31/07/2010

Les Suisses aiment la voie bilatérale

...mais pas l'Union Européenne. Et pour négocier, il faut être deux. Jusque-là, l'UE avait accepté de négocier selon les conditions des Suisses. Sans doute parce que la Suisse, aussi agaçante soit-elle aux yeux de ses voisins, est un partenaire estimé et qu'avoir des accords de commerce avec la Suisse est loin d'être inutile. Peut-être aussi parce que permettre à la législation suisse de s'approcher quelque peu des normes européennes aiderait à diminuer la taille du fossé qui sépare ce petit état du reste du continent. Peut-être même espérait-elle qu'une fois assimilées quelques règles communautaires, les peurs des Suisses s'estomperaient et qu'ils daigneraient rejoindre leur grande famille.

Mais désormais c'est clair. Les Suisses ont plébicité la voie bilatérale l'année passée. Mais on reste très loin d'un retournement de tendance. Ils ne souhaitent pas l'adhésion et toute tentative de lancer des négociations dans ce sens serait un échec annoncé. Il faut dire que l'UE, par les temps qui courent, n'incite pas à la rêverie. La crise dans la zone Euro, le déni du référendum irlandais, les attaques régulières contre la place financière suisse, tout cela a contribué à provoquer le rejet au sein de la population helvétique. Et, bien que pro-européen, je pense aussi que le moment serait très mal choisi pour sauter le pas. Attendons que l'Europe résolve ses problèmes et nous verrons ensuite.

Les Suisse aiment la voie bilatérale. Mais pour négocier il faut être deux. Si la Suisse a tout à fait le droit de choisir sa manière de développer ses relations avec son principal partenaire économique, c'est aussi le cas de ce dernier. Et il se trouve que l'Union Européenne ne veut plus de la voie biliatérale et l'a signifié aimablement à notre Présidente. Les accords actuels ne sont bien sûr pas remis en cause. Mais toute extension est désormais exclue. Si la Suisse veut approfondir ses relations avec l'UE, elle devra choisir une voie multilatérale. C'est à dire une adhésion, soit directement à l'UE, soit à l'EEE, organisation qui bien que réduite à une portion congrue, existe toujours et serait toujours prête à accueillir la Suisse.

Et si je ne pense pas qu'une adhésion à l'UE soit souhaitable à court terme, une adhésion à l'EEE, aux côtés de l'Islande (jusqu'à sa possible adhésion à l'UE), de la Norvège et du Liechtenstein, nous engagerait beaucoup moins loin dans l'intégration et nous permettrait pour l'instant de conserver une certaine autonomie. D'ailleurs, les bilatérales nous ont déjà permis d'harmoniser en bonne partie notre législation avec les standards européens. Le saut ne serait donc plus si difficile.

Mais bien sûr, reste l'obstacle du secret bancaire. Déjà bien mis à mal, il deviendrait impossible de le conserver au sein de l'EEE. Mais finalement, existe-t-il encore ? Après les attaques coordonnées qu'à subi notre système bancaire, de nombreux noms ont été livrés à l'étranger ou dérobés par un employé indélicat, ce qui au final revient au même. Qui désormais ferait confiance à la Suisse pour cacher de l'argent au fisc de son pays ? Ceux qui n'ont pas encore été pincés ont dû fuir depuis longtemps à la Barbade ou aux Caymans. Et pourtant, notre système bancaire ne s'est pas écroulé. Alors, le secret bancaire est-il si vital que ça pour notre place financière ? N'a-t-elle aucun autre argument à faire valoir que sa protection de l'évasion fiscale ? Pour ma part, je suis persuadé que le professionnalisme et l'expérience de la gestion bancaire suisse continueront à lui apporter de nouveaux clients. Des clients honnètes qui ne justifient pas uniquement leurs placements par la subtilisation des revenus fiscaux de leur état.

