je parlais d'équilibre entre le mentale et le génétique, ici l'évolution du cerveau, expliquerai qu'un hemisphère se déveloperait plus que l'autre, non pas parce que le cerveau utilise plus de fonction à la base mais parce que physiquement, l'inclinaison et l'assymètrie a fait qu'un hemisphère a été plus alimenté de sang (bien sûre de manière très faible) que l'autre hemisphère.

Encore une fois, certain diront que j'ai trop fumé mais je pose la question :-D

Écrit par : DdD | 24/10/2013

DdD, en effet j'ai relevé le mot "formaté" parce que, en vous lisant, il me semblait que, désormais, dans nos pays et culture, au moins, la "cause" en faveur des homosexuels n'est plus de mise, l'homosexualité, avec le pacs... Se discutent encore, en revanche, mariages, adoptions d'enfants, naissances par donneurs de sperme et mères porteuses (la nature ne pouvant, en aucun cas, se passer de l'un et l'autre masc.fém.... Ce qui est, ma foi, bien heureux

Écrit par : myriam belakovsky | 24/10/2013

Kad@ Carton jaune ? J'avais déjà expliqué et répété que je réservais le terme norme uniquement à l'activité procréatrice. Je l'ai souligné pour DdD encore.
Et cette normalité n'est pas anodine. La reproduction de l'espèce a fait que les mâles et les femelles sont fortement enclins à se rencontrer. A mon avis, c'est hormonal, vous n'avez qu'à voir le comportement d'un jeune de 20 ans avec sa Golf GTI ou penser au comportement de nos compagnes avant leurs règles...
Pour Olivier, il s'agit de tout remettre sur le plan culturel. Comme si, un peu par hasard, vers 14 ans, on se disait tiens c'est marrant, je suis attiré par les garçons et pas trop par les filles... Vous rêvez, Olivier !
Et ce qu'il y a de marrant et qui vérifie ma théorie : quand la production hormonale baisse et que l'on est naturellement moins attiré par la beauté des femmes, on fait l'expérience qu'on n'est pas insensible au charme de tel jeune homme qui vous drague. J'en déduis que ces foutues hormones ont vraiment beaucoup d'influence sur nos vies. Si vous êtes orientaliste, appelez-les "énergies", vous comprendrez mieux. Comment diriger ses énergies, etc, etc...
Et vous, vous ramenez le débat sur la normalité. On s'en fout de la normalité en général, on sait bien que cela n'existe pas.
Ce que vous appelez mon manque de courtoisie était provocateur : parce qu'il s'agit bien de cela, l'homosexualité entre hommes...

Écrit par : Géo | 24/10/2013

Géo, l'homosexualité entre hommes, cela fait comment, par exemple: lui à lui: Tu portes à droite... ou tu portes à gauche?
La réponse serait-elle... Géo-politique?

Écrit par : myriam belakovsky | 24/10/2013

La provoc, vous pouvez la faire en restant courtois. Je ne vous ai pas banni pour tout ce que vous avez apporté au débat. Si quelqu'un était arrivé en balançant des grossièretés, je l'aurais sorti direct.

DdD, la répartition statistique est une loi mathématique et non une idée humaine. Et la nature est mathématique. Donc je pense qu'une répartition qui ne se fait pas à parts égales a forcément une cause. Les flux sanguins pourquoi pas. Le fait est que le cerveau des gauchers est beaucoup moins différencié entre les hémisphères. Peut-être que la différentiation des hémisphères du cerveau a une raison biologique et que ça présente un avantage évolutionnaire. Mais je ne sais pas lequel. Peut-être aussi qu'un cerveau moins différencié présente des désavantages au niveau du comportement ? Par exemple plus de timidité, moins d'attirance sexuelle ou quelque chose comme ça. Je n'en sais rien, mais ça serait intéressant à étudier.

Pour revenir au débat, on peut aussi dire que les enfants, avant la puberté sont généralement plus attirés par des personnes de même sexe. Donc ça confirmerait que sans l'explosion hormonale de la puberté, on aurait tendance à préférer la compagnie de personnes de même sexe. Ce qui sur le fond paraît logique puisqu'il est plus facile de comprendre des personnes qui sont comme nous. Je me rappelle qu'enfant je disais ne pas aimer les filles parce que je les trouvais gnian-gnian. Ce n'est qu'après que j'ai cherché à comprendre les filles. La différence est devenue source de mystère. En réalité, la seule différence c'est la sexualité.

Écrit par : Kad | 24/10/2013

@KAD

"Et la nature est mathématique"

Ceci est absolument faux. La nature est LOGIQUE, elle n'est pas mathématique. Les mathématique sont un outil humain pour interpeter cette logique à son niveau.

Certains diront que c'est la même chose mais pour moi c'est ce qui fait tout la différence.

.
Effectivement pour ce qui est de la puberté, cela démontre effectivement que la question des hormones (comme le dit geo) jouent un rôle majeur. Je partage votre avis sur le reste. Par contre pour les garçons, il peut-être encore plus marqué par le fait, que selon certains psy, les garçons recherchent indirectement leur maman (mais je ne sais pas si c'est vrai pour les fille et leur papa).

Écrit par : DdD | 24/10/2013

DdD, attention: si, homosexuels, les garçons recherchent indirectement leur maman, et les filles, leur papa... c'est que, pour eux, le cap de l'Oedipe s'est mal passé...

Écrit par : Dekoriacis | 24/10/2013

Peut-être avez-vous suivi l'émission de F.O.Giesbert hier soir sur la 5, en particulier les interventions d'un neurologiste, qui vient de sortir un livre sur le cerveau : Vincent.
Il citait le cas d'un ouvrier américain, Phineas Cage, qui a reçu une barre de fer sur le cortex frontal. Il s'en est remis mais sa personnalité a été complétement changée. Totalement désinhibé...
Idem pour un ambassadeur devenu franchement insortable : mains aux fesses de la femme d'un autre ambassadeur qui l'avait invité, etc. Opéré de son début de tumeur, il est redevenu parfaitement normal.
Conclusion : selon lui, DSK serait bien avisé de faire vérifier l'état de son cortex frontal.
Conclusion selon moi : nous sommes abominablement sous l'effet de phénomènes physiques, biochimiques en particulier. Cantat et Marie Trintignant avaient absorbé un cocktail de produits qui les a rendus l'un et l'autre très violents, vous connaissez la suite. Récemment, on s'est aperçu que je ne sais quel médicament pouvait provoquer une addiction au jeu, des comportements sexuels totalement désinhibés.
Les clés "cannabis", "héroïne" etc agissent sur nous parce qu'il y a en nous les serrures correspondantes.
Il y a donc quelque part dans notre cerveau un système de clé-serrure agissant sur nos orientations sexuelles.
Et pour ce qu'il en est de la religion, je vous rappelle que si on excite électriquement certaines parties du cerveau, le sujet ressent de grandes émotions extraverties, a des visions mystiques et se met à croire en dieu...

Nous sommes bien peu de choses, Mme Michu...

PS. Je vais être absent quelques temps, hors zone internenet. J'essaierai plus tard de reprendre le débat, si je retrouve ce billet...

Écrit par : Géo | 25/10/2013

Géo, vous avez bien fait de parler du cervesu. Ses zones plaisir douleur se chevauchant quasimment... Il y a aussi l'odeur subtile de chacun qui stimule...

Écrit par : myriam belakovsky | 25/10/2013

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