12/08/2010

Le loup est mort, le Valais est sauvé !

Comme on peut le lire dans les journaux ce matin, un loup a été abattu dans le Valais, suite à l'autorisation de tir délivrée la semaine dernière. Encore une fois, c'est par le tir de loups que le Valais résout ses problèmes. Et ça n'est peut-être pas fini, puisque ce loup faisait partie d'un couple et que l'autre est toujours en vie. L'autorisation de tir court toujours et le second spécimen sera peut-être abattu dans les jours qui viennent. Et après ça, ça ne sera toujours pas fini. Le peuplement de la Suisse par le loup est un mouvement d'ensemble qui ne va pas s'arrêter. Si le Valais ne veut pas être repeuplé par le loup, il ferait mieux de décreter immédiatement que tout loup entrant sur son territoire sera condamné à mort. Ça aurait au moins le mérite d'être plus honnète que la situation actuelle.

loup-et-neige1.jpgCar oui, le Valais est un mouroir pour les loups. Au centre d'une Europe qui protège strictement le loup, considéré sur ce continent comme une espèce très menacée, le Valais est une sorte de village d'Astérix qui résiste coûte que coûte à l'envahisseur canin. Et pourtant, la Confédération offre les mesures de protection contre le loup qui permettraient dans la plupart des cas aux éleveurs de bétail de dormir tranquilles. Mais ça ne leur suffit pas. Pour eux, le loup n'a rien à faire sur leurs terres. Il est persona non grata et n'a pas à être réintroduit. Mais personne n'a réintroduit le loup. Il est venu tout seul et on n'a pas à s'élever contre ça. Il n'y a tout simplement pas à être pour ou contre le loup, c'est un faux débat. Le loup fait partie de la faune locale et il faut apprendre à vivre avec.

En réalité, le problème des éleveurs de bétail, c'est qu'ils sont souvent aussi chasseurs. C'est en tout cas la seule justification qui explique leur acharnement contre le loup. Car s'ils refusent de faire protéger leur bétail, c'est bien qu'ils en veulent au loup. Pour eux, c'est un concurrent. Il tue du gibier et il en reste moins pour eux. Alors ils souhaitent que leur bétail soit tué par le loup, (ça ne les gêne pas, la Confédération rembourse !) ainsi on a une justification pour l'abattre. Il ne faut pas faire une généralité, bien sûr. Il y a aussi des éleveurs coopératifs qui ne doivent pas être mis dans le même panier. Et dans certains cas, même les mesures de protection n'empêchent pas les drames. Mais quand je lis qu'on abat un loup parce qu'il s'en est pris à un troupeau non protégé, je trouve qu'on reproche  juste au loup d'être un loup. C'est de la simple haine pour cet animal et je ne comprends pas comment on peut laisser le Valais faire cela.

En l'occurence, ce cas est un peu particulier car les loups s'étaient attaqués à un troupeau de génisses, ce qui est très rare. Il aurait été intéressant de voir si des mesures de protection pouvaient arrêter ces attaques. D'ailleurs, les spécialistes étaient prêts. Mais non, le Valais n'a pas voulu leur laisser le temps. On a abattu ce loup le plus vite possible, pour éviter qu'on ait le temps de le protéger. Et pourtant, la Suisse est signataire de la convention protégeant le loup. Ce qui signifie que la protection du loup fait partie intégrante de la législation suisse. Alors pourquoi laisse-t-on le Valais faire sa loi alors que ses pratiques vont à l'encontre du droit supérieur ?

Je réitère donc le constat que j'ai fait il y a tout juste un an dans ce billet. Rien du tout n'a changé depuis et le loup n'est toujours pas protégé correctement dans ce pays. Il est temps que les autorités fédérales édictent des règles claires entourant la présence du loup. Et comme je l'avais dit à l'époque, ces règles pourraient être:

- Seuls les moutons protégés par des chiens et enfermés dans des enclos peuvent être remboursés à leur éleveur en cas d'attaque.
- Seules les attaques sur des moutons protégés par des chiens et enfermés dans des enclos peuvent être contabilisées pour déterminer la dangerosité d'un loup. Un loup tuant un animal d'élevage non protégé est à considérer comme un simple phénomène naturel.
- Le braconnage du loup est un crime passible de peines de prison.

Il faut arrêter de protéger uniquement les éleveurs. Leur lobby est sans doute plus puissant que celui du loup, mais il y a tout simplement des lois qui protègent le loup ! Alors quand la Suisse va-t-elle se mettre à respecter sa propre législation ? Il est clair qu'il est plus facile de protéger le loup quand il se trouve ailleurs. Mais quand on est soi-même aux prises avec l'animal, il vaut mieux l'éliminer. Intéressant comme concept non ?

08:46 Publié dans Politique, Suisse | Tags : loup abattu | Lien permanent | Commentaires (138)

Commentaires

J'apprécie beaucoup le soin que vous avez apporté à votre article et le bon-sens que vous y exprimez. MERCI!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12/08/2010

Les raisons importent peu : le Valaisan ne veulent pas du loup. Comme vous dites, le débat est clos car c'est le seul critère important dans cette histoire.

Écrit par : Pan | 12/08/2010

J'avais aussi envie de réagir fortement à cette triste nouvelle, vous l'avez fait avec talent. Bravo.

Écrit par : Zebulon | 12/08/2010

Très bel article, qui vient des tripes, tout en étant fondé sur le plan intellectuel. Merci! Que peut-on faire en tant que citoyens? Pétition électronique, quelque chose du genre?

Écrit par : Christian Pittet | 12/08/2010

les moutons les chèvres le gibier aussi pas juste votre loup

Écrit par : Olivier | 21/01/2014

Le loup aussi bien que nous a le droit de vivre sur cette planète, le Valais n'est qu'un petit bout minuscule de la planète et il doit rester à sa place, et ne pas faire sa loi tout seul,les loups sont protégés et nul n'a le droit de leur tirer dessus, sinon c'est la loi des cow boy et on va se mettre à tirer sur les tireurs de loups... Respect aux êtres vivants

Écrit par : Marie David | 12/08/2010

Pour comprendre la situation, il faut aussi se mettre dans leur situation. Et non pas la notre, celle de citadin tranquille dans "leur ville" ou petite campgne ou notre seule préocupation et de limiter le nombre de voiture, où il suffit de voter pquand l'on veut quelque chose pour l'avoir (j'exagère un peu).

Le problème du loup en Valais est exactement le même problème que pour beaucoup de domaine (l'écologie, l'imigration par exemple). Les idéalistes (je parle la de manière général sans d'apriori sur la question) ont tendance à mettre la charue avant les boeufs en ce qui concerne le relationnel humain.

La seule chose que vous allez réussir à avoir en "forcant le valais" à acceuillir le loup, c'est une simple augmentation de voie à l'UDC. Même si cela peut perturber une certaine vision idéaliste, il est nécessaire de laisser le valais tirer encore "quelque" loup durant "quelques" années. Leur habitant ne sont encore simplement pas près, ni de la volonté, ni les moyens (rembourser une bete tué par un loup ne résouds pas tous les problèmes) et encore moins le coté adminsitratifs (à la montagne on deteste l'adminsitratif).

Mais cela n'emp^che pas de travailler doucement afin que les citoyens changent d'avis. D'ailleurs ca se fait deja avec l'alcool par exemple.

Il faut être patient et ca ne vas pas favoriser la perte du loup, puisqu'ailleurs, ils se mutliplient (donc augmentation de la population).

Encore une fois, même si ca va à l'encontre de la société citadine où l'on veut obtenir tout, tout de suite, il faut aussi savoir être patient et tolérant (être autant tolérant envers le loup que les valaisans ne veulent pas du loup).

Ceci n'est pas pour favoriser l'abattage du loup à nos frontières, au contraire. Certaines régions s'y font très bien et c'est tant mieux. D'autres, il leur faut peut-être un peu plus de temps et je pense que politiquement parlant, c'est une très mauvaise idée de leur forcer la main, à moins que vous êtes favorable à ce que l'UDC obitennent plus de voix ;-)

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Votre article est très bien écrit et il va sans dire que je partage votre avis et l'indignation que sucite cet abattage. Les humains sont les seuls à s'accorder le droit de tuer par plaisir et non pour subvenir à leurs besoins. On devrait peut-être le dire aux loups....

Écrit par : Brigitte | 12/08/2010

Très bon article.

Il est vrai qu'il faudra du temps et une prise de conscience "écologique" sur du long terme. A regarder les médias télévisés, ce sont, pour la plupart des personnes ayant un certain âge qui prônent la liquidation du loup.

Il y a un espoir avec une nouvelle génération plus en harmonie et moins "tête dure". L'homme a perdu de vue les super-prédateurs, il va falloir, pour obtenir un équilibre harmonieux, apprendre à vivre avec le retour de ces derniers.

Le temps permettra la tolérance, l'apprentissage et l'adaptation avec le loup.
Sortir du cliché (le "méchant loup", le loup qui fait peur) avec nos enfants en leur montrant combien cet animal est craintif de l'homme, qu'il n'est dangereux qu'en meute (on en est loin!)... commencer par le début "vivre avec le loup"

Écrit par : mitch_ch | 12/08/2010

Bonjour Kad,

Très bon billet. Pour illustrer encore mieux le côté prétexte des chasseurs, voici une petite vidéo des années 80's, à l'époque ils tuaient les lynx parce que ceux-ci leur faisaient concurrence dans la chasse, on aura tout entendu: http://www.notrehistoire.ch/video/view/364/. Toujours une bonne raison de faire les sauvages dans ce coin.

Tant que l'autorisation de tir restera une prérogative cantonale je pense néanmoins que de nouvelles règles ne serviront à rien. L'affaire de 2006, qui a vu le service cantonal de la chasse faire la sourde oreille alors qu'un recours du wwf avait été déposé devant le tribunal cantonal qui interdisait dès lors tout tir pendant la procédure, le montre bien. Il faudrait non seulement une gestion fédérale de la question (celui qui paye décide après tout), mais aussi des sanctions très sévères aux contrevenants.

Bien à vous

Audrey

P.S.: j'en profite pour dire que j'ai apparemment depuis peu une homonyme, très "différente"(pour rester soft et éviter un point Godwin) politiquement de moi-même. D'où l'ajout de mes initiales pour éviter la confusion et les soupçons de schizophrénie.

Écrit par : Audrey. S. | 12/08/2010

DdDnews: Dans ce cas, si le Valais ne veut pas se plier au droit supérieur, il peut faire sécession. Ainsi il officialisera son statut de village d'Astérix. Vous imaginez ce que ce pays deviendrait si tous les cantons faisaient ce qu'ils voulaient des lois fédérales ?

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Aux citoyens Verts, WWF, en particulier, aux autres citoyens soucieux du loup, je propose une solution radicale: à tour de rôle, vous vous engagez à monter à l'alpage et surveiller les troupeaux en pâturage. Cela prouverait votre engagement.

Il ne suffit pas de "crier aux loups", il faut agir. Les bergers démunis devant les attaques des loups et bien seuls à garder le bétail vous seront infiniment reconnaissants de votre acte citoyen.

Écrit par : oceane | 12/08/2010

si jamais l'autorisation de tir a été édictée par Jacques Melly et ce cher assassin a une page facebook! je vous laisse le soin de faire ce que vous voulez, mais je commence sérieusement à en avoir marre de voire l'être humain se prendre pour dieu et se donner le droit de vie et de mort sur les autres espèces animales. Car bien que plus ou moins rationnel, l'être humain reste un animal comme les autres!
Entre la corrida, le jeter de chèvre et autres je commence vraiment à me demander si on ne devrait pas s'exterminer pour laisser la nature reprendre le dessus. C'est un peu exagéré je vous l'accorde, mais je suis fatigué de la bêtise humaine.

Écrit par : ninibou | 12/08/2010

Océane: Les bergers ne sont pas démunis. Les mesures de protection sont subventionnées par la Confédération. Pour ma part, si un berger a tout fait pour protéger son troupeau et qu'il subit tout de même des attaques, je ne suis pas opposé à l'abattage du loup. Mais pour ce qui est de ceux qui prétendent qu'ils n'ont pas à se protéger du loup parce qu'il n'a rien à faire là, je n'ai aucune pitié. Ils cherchent clairement à provoquer leur situation.

Je regrette même qu'on leur rembourse leurs bêtes. Je précise tout de même que dans ce cas-ci, je ne jette pas la pierre aux propriétaires du troupeau, car les attaques de génisses sont si rares qu'il serait stupide de protéger tous les troupeaux. Par contre, la mesure qui s'imposait et qui avait été proposée par les spécialistes, c'était de protéger le troupeau. Le canton ne leur en a pas laissé le temps.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

@Kad

pour ma part je rejoinds mitch_ch.

Vous relevez la le problème majeur, c'est que certain ont tendance à un peu trop attribuer leur vision du monde "au droit suprieur".

Car le problème actuel de la politique, n'est pas tant un problème de repspect "au droit supérieur", c'est la manière dont ont attribue les chose "au droit supérieur".

"Vous imaginez ce que ce pays deviendrait si tous les cantons faisaient ce qu'ils voulaient des lois fédérales ?"
C'est justement ce qu'était la Suisse était avant justement. Les cantons libres avec une structure fédéral grossière pour plus ou moins aller dans la même direction.
Le problème structurelle aujourd'hui, qui conduit à l'augmentation de l'UDC, c'est le fait que justement trop de chose et de détails sont controllé de manière fédéral (l'homogéneisation des peuples va à une certaine limite).

Car il faut garder en tête aussi une chose, l'exemple du Canton de Vaud et de Genève sont très loin de l'idée de l'aboutissement d'un canton pour les Valaisans. Plus vite les vaudois et genevois accepteront qu'ils ne sont pas un exemple pour les valaisans, plus vite vous pourrez leur faire changer d'avis (avec de la patience).

Peut-être qu'à court terme vous aurez l'impression de solution un problème (avec le loup) en passant les choses au niveau fédéral mais à long terme vous défavoriserez les relations humaines ce qui impliquera une augmentation de l'UDC pour vous signifier leur mécontentement. Et à long terme, au niveau politique, ils ne prendront même plus la peine de vous écouter.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Christian Pittet: "Très bel article, qui vient des tripes, tout en étant fondé sur le plan intellectuel. Merci! Que peut-on faire en tant que citoyens? Pétition électronique, quelque chose du genre?"

Je ne crois pas à l'impact d'une pétition électronique. Par contre notre démocratie donne des moyens d'action au peuple. S'il est vrai que près de 80% de la population est favorable à la protection du loup, je ne sais pas ce qu'attend le WWF pour lancer une pétition ou une initiative.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Et si nous touchions la fibre sensible de nos ô combien très chers amis et voisins valaisans: je parle d'argent! En d'autre lieux, des dames ont fait la grève de la câlinerie pour ramener leurs imbéciles d'époux à la raison. Avec beaucoup plus de courtoisie nous pourrions par exemple tourner le dos à leurs asperges, leurs abricots, leur viande séchée, leur petite arvine et autre ermitage. Bref pratiquer le donnant-donnant. Un rapport de force à exploiter, non?

Écrit par : joran | 12/08/2010

"C'est justement ce qu'était la Suisse était avant justement. Les cantons libres avec une structure fédéral grossière pour plus ou moins aller dans la même direction."

En fait, quand vous dites "avant" je suppose que vous parlez d'avant la Constitution de 1848 ? De l'époque où la Suisse n'était pas réellement un pays mais une alliance de cantons ?

Encore une fois, si ça fait plaisir aux Valaisans de faire sécession juste à cause de la question du loup, grand bien leur fasse. Sinon il faut accepter de se plier aux règles fédérales. Tous les cantons doivent accepter des compromis pour vivre au sein de la Confédération. Pourquoi le Valais ferait exception ?

Et pour ce qui est de l'UDC, je pense qu'il y a bien pire que de le voir monter. C'est accepter de changer nos lois pour aller dans son sens. C'est un renoncement que je refuse de faire.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

@Ninibou. Et ce n'est certainement pas en vous acharnant contre les gens qui perturbe votre vision de la vie (même si dans les grandes lignes, je suis d'accord avec vous) que vous allez les convaincre de faire autrement. Dans la vie il faut savoir aussi être patient, surtout quand il s'agit de convaincre quelqu'un d'autre d'adopter une autre attitude. ;-)

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Magnifique article, très belle leçon de paternalisme citadin envers les régions alpines.
Mais franchement pourquoi pas mettre tous les valaisans dans les HLM de Lausanne ou Genève afin qu'il fasse comme tout le monde et laissons le Valais tranquille pour les randonnées et le ski. Si ça ce n'est pas de la stigmatisation sociale!

Le problème dans ton article comme dans tous les conflits entre les relations humaines et non humaines réside dans l'éthique au sein de laquelle on se place pour résoudre le problème. Avec le loup nous avons donc d'un côté des défenseurs d'une vision bio ou éco centrée (Verts, WWF) alors que de l'autre un anthropocentrisme (habitant alpin). Bien sûr, il faut creuser plus loin que cette sommaire opposition et ne pas tomber pas dans un débat manichéen, malheureusement cela est souvent le cas avec les idéologues écolo.

Avec un peu de pratique et de connaissance de la réalité alpine, il faut se rendre compte que la garde des moutons ne se résume pas à placer un gentil berger assoupi avec deux ou trois cents bêtes dans un alpage idylique. Actuellement, alors que chacun est bien tranquille chez lui, le berger est seul sous cette pluie a guider et rapatrier son troupeau. La mort d'un mouton ne représente pas seulement une perte financière, puisqu'il existe des remboursements, mais une excitation constante sur le troupeau et une difficulté de travail pour le berger. De plus, les chiens de garde ou les ânes n'ont jamais démontré une réelle efficacité.

Pour finir, je dirais qu'il est bien plus facile d'armer le berger et de braconner ce loup pour éviter un tel remue ménage au sein de la population.

Struggle for life.

Écrit par : Fred | 12/08/2010

"Mais pour ce qui est de ceux qui prétendent qu'ils n'ont pas à se protéger du loup parce qu'il n'a rien à faire là, je n'ai aucune pitié. Ils cherchent clairement à provoquer leur situation. "

Il ne faut pas oublier une chose, c'est que je ne sais pas si vous vous imaginez le travail que représente de cloturer certains paturages et certaine région. Et ce n'est pas avec le prix du lait qu'ils vont réussir à financer cela.