Quant aux gesticulations de Blocher, visiblement aux abois dès qu'on prononce un sigle tel que UE, EEE ou OTAN, elles me paraissent totalement dénuées de sens. Qu'il lance son initiative. De toute manière, une inscription dans la Constitution de la non-participation à l'une de ces institutions supra-étatiques n'a aucun effet pratique. Pas à long terme en tout cas. Elle ne protégera pas les isolationnistes, car le jour où on décidera qu'il est temps, il suffira de renvoyer le peuple aux urnes pour faire disparaître ce texte de notre Constitution. Et comme de toute manière, jamais nous n'entrerions dans l'une ou l'autre de ces organisations sans faire voter le peuple, on voit bien à quel point il serait vain de penser qu'un texte constitutionnel changerait quoi que ce soit à terme.

Bonne fête nationale à tous !

15/07/2010

Hier j'ai tenté une expérience !

Las des blogs qui passent leur temps à rabâcher des propos religieux ainsi que des blogueurs qui veulent convaincre leurs lecteurs que leur religion est meilleure que les autres, je me suis demandé si cette polémique que nous vivons quotidiennement sur cette plateforme de blogs, aussi stérile que religieuse, n'était pas finalement plus vendeuse que les blogs parlant de sujets d'actualité comme le mien. Après tout, la religion fait la pluie et le beau temps dans le monde entier depuis que l'humanité a appris à parler. Est-il possible qu'aujourd'hui encore, il faille parler de religion pour être écouté ?

J'ai donc décidé d'en avoir le cœur net. En postant un billet aussi stupide que polémique qui tentait de mettre en concurrence deux religions. Non, il est inutile d'aller chercher dans mes archives, ce billet est désormais hors ligne, car une pareille dose de lieux communs et d'à priori à propos d'une religion n'a rien à faire sur mon blog. Disons pour ceux qui ne l'avaient pas lu, que je l'avais intitulé du nom imbécile de "Les dix raisons qui rendent la religion chrétienne meilleure que la religion musulmane". Vous l'aurez vite compris, c'est une caricature grossière du blog de Sami Aldeeb. Mais à la différence de son blog, tous les arguments étaient énumérés sans la moindre démonstration. De la pure discussion de bistrot quoi.

D'ailleurs au début, j'avais l'intention de faire un billet inverse, vantant les mérites de l'Islam contre le Christianisme. Mais je me suis dit que pour que l'expérience ait un intérêt, il fallait qu'on me prenne au sérieux. Déjà là, j'étais certain que beaucoup me démasqueraient. Mais un billet vantant les valeurs de l'Islam sur mon blog aurait passé pour une vraie plaisanterie.

Au passage bravo à Antoineb qui a été le premier à me démasquer: "Quelle blague! Votre but est sans doute de choquer, c'est sans doute bien pour les vues de pages de votre blog?" Oui Antoine, c'était un peu le but de l'opération. Ou du moins je voulais voir si effectivement ce genre de billet purement polémique provoquait plus de clicks qu'un billet long et (parfois) ennuyeux. En tout cas, sur le site de la Tribune de Genève, on voit bien que l'écrasante majorité des intervenants ne s'intéresse qu'à des sujets qui la touche directement et très peu à des sujets politiques de premier ordre. En général, un article décrivant un cambriolage dans une villa de Jussy va recueillir des centaines de commentaires furieux mêlant à peu près tout et n'importe quoi. Par contre, un article concernant une guerre ou un génocide sur un autre continent ne sera pas ou peu commenté. Bref, ça ne vole pas haut.

A priori, je pense que les commentateurs sur la plateforme de blogs sont souvent de bon niveau. En tout cas bien meilleur que celui des commentateurs du site de la TdG. Mais est-ce dû aux sujets traités par les billets de blogueurs ou est-ce dû à la qualité propre des commentateurs? Et bien voici le premier résultat de mon expérience : alors que le billet était d'une stupidité crasse, je constate qu'il a tout de même réussi à lancer un débat d'idées plutôt intéressant chez plusieurs intervenants. Je félicite donc ceux-ci pour la qualité de leurs commentaires. Il y a bien sûr tout de même des exceptions, y compris des commentaires que j'ai dû supprimer car, ironiques ou non, ils véhiculaient une haine encore bien plus grande que celle que j'ai feinte !