Surtout qu'il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'une partie de cela est aussi du au fait que les citadins veulent manger un produit "bio" où il pourra s'imaginer que ce q'il mange est issu du lait dont la gentie vache gambadaient tranquillement et librement dans les paturages.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

DbDnews
je suis d'accord avec vous, mais quand on regarde l'évolution de l'être humain on ne peut qu'être perplexe et pour le moins désabusé. je ne suis de loin pas un défenseur acharné des animaux et de greenpeace, mais je trouve que de faire attention à son prochain et aux êtres qui peuplent notre terre et qui sont apparus bien avant nous sur cette terre est un devoir et pas si compliqué au jour le jour.
Je respecte et accorde à chacun le droit d'être différent et de penser d'une manière souvent opposée à la mienne, mais j'ai bien souvent l'impression d'être le seul.

Écrit par : ninbou | 12/08/2010

Ne pas mettre tous les valaisans dans le même sac... Les valaisans ci, les valaisans ça. Ben moi j'suis valaisanne et toutes vos théories sur les valaisans me soufflent dans les oreilles! Comment pouvez-vous juger? En Valais aussi on bosse comme tout le monde,on rame comme tout le monde et on paie comme tout le monde. Alors parlez plutôt de la politique valaisanne mais pas des valaisans... MERCI DE VOTRE EFFORT CYTOYENS ROMANDS!

Écrit par : p'tite valaisanne | 12/08/2010

Ne pas mettre tous les valaisans dans le même sac... Les valaisans ci, les valaisans ça. Ben moi j'suis valaisanne et toutes vos théories sur les valaisans me soufflent dans les oreilles! Comment pouvez-vous juger? En Valais aussi on bosse comme tout le monde,on rame comme tout le monde et on paie comme tout le monde. Alors parlez plutôt de la politique valaisanne mais pas des valaisans... MERCI DE VOTRE EFFORT CYTOYENS ROMANDS!

Écrit par : p'tite valaisanne | 12/08/2010

"En fait, quand vous dites "avant" je suppose que vous parlez d'avant la Constitution de 1848 ? De l'époque où la Suisse n'était pas réellement un pays mais une alliance de cantons ?"

non non, il y'a encore 20 ans, les cantons était doublement plus libre qu'aujourd'hui.

"Encore une fois, si ça fait plaisir aux Valaisans de faire sécession juste à cause de la question du loup, grand bien leur fasse. Sinon il faut accepter de se plier aux règles fédérales. Tous les cantons doivent accepter des compromis pour vivre au sein de la Confédération. Pourquoi le Valais ferait exception ?"

La question nm'est pas pourquoi la canton devrait faire exception mais pourquoi vous, ne tolérer pas lque les valaisans fassent (le temps qu'ils changent leur habitude) différent que vous?
Le fait que ce l'abattage du loup soit fait au niveau cantonal n'est qu'ûn détail administratif imposé en Valais (comme beaucoup d'autre chose d'ailleurs, tel que l'écologie et l'immigration).

"Et pour ce qui est de l'UDC, je pense qu'il y a bien pire que de le voir monter. C'est accepter de changer nos lois pour aller dans son sens. C'est un renoncement que je refuse de faire."

C'est là tout le problème justement. l'UDC est le symptome d'une manière de faire des lois de manière unilatéral et idéaliste. Parce que certain sont impatient et ne tolèrent pas d'autre visions que la leur. (ce qui est d'autant plus vrai qu'en ne font pas des lois fédéral pour vous obliger à faire comme eux font, contrairement à nous les citadins qui usons de lois fédéral pour leur imposer notre vision des choses).

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Bonjour, moi ce que je constate c'est que les idéologue veulent bien imposer à autrui le désagrément les sur coûts la difficulté supplémentaire toutes autres astreintes supplémentaire pour autant que ce soit les autres qui doivent les supporter . Vous aimez ce loup alors pourquoi le prenez vous pas chez vous . Non faut nous l imposer c'est plus agréable tranquil chez vous à bien gagner votre vie sans entrave et le samedi on va voir les loups chez les autres qui ont trimé pour gagner 4 sous sous la menace du loups linx et autre vipère réintroduite sous le manteau et imposer chez nous .
Ce pays marche sur la tête on attache les chiens on leurs fait porter des muselières mon dieux et dans nos forets et campagne sévit en toute quiétude le loup le linx et l ours .
Au lieu de toujours imposer obliger respectez déjà les gents la simple lecture de vos commentaire relève du plus grand irrespect envers une région un peuple une culture une histoire et que vous le vouliez ou non notre peuple a des droits qu on est pas un sous canton avec des sous citoyens a qui vous pouvez manquer de respects et imposer n'importe quoi. Vous savez vous trouvez le loup bon je souhaite qu a son tour il vous trouve à son gout. Pour ma part je trouve stupide d'abattre ces loups. Il faut les capturer les faire jeûner et les introduire dans vos propriétés qui sait il vous trouvera trop bon

Écrit par : Olivier | 21/01/2014

"Et ce n'est pas avec le prix du lait qu'ils vont réussir à financer cela."

Les mesures de protection des troupeaux sont subventionnées par la Confédération. Disons qu'au début, j'avais de la compréhension pour les arguments des éleveurs. Mais je trouve qu'on a largement dépassé le stade de la première surprise. Le loup fait désormais partie de la faune alpine et il est temps d'apprendre à vivre avec.

Est-ce qu'on rembourse un animal emporté par un coup de vent du haut d'une falaise ? Non. Mais par contre, s'il tombe par peur du loup, c'est remboursé. Alors que les deux causes sont naturelles. Est-ce que la Confédération doit en faire encore plus ou à un moment donné, les éleveurs doivent également accepter le compromis ?

Fred: "Pour finir, je dirais qu'il est bien plus facile d'armer le berger et de braconner ce loup pour éviter un tel remue ménage au sein de la population."

En Haute-Savoie, il y a un berger-braconnier qui dort en prison pour ça. Est-ce qu'il faudra que ça arrive aussi à un Valaisan pour qu'ils comprennent que les lois existent et qu'elles ne sont pas toujours en leur faveur ?

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Ninbou, je ne suis pas d'accord avec vous. D'ailleurs je trouve que c'est plutot l'inverse. L'être humain s'assagi, seulement nous considéront comme cruel aujourd'hui quelque chose qui nous passait par dessus hier.

Il y'a d'énorme "progrès" qui sont fait. Bien que ce ne sont pas de véritable progrès mais des solutions à apporté à des problèmes, qui n'était pas un problème hier.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

@p'tite valaisanne,

Désolé ne prenez pas mes commentaires sur vous. Etant moi même en partie Valaisan j'y ai aussi une certaine expérience. Mais quand je parle du Valaisan, je parle unquement de ceux qui font parti de la catégorie dont je parle. Je ne mets pas tous les valaisans dans le même panier ;-)

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

"Alors parlez plutôt de la politique valaisanne mais pas des valaisans... MERCI DE VOTRE EFFORT CYTOYENS ROMANDS!"

Bien sûr p'tite valaisanne que je n'ai rien contre les Valaisans. J'ai des amis valaisans et j'y ai passé pas mal de temps comme tout Genevois amoureux de ce coin de pays si agréable. Mais s'il y a des choses qui me déplaisent dans la politique de ce canton, je le dis. Et le problème, c'est que les politiciens sont élus par la majorité non ? Donc, on est un peu obligés de considérer les politiques comme les représentants du peuple.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

@Kad, Ca se passe comme ça depuis bien longtemps. Pour ça, il suffit de connaitre un peu mieux la situation alpine et interroger les personnes qui vivent ce problème.

Écrit par : Fred | 12/08/2010

Non il fait partie par imposition et comme tous ce qui est imposé n 'est pas accepter . Aussi longtemps que des gents comme vous nous passerons dessus nous n accepterons pas Le loup à sa place là ou il est désiré Hors il faut constaté que seul les extra cantonaux l acceptent fort bien surtout quand c'est pas chez eux .
Et quelques rêveurs qui ont le passeport à 13 étoiles mais ceux là se salissent pas les mains pour gagner leurs vie ce sont ceux qui dictent impose s'offusque . Ils n'ont pas besoins de se salir les main pour manger car ils sont à la charge de la collectivité

Écrit par : Olivier | 21/01/2014

@KAD "Les mesures de protection des troupeaux sont subventionnées par la Confédération. Disons qu'au début, j'avais de la compréhension pour les arguments des éleveurs. Mais je trouve qu'on a largement dépassé le stade de la première surprise. Le loup fait désormais partie de la faune alpine et il est temps d'apprendre à vivre avec."

Je suis tout à fait d'accord avec vous sur ce point. Cependant ca ne fait pas non plus des décennies que le loup revient, et il faut quand même plus de 4 ans pour changer les mentalités.

"Est-ce qu'on rembourse un animal emporté par un coup de vent du haut d'une falaise ? Non. Mais par contre, s'il tombe par peur du loup, c'est remboursé. Alors que les deux causes sont naturelles. Est-ce que la Confédération doit en faire encore plus ou à un moment donné, les éleveurs doivent également accepter le compromis ?"

Ceci est simplement le résultat d'une politique précipitée où l'on a trouvé un mauvais moyen d'imposer le loup aux éleveurs le plus vite possible.

"En Haute-Savoie, il y a un berger-braconnier qui dort en prison pour ça. Est-ce qu'il faudra que ça arrive aussi à un Valaisan pour qu'ils comprennent que les lois existent et qu'elles ne sont pas toujours en leur faveur ?"

C'est que pour ma part (je parle de mon expérience et de mes relations valaisanne, pour ne pas offenser "p'tit valaisanne" c'est que le Valais se voit souvent imposer des lois, bien plus qu'il n'en impose aux autres.

Bien évidemment, je ne suis absolument pas contre le retour du loup mais il faut le faire de manière constructive et objective (ce qui générallement prend du temps pour être bien fait). Mais de favoriser le loup au détriment de la relation humaine sur long terme, je ne suis pas persuadé que cela soit une bonne idée.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Merci pour cet article. je n'ai qu'un mot à dire: BRAVO.

Écrit par : yelina | 12/08/2010

Aucun acte de candidature pour garder les troupeaux! C'est ce que je pensais. Beaucoup de parlote, mais peu d'action et d'engagement.

Quelqu'un estime que les bêtes sont des êtres vivants. Alors traitons-les comme telles:

Comment jugeriez-vou un loup qui dévore vivant une vache?

Écrit par : oceane | 12/08/2010

En attendant une solution à long terme...

En vous lisant tous, et en examinant la dualité "ville-campagne" j'en viens, temporairement à la conclusion suivante :
Il est clair que l'homme à chassé le loup de son territoire et s'est approrié ce dernier au profit de l'élevage d'animaux domestiques. Avec le retour "protégé" du loup le conflit de terriroire est évident pour ceux qui exploitent ces territoires.
D'autre part une "conscience écologique" est en marche depuis une vingtaine d'années, se rendant compte de la perte de la bio-diversité, de la disparition des espèces dû à l'empreinte grandissante de l'homme sur son environnement.

Dans le cas des loups pourrions-nous trouver une solution "technologique" ? Le réseau GSM suisse fonctionne pas trop mal en montagne, voir très bien.
Pourrions-nous envisager de "baliser" nos loups (Messieurs les chasseurs vous pourrez tirer le loups non "balisés" avec des fléchetes... et ainsi mettre vos talents au service de la cause) avec des balises GSM. Ces balises transmettent par GSM la position du loup (Combinaison GSM/GPS)
De cette manière, le berger saura où sont les loups et poura prendre les mesures adéquates ou demander du renfort etc... en vue d'éviter l'incident.

Si l'on sait où est le loup, le berger ne vit pas/plus dans l'angoisse du loup.

Il y aura encore des incidents, mais ils se feront plus rares (on "traquera" les loups non balisés... pour les baliser) et nous aurions ainsi cette population "dangereuse" sous contrôle.

C'est juste une idée en passant...

Écrit par : mitch_ch | 12/08/2010

Désolé, mais dans un territoire aussi exigu et peuplé que la Suisse il n'y a pas d'autres solution que de tirer les loups pour empêcher la formation de meutes! Sinon quoi ? Des énormes palissades partout? Avec plusieurs patous par hectare? Des montagne déjà trop sollicitées et broutées qui seraient en plus recouverte de ces chiens géants et dangereux pour les promeneurs! Charmant tableau! Non il n'y a pas de place pour le loup actuellement, à moins de lui en faire, par exemple en arrêtant de nous multiplier mondialement comme des lapins en incapacité flagrante de contraception efficace, donc justement avec une contraception efficace on arriverait d'ici 50 ans à vivre sur une planète plus respectueuse de l'environnement et évidemment aussi des loups! Mais oui vous avez bien lu, le problème du loup et beaucoup d'autre est principalement un problème de contraception humaine!

Écrit par : Tardi | 12/08/2010

Une pétition pour la protection du loup en Suisse se trouve ici:
http://www.gruppe-wolf.ch/

Écrit par : dm | 12/08/2010

@Tardi.
Je ne pense pas non plus que remettre un problème actuel ici, sur le dos d'un problème là-bas (même si à grande échelle vous n'avez pas forcément tort, enfin tout dépends avec quel angle l'on regarde les choses...) soit véritablement constructif non plus.

Au même titre que certains n'acceptent pas le loup dans leur paturage, d'autre n'accepte plus que l'on tue le loup. Et malheureusement pour vous, la tendance a plutot l'air de se diriger en faveur du loup.

Riason pour laquelle, des idées comme proposée par mitch_ch sont des idées ou chacun y trouve en partie sont compte.

Le problème politique principal c'est que l'on ne donne pas de directivemen et de possibilité clair.
Raison pour laquelle je trouve que de "purement" interdire du jour au lendemain les tirs contre les loups ou de le faire passer au nuveau fédéral est une mauvaise idée qui ne fait en aucun cas participer le première personne touchée, à savoir les éleveurs.

Si dès le début on leur avait proposé un délai de 10 ans pour trouver des solutions altérnatives les chose aurait été autrement.

Cependant comme autre solution tout à fait constructive pour les défenseurs du loup (qui ne perturbe nullement le contacte humain, ni les éleveurs).
Dès que vous entendez qu'un loup se balade en direction du Valais, rien ne vous emp^che de trouver le loup, avant les chasseurs valaisans pour le déplacer ou le dissuader de franchir la frontière ;-)

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Et vous pour qui vous prenez vous vous êtes pas des nôtres de quel droit vous permettez vous de nous dicter votre loi il faudra une guerre civile pour que vous vous occupiez de vos oignons

Écrit par : Olivier | 21/01/2014

Cette fois, s’en est assez. Ils ont dépassé les bornes. Mais pour qui se prennent t’ils ces valaisans ? Pour des roitelets ? A ce que je sache, les loups étaient ici avant eux. Alors, un peu de respect envers la nature et les animaux.
Je vais tout simplement m’y mettre à boycotter tous les produits valaisans et j’espère que d’autres en feront de même. Lorsqu’ils se rendront compte qu’ils ne sont pas seuls sur terre, il se pourrait qu’ils changent de comportement.
Les abricots des autres régions, voire même de la France, sont tout aussi bon, voire meilleurs que ceux du valais.
Le vin valaisan n’est tout de même pas le seul et unique bon vin, je vais tout simplement le remplacer par d’autres tout aussi bon.
La viande séchée des grisons et excellente, alors pourquoi acheter celle du valais ?
Si beaucoup de monde se met contre eux, ils reviendront peut-être sur terre ces abrutis.

Écrit par : Marthe | 12/08/2010

@dm "rien ne vous empêche de trouver le loup, avant les chasseurs valaisans pour le déplacer ou le dissuader de franchir la frontière" Et bien plus facile à dire qu'à faire, néanmoins on pourrait imaginer des colliers émetteurs qui actionneraient automatiquement un réflexe chez les mouton pour leur faire rejoindre une cage anti-loup! ça pourrait marcher avec les moutons, mais probablement pas avec des génisses et des vaches, à moins d'investir des centaines de millions et de défigurer le paysage! Une autre solution serait d'attraper systématiquement tous les loups non "normalisés" :-) de leur passer un collier émetteur et de leur limer les canines de manière à ce qu'il ne puissent plus tuer que de petites proies ce qui limiterait aussi la population de loup en limitant l'accessibilité de la nourriture! Franchement un petit passage chez le dentiste pour loup c'est quand même moins cruel qu'un coup de chevrotine!

@mitch_ch "L'homme a perdu de vue les super-prédateurs, il va falloir, pour obtenir un équilibre harmonieux, apprendre à vivre avec le retour de ces derniers." ... Non ce n'est qu'une illusion digne d'un jardin d'enfants, comme si le retour des super prédateurs suffisaient à résoudre nos problèmes écologiques!! Quelle idée étrange, comme si réintroduire un micro-équilibre local à grand coup de subventions et de chiens agressifs et gaspilleurs de CO2 allaient résoudre quoi que ce soit! Non ça ne fait qu'empirer les choses en cachant la réalité! Les problèmes principaux viennent de ce que l'on bousille la planète en étant trop nombreux et en ayant des modes de vies ridicule, au point que beaucoup préfèrent investir dans des voyages en avion et des voitures plutôt que dans une nourriture et un air de qualité.

"en leur montrant combien cet animal est craintif de l'homme" : oui effectivement tant qu'il constate qu'on a des fusils et qu'on le tire! Sinon il aura vite fait d'oublier et il faudra commencer à l'effaroucher, par exemple comme ils font avec les ours au Canada avec des balles en caoutchouc, et comme il est pas stupide il constatera que ça fait beaucoup de bruit, rate souvent ça cible et qu'il s'en sort plutôt bien, ce qui paye n'importe quel repas!

Écrit par : Tardi | 12/08/2010

Il serait tellement plus humain et plus intelligent d'anesthésier un loup et de le mettre dans un zoo surtout si il y en a 2-3 par année seulement...

Il faut monter un concept, des fonds de la sauvegarde de loup de sa mort et de sa disparition par la faute de l'homme egoiste qui ne sait pas protéger son bétail et qui à la gâchette facile.