Quant aux commentaires haineux à mon égard, je dois dire que je m'attendais à les lire et que je les ai sans doute bien mérités. Donc sachez que je vous pardonne ! Sauf peut-être à ceux qui pensaient m'insulter en me traitant de Juif… (Entre autres, celui qui m'a appelé Mr Kaddour se reconnaitra) Non pas que je me sois senti personnellement insulté. Oh non. Ce qui m'insulte c'est l'antisémitisme de vos propos. Vous êtes les preuves vivantes que le soi-disant "anti-sionisme" n'est rien d'autre que de l'antisémitisme qui n'ose pas dire son nom.

Le nombre de commentaires ensuite: 17 en 10 heures 30, entre 13:30, l'heure où j'ai envoyé le billet et minuit, l'heure à laquelle je l'ai mis hors ligne. Sachant que la moyenne des commentaires postés sous mes 10 précédents billets était de 11 commentaires, ça montre clairement que ce billet incitait largement au commentaire ! Bien sûr, certains de mes autres billets ont fait mieux, mais sur des durées bien plus longues. Et surtout, je participe généralement à la discussion qui suit mes billets. Alors que là, aucun de ces commentaires n'était de mon cru.

Finalement, le grand résultat. Ma moyenne quotidienne de connexions uniques depuis le début du mois de juillet était de 135 jusqu'au 13 avec deux pointes à 228 et 226 connexions. Et pour la journée d'hier, le nombre de connexions uniques s'est élevé à… 337 ! En nombre de pages consultées, c'est encore plus impressionnant. Il y en a eu 1832 pour la journée d'hier alors que ma moyenne du mois en cours est de 718 avec un maximum jusque-là à 1040. Ca n'est pas le record de mon blog, mais pour un mois d'été, c'est plutôt beaucoup. Voilà qui montre bien ce dont je me doutais: parler de religion, en faire de la polémique, ça intéresse plus de monde que les billets que je fais habituellement. La religion est toujours l'opium du peuple comme le disait Marx…

Enfin, j'aimerais encore m'excuser auprès de ceux que mon billet aura choqués. Il ne reflétait absolument pas mes pensées. Et merci à Linario pour ça: "Je crois qu'il n'est pas utile d'aller plus loin. Il me semblait que vous étiez plutôt ouvert, réfléchis et raisonnable. Voilà qui me démontre le contraire..." D'une certaine manière, ça m'est allé droit au cœur, et je suis désolé de vous avoir déçu. J'espère que ça n'était que temporaire.

02:56 Publié dans Culture | Tags : religion, polémique | Lien permanent | Commentaires (59)

14/07/2010

Les dix raisons qui rendent la religion chrétienne meilleure que la religion musulmane

J'ai réactivé ce billet, débarrassé de quelques commentaires excessifs, avec bien sûr les commentaires fermés. Toutefois, il doit être clair que le contenu ne reflète pas du tout ma pensée et que ce billet n'est justifiée que par l'expérience que j'ai réalisé le 14.07.10. Pour plus de détails, voir ici:

Hier j'ai tenté une expérience !

Il est temps de dire les choses telles qu'elles sont: l'islam est vraiment d'un autre âge alors que la religion chrétienne a bien évolué avec son époque. Voilà 10 points qui font de l'islam une mauvaise religion:

1. L'Islam régit la vie des gens sans leur laisser la moindre liberté. Des comportements de l'ordre de la sphère privée, tels que l'adultère ou la consommation de certains aliments sont ainsi sévèrement punis.

2. L'Islam force les femmes à porter le voile.

3. L'Islam veut contrôler la société civile partout où elle est implantée. La shariah est considérée comme la seule loi à laquelle les Musulmans doivent se soumettre.

4. L'Islam est incompatible avec la démocratie et la laïcité.

5. L'Islam promeut le mariage de fillettes. Le fait que Mahomet avait une épouse de 9 ans est considéré comme une justification du viol de mineures.

6. L'Islam est une philosophie guerrière. La seule justification du coran est de promouvoir la guerre sainte à l'époque de Mahomet.

7. L'Islam conduit au fanatisme. Il n'est pas étonnant que la plupart des terroristes internationaux s'en prévalent.

8. L'Islam veut conquérir le monde. La politique expansionniste de l'Islam conduit fatalement à une invasion larvée de tous les pays du monde. Une fois conquis, les anciens habitants sont forcés à se soumettre à la loi coranique.

9. L'Islam est une religion d'arrière-garde qui veut réintroduire des préceptes abandonnés depuis longtemps par les autres grandes religions.