Écrit par : oupsla | 12/08/2010

@Marthe, si les Valaisans étaient aussi intolérant que vous, ca ferait longtemps qu'il boycotterait des produits de Genève et Vaud ;-)
(vous me direz qu'ils le font deja avec le vin vaudois mais là, ce n'est pas pour des questions politiques, juste de gouts... Je plaisante roh... ;-) )

Mais heureusment qu'il est encore possible de discuter avec des gens, sans qu'ils se recrocvie dans une carapace en pensant se valoir plus juste que les autres en boycottant les produit des autres.
Et au meme titre que les valaisans ont franchi la limite, pourquoi vous, ne seriez pas plus tolérante? envers les valaisans?

@Tardi,
"Et bien plus facile à dire qu'à faire, néanmoins on pourrait imaginer des colliers émetteurs qui actionneraient automatiquement un réflexe chez les mouton"

C'est parfaitement évident que c'est un peu utopique mon idée. mais c'était surtout pour signifier aux "anti-chasseur de loup valaisans", que les solution ne se trouve pas uniquement entre les mains des éleveurs à s'adapter à la situation mais que simplement, eux (les anti chasseur de loup valaisan) puissent aussi y mettre la main à la pâte ;-)

Mais c'est aussi pur en venir au fait qu'il y'a certainement une multitude de bonne idée et que ca ne sert à rien de se mettre des délais debile qui ne serviront qu'à cloturer un dossier administraif.
Que l'on mette en place les solutions qui s'offre à nous. Et ce n'est pas parce que l'on a une solution aujourd'hui que l'on pourra pas en trouver une autre dans 10 ans.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

"Il serait tellement plus humain et plus intelligent d'anesthésier un loup et de le mettre dans un zoo surtout si il y en a 2-3 par année seulement..."

Entre nous, je ne sais pas ce qui est le plus inhumain... le zoo ou la mort... (le zoo ne fait que donner bonne conscience à certain, c'est qui est tout autant égoiste). Mais c'est vrai que la solution de l'anéstésier pour le mettre dans une forêt vaudoise, par exemple, serait vraiment plus constructif ;-)

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Dans le Valais le loup a le même avenir que le gypaete barbu !! Les chasseurs sont myopes !

Écrit par : octave vairgebel | 12/08/2010

pétition signée et boycott en place
oui une bonne petite saucisse vaudoise avec un bon petit vin du seeland

ABE salut

Écrit par : oupsla | 12/08/2010

@Oupsla.

Il ne vous est pas venu à l'esprit que les gens qui produisent les produits dont vous voulez boycotter sont peut-être aussi contre l'abattage du loup?

Du coup avec votre boycotte, vous tirer sur la mauvaise cible ;-) (les civils)

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

Le loup est mort, vive le loup.

Votre article est sensé et vous avez su écrire ce que je pense.

L'ours aussi va revenir peupler les contrées de notre si beau pays, les cantons vont-ils eux aussi le tirer sous les pressions des lobbies locaux ?

Je suis outrée de l'ampleur des discussions autour des humains, des valaisans, etc. Il me semble que l'on parle du loup.

Mais c'est vrai qu'il y a quelques décennies, on embrasait les bûchers pour le sorcières!

Écrit par : Martignier | 12/08/2010

@Martignier.

"Je suis outrée de l'ampleur des discussions autour des humains, des valaisans, etc. Il me semble que l'on parle du loup."

justement la conversation tourne autour du Loup ET de l'homme. C'est d'ailleures la toute la question ET la problématique.

Par quoi êtes-vous outré dans la conversation?

(sans vouloir juger de votre avis mais juste pour comprendre ce qui vous outre).

Écrit par : DdDnews | 12/08/2010

a Oceane qui a écrit : "Aux citoyens Verts, WWF, en particulier, aux autres citoyens soucieux du loup, je propose une solution radicale: à tour de rôle, vous vous engagez à monter à l'alpage et surveiller les troupeaux en pâturage. Cela prouverait votre engagement.

Il ne suffit pas de "crier aux loups", il faut agir. Les bergers démunis devant les attaques des loups et bien seuls à garder le bétail vous seront infiniment reconnaissants de votre acte citoyen."

Voici ce qu'écrivent Patrick Fabre et Elodie Chauvet (Maison de la Transhumance), Michèle Jallet (CFPPA du Merle, SupAgro Montpellier), Josiane Marchetti (Syndicat des Eleveurs de Mérinos d’Arles), Eve Balard (MRE-OREAM), Laurent Bielicki (ARDL), dans la revue pastoralisme et territoire...

Plus qu’un métier, un choix de vie

L’acceptation des contraintes fortes inhérentes au métier (isolement, conditions
climatiques, responsabilité de la gestion d’un cheptel, présence quotidienne auprès du troupeau) apparaît comme un choix de vie. Ce que les éleveurs et les bergers appellent la PASSION du métier !

Donc si des personnes ne peuvent assumer, le gardiennage de leur (troupeau, ils doivent changer de métier...ce n'est pas le "rôle" des autres...!

Écrit par : Michel | 12/08/2010

Michel,

A chacun ses responsabilités et les vaches seront bien gardées! J'abonde dans votre sens.
Le berger, l'éleveur prennent soin de leur troupeau et font en sorte que leurs bêtes pâturent en toute sécurité. Et, c'est de leur responsabilité si des loups ou autres bêtes sauvages attaquent leur bétail.

Alors pourquoi cette mise au pilori des paysans qui protègent leur cheptel?

N'ont-ils pas d'autres chats à fouetter, le WWF, les Verts, Greenpace. J'ai même vu une publicité dans laquelle ils demandaient à des généreux donateurs de les mettre sur leur testament!!! Vous parlez de quels loups dans la bergerie?

Écrit par : oceane | 12/08/2010

Pour avoir vécu dans les Pyrénées presque à proximité de l'ours, parmi les fadas de la chasse à l'isard et aux sangliers, j'ai très vite compris que c'était le lobby des chasseurs qui menait le jeu en manipulant les agriculteurs de montagne (enfin ceux qui ne braconnaient pas). Je resterai donc insensible à l'intox du pôv berger qui sauve la chèvre de Monsieur Seguin. Certes ils font un métier difficile et honorable. Mais n'en rajoutez pas trop. Pestalozzi n'existe plus.

Écrit par : joran | 12/08/2010

J'ai utilisé un terme un peu fort pour dire à quel point cela me déçoit que l'on parle de l'UDC, des partis politiques, des organisations écolos et autres, des valaisans, des vaudois et des genevois comme si chacun se renvoie la balle... oh les pauvres bergers valaisans, les mêmes pauvres contribuables valaisans, ceux qui sont genevois et qui sont sportifs, ceux qui se battent pour la biodiversité et la faune, les amoureux de la nature.

Le problème est l'homme, cet homme (la femme aussi) qui se plaint dès que les habitudes sont dérangées, de ce qui coûte en terme financier mais surtout en dérangement.

Le loup est protégé en Suisse sauf s'il constitue une menace considérable pour l’être humain.

La menace n'est pas contre l'être humain mais contre les troupeaux bovins et ovins. Et la confédération paie l'indemnisation (80%) si le canton prend le restant à sa charge (20%). Donc financièrement le propriétaire des quelques bêtes tuées par le loup est payé!

Le débat est faussé par l'ignorance de certains et la peur qui existe dans certaines régions. Après les sorcières, les lynx puis le loup, à quand l'ours, les chauves-souris, et autres être vivant angoissant ?

Écrit par : Martignier | 12/08/2010

Merci pour ce billet plein de justesse.

D.J

Écrit par : D.J | 12/08/2010

Vous êtes un bon défenseur des animaux vous. Pauvre loup et le bétail lui à a pas droit à un peu de compassion . Vous mangez quoi des dollars et vos stock option .
Vous méritez pas les agriculteurs qui vous nourrissent.Un éleveur connait ses bêtes il leurs donne un nom les voit naître , grandir et un jour la trouve déchiquetée par votre super copain. Et bien sur le loup n'est pas si différent de vous : vous vous mangez que les pièces nobles, pas les tripe les vicaires lui aussi il prélève les bons morceaux et passe au suivant quelques fois la victime agonise longuement . Mais ça vous en avez cure derrière vos bureaux en vous donnant bonne conscience faut sauver le loup faut sauver le loup

Écrit par : Olivier | 21/01/2014

"Donc financièrement le propriétaire des quelques bêtes tuées par le loup est payé!"

J'ose espérer que pour les éleveurs, une bête déchiquetée par un loup représente une autre perte qu'une simple perte financière. Toutefois, je pense que la meilleure solution n'est pas l'abattage du loup, (à de rares exceptions près) mais la stricte protection des troupeaux. Après tout, jusqu'à récemment, (il y a environ 1 siècle) le loup faisait partie de la vie quotidienne des populations rurales et elles étaient habituées à s'en protéger. Pourquoi ne devrait-il pas en aller de même aujourd'hui ? Il s'agit d'une menace naturelle contre laquelle il faut se prémunir, c'est tout. Ailleurs en Europe, ça marche plutôt bien. (même si les débiles comme le braconnier de Haute-Savoie existent partout) Il est temps de s'y mettre également.

Pour ce qui est du danger pour l'homme, il est purement imaginaire. Depuis que le loup repeuple les Alpes, aucune attaque d'un être humain n'a été recensée à ma connaissance. D'ailleurs, les accusations qui ont été faites contre le loup dans les siècles passés étaient souvent largement fantasmées. Tout au plus, les loups se sont régalés de chair humaine pendant des guerres, des famines ou des épidémies. C'est donc plus lié à un comportement charognard que carnassier.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Ce qui me surprend un peu (au delà du fait que le loup soit protégé), c'est la manière dont certains ont à considéré que le financier, l'argent, suffise à apaiser la tranquillité.

Je ne sais pas si vous avez vu les imagee du reste de la vache mangé vivante par les loups à la TV mais je trouve que certaines interventiosn relèvent du débat "pro-vache contre pro-loup". Mais je comprends qu'un éleveur soit attristé de voir une bete qu'il a élever se faire dévorer de la sorte (ce qui ne veut pas dire que je sois anti-loup).

Il est un peu facile de réduire le débat en disant "Le débat est faussé par l'ignorance de certains ". Tout comme vous d'ailleurs qui ignorez la vie de ces gens en les réduisant à certains clichés (tout comme les éleveur le font certainement pour vous d'ailleurs. Alors qu'il semlerait que les autres doivent prendre votre avis en considération alors que vous refusez de prendre ceux des autres en considération.

Bien que je sois assez favorable aux loups, je pense que certaine idées pour l'imposer à certain éleveur ne fait que cacher un problème sans réellement le résoudre.

Écrit par : dddnews | 12/08/2010

Genève en 1826: Comme par le passé, lors d'hivers très rudes, des loups se montrèrent à Lancy, des moutons furent attaqués et un chien".

Alors posez-vous la question: Pourquoi il n'y a plus de loups aujourd'hui?

Écrit par : oceane | 12/08/2010

Ah ben juste après KAD (concernant le fait qu'une vache représente un peu plus que du financier).
Mais pour le reste je suis absolument d'accord avec KAD

Écrit par : dddnews | 12/08/2010

Combien parmi les ardents défenseurs du loup et pourfendeurs du Valais habitent les régions concernées, ce sont sûrement des bons citadins de tous les cantons. écologistes dans le mauvais sens du terme parce qu'ils sont ravis d'aller passer les vacances et week-end dans un endroit facile d'accès en voiture et qui se fichent pas mal des gens qui vivent dans ce canton en vivant de l'élevage et qui surtout entretiennent pour faire vivre leurs exploitations les superbes paysages si plaisants pour les promenades. En général ce ne sont pas de très grandes exploitations et la perte n'est jamais compensée par ces fameuses subventions quand elles sont obtenues. Le problème est d'ailleurs le même avec les chiens errants qui font aussi pas mal de dégats. (On n'en parle jamais est-ce parce qu'il est autorisé de les tuer)
PS. Je n'habite pas le Valais et je n'aimerais pas que l'on réintroduise (même si l'on dit que les premiers loups sont venus tout seuls) des animaux sauvages dans les grandes forêts Vaudoises, Genevoises, Fribourgeoises et autres cantons.

Écrit par : graindesel | 12/08/2010

@ Oceane a écrit : "Le berger, l'éleveur prennent soin de leur troupeau et font en sorte que leurs bêtes pâturent en toute sécurité. Et, c'est de leur responsabilité si des loups ou autres bêtes sauvages attaquent leur bétail."

Faux, ils ne font pas leur boulot...Un extrait du journal "La Provence" :

"Il a été toutefois observé que là où les mesures de protection des troupeaux sont fortes, le nombre de brebis tuées baisse malgré un nombre d’attaques plus important. C’est le cas en Ubaye où de 2009 à 2010 les attaques sont passées de 11 à 32 (+ 200%) tandis que le nombre de bêtes tuées a reculé, passant de 60 à 53 (-12%). Inversement, dans le moyen-Verdon où la protection est moindre, douze attaques contre aucune l’an dernier, ont fait 75 victimes dans le cheptel, soit plus de six victimes, en moyenne, par attaque."

Donc si le berger assurait une présence près du troupeau en y associant des patous et des clôtures de rétention pour les brebis, les dégâts... seraient asurement moindres...Maintenant si le WWF, Greenpeace ou d'autres organisations demandent aux "généreux donateurs" de les coucher sur leur testament quel rapport cela a-t-il avec le loup !et les problèmes de la filière ovine ? Je crois qu'ils s'occupent de bien d'autres problèmes écologiques dans le monde non ? Ne serait-ce pas un procès en mauvaise intention..Oceane ?

Écrit par : Michel | 12/08/2010

Excusez moi je transmet le lien de l'article sur le journal

http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/loups-deja-86-attaques-dans-le-departement-cet-ete

Écrit par : Michel | 12/08/2010

Vous me jugez trop rapidement, petite-fille de vacher d'alpage ainsi que d'un paysan, habitant la campagne, mon enfance est un souvenir merveilleux avec les mêmes bêtes qui sont mutilées par ces loups dont nous parlons. Attachantes et proches des hommes!

Je suis bien placée pour comprendre la douleur de la perte d'un animal quel qu'il soit.

Voilà donc un bien bel exemple de compréhension du débat de fond et du problème! Le Valais est en Suisse, le loup est en Valais, je vis dans ce pays et je donne mon avis de simple citoyenne.

Mais je propose que l'on mette des grilles de protection comme celles des zoos autour de nos villages et de nos villes pour éviter que nous ne soyons mangés tous crus en sortant nos poubelles (attention le renard vient la nuit les visiter ces fameuses poubelles).

Dans mon souvenir, mon père en pleine nuit, s'était levé, après une journée de dur labeur, pour empêcher le renard à l'époque (fin 1970, début 1980) atteint de la rage, pour protéger le poulailler du voisin. Peut-être que cet exemple d'entraide aiderait la compréhension de certains?

On n'abattait pas les meutes de renards enragés (pourtant, on a éradiqué la rage en distribuant de la nourriture contenant des produits vétérinaires). Là le renard représentait une menace "considérable pour l'homme ainsi que pour les animaux" bovins, ovins, caprins et autres.

Un loup et aux dernières nouvelles, deux et on sort l'artillerie, c'est un peu fort non?

Écrit par : Martignier | 12/08/2010

graindesel: "PS. Je n'habite pas le Valais et je n'aimerais pas que l'on réintroduise (même si l'on dit que les premiers loups sont venus tout seuls) des animaux sauvages dans les grandes forêts Vaudoises, Genevoises, Fribourgeoises et autres cantons."

Pas seulement les premiers, ils sont tous venus tous seuls. A part quelques extrémistes, personne ne souhaiterait réintroduire le loup sachant les problèmes que cela induirait. Introduire un animal pour qu'il se fasse tirer ensuite serait plutôt imbécile. On a déjà vu les problèmes posés par le lynx alors que la pression sur l'élevage est bien moindre dans son cas.

Pour ce qui est des loups dans d'autres cantons, ils y sont déjà. Dans le canton de Vaud c'est de notoriété publique. A Genève, c'est probable que certains spécimens y aient transité. On a bien retrouvé l'année dernière (il me semble) un loup au bord de la voie express du Pays de Gex qui longe la frontière genevoise qui s'était fait shooter par une voiture. Il est probable qu'il venait des Alpes et avait traversé le canton de Genève. Au passage, il est probable que sa destination était le Jura. A quand des loups dans cette chaîne de montagnes ?

Ailleurs en Suisse, dans les cantons alpins, il y a aussi des loups et ça pose moins de problèmes qu'en Valais.

"Combien parmi les ardents défenseurs du loup et pourfendeurs du Valais habitent les régions concernées, ce sont sûrement des bons citadins de tous les cantons"

Franchement, qu'est-ce que c'est bête un citadin ! Il y en a marre qu'on essaye sans arrêt de prétendre que les défenseurs des loups sont tous des doux rêveurs qui n'ont aucune idée des réalités du terrain ! Il faudra s'y faire: selon un récent sondage, près de 80% de la population suisse est favorable à la protection du loup. Et si une initiative était lancée, pas de doute qu'une écrasante majorité la voterait. Est-ce qu'il faudra en arriver là ou à un moment donné, les autorités du Valais se décideront à tenir compte de l'avis de tous ces demeurés de citadins qui représentent tout de même une majorité très large ?

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Je voudrais tout de même remercier Kad pour son article plein de bon sens!

Écrit par : Martignier | 12/08/2010

Merci Martignier. Je ne souhaite pas que vous vous sentiez visée, je l'ai dit je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Je ne peux d'ailleurs pas concevoir qu'un berger ayant l'amour de son travail et le respect de ses bêtes puisse accepter de prendre le risque de les voir se faire déchiquetées par un prédateur. Un bon berger est un berger qui protège son bétail. Et ça quelque soit son avis sur la protection du loup.

Merci aussi à Michel pour cet article intéressant.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Hello!
Je suis entièrement contre votre article de théoriciens de la ville ...
En effet, nous sommes confronté au loup, c'est comme ça, rien de nouveau.
Par contre chacun son métier, les théories de bureaux n'ont rien à faire ici.
Pour les gens de la ville, on pense qu'a l'écologie et protéger les petites bébêtes. Il y a des limites à avoir.
Les gens qui vivent de l'argriculture de montage, c'est un travail déjà assez pénible, et ça fait toujours mal au ventre de voir ses animaux tué à cause du loup.
Les moutons et les vaches nous mangent l'herbe et l'hiver la neige tient mieux et donc ça évite d'avoir des avalanches, car la neige glisse sur l'herbe non entretenue. Donc quand vous venez skier, vous voyez le manteau neigeux et pas tous le travail dessous...

Bref, protéger le loup c'est une chose, ça reste un animal...
Il faut voir aussi les gens qui sont payés tous rouge pour taper des théories sur le loup, payé par la confédération et c'est nous qui payons les impôts.
A Genève vous n'autorisez plus les chasseurs de tirer les sangliers, par contre vous payez des gardes chasses pour les tirer, pour essayer de réguler les populations... c'est le chat que se marche sur la queue...

Pour résumer: chacun son métier! Avant de tenir des théories sur le loup, allez travailler avec ces agriculteurs plusieurs mois, du matin au soir, et vous allez vous appercevoir qu'entre la théorie et la pratique il y a un grand écart.

Salutations

Écrit par : Dors | 12/08/2010

"A Genève vous n'autorisez plus les chasseurs de tirer les sangliers, par contre vous payez des gardes chasses pour les tirer, pour essayer de réguler les populations... c'est le chat que se marche sur la queue..."

Tant mieux. Quand je vois ces bœufs de chasseurs qui ont meilleur temps de fermer un œil quand ils visent parce qu'ils voient double à cause de la bibine qu'ils ont ingurgité, je pense qu'il était temps de les empêcher de nuire. Ne serait-ce que pour le bien de leurs chiens qui reçoivent plus de balles que les sangliers !

"Pour résumer: chacun son métier! Avant de tenir des théories sur le loup, allez travailler avec ces agriculteurs plusieurs mois, du matin au soir, et vous allez vous apercevoir qu'entre la théorie et la pratique il y a un grand écart."

Désolé j'ai déjà un travail. Et comme vous dites, chacun son travail. Et s'il y a des règles pour qu'on considère qu'il est bien fait, celui qui ne les respecte pas le fait mal. Si je ne fais pas mon travail selon les désirs de mon employeur, je finis par me faire renvoyer. En tant que subventionnés, votre employeur, c'est la Confédération. Et accessoirement le consommateur. A vous de voir s'il faut se foutre de sa gueule et prétendre que c'est un idiot qui ne comprend rien, ou s'il faut aussi tenir compte de son avis. Je répète ce que j'ai écrit plus haut: Un bon berger est un berger qui protège son bétail. Et ça quelque soit son avis sur la protection du loup.

Écrit par : Kad | 12/08/2010

Je voudrais juste partager une expérience personnelle que je vivais quasi tout le temps à Zinal quand j'étais plus jeune et que je n'avais pas de voiture.

Le soir, il m'arrivait tout le temps de descendre à pied du village pour rejoindre notre chalet qui se trouve à environ 1km du village.

L'hiver, la neige éclairait tout le paysage grâce au reflet sur la neige, c'était magnifique et rassurant. Par contre l'été, le printemp et l'été, quand je rentrais du village pour rejoindre le chalet et que l'on ne voyait pas à 4 mètres, ca un coté vraiment moins rassurant.

Dans ces moments, je priais pour qu'il n'y ait ni loup, ni ours (surtout que je n'étais pas grand en taille).

Mais il est vrai aussi, que certain citadin ont tendence à trop s'approprier des chose qui ne leur appartiennent pas et d'imposer leur choix en toute intolérance. (surtout que chez eux, comme le relève certain il n'y a pas plus de loup qu'ailleurs. C'est un peu les meme histoire avec les éoliennes, tout le monde en veux mais pas chez soit).

par contre KAD
"Un bon berger est un berger qui protège son bétail. Et ça quelque soit son avis sur la protection du loup."

Et c'est ce qu'il font ;-)

"Tant mieux. Quand je vois ces bœufs de chasseurs qui ont meilleur temps de fermer un œil quand ils visent parce qu'ils voient double à cause de la bibine qu'ils ont ingurgité, je pense qu'il était temps de les empêcher de nuire. Ne serait-ce que pour le bien de leurs chiens qui reçoivent plus de balles que les sangliers !"

Vous me permettez (meme si vous répondiez à un commentaire), ceci est d'un pur cliché bas de gamme et d'un généralisme profond. On pourrait tout aussi dire de chose sur le sujet par apport aux citadins mais je ne vais pas m'abaisser à ca.

Écrit par : dddnews | 13/08/2010

Un bon berger est un berger qui protège son bétail".

Un bon employé de banque est celui qui protège l'argent.
Un bon bijoutier est celui qui protège sa bijouterie.
Un bon fonctionnaire de poste est celui qui protège la poste, etc etc

Et lorsque les bons voyous les attaquent, vous les gens des villes vous prenez leur défense..., comme vous défendez le bon loup qui a dévoré les vaches, moutons..Bien, il faut que je revoie ma copie de "moralité"

Écrit par : oceane | 13/08/2010

@ Oceane, je pense que vous avez encore tout faux lorsque vous écrivez :

"Aucun acte de candidature pour garder les troupeaux! C'est ce que je pensais. Beaucoup de parlote, mais peu d'action et d'engagement".

Je trouve pathétique cette propension a vouloir faire culpabiliser les défenseurs de la Nature ! Alors que les écologistes font beaucoup plus d'effort envers les éleveurs que les éleveurs n'en font dans l'acceptation de la cohabitation avec Canis lupus !

IL existe deux associations qui proposent aux éleveurs ce genre d'aide :

http://www.ferus.fr/benevolat/pastoraloup

Et une autre - A PAS DE LOUP - "Depuis huit ans, l'association d'écovolontariat A Pas de Loup propose une alternative originale au conflit Loup / Pastoralisme. Entre 1999 et 2009, 130 volontaires de tous âges et de tous horizons ont assisté, bénévolement, 30 éleveurs-bergers dans les estives pour assurer une omniprésence humaine auprès des troupeaux. Aucune attaque sur les troupeaux ainsi protégés !

Ces 3912 jours d'écovolontariat contribuent à faire évoluer la cohabitation par une meilleure acceptation du loup et une valorisation du milieu pastoral, dans un contexte économique difficile.

C'est le bilan de cette expérience que révèle ce nouveau livre porteur d'espoir."

Je crois savoir que l'an dernier et cette année des volontaires sont restés "sur le carreau" car il n'y a pas assez eu de demandes de la part des éleveurs...!

Alors Oceane encore un procès en mauvaise intention...??

Écrit par : Michel | 13/08/2010

@Michel,

Est-ce wue les éleveurs Valaisans qui se sont fait manger leur bête étaient-il au courant que ces associations ?

Et si oui, est-ce que les éleveur auraient pu avoir des bénévole chez eux, à cette période là?

Parce que des fois c'est tout con mais les éleveur n'aillant pas tous internet ne sont pas toujours au courant de ce qu'il se fait.

Écrit par : DdDnews | 13/08/2010

Enfin, l'écologie est pavée de bonnes intentions. J'avais quelques doutes à ce sujet. Maintenant, ils sont levés.

Peut-être qu'en Suisse, cette nouvelle religion n'a pas encore pris ses racines.
Et il manque des gens de bonne volonté. Mais je suis certaine qu'avec le prosélytisme dont font preuve les écolos de tout bord, l'entente entre tous les êtres vivants sur cette terre sera presque parfaite.

Écrit par : oceane | 13/08/2010

En Suisse, le loup reprend actuellement possession des domaines montagnards dont il a été artificiellement chassé. C'est un fait.
Question. Laisse-t-on suffisamment de temps au berger et à toute autre personne directement concernée par la présence du loup, le temps de se réadapter à cet ancien voisin? Le temps de réapprendre à cohabiter. A mon avis les responsables de cette surréaliste confrontation sont: certains politiques empressés qui jouent un drôle de jeu. Suivez mon regard. La presse qui nous permet d'amener notre grain de sel et d'attiser le feu. Parce que, quoiqu'on en dise, nous aussi et moi le premier, contribuons à semer la discorde.

Écrit par : joran | 13/08/2010

Je vous prie de bien vouloir m'excuser mon cher DdDnews, mais je ne peux pas répondre a votre question...Mais si j'étais un éleveur, je me renseignerai pour savoir de quelle manière je peux efficacement protéger mon troupeau...!!

Quant aux modalités il faut voir directement avec les organismes cités, je sais qu'A PAS DE LOUP fait de l'Eco Volontariat jusqu'en Afrique...alors la Suisse !!

Écrit par : Michel | 13/08/2010

@ Oceane a écrit : "Enfin, l'écologie est pavée de bonnes intentions. J'avais quelques doutes à ce sujet. Maintenant, ils sont levés.

Peut-être qu'en Suisse, cette nouvelle religion n'a pas encore pris ses racines.
Et il manque des gens de bonne volonté. Mais je suis certaine qu'avec le prosélytisme dont font preuve les écolos de tout bord, l'entente entre tous les êtres vivants sur cette terre sera presque parfaite."

Au lieu d'essayer de faire de "l'ironie de bas étage" prouvez moi que les éleveurs font des efforts de cohabitation avec "les prédateurs" !!

Écrit par : Michel | 13/08/2010

L'article est touchant et réellement écrit avec non seulement les triples, mais le coeur. Bravo. Lorsqu'un ouvrier perd son outil de travail, il n'est pas indemnisé. Chaque fois qu'un éleveur perd un de ses animaux domestqiues lui il est indemnisé. Un troupeau d'ovins, caprins ou bovins doit être sous surveillance constante avec les moyens appropriés pour le faire. Or c'est rarement le cas même en France. Enclos électrifiés, rassemblement des troupeaux le soir, chien de gardiennage et surtout bergers. Evidement cela représente de l'argent et plus de travail est-ce ce dernier point ou voir les deux qui gênent ? Je rappelle que c'est à Berne qu'a été signé le traité sur le respect et la sauvegarde de la faune et flore sauvage. Lorsqu'il manque un chainon dans la chaine écologique c'est toute la chaine qui est rompue avec les conséquences que l'on connaît. Qu'allez donc vous laisser comme TERRE à vos enfants ? Auriez-vous le DROIT de les priver d'uen Nature "intacte" ? Au non de quel DROIT pouvez-vous mettre en péril notre Mère Nature au risque plutard d'offrir des déserts pour lieu de vie à votre descendance ? Au nom d'un seul Droit le FRIC et la Tranquillité. Et pour l'avenir on s'en moque puisque l'on sera depuis belle lurette retourné à l'état de poussières. Messiers, Mesdames vous avez choisi un travail ou profession d'élevage il faut en assumer toutes les conséquences, mais aussi préserver votre et notre environnement, ce que vous faites bien mal. Au fait Messieurs et Mesdames les éleveurs qu'elle est la destination finale de vos bétails ??? Et à savoir deux choses très importantes bien plus d'attaques de loups sur les cheptels sont l'oeuvre de chiens errants et vous le savez pertinemment; la seconde chose Jamais un loup en 200 ans n'a attaqué un être humain.
Si l'homme est le pire des prédateurs c'est simplement par cupidité et manque d'intelligence.

Écrit par : Joce & Pascal | 13/08/2010

@Michel

"Mais si j'étais un éleveur, je me renseignerai pour savoir de quelle manière je peux efficacement protéger mon troupeau...!!"

"Quant aux modalités il faut voir directement avec les organismes cités, je sais qu'A PAS DE LOUP fait de l'Eco Volontariat jusqu'en Afrique...alors la Suisse !!"

Vous faites trop confiance eu gens Michel, vous seriez étonné.
D'ailleurs en ce qui concerne la manière efficace de protéger un troupeau, certains considèrent qu'abbatre le loup est une manière efficace de protéger le le troupeau.
Le problème étant ce qu'il est. COmme chacun pense mieux savoir que l'autre comment il faut faire, il est fort possible que ces éleveur là, n'ont jamais entendu parler de ces associations. Ce qui peut-être évident pour vous, ne l'es pas forcément pour d'autres. C'est pourquoi je doute que ces éleveurs sachent véritablement ce que font (faisait) ces associations.

Écrit par : DdDnews | 13/08/2010

Les éleveurs: quelle belle profession.

En deux mots: Ils nous nourrissent.
Ils protègent la nature et tous les êtres vivants) par le fauchage et l'entretien.(pour éviter les incendies).

Pas mal..

Bonne journée

Écrit par : oceane | 13/08/2010

@Joce & Pascal "Lorsqu'il manque un chainon dans la chaine écologique c'est toute la chaine qui est rompue avec les conséquences que l'on connaît. "

il faut aussi tout de même relativer les belle grandes parole. Le loup n'est plus en Suisse depuis des décennies et la chaine ne s'est pas interrompue pour autant. (ce qui ne veut pas dire encore une fois" que je ne sois pas favorable au retour du loup au contraire, qui plus est, de manière naturelle).

Mais il y'a tout un travail d'éducation qui n'a jamais été fait. ET c'est justement ce que vous relevé. Rembourser par moyen financier les éleveurs est (comme je l'ai déjà dit à KAD), le résultat d'une non-politique baclée pour faire digéré le plus rapidement possible le retour du loup sans prendre le soin d'accompagner les éleveurs dans l'éducation et le manque de patience des "citadins-écolo" (c'est entre parenthèse pour signifier que SEUL les gens qui prétendent "YAKA" sont concerné par ce commentaire) envers les éleveurs.

Écrit par : DdDnews | 13/08/2010

DdDnews, le cooncept loup ne se résume pas à des compensations financières. Il y a l'accompagnement dans la mise en place de mesures de protection, il y a des spécialistes qui rendent visite aux éleveurs, des médiateurs, etc... Comme l'a dit Michel, il y a suffisamment d'initiatives et de gens qui cherchent des solutions pour que ça puisse fonctionner. Mais pour en profiter, il faut déjà le vouloir. Si on est fermé d'entrée de jeu à l'idée que le loup puisse faire partie de l'écosystème alpin, alors on trouvera sans doute qu'on est laissé pour compte.

"Mais il y'a tout un travail d'éducation qui n'a jamais été fait."

J'aurais beaucoup de peine à retrouver un lien, mais je me souviens avoir vu une fois à la TSR un de ces spécialistes du loup dont le travail consistait à dialoguer avec les bergers. Il leur expliquait le comportement du loup et comment s'en protéger. Il ne faisait pas d'angélisme. C'est d'ailleurs lui qui m'a appris qu'un loup à un caractère compulsif lorsqu'il a le goût du sang en bouche. Il rentre dans une sorte de transe qui le pousse à tuer toujours plus de bêtes. C'est ça qui explique que des troupeaux non protégés se font décimer, bien au-delà des capacités d'ingurgitation du prédateur.

Bref, je m'étais dit et je me dis encore que si l'écologie c'était toujours des gens comme lui, j'adhérerais sans hésiter à ce mouvement.

Sinon, d'accord pour le cliché sur les chasseurs. Je me suis laissé allé à une réponse un peu agressive envers Dors parce que je trouvais son commentaire également agressif envers les idiots de citadins comme moi. (ceci dit, j'ai vu pas mal de chasseurs du dimanche en promenant mes chiens dans les bois et je trouve qu'il y a pas mal qui ressemblent bien au cliché !)

joran: "Question. Laisse-t-on suffisamment de temps au berger et à toute autre personne directement concernée par la présence du loup, le temps de se réadapter à cet ancien voisin? Le temps de réapprendre à cohabiter."

Le problème c'est que le loup est revenu tout seul, donc c'est lui qui n'a pas laissé le temps aux éleveurs de s'adapter. Et puis ça fait tout de même 15 ans qu'il est arrivé dans le Valais. Et auparavant, sa venue était attendue depuis une bonne décennie. Certains éleveurs ont fait l'effort de s'adapter depuis longtemps. Les autres ne s'adaptent pas parce qu'ils ne veulent pas en entendre parler. Je pense qu'on doit faire un effort pour aider ceux qui le souhaitent. Pour les autres, je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre que les forcer. Sinon, ils ne s'adapteront jamais.

Écrit par : Kad | 13/08/2010

"il faut aussi tout de même relativer les belle grandes parole. Le loup n'est plus en Suisse depuis des décennies et la chaine ne s'est pas interrompue pour autant."

En fait non. La chaîne alimentaire a bel et bien été rompue. Sans la gestion du gibier par la chasse, ce gibier aurait proliféré au point de devenir un terrible problème. Autrement dit, l'homme se substitue à la nature après l'avoir privé de sa capacité à gérer elle-même la population de certaines races animales. Si on considère l'homme comme étant lui-même un prédateur naturel, ça ne pose pas trop de problème, c'est vrai. Mais le fait est que nous n'avons pas besoin de la chasse. Notre besoin en viande est essentiellement couvert par l'élevage. Même le gibier qu'on mange en automne vient souvent de l'élevage. Alors je pense qu'il existe bien aujourd'hui une petite place pour des prédateurs naturels, surtout dans des régions sauvages comme les Alpes.

Écrit par : Kad | 13/08/2010

@ DdDnews a écrit : "Mais il y'a tout un travail d'éducation qui n'a jamais été fait."

Voici un lien qui en dit pas mal sur le loup en Suisse :

http://www.kora.ch/pdf/docus/docwf_f.pdf

http://dev.agridea-lausanne.ch/protectiondestroupeaux/indexfr.htm

Écrit par : Michel | 13/08/2010

@Kad : Non je ne prend pas les citadins pour des doux rêveurs ou des imbéciles, j'en suis un, mais c'est tellement façile d'essayer de résoudre par la théorie des problèmes importants pour une minorité de la population sans se préoccuper de l'avis des gens qui vivent la chose au quotidien. Ce sont eux que l'on prend pour des imbéciles incapables de raisonner et ça c'est une habitude typiquement citadine. Quand au retour de certains animaux le linx par exemple il est de notoriété publique qu'il a été réintroduit illégalement en Suisse.
Lutteriez-vous avec le même enthousiasme contre les vaccinations de la population qui protège contre certaines maladies dévastatrices dont on pourrait dire avec cynisme qu'a une époque elle régulaient naturellement la population, non n'est-pas, heureusement que l'on peut lutter aujourd'hui contre les atteintes à la santé par ces microbes, bactéries etc... qui sont aussi produites par dame nature.
N'existe pas une organisation de défense des peuples autochtones qui lutte pour que les façons de vivre de ces personnes minoritaires puissent vivre chez elles sans interventions qui veulent tout régenter. A mon avis on devrait bien prendre exemple.