10. L'Islam se comporte comme une secte occulte au sein de laquelle on donne des prescriptions aux adeptes connues d'eux seuls. C'est pourquoi l'Islam est un danger avéré pour les démocraties occidentales.

Pour toutes ces raisons, il est évident qu'il faut se méfier de cette religion et l'encadrer de manière on ne peut plus stricte.

13:30 Publié dans Culture | Tags : islam, chrétienté | Lien permanent | Commentaires (10)

11/07/2010

Vol 77: l'avion du Pentagone

L'avion qui s'est crashé sur le Pentagone le 11 septembre 2001 a toujours été une sorte de pomme de discorde. Le Français Thierry Meyssan avait d'ailleurs immédiatement attaqué la version officielle en s'appuyant sur cette attaque, la seule a ne pas avoir été filmée. Depuis, l'enquête officielle décrit très précisemment la trajectoire de l'avion, en se basant sur les enregistreurs de vol et sur les dégâts constatés sur le Pentagone et aux alentours. Entre autres, les lampadaires arrachés par le passage en rase-motte de l'avion sur l'esplanade bordant le bâtiment ne laissent aucune place au doute sur sa trajectoire. Idem pour les dégâts causés à l'intérieur du bâtiment ainsi que le trou de sortie dans la cour intérieure. Une vidéo de reconstitution a d'ailleurs été réalisée et sert de base au rapport.

Par contre, ce que contestent certains, ce sont les points suivants:

  • Les dégâts au bâtiment ne correspondent pas à ceux qu'auraient dû provoquer un Boeing 757.
  • On ne trouve pas assez de débris identifiables de l'avion pour confirmer son identité.
  • On n'a rendu publiques que quelques images où on ne voit rien, alors qu'il doit y avoir des caméras de surveillance qui ont filmé la scène.
  • La manoeuvre réalisée pour l'approche est trop difficile pour un pilote inexpérimenté et considéré comme nul par ses instructeurs.
  • Le vol en rase-motte à la vitesse annoncée par le rapport est aérodynamiquement impossible. (confirmé par des pilotes  de Boeing expérimentés) Les turbulences sous les ailes forceraient l'avion à reprendre de l'altitude. Et seul le rase-motte peut expliquer à la fois le choc avec l'immeuble entre le rez-de-chaussée et le premier étage et les lampadaires arrachés entre l'autoroute et le Pentagone.

Mais à tous ces arguments, on peut rétorquer un seul argument massue: il y a eu de nombreux témoins et il n'est pas possible de fabriquer autant de faux témoins sans que ça se sache rapidement. L'affaire est donc close.

Close ? Et bien cette équipe indépendante a voulu en avoir le coeur net. En comparant les témoignages avec les données de la version officielle, on découvre un fait sidérant: les témoins n'ont pas vu l'avion là où ils auraient dû le voir! S'ils ont raison, et il n'y a aucune raison d'en douter, l'avion n'était pas sur la trajectoire indiquée par le rapport officiel. Autrement dit, si le vol 77 a bien pris la trajectoire indiquée par tous ces témoins, il est impossible qu'il ait frappé le bâtiment, car les dégâts qu'il aurait causés auraient été très différents ! Cette enquête est très convaincante. Ils vont même jusqu'à confondre le principal témoin: le chauffeur de taxi qui passait par là et qui s'est pris un lampadaire à travers son pare-brise ment clairement pour essayer de faire correspondre son témoignage avec celui des autres témoins. Malheureusement pour lui, il y a des photos prises ce jour là qui contredisent sa version...

Mais si le vol 77 n'a pas frappé le bâtiment, cela soulève d'autres questions:

  • Dans ce cas, qu'est-ce qui a réellement frappé le Pentagone ?
  • Qu'est devenu l'avion ?
  • Où sont passés ses passagers et son équipage ?

Ces questions, je ne peux évidemment pas y répondre. Elles pourraient être suffisantes pour qu'on se dise que cette version est bidon, mais compte tenu que ça contredit des arguments objectifs, il ne saurait en être question. On voit bien que les implications d'une telle révélation sont pour le moins déroutantes. L'esprit y résiste car cela semble impossible. Mais si on prend la peine d'aller dans le sens des enquêteurs, on ne peut qu'accepter leurs conclusions.