Écrit par : graindesel | 13/08/2010

Merci à Kad et Michel pour les liens.

"DdDnews, le cooncept loup ne se résume pas à des compensations financières. Il y a l'accompagnement dans la mise en place de mesures de protection, il y a des spécialistes qui rendent visite aux éleveurs, des médiateurs, etc... "

Je suis parfaitement d'accord avec ca. Je l'ai relevé plusieurs fois en précisant qu'il ne suffit pas de payer un éleveur pour une bete dévorée pour régler le problème (puisque générallement les éleveurs aiment leur bête et y sont aussi atataché). (a ce niveau là et le rythme de vie, si on aime pas les animaux, on ne tiens pas longtemps)

"Sinon, d'accord pour le cliché sur les chasseurs. Je me suis laissé allé à une réponse un peu agressive envers"

c'est bien ce que j'ai pensé, je l'ai d'ailleurs spécifier seulement je me suis permis de relever car générallement (que ce soit d'un côté ou de l'autre) c'est ce genre de constat qui fait déraper la conversation (et j'en fait aussi pour "piquer" de temps en temps, veuillez aussi m'en excuser ;-)

"Le problème c'est que le loup est revenu tout seul, donc c'est lui qui n'a pas laissé le temps aux éleveurs de s'adapter. Et puis ça fait tout de même 15 ans qu'il est arrivé dans le Valais [...]"

ET j'en suis tout à fait conscient. Seulement il faut voir de la manière aussi dont l'éducation s'est fait (et quand bien même, on ne va pas changer les idées d'un bergés de 65 ans). Car ce n'est pas seulement de joli powerpoint et autre PDF ou des séance par-ci par-là qui vont éduquer certains berger (généralement les plus réticents). Mais ca y contribue et d'ailleurs ca marche aussi chez certains éleveurs pour qui, il n'y a pas de problème et qui s'y font.

"En fait non. La chaîne alimentaire a bel et bien été rompue."

Dans ce sens là c'est vrai effectivement mais la disparition du loup n'as pas posé problème étant donné que l'homme, comme vous le dites, l'a remplacé. Alors c'est vrai que l'on peut parler du débat "quelle role l'homme doit avoir dans la nature" mais ca c'est à chacun de se retourner à ses convictions personnels.

"Alors je pense qu'il existe bien aujourd'hui une petite place pour des prédateurs naturels, surtout dans des régions sauvages comme les Alpes."

Pour ma part je n'ai vraiment rien contre comme je l'ai dit mais le problème il faut le régler aussi avec les gens qui vivent là où le problème se pose, ca ne "sert à rien" (entre parenthèse ;-) )que des citadins, règle le problème entre citadins (à mon avis). Mais il est tout plus facile de dire et exiger des autres ce qu'ils doicent faire sans que nous devions faire "le moindre" effort puisque nous n'y vivont pas.

Mise à part ca, ce qui m'interresserait de savoir, c'est quelle est l'opinion des Valaisans sur la question. Ce qui permttrait véritablement de savoir si M. Melly écoute ses concitoyens ;-)

Écrit par : DdDnews | 13/08/2010

@ Oceane a écrit : « Les éleveurs: quelle belle profession.

En deux mots: Ils nous nourrissent.
Ils protègent la nature et tous les êtres vivants) par le fauchage et l'entretien.(pour éviter les incendies).

Pas mal. »

Encore une fois êtes-vous sûre de ce que vous écrivez ?  

un agriculteur est propriétaire d'un troupeau d'ovins ou de bovins, bien souvent ces animaux ont droit a des doses massives d'antibiotique ou d'antiparasitaire...production oblige, il faut bien nourrir les gens !!
Ces animaux vont en pâtures, ou ? Peu importe soit dans des" propriétés privées" soit dans dans des prairies louées aux communautés... et alors ? Ils font comme tous les mammifères des déjections...C'est alors qu'arrivent ce que l'on appelle les bousiers...
Les bousiers sont des insectes éminemment utiles car ils contribuent très efficacement à l'assainissement de notre environnement par l'élimination physique des excréments de toutes nature, soit en les consommant soit en les enfouissant. Dans cette dernière alternative les galeries aèrent les sols et les excréments les fertilisent. Dans les zones de pâturages les bousiers jouent également un rôle économique non négligeable car la dégradation naturelle d'une simple bouse peut demander plusieurs mois, et durant ce laps de temps l'herbe sous-jacente ne repousse pas. Par extrapolation on imagine aisément à ce qu'une accumulation de ces bouses conduirait... Il faut savoir que certains antiparasitaires vétérinaires, tel l'Ivermectine, utilisés chez les bovins et ovins perdurent dans les excréments et sont nocifs (voire mêmes mortels) pour tous les insectes coprophages, adultes et larves. En outre ce type de molécule a une forte rémanence, de l'ordre de plusieurs mois, d'où un impact important. A terme la généralisation de tels produits serait évidemment désastreuse pour l'environnement et bien sûr pour les activités agricoles concernées. Par ailleurs rappelons que les bousiers et leurs larves représentent une biomasse très importante qui sert de nourriture à de nombreux animaux (oiseaux, batraciens, mammifères insectivores). Toujours pas dans les Alpes...Vous n'avez qu'a regarder autour de chez vous...le nombre d'insectes morts dans les prés, ou pâturent ces animaux !!

Voici ce que l'on peut lire dans un document du parlement européen : Section IV.3.9
LE SPECTRE DE LA DÉFORESTATION, DE L'ÉROSION ET DE LA DÉSERTIFICATION
« Au cours de l'histoire, le rapport entre les terres agricoles et les forêts a beaucoup fluctué sous l'influence de la pression démographique. Les défrichements ont été importants sous la prospérité romaine. Après les invasions barbares et durant le haut Moyen Age, le déclin démographique et économique a entraîné l'abandon de nombreuses terres et le retour de la forêt. Puis les défrichements ont repris à partir du XIe et XIIe siècles, avant que les grandes épidémies de peste du XIVe siècle et les troubles du haut Moyen Age ne conduisent de nouveau à un abandon de terres et à leur reconquête par la forêt.

La période classique et moderne est marquée par une reprise des défrichements, qui font régresser la forêt jusqu'à un minimum absolu à la fin du XIXe siècle. Cette diminution de la couverture forestière entraîna alors de nombreux effets négatifs, notamment dans les zones les plus fragiles (montagne, zone méditerranéenne) : disparition des terres arables par érosion, ravinement torrentiel... Grâce à l'action des services forestiers mis en place par les Etats, cette déforestation a été arrêtée et de nombreux reboisements ont été entrepris pour protéger les zones fragiles. Ce phénomène a été ensuite renforcé par l'abandon des terres agricoles marginales, les moins productives »

Et au cas ou vous ne le sauriez pas, la quasi totalité de la viande ovine consommée en Europe ne provient pas de l »élevage ovin alpin....Mais c'est vrai éleveur « Quelle belle profession »...!!

Écrit par : Michel | 13/08/2010

"Le loup aussi bien que nous a le droit de vivre sur cette planète..."

Exact. Et les animaux domestiques aussi ont le droit de vivre sur cette planète. Alors que chacun fasse cela de son côté et tant les moutons que les vaches seront bien gardés.

Écrit par : Scipion | 13/08/2010

Le catastrophisme des écolos me stupéfie et la mise en doute de mes arguments par Michel m'interpelle. Quand on veut noyer son chien on dit qu'il a la rage!

Aujourd'hui, dans les pays développés l'espérance de vie est de 85 ans pour les femmes et de 80 ans pour les hommes. L'environnement, la nourriture, la médecine sont les facteurs qui permettent cet état de fait. Donc la peur alimentée par certains n'est pas de mise.

Dans la bouse des vaches, certains pessimistes voient la destruction de la terre.
Les optimistes voient: fertilisation
combustible
éléments de construction
même médicaments

Mais bien sûr, il existe chez les hommes des apprentis sorciers qui jouent avec la santé des gens pour leur propre enrichissement.
Il y a d'autres qui abusent de la crédulité des personnes.

Si chacun se soucie du bien-être de son prochain et du sien, il ne déchainera pas des passions qu'il ne pourra pas contrôler.

Et, juste un éternuement de la terre ramène les esprits échauffés à plus d'humilité. Ne pourrait-on pas demander aux loups de mieux se comporter?....

Écrit par : oceane | 13/08/2010

oceane a écrit : "Le catastrophisme des écolos me stupéfie et la mise en doute de mes arguments par Michel m'interpelle. Quand on veut noyer son chien on dit qu'il a la rage!"

C'est quoi vos arguments ? Vous pouvez préciser !!

A part enfoncer des portes ouvertes :

"Aujourd'hui, dans les pays développés l'espérance de vie est de 85 ans pour les femmes et de 80 ans pour les hommes. L'environnement, la nourriture, la médecine sont les facteurs qui permettent cet état de fait. Donc la peur alimentée par certains n'est pas de mise."

Ai-je écris le contraire ? Je viens de me relire et je ne parlais que de la mort de la nature...qui pourrait (conditionnel)dans un futur plus ou moins éloigné conduire a celle de la race humaine...mais bon...!!

Écrit par : Michel | 13/08/2010

@Michel.
La nature ne va jamais mourir, elle va se transformer. En revanche, l'homme se met en péril, parce que lui, risque de disparaître définitivement. Est-ce mal ou plutôt bien pour les autres espèces?

Écrit par : joran | 13/08/2010

@ Oceane a écrit : "Il y a d'autres qui abusent de la crédulité des personnes."

Bon, alors il va falloir me prouver que ce que j'ai écris n'ai pas vrai...car vos arguments laissent vraiment a désirer, ils sont vraiment bien loin de la problématique élevage et par conséquent Loup... :) je ne veux alimenter aucune peur...mais fait des constats, et il faut me prouver que mes dires sont faux...alors !!

Oceane a écrit : "Dans la bouse des vaches, certains pessimistes voient la destruction de la terre."

Ce n'ai du tout ce que j'ai écris...il me semble...je parlais d'une "certaine bouse de vache"...mais c'est bien ce que je disais, a court d'arguments "vous" (les anti écologistes)cherchez toujours a faire passer vos interlocuteurs pour ce qu'ils ne sont pas...mais vous vous gardez bien de faire la contre démonstration des idées avancées...c'est vrai vous êtes pathétiques...

Écrit par : Michel | 13/08/2010

Merci de votre message qui doit porter la Honte sur le Valais !

Je ne suis vraiment plus fier d'être valaisan quand je vois la bétise de nos conseiller d'état.

Ils défendent les intérets des chasseurs en bafouant les lois! Ils ne veulent pas se faire imposer des lois par Berne,(dixit Mely) mais crient famine pour recevoir des subsides de Berne!

Seule les véritables organisations crapuleuses par le passé avait ce genre de comportement et bien Messieurs, vous le dupliquez !
Mon canton mérite plus le qualificatif de primitif que certains autres!

Changez vos autocolants ridicules sur vos voitures disant que vous êtes fiers!

Vraiment dégouté d'être Valaisan!

Écrit par : Bonvin | 13/08/2010

Michel,

Votre combat est louable. J'ai juste apporté mon opinion sur ce sujet et, vous le savez comme moi, les mots peuvent aussi parfois tuer, comme cette petite phrase:
Le Valais est un mouroir pour les loups.

Écrit par : oceane | 13/08/2010

Qu'est-ce que le loup sur des terres d'où il avait depuis longtemps disparu ?

Un gadget écolo-alpicole pour pendulaires du retour à la nature.

Écrit par : Scipion | 13/08/2010

@Bonvin - "la bétise de nos conseiller d'état. Ils défendent les intérets des chasseurs en bafouant les lois!"
Bravo, vous venez de dire ce que je n'osais pas formuler. Merci

Écrit par : joran | 13/08/2010

Bonvin: "Vraiment dégouté d'être Valaisan!"

Il ne faut pas. Vous habitez sans doute le plus beau canton. Le fait que des politiciens y aient des pratiques douteuses ne change rien à cela.

Écrit par : Kad | 13/08/2010

J'ai crée cette page facebook car je ne comprends pas les valaisans....;-(

http://www.facebook.com/pages/Against-the-killing-of-wolfs-in-Switzerland/139735189398280?ref=mf

Écrit par : Jaeger Mirjam | 13/08/2010

Le loup et l'agneau, une fable de la Fontaine à lire et à méditer....

Écrit par : oceane | 14/08/2010

Exact Oceane, mais vous êtes vous vraiment penchée sur le sens profond et réel de cette fable ?

« En moins de trente vers et sans un détail inutile, La Fontaine fait, dans le Loup et l'Agneau le récit d'une rencontre - dont l'issue ne laisse aucun doute - entre un loup affamé et un agneau naïf.

Mais ce récit prend une portée universelle, exemplaire : au delà de la violence des rapports de force dans le monde - ce qu'il est convenu d'appeler la loi naturelle, selon laquelle les loups mangent les agneaux -, La Fontaine décrit ici le comportement odieux de celui qui, non content d'exercer sa violence sur plus faible que lui, prétend la justifier par des arguments spécieux, inverse les rôles et se prétend victime pour pouvoir être bourreau. Oubliée la loi naturelle... nous sommes ici dans l'artifice, la duplicité des comportements de l'homme avec son semblable, dont un auteur latin disait : L'homme est un loup pour l'homme.

Chaque personnage développe ici à sa façon son argumentation : avec mauvaise foi pour le Loup et avec une vraie candeur pour l'Agneau. En confiant à des animaux la mission de représenter la violence odieuse, La Fontaine donne à sa fable toute sa portée et nous permet de transposer sa leçon dans le monde humain.. »

Reportons-nous à la réalité du terrain...Transposons (ce n'est qu'une fable) que se passe-t-il sur les estives ou en général les éleveurs ne protègent pas leurs troupeaux... il n'y en pas beaucoup qui appliquent la présence permanente a côté des brebis, avec accompagnement de patous et regroupement en parc de rétention pour la nuit...si leur métier été fait correctement ils y aurait beaucoup moins de problèmes...
Car quelle chance a un loup face aux fusils a lunettes avec visée infra rouge pour tirer la nuit ?

« La Fontaine décrit ici le comportement odieux de celui qui, non content d'exercer sa violence sur plus faible que lui, prétend la justifier par des arguments spécieux, inverse les rôles et se prétend victime pour pouvoir être bourreau. Oubliée la loi naturelle... »

Les arguments spécieux pou justifier les tirs...je vous les laisse trouver !!

«  nous sommes ici dans l'artifice, la duplicité des comportements de l'homme avec son semblable »

Car avec de tels artifices les éleveurs pour « protéger » leur porte monnaie trompent tout le monde...! Car ils n'assurent pas leur « travail »

je le redis ici :

« L’acceptation des contraintes fortes inhérentes au métier (isolement, conditions
climatiques, responsabilité de la gestion d’un cheptel, présence quotidienne auprès du troupeau) apparaît comme un choix de vie. Ce que les éleveurs et les bergers appellent la PASSION du métier ! « 

Écrit par : Michel | 14/08/2010

@ Oceane a écrit : "Alors posez-vous la question: Pourquoi il n'y a plus de loups aujourd'hui?"

Tout d'abord apparu tout comme nous, il y a 2 millions d’années, il n’a déserté nos contrées que durant 150 ans, soit 6,5 secondes à l’échelle d’une journée. Et encore ne l'a-t-il fait que du fait de son éradication par l'homme au cours du 19 ème siècle...pourquoi cette éradication...pour pouvoir laisser les troupeaux sans surveillance en alpage et vaquer à d'autres occupations plus lucratives dans les vallées...Mais heureusement pas dans tous les pays européens ce qui lui a permis de faire son retour naturel, du fait de la création des parcs nationaux et de la déprise agricole...les autres activités s'étant avérées plus lucratives...!!

Écrit par : Michel | 14/08/2010

Et puis justement, il est faux de dire qu'il n'y a plus de loups aujourd'hui. Il est de retour et il faut faire avec...

Au sujet des fables de la Fontaine, je propose qu'on éradique les cigales parce qu'elles sont paresseuses, les grenouilles parce qu'elles grossissent trop et les renards parce qu'ils sont fourbes et volent les fromages. Franchement Océane, comme le dit Michel, les fables de la Fontaine sont à prendre au second degré. Vous n'avez pas encore compris ça ? Le loup dans l'inconscient collectif représente la force, l'agneau la fragilité. C'est tout.

Écrit par : Kad | 15/08/2010

L'homme doit-il protéger l'espèce animale la plus faible?
Dans la Nature, c'est la loi du plus fort qui s'applique:
le lion et la gazelle
le requin et les petits poissons
le chat et la souris
le loup et l'agneau.....
Les plus forts dévorent les plus faibles, même si parfois ces derniers trouvent quelques astuces pour échapper à leur fatidique destin.
- le poisson qui se met à ressembler à une éponge
- l'animal qui prend la couleur de son environnement....
Puis, sur cette terre vint l'homme, le plus puissant et redoutable prédateur.
Face à ses fusils, aucun être vivant n'a de la chance de s'échapper.
Mais l'homme a établi des lois (qu'il bafoue le plus souvent) et doit s'en tenir à cet acte de volonté, volonté qui est inconnue chez les animaux.

Alors, doit-on se poser la question:
L'homme doit-il intervenir pour réguler le monde animal? Et dans ces excès parfois de bonté, tuer le plus fort?

Je dirai qu'il y a aussi une morale à tout ça. Même si mon discours est bien loin de la pertinence et de l'intelligence des Fables de la Fontaine, j'ajoute:
Nous croyons que les plus forts sur cette terre sont les plus résistants. Que nenni. Face à des cataclysmes, ce sont le plus souvent les créatures les plus faibles qui ont survécu.

Bon dimanche

Écrit par : oceane | 15/08/2010

MON GROS LOUP MON PETIT LOUP HENRI DES

Je t'aime mon loup
Mon gros loup mon p'tit loup
Je t'aime mon loup
Mon gros loup p'tit loup
On dit que t'es mauvais
C'est pas vrai c'est pas vrai
On dit que t'es mauvais
C'est pas vrai pas vrai
Paraît que t'es méchant
C'est navrant c'est navrant
Paraît que t'es méchant
C'est navrant navrant

Y'a des hommes
Faut voir comme
Ils ont la dent dure
Dure dure dure dure dure
Ils ont la dent dure
Garanti sur facture

Y'a des dames
C'est un drame
Qui portent un manteau
Teau teau teau teau teau
Qui portent un manteau
De ta peau sur le dos

Des chasseurs
Enfants de chœur
J'en n'ai pas connus
Nus nus nus nus nus
J'en n'ai pas connuS
Et j'en n'ai jamais vus

Écrit par : Henri Dès | 15/08/2010

@ Oceane :« Face à ses fusils, aucun être vivant n'a de la chance de s'échapper.
Mais l'homme a établi des lois (qu'il bafoue le plus souvent) et doit s'en tenir à cet acte de volonté, volonté qui est inconnue chez les animaux.

Alors, doit-on se poser la question:
L'homme doit-il intervenir pour réguler le monde animal? Et dans ces excès parfois de bonté, tuer le plus fort? »

Encore une image d'Epinal !! Tout d'abord c'est quoi cet acte de volonté, inconnu des animaux ? Je ne suis pas sûr de bien comprendre !

Ensuite l'Homme n'est pas dangereux envers la nature simplement avec ses fusils !!

Voir mon exemple des bousiers, j'ai écrit :

« Dans cette dernière alternative les galeries aèrent les sols et les excréments les fertilisent. »
S' il n' y a plus de bousiers tués par les produits antiparasitaires vétérinaires, tel l'Ivermectine, utilisés chez les bovins et ovins qui perdurent dans les excréments et sont forcement nocifs donc sans bousiers plus de fertilisation par les excréments des vaches...!! Moins d'oiseaux, plus de "vermines" pour les agriculteurs... 

Albert Einstein aurait un jour dit : "" Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quatre années devant lui. Sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d'animaux, plus d'hommes. »
Tout le mondes est a peu prés tombé d'accord pour en attribuer la cause aux pesticides. On a découvert jusqu’à 170 produits chimiques différents dans les ruches de colonies malades et de colonies saines.
Certains échantillons de pollen dans les alvéoles en contiennent jusqu’à 35 types! Bien qu’aucun produit chimique à lui seul ne semble être la cause du syndrome, les pesticides affaibliraient les abeilles. Ainsi, de nouveaux pesticides appelés néonicotinoïdes sont suspectés d’avoir un effet imprévu sur leur capacité à s’orienter et à mémoriser leur chemin. Sans cette mémoire, l’abeille ne peut pas rentrer à la ruche, et la colonie dans son ensemble risque de s’effondrer.

L'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), également appelée « maladie de la vache folle » (Bovine spongiform encephalopathy (BSE) en anglais), est une infection dégénérative du système nerveux central des bovins. C'est une maladie mortelle, analogue à la tremblante des ovins et des caprins, causée par un agent infectieux moléculaire d'un type particulier (ni virus, ni microbe), appelé protéine prion.
La cause étant identifiée trois hypothèses ont été avancées :

1.Hypothèse directrice. L'agent serait celui de la « tremblante du mouton », ainsi la barrière des espèces aurait été franchie.
2.Hypothèse endémique. La population bovine aurait été porteuse, à faible niveau, de cet agent infectieux. L'ingestion de farines animales et l'abaissement des températures de chauffe auraient favorisé le développement de la maladie.
3.Hypothèse environnementale. L'utilisation d'un insecticide contre un parasite des bovins en Grande-Bretagne aurait pu provoquer des mutations neurochimiques.
Par contre la transmission de la vache (ou du bœuf) vers l'homme des prions provoquant une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob est avérée.

(Le métier d'éleveur est un joli métier !! A condition de respecter la nature...ce qui n'est pas le cas apparemment pas le cas...)

On voit ici en 3 exemples que l'homme n'a vraiment pas besoin d'un « Fusil » pour interférer dans la nature...et je ne parle pas des OGM...!! Et de bien d'autres choses encore...

Donc oui, il ne faut pas "agir" sur la nature pour protéger certaine espèces, car elle n'a pas besoin de l'homme pour s'épanouir...mais lorsqu'on se rend compte de nos erreurs...sans vouloir faire de "catastrophisme", il faut arrêter de persévérer dans l'irrationnel...!

Écrit par : Michel | 15/08/2010

Et Oceane puisque vous m'êtes éminemment sympathique je vais vous livrer les "raisons" qui me font prendre faits et causes pour le loup :

La définition de la biodiversité telle que définie par Bernard Fichesser :

"Biodiversité :

Terme introduit dans la littérature scientifique, dans les années 1980, par E.O Wilson dont la réputation a été construite sur l'analyse des sociétés des fourmis.
La biodiversité (ou diversité biologique) représente à la fois la richesse biologique constituée par l’ensemble des organismes vivants mais aussi les relations qu’ils peuvent avoir avec les milieux dans lesquels ils vivent."

Le concept de biodiversité est loin de se réduire à un simple indicateur quantitatif. Forgé par Walter G. Rosen en 1985, il s'applique à l'ensemble constitué par trois diversités :

- La diversité spécifique, qui constitue la variation des espèces, désignant des populations d'individus capables de se reproduire entre eux.
- La diversité génétique, caractérisée par la richesse du patrimoine génétique au sein des espèces. le gène étant l'unité fondamentale de la sélection naturelle, donc de l'évolution.
- La diversité écologique, qui représente la multitude d’écosystèmes existants, évoluant dans le temps (espèces et environnement physique), abritant chacun une combinaison caractéristique d’organismes vivants.

Ainsi qu'aux interactions existant entre ces trois diversités. Une telle notion déborde le champ des sciences naturelles, pour s'ouvrir sur celles de l'homme, qui se découvre alors prédateur, facteur de fragilisation de la biosphère, du même coup, comptable de la richesse du monde vivant qui l'entoure.

Donc, suivant que l’on considère le plan de la diversité spécifique (systématicien), la diversité génétique (généticien) ou la diversité écologique (écologue) la biodiversité peut revêtir des considérations différentes. Mais je pense que ces trois critères se fondent en un seul dès lors que la biodiversité devient un héritage, qu’il est de notre devoir de transmettre aux générations futures.
Au cours de l’évolution des ères géologiques, la biodiversité a été en constante évolution et expansion, depuis l’apparition de la vie sur la terre, même si elle a été ponctuée d’extinctions massives d’espèces. Ce, jusqu'à nos jours, depuis le XVII ème siècle , 2 % des espèces de 1,5 % des espèces d’oiseaux se sont éteintes pour ne parler que de la faune .

Dans leur ouvrage paru en 1995, B. Fichesser et Marie France Dupuis-Tate, nous indiquent quelles sont les raisons qui font que protéger la biodiversité sont vitales pour nous :

- Sur le plan économique , elle fournit la matière première de nos aliments, de nos vêtements et de nos médicaments (60 % de nos produits pharmaceutiques sont issus du règne végétal). C’est donc un réservoir génétique à long terme.
- Sur le plan scientifique, c’est elle qui permet à la biosphère, de se réguler automatiquement tant au niveau climatique que des flux vitaux pour notre existence (couche d’ozone, renouvellement de l’air, de l’eau…).

Il va donc de soi qu’une mauvaise gestion de la biodiversité risque de mettre en péril, notre survie, car la biosphère risque de ne plus pouvoir répondre aux problèmes qui commencent à se poser.

Des mesures de protection de la biodiversité commencent a être mis en place. Au niveau européen par le biais de la directive « Habitats » qui vise a pr0téger la faune, la flore et les milieux naturels. En France cela c’est traduit par le plan Natura 2000. La création de parcs Nationaux, régionaux l’application de la convention de Berne, la réintroduction d’espèces menacées lynx, ours…

Le loup, réapparu dans les Alpes françaises, de manière naturelle, n’en déplaise a ses détracteurs qui pensent le contraire, doit donc, de ce fait, au nom de cette biodiversité être maintenu à tout prix dans l’Arc Alpin français. Il doit, et c’est là tout l’enjeu des années à venir (toujours pour une gestion optimisée de la biodiversité) pouvoir aux vues de ses capacités d’adaptation pouvoir coloniser d’autres territoires. La France pour cela a signé la convention de Berne en 1982, lors de cette signature le loup n’avait pas encore fait son retour dans le parc du Mercantour.

Son retour a donc provoqué de profonds changements pour les habitants de l’arc alpin.

- Tout d’abord pour le monde pastoral. Les éleveurs et bergers pratiquant un élevage extensif et ayant perdu l’habitude de faire acte de présence pour surveiller les troupeaux. Bien que ceux-ci arguent d’une réintroduction menée par le ministère de l’environnement et orchestrée par les organisations écologiques, leur profession souffre d’une crise bien plus profonde qui met leur activité à mal. On peut penser que le retour du loup n’arrange pas les affaires des éleveurs, mais de là à le prendre comme bouc émissaire, je pense qu’il faut y regarder de plus près. Sans vouloir rouvrir la polémique, ils bénéficient maintenant de nombreuses primes, du suivi de la prédation sur les troupeaux par l’ONCFS. Des cabanes de bergers, tout au moins sur les estives « publiques » ont été construites, les chemins « pastoraux » ont été réhabilités agrandis et entretenus pour leur permettre de meilleurs accès aux estives (la transhumance s’effectue maintenant en majorité par camions aménagés, et le ravitaillement en 4X4), des radios téléphones fournis gratuitement…On peut donc penser que les conditions de vie en estive contrairement a ce qui est affirmé se sont bien améliorées depuis vingt ans.

- Viennent ensuite les chasseurs, qui ont commencé a dire que le retour du loup avait pour conséquence une baisse des effectifs d’ongulés sauvages. Ils ont donc bénéficié de lâchers de gibier supplémentaires censés pallier à la hausse de la prédation lupine. A part la population de mouflons (réintroduits dans les alpes…) qui échappent difficilement au loup dans le manteau neigeux, le reste des ongulés a vu une augmentation non négligeable de leurs effectifs. On peut donc conclure que le retour du loup a conforté l’activité traditionnelle de la chasse, et permet ainsi une bonne conservation de la biodiversité, le loup veillant de par son acte de prédation a la bonne santé de cette même population.

Conclusion, le retour du loup a permis de repenser pas mal de chose à tous les niveaux. Cela vaut autant pour le milieu agricole qui se trouve mobilisé contre un ennemi commun, le loup, (Ce même milieu à trop tendance a faire l’amalgame loup, associations écologiques) que pour les écologistes qui prennent de plus en plus conscience, qu’il faut qu’à leur tour, ils puissent se regrouper pour faire front.

Voilà donc, les raisons qui font embrasser la cause du loup. Non pas pour l’animal lui-même, qui ma foi, c’est vrai exerce une fascination indéniable, mais parce que l’intérêt de conserver le loup dans l’arc alpin et lui permettre de se développer est double.

- Cela permet de répondre à la nécessité de maintenir la biodiversité sur la terre. Car toutes les espèces répertoriées ou non, doivent (même si cela doit engendrer de nombreux efforts) être conservées et maintenues dans leur environnement naturel (et non dans des parcs, au non de je ne sais quel argument pédagogique…)
- La cohabitation homme loup (comme elle existe ailleurs qu’en France) peut permettre à celui-ci de trouver des réponses originales pour vivre en harmonie avec les espèces sauvages, (la faune, le flore, l’air, l’eau) afin de préserver la biodiversité et ainsi que les générations futures puissent bénéficier a leur tour d’un monde en pleine santé et pleine expansion.

Voila...!

Écrit par : Michel | 15/08/2010

Henri Dès: par votre chanson, vous avez bien éduqué les petits...d'hommes.

Michel, D'accord avec vos dires, mais un petit bémol. Que l'écologie ne devienne pas un dogme, car on ne pas peut figer la Nature dans une situation immuable.

La rationalité n'a pas de place dans l'évolution. Des savants se sont penchés sur le problème sans obtenir une réponse précise. La Nature n'a pas fini de nous interpeler.

pour Kad

Le Valais est fier de sa faune et de sa flore.

Écrit par : oceane | 15/08/2010

Pas tout compris encore Oceane a ma prose :

L'écologie c'est justement l'évolution de la nature laissée à son libre arbitre...
(de la nature)

La diversité biologique, ou biodiversité est la variété et la variabilté de tous les êtres vivants...peut-il y avoir un bémol à ça ? Il me semble que c'est ce que j'ai voulu expliquer, non ? Ou je me suis mal exprimé, ou vous avez lu trop vite !

Écrit par : Michel | 15/08/2010

Ah! j'ai oublié un "isme" écologisme ( et non écologie ) qui est un courant de pensées idéologiques adoptées face au questionnement sur l'environnement ou la sauvegarde de l'écologie.

Je comprends dès lors votre incompréhension sur mon discours, Même moi, je n'arrive pas tout à saisir 0:)

Écrit par : oceane | 15/08/2010

Coucou Kad, pour avoir fait deux films traitant du retour du loup, l'un en Valais et l'autre en Bulgarie, je ne peux qu'être d'accord une fois de plus avec vous. D'autant que l'habitude de la pâture des moutons en altitude est récente, qu'elle n'est en rien une obligation. Les propriétaires, en Valais (canton que j'adore par ailleurs), sont souvent des personnes de la vallée, qui font avant tout un investissement, tandis que les bergers, en tout cas ceux que nous avions rencontrés, étaient tous des saisonniers, venus de l'étranger juste pour garder ces moutons, à des tarifs que les locaux auraient évidement dédaignés. Bref, je crois effectivement que c'est avant tout un réflexe de chasseurs, qui d'une part ne veulent pas partager le gibier et de l'autre, veulent se payer un grand prédateur.
Comme vous le savez sans doute, les droits de chasser tel ou tel animal se vendent très cher en Valais. Certains amateurs viennent d'Allemagne ou de plus loin encore pour ajouter un bouquetin ou un chamois à leur panoplie... Je serais curieux de savoir qui a obtenu le droit de chasser le loup, et combien il a payé pour cela ? A moins bien sûr que cela soit un garde-chasse, mais je suis loin d'en être certain...

Écrit par : Philippe Souaille | 15/08/2010

Le droit de "tirer" le loup serait plus juste. Si ça se trouve, l'heureux tireur aura été amené à pied d'oeuvre par les gardes-chasses, qui lui désignent l'animal à abattre, parce que jugé malade ou trop vieux, comme je l'ai vu faire pour les bouquetins. Une activité d'ailleurs économique très rentable, dont Genève pourrait s'inspirer pour le tir de ses sangliers.
Il est vrai que du point de vue des souvenirs et de l'exploit sportif à raconter le soir aux copains devant un coup de blanc, tirer un sangler dans une forêt genevoise, ou un bouquetin sur l'Alpe à 3000 m d'altitude, ça n'a pas la même gueule. Alors un loup, vous pensez...
C'est d'ailleurs peut-être le meilleur moyen de faire admettre le loup aux valaisans: leur faire comprendre qu'il y a un vrai business à en tirer. En Bulgarie, où l'on a filmé des loups en liberté et un mort à quelques centaines de mètres d'un village, la plus grosse concentration de loups se trouve dans une réserve de chasse, ou de riches étrangers viennent de toute l'Europe pour se payer un grand carnivore. Le tout étant bien évidemment mesuré pour contrôler les populations.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/08/2010

Jamais vu autant d'ineptie dans un même article, Monsieur Kad, mais mon avis ne compte bien sûr pas puisque je représente, pour vous, une sous merde de la société. En effet pas de chance je suis valaisan + chasseur!
Il me faudrait 3 pages pour récuser vos mensonges, pratiquement tout est faux dans votre article. Mais c'est votre tactique pour faire accepter le loup à une population citadine qui malheureusement vous croit sur parole.
Mesdames, vous qui semblez être majotitairement pro-loup, je vous demande de vous documenter sur ce magnifique animal, au demeurant. Malheureusement sa méthode de chasse, pour nos contrées qui sont toutes sauf sauvage et immense, ne peut pas remplacer la gestion par l'homme. Encore une fois il existe des études non passionnelles sur le sujet qui font part de résultats beaucoup plus nuancé que cet article. La preuve en est que tous les pays signataires de la convention de Berne qui avaient déjà des loups, ont tous émis une réserve sur celui-ci et le gère.
Vous seriez assez étonné même de savoir que le chasseur ne serait pas si opposé que cela au loup si nous avions l'assurance que cela ne se fait pas au détriment de toutes les autres espèces dont nous avons soit dit en passant patiamment repeuplé les alpes après la guerre. Les éleveurs peuvent aussi, mais il est vrai plus difficilement trouver leur compte.
Il y a au départ, selon moi, une méconnaissance du sujet loup, une envie de mentir et de manipuler une population crédule, un amalgamme fait avec la biodiversité Nature enfin retrouvée! le tout aboutissant sur une haine de l'un et de l'autre.
Je vous rappelle pour mémoire que c'est sous M. Roc, ancien du wwf, que le concept loup suisse a été élaboré par la confédération. Que le Valais a scrupuleusement suivit ce concept à la lettre, qu'aucun chasseur n'a tiré sur les loups, ce sont des professionnelles qui en ont été chargés.
Alors voyez que le sujet ne se résume pas à pro-loup contre chasseur, sinon, cela ferait longtemps que j'aurais dû ranger ma carabine, le sujet est complexe et mérite plus de recul de votre part et surtout, arrêtez de croire les gens sur parole, les 3/4 ne sont que mensonge dirigé. Je ne vous demande du reste même pas de me croire, allez vérifier ce qui se fait dans les pays où il y a des loups.
Voilà, j'espère vous avoir donné quelques pistes pour dépassionner le sujet et mettre leur auteur devant leur responsabilité de la haine grandissante entre nous! Il y aurait encore tant de chose à dire sur le sujet...

Écrit par : Michel Cretton | 16/08/2010

M. Cretton, outre le fait que je n'ai pas d'affinité avec les chasseurs, ce qui n'a bien sûr rien à voir avec le sujet, je n'ai jamais prétendu que des chasseurs avaient tiré des loups dans le Valais. Par contre, vous démontrez ce que je pense: en disant que la présence du loup ne doit pas compromettre la population d'autres espèces, vous protégez votre "sport". Car il est évident que si une partie de la faune sauvage était tuée par des loups, cela réduirait le besoin de recourir à vos services pour réguler la quantité d'individus dans chaque espèce. Vos quotas s'en trouveraient amoindris d'autant. Je vous comprends, chacun défend son os. Mais n'essayez pas de prétendre que vous êtes la voix de la raison !