08:24 Publié dans Monde | Tags : pentagone, 11 septembre | Lien permanent | Commentaires (57)

06/07/2010

Le réchauffement en prend un coup!

Il fallait qu'on en parle et la Tribune l'a fait. Une équipe de chercheurs suisses a réalisé une étude sur le recul des glaciers et a prouvé que la moitié environ de ce recul est dû à un autre phénomène: la bascule océanique atlantique. En effet, on observe que l'Océan Atlantique se réchauffe puis se refroidit avec une demi-période d'environ 30 ans. Cet effet a un impact certain sur le climat mondial. On peut observer cet 1aletsch.jpgimpact dans de nombreux phénomène. Aujourd'hui cette équipe ajoute le recul des glaciers à la liste de ces effets observés. Or durant les années 80 et 90, cette bascule océanique était au plus chaud ! Cela explique donc clairement l'amplification du réchauffement que le monde a connu durant cette période. Et comme l'Atlantique a atteint son point de basculement de température, cela explique la stagnation actuelle des températures. (voir aussi ici, sur le site de Jacques Duran)

Bien sûr, comme le dit Martin Funk, le glaciologue interviewé, cela ne signifie pas que l'activité humaine n'a aucun impact. Ca signifie juste que cette équipe a réussi à expliquer par une autre méthode environ 50% du recul et donc, le recule restant est toujours inexpliqué. L'activité humaine est donc un bon candidat pour l'expliquer. Toutefois, cette étude contredit les conclusions du rapport AR4 du GIEC, qui se base sur des simulations dont une fois de plus, on constate qu'elles se basent sur des données éronnées ! Car quelles sont les données qui doivent être prises en compte pour prédire un apocalypse climatique ? Il faut que les conditions suivantes soient réunies:

  1. L'intégralité du réchauffement observé durant le 20ème siècle est dû à l'homme.
  2. Le taux de CO2 (dû à l'activité humaine) va continuer à grimper durant le 21ème siècle.
  3. Il existe des effets amplificateurs, comme le dégel du permafrost, qui vont libérer des gaz à effets de serre comme le méthane. Ces effets amplificateurs surpassent les contre-réactions.

On voit bien désormais que la première condition n'est absolument pas remplie. Les belles et coûteuses simulations du GIEC ne valent donc pas un clou. De plus, la seconde condition est absurde, compte tenu que la production pétrolière ne va plus pouvoir augmenter et va probablement commencer à reculer. (voir ici) Or la quantité de CO2 rejetée par l'activité humaine dépend en très grande partie de la quantité de pétrole consommé. Or si la production baisse, la consommation ne pourra que baisser...

équilibre.JPGPour ce qui est de la troisième condition, rien ne prouve que ces effets amplificateurs existent réellement et surtout qu'ils surpassent les contre-réactions. Mais il existe tout de même une raison de ne pas trop s'inquiéter de ça. Les gens qui ont fait un peu de physique le savent: il existe 2 types d'équilibre. On les appellera l'équilibre stable et l'équilibre instable. On peut les représenter par une boule qu'on placerait au sommet d'une bosse, (équilibre instable) ou au fond d'un trou. (équilibre stable)  Si la boule qui est au fond du trou est en équilibre stable, c'est que si elle subissait une force qui l'obligerait à se déplacer, la gravité jouerait immédiatement son rôle de contre-réaction et la ferait rapidement regagner le centre du trou. Au contraire, la boule qui est au sommet de la bosse est bien en équilibre car la gravité est dirigé perpendiculairement à son contact avec le sol, mais cet équilibre est instable parce que la moindre force qu'elle subirait la ferait quitter cet état et la gravité intensifierait alors de plus en plus la force reçue.  La gravité joue donc dans ce cas le rôle de réaction positive. Dans la pratique, il est évident qu'un tel état d'équilibre instable est impossible à maintenir durant très longtemps. Essayez, je pense que vous abandonnerez rapidement !