"Malheureusement sa méthode de chasse, pour nos contrées qui sont toutes sauf sauvage et immense, ne peut pas remplacer la gestion par l'homme. "
Expliquez-moi en quoi ? Le loup existe depuis bien plus longtemps que l'homme. (que l'homo sapiens je veux dire) Sa présence n'a jamais provoqué d'apocalypse. Et si vous voulez dire que ce pays n'est pas assez grand pour eux et vous, ça je vous le concède. Mais j'ai déjà choisi mon camp.

"allez vérifier ce qui se fait dans les pays où il y a des loups."
La Suisse fait partie des pays où il y a des loups et je regarde ce qui s'y fait, je trouve le résultat pas terrible. Et je trouve qu'il serait idiot de comparer avec des pays où le loup n'est plus une espèce menacée. Le jour où il y aura en Suisse une population viable de loups, je serai favorable à sa gestion.

Écrit par : Kad | 16/08/2010

Je dois vous dire tout d'abord que je ne suis pas un scientifique spécialiste du loup, mais j'entends par là que le loup à un système de gestion tiré de la nécessité de se nourrir.
Un très bon rapport avait été rédigé sur le sujet dans les années 90 ou la problématique du Valais avait été exposé.
En été avec les troupeaux d'ovins + le gibier, le potentiel de proie du loup est quasi infinie, ce qui provoque un accroissement très rapide du prédateur (accroissement est directement proportionnel au nombre de proie). Lorsque qu'arrive l'hiver et c'est là que se pose le gros problème, 1) les troupeaux d'ovins sont hors de portée de prédateur dans les étables et 2) le territoire pour la population de gibier est divisé par trois car au-dessus de ~ 1250 m il y a trop de neige, alors cette population de prédateur et c'est l'une des conclusions de ce rapport va se jetter littéralement sur ce gibier qui ne peut fuire de part la configuration: en haut par les montagnes en bas par les habitats des hommes. Sur un immense territoire comme je le dis plus haut, les migrations se font sur plusieurs centaines de km, là le loup suit les troupeaux, et est lui-même sujet (pour les individus les plus faibles à une sélection naturelle) et de même dans ce contexte, il fait une gestion sur le gibier le plus faible, ne pouvant pas suivre le rythme des plus forts. Là je dis oui, le loup est un prédateur efficient. Chez nous malheureusement comme j'essaye de vous le dire il n'y a pas de fuite possible pour ces grandes migration, alors le loup va tuer, tuer jusqu'à épuisement du stock. Il est presque certain que le chevreuil, espèce la plus faible, entre le loup et le lynx, va disparaître, le cerf va devenir mauribond, je pense que seul le chamois capable de passer l'hiver en dessus de 2000 m va plus ou moins tirer son épingle du jeu...
Une autre problématique se pose aussi et qui n'est pas abordée dans votre blog, quid des patous? Je vous quitte un instant ma famille me réclame et je reviens.
Merci pour faire-play, je m'aperçois que vous êtes vraiment ostile envers moi, mais vous avez su rester poli, alors merci.

Écrit par : Michel Cretton | 16/08/2010

Oui voilà, je disais quid des patous? J'ai lu dans ce blog des injustices notoires à l'encontre des éleveurs, sachez qu'en Valais cela fait depuis la fin des années 80 que nous sommes en contact avec les loups et un travail de fond a été de suite, en tout cas dans ma région, entrepris par le concept loup auprès des éleveurs. Un jeune scientifique à l'époque, amoureux des loups, c'est investi de sa personne pour faire passer le concept de protection par les patous auprès des éleveurs. Les éleveurs que je connaisse ont tous joué le jeu, il faut dire que le carisme de ce scientifique passionné y était pour beaucoup. Malheureusement le concept patous à de nombreuses lacunes! Nous sommes passé de 1 chien de protection par troupeau à l'époque à aujourd'hui: (je ne sais pas le nombre exact par tête d'ovins qu'il faut de patous) entre 3 à 5 chiens. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà retrouvé avec un patou en face de vous ! Je ne sais pas si c'est uniquement parce que je suis chasseur, mais j'ai eu l'occasion d'être confronter à 5 reprises à des chiens argneux. Les 4 première fois il n'y avait qu'un seul chien, je dois dire que mon expérience des chiens m'a permis de m'en tirer sans rien, à ma 5ième rencontre, il y avait 2 patous, le problème est tout autre de maintenir 1 chien en respect ou 2!!!! Heureusement pour moi, c'est le plus jeune des deux, je pense un chien de l'année, qui s'est montré argressif, attendant sûrement le signal de son aîné. Ce chien visiblement n'avait encore jamais mordu et c'est son inexpérience qui m'a fait sortir indem. Alors quid de 5 patous.
Encore une fois l'on instaure un système qui fonctionne dans un région donnée : les Abbruzze, (je n'y suis jamais allé, je vous rapporte ce que l'on m'a dit) la population locale et le nombre de troupeau au km2 est bien inférieure à la nôtre, les problèmes par conséquents ne peuvent pas être identiques! Nous aurons avec les nouvelles normes plus aucun alpages sans 4 à 5 chiens, la rendonnée deviendra tout simplement impraticable.
Les problèmes sont complexes et multiples et seul un débat non passionnel pourra déboucher sur des solutions entre population locale, éleveurs, chasseurs, amoureux de la nature et protecteurs autoproclamés.
Pour ma part, je vous dit clairement, le loup n'étant loin pas en voix de disparition, je ne sais pas si tout ces efforts pour concilier, le loup, la chèvre et le choux en vaut vraiment la peine. Sauvegardons dès aujourd'hui les espaces o?u il peut s'éclater à souhait et soyons réaliste, ici ce sera très difficile de faire tenir tout ce chateau de carte ensemble.

Écrit par : Michel Cretton | 16/08/2010

"Merci pour faire-play, je m'aperçois que vous êtes vraiment ostile envers moi, mais vous avez su rester poli, alors merci."

Je ne suis pas plus hostile envers vous que vous ne l'êtes envers moi. Relisez le début de votre premier commentaire et vous le constaterez.

Sinon merci de venir avec des vrais arguments, ça change dans un débat aussi émotionnel.

Je pense que vous soulevez des problèmes qui montrent que la gestion des loups ne va pas être si facile. Mais ça ne change pas un point: il revient tout seul et il va falloir faire avec. Chaque année de nouveaux loups vont arriver. Est-ce qu'il va falloir tous les abattre ? Dans d'autres cantons, les loups sont (un peu) mieux acceptés. Le Valais a été le premier canton a voir l'apparition du loup, est-ce qu'il va daigner s'adapter un jour ?

Concernant les patous, ce sont de très gentils chiens lorsqu'ils sont sociabilisés. Le problème, c'est que le travail qui leur est confié requiert justement qu'ils ne soient pas sociabilisés. Ils ne doivent pas être trop en contact avec l'homme, qu'ils assimileraient au chef de meute, afin qu'ils prennent eux-mêmes le rôle de chef de meute, avec les autres bêtes. Ils doivent avoir l'impression que les moutons sont leur famille et qu'ils doivent la protéger.

Donc, l'homme, en dehors de l'éleveur, est considéré comme un intrus et le patou défend le troupeau contre lui. Mais si on ne s'en approche pas, on ne risque rien. Tout au plus on peut être accueilli par quelques aboiements destinés à chasser l'intrus. De plus, je vous rappelle que les chiens de protection seuls ne sont pas suffisants. Il faut des clôtures pour retenir les loups et permettre aux chiens de mieux assurer leur défense du troupeau. Il suffit dès lors de faire passer les sentiers de randonnée à l'extérieur de la clôture pour éviter le contact entre les randonneurs et les chiens.

Bref, c'est clair que je ne connais pas tout cela parfaitement, mais je sais qu'il y a des spécialistes qui sont là pour conseiller et équiper les éleveurs. C'est un travail qu'il faut faire bien avant l'arrivée du loup, car il faut que les chiens soient déjà efficaces à son arrivée. C'est donc cela que je demande: qu'on se mette vraiment à protéger les troupeaux pour mieux protéger le loup.

Et au passage, votre démonstration selon laquelle le loup va décimer le gibier alpin souffre d'un problème: vous dites qu'en été la population de loups va croître proportionnellement à la population ovine et bovine à proximité. Mais c'est justement là qu'il faut travailler. Afin que ça ne soit plus possible. Alors la population du loup restera contenue.

Écrit par : Kad | 17/08/2010

Il est clair que derrière un écran d'ordi tout paraît plus simple ! YAka faire ceci, Yaka faire ça...
Le travail de protection des troupeaux encadré par le concept loup et le service de l'agriculture du Valais (qui ont dû engager une biologiste pour s'occuper de cette problématique) font un bon travail qui est reconnu du reste.
Mais si je vous suis, j'ai vraiment l'impression que rien n'a encore été entrepris en Valais. Que jusqu'ici on s'est tourné les pouces. Sachez qu'aujourd'hui un éleveur doit remplir le 100% du concept loup pour être indemnisé, cela veut dire: bergers + patous + ânes + fallots tempête + regroupement dans des parcs pour la nuit (= ovins). Et cela ne suffit toujours pas, pas plus ici d'ailleur qu'en France où ils sont déjà passés au tir d'effarouchement. De plus le rendemment économique par tête de bétaille ne cesse de diminuer! Ca s'est aussi une réalité dont vous sautez allégrement à pieds joints au-dessus. Il est vrai qu'avec un salaire mensuel de plus de Fr. 7'000.- par mois on voit les choses différemment.
Cela fait maintenant depuis la réintroduction du loup dans l'arc alpin soit juste après que nos pays respectifs ont tous signés la convention de Berne (fin 70 début 80) que des spécialistes de tous bords se penchent sur la coabitation entre le pastoralisme et les prédateurs dans nos régions montagneuses et ils n'ont toujours pas trouvé la Solution idéale, ils tâtonnent. Je ne pense, dès lors, pas que ce sera sur ce blog que nous trouverons l'illumination.
Je vous remercie de m'avoir laissé m'exprimer sur votre blog, mais j'ai l'impression que depuis que je suis apparût, plus personne d'autre que nous deux ne s'exprime ? Je suis un peu comme le loup dans la bergerie ou alors seulement 4 jours après le tir de l'animal, le soufflet est déjà retombé et cela n'intéresse plus grand monde.
Pauvre animal, ceux qui t'ont réintroduit te font subir bien des épreuves pour, je reste persuader, leur seul ego, refusant de n'avoir pas pu abolir la chasse par les urnes, ils se servent de toi comme symbole et acteur sacrifié sur l'autel de l'idéologie pour arriver enfin à leur fin. Seul petit défaut, tu ne te conduits pas comme ils aimeraient.
J'avoue que c'est un brin provocateur et que je me complets dans la facilité de la diatribe et l'ironie, mais c'est tellement vrai.

Écrit par : MC | 17/08/2010

Michel Cretton,
Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de commentaire que nous ne vous lisons pas et que nous ne nous intéressons pas à vos arguments pleins de justesse et de concret, comme savent l'être les Valaisans.
Merci de nous instruire et de le faire avec autant de brio!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17/08/2010

Et puis on aime bien votre abricotine aussi. hum.

Mais comme disait Kad, de toute façon il va revenir d'Italie voisine, où il est protégé et pas tiré. Alors va-t-il falloir l'abattre à chaque fois ? Mhhhhh, ça la ficherait un peu mal, quand-même. Et vous nous avez assez bien détaillé le "concept loup" mise en place en Valais. Mais alors on pourrait se demander, pourquoi faire cela si on tire les loups ou, inversement, pourquoi tirer les loups si tout cela est mis en place ?

Écrit par : Fufus | 17/08/2010

Vous avez raison sur la forme, Futus, et je dois reconnaître que les propos de M. Couchepin vont aussi dans ce sens, la loi du nombre. Le Valais ne pourra pas rester en marge des autres cantons et de ses pays voisins en ce qui concerne la gestion du loup, cela doit se faire de concère. Là où nous divergeons, très certainement, c'est sûr la solution à appliquer!

Écrit par : MC | 17/08/2010

"Pauvre animal, ceux qui t'ont réintroduit te font subir bien des épreuves pour, je reste persuader, leur seul ego, refusant de n'avoir pas pu abolir la chasse par les urnes, ils se servent de toi comme symbole et acteur sacrifié sur l'autel de l'idéologie pour arriver enfin à leur fin."
Il y en a un peu assez de ces mensonges répétés ! Personne n'a réintroduit le loup ! Il est revenu tout seul ! Alors arrêtez de prétendre qu'on vous fait subir sa présence. Il est là et c'est tout.

Écrit par : Kad | 17/08/2010

Sur la réintroduction du loup je pense que le futur me donnera raison, comme pour le lynx, trop de coïncidence, mais il est sûr qu'il est bien-là maintenant et il se reproduit.
Nous subissons donc sa présence. J'aimerais revenir sur la stigmatisation du Valais par les pro-loup. M. Arletaz déclarait pas plus tard que ces jours passés que tout se passait super bien ailleurs, notamment en France voisine qui avait une avance incroyable sur nous les demeurés de Valaisan. Je vous ai dit tout est demi vérité ou vrai faux mensonge. Début juillet 2010 9 demandes de tir de défense contre le loup ont été déposées au comité loup 04 en France, 3 d'entre elles ont déjà été ratifiées. La cohabitation entre le loup et le pastoralisme en France ne se passe guère mieux qu'en Valais. Encore un cliché.
Le gouvernement valaisan fait un gros effort actuellement pour éviter l'érosion de notre population de montagne vers la plaine. Des subventions à l'achat de logement dans les régions de montagne sont octroyées. La défense du pastoralisme est aussi une forme pour garder une activité en montagne. Cette politique n'est pas vraiment compatible avec celle de la préservation du loup a tout prix.
Un autre exemple, je reviens de Norvège ou j'ai séjourné dans la ville universitaire de Tromso (60'000 habitants, 8'000 universitaires) c'est la mec de l'écologie et de l'étude sur le réchauffement climatique. On n'y vient du monde entier pour y étudier. J'ai discuté avec une Dr. en biologie (elle est finlandaise et est prof dans cette unit) elle a fait une thèse sur les graisse de phoque, je vous passe les détailles. Etant directement intéressé par le sujet, je lui ai posé la question, comment vous faites avec les loups en Norvège ? Elle a écarquillé les yeux et m'a regardé comme si je débarquait de Mars et m'a simplement répondu, mais on a des rennes nous !
Le principe de la Norvège va dans le même sens que le gouvernement valaisan. La Norvège pour des raisons de configuration de terrain et historique a toujours subventionné et favorisé l'établissement sur l'entier de son territoir et notamment au-delà du cercle polaire comme à Tromso et environs. Les gens y vivent de l'élevage des rennes et de la pêche. J'ai bien essayé de leur parler qu'il y avait un très fort potentiel pour le tourisme comme dans les Lygens, qui ressemblent aux Alpes, mais j'ai failli me faire linché.
Je vous le dis le loup n'est pas en dangé, il se porte du reste très bien à l'échelle planétaire. La volonté d'avoir des les loups dans les alpes n'est malheureusement pas basée sur des raisons scientifiques, mais d'idéalisme. C'est devenu une croisade pour certain. Et comme toutes les croisades elles ne peuvent que se justifiées par la haine de l'autre de la non acceptation de sa différence culture ou de son mode de vie. Vous criez toute l'année sur l'UDC, mais vous faites exactement la même chose avec les chasseurs et les éleveurs. Désolé de vous dire vous êtes de gros hypocrite, nous sommes tous des chasseurs, vous comme moi, vous avec votre carte de crédit en allant acheter un steack et moi 2 semaines par années avec une carabine. La seul différence est que moi je n'ai pas peur de me salir les mains.

Écrit par : MC | 18/08/2010

"Sur la réintroduction du loup je pense que le futur me donnera raison, comme pour le lynx, trop de coïncidence, mais il est sûr qu'il est bien-là maintenant et il se reproduit."
Ne mélangez pas tout: le lynx a bel et bien été réintroduit. Il n'y a pas de complot, jamais personne n'a dit que le lynx est venu tout seul.

"3 d'entre elles ont déjà été ratifiées. La cohabitation entre le loup et le pastoralisme en France ne se passe guère mieux qu'en Valais. Encore un cliché."

Je n'ai jamais dit qu'ailleurs il n'y a aucun problème. Ce que je dis c'est que le Valais ne connait qu'une seule et unique solution pour les régler. En France ou dans d'autres cantons, on commence par essayer d'autres solutions avant d'en venir là. Relisez mon billet, à aucun endroit je n'ai écrit que les tirs ne doivent pas être autorisés. Seulement ils doivent être l'exception. Dans la grande majorité des cas, il faut entrevoir d'autres solutions avant. Dans ce cas précis, puisque vous continuez à généraliser en essayant de noyer le poisson, les spécialistes étaient prêts à venir faire leur travail. Ils avaient des propositions pour éloigner les loups de ce troupeau. Mais on ne leur en a pas laissé le temps. Le Conseil d'Etat a autorisé le tir extrêmement rapidement. Donc dans cette situation, elle est où l'incitation à protéger les troupeaux ? Si le Conseil d'Etat protège systématiquement les bergers qui ont des troupeaux non protégés, il n'y en a pas.

En plus, dans vos comparaisons, vous devriez aussi prendre en compte le nombre d'individus. La France a maintenant une population de 180 loups, ce qui n'est pas encore énorme vu l'étendue du territoire, mais est sans commune mesure avec les 7 ou 8 loups suisses. Donc comparez ce qui est comparable.

"J'ai bien essayé de leur parler qu'il y avait un très fort potentiel pour le tourisme comme dans les Lygens, qui ressemblent aux Alpes, mais j'ai failli me faire linché."
La généralisation: vous parlez à une personne, qui doit avoir des affinités avec vous, et vous prétendez que c'est l'avis de toua les Norvégiens. Comme ici, il y a débat chez eux. Et d'ailleurs, la Norvège est également un mauvais élève. Avec ses étendues sauvages, elle pourrait abriter bien plus de loups. Mais il n'y en a qu'une trentaine et elle autorise souvent les tirs. Je ne tiendrai donc pas compte de leur exemple.

"Je vous le dis le loup n'est pas en dangé, il se porte du reste très bien à l'échelle planétaire."
Il est en danger à l'échelle planétaire, parce qu'il y a des gens comme vous un peu partout, qui minimisent le danger qu'il encourt. Il reste quelques réservoirs, mais la population de loups a chuté au niveau mondial depuis le 19ème siècle. Et puis je vous signale qu'il n'y a pas qu'une race de loups. Le loup européen est différent du loup américain. Donc il ne faut pas englober les loups du Canada, comme le font beaucoup de détracteurs du loup, pour dire que le loup des Alpes n'est pas en danger. Pour ce qui est du loup commun d'Europe, il reste un réservoir à l'Est, mais il n'est pas aussi important que ce qu'on prétend. Le loup est bel et bien une espèce en danger, parce que l'homme s'est approprié le territoire qu'il possédait depuis des millions d'années.

"Et comme toutes les croisades elles ne peuvent que se justifiées par la haine de l'autre de la non acceptation de sa différence culture ou de son mode de vie. "

On n'est pas obligé d'accepter toutes les différences. Se retrancher derrière sa différence, c'est refuser de comprendre les préoccupations de la majorité.

Au fait, vous n'arrêtez pas de dire que le loup est inutile et nuit au pastoralisme. Mais on peut aussi retourner la question: à quoi sert le pastoralisme de montagne ? Pourquoi subventionner une activité sans incidence sur l'économie et largement déficitaire ? Je joue l'avocat du diable, car je suis favorable à l'encouragement des "bons" bergers qui font le maximum pour protéger leur bétail. Mais j'aimerais bien que vous m'expliquiez en quoi les Alpes ne peuvent pas se passer d'eux. Je vous signale que depuis que leur activité régresse, la forêt suisse gagne 50 hectares par année. Donc, je pense qu'il est faux de prétendre que la nature a besoin de l'élevage en montagne. Pour elle, c'est au contraire une nuisance qui l'empêche de se développer.

"Désolé de vous dire vous êtes de gros hypocrite, nous sommes tous des chasseurs, vous comme moi, vous avec votre carte de crédit en allant acheter un steack et moi 2 semaines par années avec une carabine. La seul différence est que moi je n'ai pas peur de me salir les mains."

D'abord, je vous signale que de nombreux amis de la nature ont fait le choix du végétarisme. Donc vous faites encore une généralisation. Pour ma part, si je n'ai pas fait ce choix, c'est parce que j'aime trop la viande. Mais croyez-moi que je suis conscient qu'il y a un paradoxe.

Mais je vais vous dire pourquoi je n'aime pas les chasseurs: c'est parce que je n'ai jamais pu comprendre des gens qui prétendent aimer la nature et qui prennent du plaisir à abattre un superbe animal comme un cerf ou un chevreuil. Ne sont-ils pas plus beaux vivants que morts ? Je ne dis pas que la chasse ne soit pas nécessaire. Mais elle ne devrait pas être un sport. Personne ne devrait pouvoir prendre plaisir à tuer. Pour moi la solution genevoise est la meilleure, même si elle vous paraît absurde.

Écrit par : Kad | 18/08/2010

Super Kad, je vous laisse le mot de la fin c'est votre blog et hônnetement j'aimerais bien continuer à deviser avec vous et notamment sur la chasse, mais je ne suis plus étudiant et j'ai une famille à nourrir (je ne pensais pas au départ que ça prendrait autant de temps), mais je vais suivre d'un oeil encore votre blog qui, et je vous en remercie, m'a permis de donner quelques autres pistes.
Salutations

Écrit par : MC | 18/08/2010

Ah! Kad encore une dernière chose, je pense que notre imcompréhension commune vient de notre différence de vécue. Quand j'étais petit dans chaque village plusieurs fois par ans nous faisions la boucherie, j'habitais à 200 mètres de l'abattoir, donc pour moi il est tout à fait normal de tuer un animal pour se nourrir. Après l'abattage, nous récupérions les morceaux du porc, du veau... et nous faisions la boucherie dans notre cave. Mon oncle venait saler le cochon pour faire les jambons et le bacon, nous faisions la choucroute aussi en même temps. Et je tiens à préciser que mon père était dans la construction, pas paysan. Dans les villages toutes les familles riches pauvres paysans docteurs le faisaient et je n'ai pas 80 ans mais une petite 40 ène. Je n'ai donc pas été éduqué dans la sacralisation de l'animal. Cela ne veut pas non plus dire que je ne les aime pas! Pour moi c'est naturel c'est tout, ça fait partie de la vie. Je ne crois pas sincèrement prendre mon pied à tuer, je ne suis pas un scyzo en liberté. Mais je n'ai pas du tout le même rapport à l'animal que vous. Je ne vous jette pas la pierre, si vous étiez né ici et moi à Genève je reste persuadé que les rôles seraient inversés.
Ce n'est peut-être pas l'explication, mais vous me prenez au dépourvu et j'essaye de m'introspecter pour vous répondre. Ce qui est sûr c'est que je ne jouis pas, ni ne prends mon pied en tuant un chamois ou un chevreuil et c'est un paradoxe (un de plus) comme pour vous avec le steak, j'aime les animaux et je pense les respecter même dans l'acte de chasse.
Après on rentre dans le domaine de la psycologie et j'admets n'être plus compétant. Mais je pense que c'est une piste peut-être à eximiner pour comprendre cette haine, peut-être une différence de perception des choses. A creuser.

Écrit par : MC | 18/08/2010

Kad, tu étais plus drôle dans "bienvenue chez les Chtis". Non je déconne, pardon, c'est une discussion sérieuse. Et puis c'est ton blog. Je te dois le respect.
Moi, ce qui m'embête avec cette histoire du loup, c'est qu'il va nous bouffer tout notre bon gibier. Kad, apprécies-tu une bonne selle de chevreuil ou un bon filet de faon (pardon, je vais te choquer alors disons de cerf) ? Moi j'adore ça. D'autant plus qu'étant moi-même un peu écolo, il s'agit là de la viande la plus écolo qui soit. Pas besoin de milliers de litres de flotte pour arroser les cultures nécessaires à nourrir nos vaches et cochons. Et puis le jour où il n'y aura plus de bonne chasse valaisanne à manger, on se verra containt d' acheter du cerf de Nouvelle-Zélande à la Migros. Ca serait dommage. Elle est moins bonne car elle a un peu le goût des quelques litres de pétrole par kg nécessaires à la faire venir dans notre pays.
Et puis bon, il a raison notre chasseur valaisan, il faut réguler cette faune. On peut effectivement laisser le loup s'en charger. Ca donnera des bêtes qui meurent dans d'atroces souffrances (comme ladite génisse). Alors qu'une petite balle bien placée (car le chasseur à une bonne vise !) n'aura même pas le temps de stresser l'animal qui par conséquent aura une viande bien tendre.
Donc laissons le gibier aux chasseurs....et le loup aussi.

Écrit par : leGac | 19/08/2010

Le retour du loup en valais: Masturbation intellectuelle de citadins en quète de retour a la nature. Citadins non consernés par le problème arretés de délirer et garder votre souffle pour travailler! Sarrasin John fils d'éleveur et chasseur.

Écrit par : sarrasin | 23/08/2010

" Alors quand la Suisse va-t-elle se mettre à respecter sa propre législation ? "

AHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAH :)

Écrit par : l'Ours | 30/08/2010

Quand je pense qu'on a mis des siècles pour arriver à se débarasser du loup en Europe occidentale ! On ne se portait pas plus mal quand on y est arrivé.

Et maintenant, voilà qu'on se met à favoriser sa multiplication. Au secours, le monde marche sur la tête !

"L'idéologie masochiste nommée écologie et qui n'a rien à voir avec la science du même nom" Michel Houellebecq

Écrit par : Spipou | 04/09/2010

"En effet pas de chance je suis valaisan + chasseur!", cela signifie surement que vous êtes un expert dans le domaine du loup? C'est bien ca que vous voulez dire? C'est étrange que dans ce débat l'argument du citadin qui n'a pas voit au chapitre est si souvent cité par nos amis de la nature que sont les chasseurs... Dois-je conclure qu'il n'y a aucune ville en Valais? Et bien NON, il a des citadins en Valais. Et pour vous paraphraser M. Cretton, je vous dirais: pas de chance, je suis valaisan + pro-loup!

Vous dites:"Malheureusement sa méthode de chasse, pour nos contrées qui sont toutes sauf sauvage et immense, ne peut pas remplacer la gestion par l'homme." Si je vous comprend bien vous affirmez, reprenez-moi si je me trompe, que la gestion de la faune par l'homme est indispensable et que le loup n'est pas adapté à reguler cette faune de cérvidé?
Laissez-moi vous dire que je n'ai jamais lu de telles inepties, le loup est le prédateur naturel des cérvidés, alors que l'homme n'intervient d'aucune façon comme prédateur. Le loup a coévolué avec ses proies, il s'est adapté et ses proies se sont adaptées à lui. L'homme quant à lui, il n'est plus un prédateur depuis qu'il s'est sédentarisé (il y a environ 10000 ans), depuis il s'est spécialisé dans l'agriculture et l'élevage de bovins et d'ovins, et même si il y a quelques traces de chasse dans cette sédentarisation, l'homme n'est plus depuis des lustres adapté à la chasse.
Tout ca pour dire que votre sacro-sainte gestion de la nature est tout sauf optimum.

Le loup chasse les individus les plus faciles à attraper, donc les plus faibles et de ce fait il tue les individus qui n'interviennent pas dans la dynamique des populations des cérvidés.
Pour le chasseur, c'est bien différent.Il y a les plans de chasse qui fixent le nombre maximun et minimum d'individus qu'il faut chasser. Et même si ces plans de chasse vise à réguler la population de manière naturelle (i.e. ne pas tuer les potentiels reproducteurs), il est très difficile de savoir, avec certitude, si un individu tué par un chasseur avait un rôle important ou non dans la dynamique des populations (surtout que la personne qui verifie les prises n'est que le garde chasse, donc de loin pas spécialiste en écologie et en zoologie, et je pense pas que les chasseurs peuvent évaluer cela depuis leur planque).

Pour information, la nature se régule très bien d'elle même, chaque espèce régule sa propre population en fonction du territoire et de la nourriture disponible. Toutes les espèces, sauf biensur la notre, car en effet l'être humain est le seul a se reproduire même quand il n'y a plus de nourriture. Le loup n'envahira jamais nos villes, je vous l'assure, si il vient à manquer de proie il commencera par réguler les naissances pour ainsi assurer la survie des siens.

Pour la protection des troupeaux de mouton, il existe pléthore de moyen, dont le chien. Mais voilà, un chien demande beaucoup d'attention (jouer avec lui, le nourrir, le soigner, l'aimer, ...) et c'est pas des bergers, incapables de s'occuper de leurs moutons, qui vont manifester de l'attention pour leur chien. Un autre moyen est de mettre un âne avec les moutons, qui lorsqu'il appercoit un loup affole les moutons qui viennent s'agglomérer en une masse très compact (instinct grégaire oblige) autour de lui et le loup n'arrive plus a isoler d'individu qu'il peut croquer. Cette méthode est très utilisé sauf en Valais (politique débile oblige). Une dernière méthode qui est ma préférée, car ne coute presque rien, c'est de se procurer un enregistrement (bonne qualité qu'en même) de hurlement d'une meute de loup et de le diffuser, ce qui dissuade les loup avoisinant de s'avanturer où se trouve les moutons, car le loup croiera que c'est déjà le territoire d'une meute (méthode utilisé par Shaun Ellis, spécialiste du loup aux States, dont Jean-Marc Landry, que vous citez, devrait prendre exemple). Il existe bien d'autres méthodes, mais quelque soit le cout de toutes ces méthodes ne peuvent compenser les subsides versées par l'Etat pour chaque bête tué...

Dans chaque discussion sur la réintroduction du loup (qui a eu lieu naturellement renseignez-vous donc), on entend des arguments débiles des chasseurs (et quelques fois aussi de la part des pro-loup) qui prétendent détenir la vérité absolue sur le sujet alors que les plus cultivés d'entre eux peuvent à peine sortir des chiffres qu'ils ne comprennent pas ou sortir des arguments d'un siècle passé....

Sinon je remércie Kad pour cet article très bien écrit.

Salutations

Écrit par : S.Szilasi | 30/10/2010

Un très grand merci, S. Szilasi, pour votre excellent commentaire. Cela fait du bien de lire un article d'une si haute qualité et d'un contenu si instructif.
Passez un merveilleux week-end!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30/10/2010

Merci à vous, le loup en ce moment est un sujet sensible. Si on a la malchance d'être opposé au tire du loup, on se fait vite traiter de tous les noms par des personnes qui ont peu de connaissance sur le sujet. Même si la chasse est fini, le sujet ne l'est pas et je suis ravis d'apprendre qu'une initiative à récolté 25000 signatures en aussi peu de temps et je souhaite que ca passe ;-)
Salutations

Écrit par : S.Szilasi | 25/11/2010

Merci à vous, le loup en ce moment est un sujet sensible. Si on a la malchance d'être opposé au tire du loup, on se fait vite traiter de tous les noms par des personnes qui ont peu de connaissance sur le sujet. Même si la chasse est fini, le sujet ne l'est pas et je suis ravis d'apprendre qu'une initiative à récolté 25000 signatures en aussi peu de temps et je souhaite que ca passe ;-)
Salutations

Écrit par : S.Szilasi | 25/11/2010

Chère Madame Szilasi,
Sachez qu'il ne suffit pas de revêtir l'habit du professeur pour que vos propos se révèlent être justes. Par ce statagème, beaucoup utilisé sur les blogs du reste, vous ne trompez que les ânes auquels vous faites références et les personnes qui ne connaissent pas la problématique de terrain et qui sont pour la majorité, mais ils n'en peuvent pas grand chose, des citadins qui crédules, croient en définitive des propos tenus par les professeurs du blog!
Petit aparté, je fais référence aux ânes, il s'agit, bien sûr, uniquement de ceux qui hurlent avec les loups et non pas de l'animal qui du reste EST DANS LES TROUPEAUX VALAISANS !!!!!!!! Vous ne devez pas habiter la même région que moi. Et si vous relisez les divers propos tenus ci-dessus en enlevant le formatage dogmatique dans votre tête, vous vous apercevrez peut-être que la plus part des réponses concrêtes à vos propos sont déjà écrites. Je ne perdrez donc pas plus de temps pour vous répondre, car j'ai comme l'impression que cela ne servirait à rien.
Passez de bonnes fêtes de Noël et reposez-vous un peu

Écrit par : MC | 14/12/2010

"Chère Madame Szilasi"? Je ne suis pas expert en bonne manière mais je pense que lorsque l'on s'adresse à un homme on n'écrit pas "chère madame"!! Et dans le doute, on écrit: "Cher(e) S.Szilasi"!!!Je ne sais pas par quel cheminement intellectuel vous êtes arrivé à la brillante conclusion que j'était une femme!?! Bref, je ne vais pas épiloguer là-dessus...
Je suis tout ouvert pour débattre avec vous, mais je constate que vos arguments frisent le zéro absolu. Je n'ai jamais joué les professeurs (comme vous dites), je n'ai fait que répondre à vos interventions en donnant mon avis argumenté mais si vous n'êtes pas capable de reprendre mes arguments afin de me démontrer que je me trompe, ca ne donne pas beaucoup de crédit à votre prétendu savoir. Les divers messages dont vous faites référence ne répondent pas à mes propos précis, étant donné que mon message est une réaction/réponse à ces dits messages!!!!

En somme, je constate que discuter du loup avec un chasseur ou discuter d'évolution avec un créationniste revient au même et en fin de compte vous êtes fait du même bois, l'argumentation ad hominem est votre sève!!!

Je vous souhaite de joyeuses fêtes et profitez en pour vous instruire ne serait-ce qu'un minimum en lisant d'autres livres que "le petit chaperon rouge".

Salutations

Écrit par : S.Szilasi | 18/12/2010

Je suis Valaisanne et fière de l'être, mais aujourd'hui encore j'apprends par la presse que loup de Conches a été abattu hier, le 2 septembre 2013! Je hurle de rage!!!
Les commentaires de nos agriculteurs vont bon train : yes le loup est mort, vive le chasseur! A nouveau la même polémique, à nouveau une nouvelle victoire sur cette chasse aux sorcières. Je m'insurge, je crie à qui veut l'entendre que des solutions existent et je me fais haïr de mes pairs. Eux... ils savent, eux ils ont des bêtes, eux ils ont des ancêtres qui ont combattu le loup, donc eux et seulement eux ont raisons! Ils font un noble et difficile métier.
Je me retrouve blâmee en tant que Valaisanne de ne pas soutenir cette liesse, cette danse macabre sur la carcasse de la Bête. Je n'ai que mon manteau de tristesse et la colère d'être impuissante encore et toujours face à cette crainte ancrée et méconnaissance crasse de cette nature sauvage qu'il nous faut toujours combattre. Le pouvoir...

Écrit par : Anoukmaude | 03/09/2013

En Valais il y a des Valaisannes et des Valaisans qui trime dans une région difficile avec le peu de développement qu on veut bien nous laisser pour améliorer notre quotidien (car dans ce belle dictature qu est la Suisse ou tout y est obligatoire ou si ca ne l est pas c'est que c'est interdit) et au final on arrive à gagner notre vie soit la moitié de la votre . Est ce cela qui vous permets d’être aussi malhonnête . Parce qu 'on a pas le niveau de vie des bobo des ville on a aucun droit . On doit être exposé encore plus, on doit fournir toujours plus d'efforts . Ce loup si on en veut pas introduisez le ailleurs on vous a rien demandé. Je suis sur que tous vos partisan serait enchanté de se trouver nez à nez devant chez lui avec ce charmant animal . Mais non faut l imposer chez nous chez vous c'est trop joli trop policé ça ferait pas bien mais chez les autre c'est si pratique Pour un loup un sympathisant du loup un enclos et voilà vous aimez occupez vous en au lieu de dire y a qu'à y à qu'à

Écrit par : Olivier | 21/01/2014

Tout le monde sait que le seul animal sauvage qui habite le Valais est le requin !! Et ça ne manque pas !

Écrit par : Larry Klette | 03/09/2013

Les commentaires sont fermés.