Dans le cas de la climatologie, on veut nous faire croire que sur cette planète, les effets de réaction positive surpassent les contre-réactions. Or si c'était le cas, cela signifierait que notre climat est en équilibre instable. Si c'était le cas, le climat aurait depuis longtemps quitté cet état d'équilibre et notre atmosphère, à l'instar de celle de Vénus, serait totalement inadaptée à l'existence de la vie ! Autrement dit, si nous existons, c'est justement parce qu'il existe sur notre planète des conditions particulièrement propices, sans doute très rares, qui ont permis à la vie d'apparaître et de perdurer durant plus de 4 milliards d'années...

Bref, si on a un peu de jugeote, on ne peut que douter des conclusions du GIEC. Si une part du réchauffement climatique reste possiblement imputable à l'activité humaine, ce réchauffement ne causera pas l'Apocalypse. Donc, mieux vaut s'intéresser à des problèmes beaucoup plus graves qui tuent des gens tout autour du globe et cela aujourd'hui même, comme la faim ou le manque d'eau potable. D'autant plus qu'il existe encore de nombreux effets dont les modèles du GIEC ne tiennent pas compte. Par exemple la PDO (oscillation décennale pacifique), les bascules de courants océaniques du sud-pacifique (El Niño ou la Niña) et l'activité solaire. Au final, quand on comprendra mieux le fonctionnement de l'atmosphère et ses interactions avec d'autres éléments, il ne restera sans doute plus beaucoup de place pour le réchauffement causé par l'homme...

03/07/2010

Aux supporters de la prolifération nucléaire

Dans mon précédent billet, plusieurs intervenants ont mis sur un même niveau le nucléaire iranien et le nucléaire israélien. Pour ma part, je ne vois qu'un seul point commun aux industries nucléaires militaires de ces deux pays : officiellement elles n'existent pas. Mais à part ça, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que la menace que représente le nucléaire iranien est bien plus grande. Israël n'a choisi de posséder l'arme suprême que pour en finir avec des décennies d'attaques incessantes de la part de ses voisins. Ce programme a donc un but défensif. Par contre, l'Iran ne développe son programme nucléaire que pour asseoir sa position de leader régional. Il menace directement ses voisins du Golfe ainsi qu'Israël. Et derrière cela, il a pour but de fragiliser l'influence israélienne et américaine dans toute la région et, à terme, de fédérer les états musulmans contre l'Occident.

Mais cette position favorable au nucléaire iranien cache un tiers-mondisme déplacé. On se dit: "Si Israël ou les Etats-Unis ont le droit de posséder l'arme nucléaire, alors tout le monde en a le droit". Tout d'abord, sur un plan légal c'est totalement faux. Israël, tout comme le Pakistan et l'Inde, n'est pas signataire du Traité de Non-Prolifération. Il n'a donc aucune obligation légale de démenteler ce programme nucléaire. Bien sûr, je pense qu'il faut faire pression sur l'état hébreux pour qu'il signe le TNP. Ça peut même être offert à l'Iran en échange de l'arrêt de son propre programme. Je pense d'ailleurs que c'est le but du Président Obama, lorsqu'il parle d'un Moyen-Orient dénucléarisé. Par contre, l'Iran (ainsi que la Corée du Nord) est signataire de cet accord et à ce titre, il a l'obligation légale d'accepter la visite de l'AIEA qui doit pouvoir vérifier que le programme nucléaire iranien est pûrement civil. L'Iran se place donc dans la position d'un état voyou en refusant de se conformer aux accords internationaux qu'il a lui-même signés.

Mais ce qu'il y a de vraiment dangereux dans cette position supportrice du nucléaire iranien, c'est qu'elle justifie pleinement le développement de tout programme nucléaire, quelque soit le pays qui le met en oeuvre, en mettant fin aux limitations du traité de non-prolifération. Car si on doit laisser l'Iran posséder une telle arme, on doit laisser tous les signataires du TNP en faire de même. A terme, il est certain que notre siècle va voir la prolifération de telles armes partout dans le monde. Chaque pays qui voudra jouer les gros bras face à ses voisins se lancera dans la création d'un programme nucléaire militaire. Et bien sûr, leurs voisins en feront de même. Alors oui, je pense que laisser Israël développer un programme nucléaire était une erreur. Il faut maintenant s'assurer qu'il le démentèle. Et à terme, il faudra aussi que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité en fassent de même. Mais la première urgence, c'est d'éviter la prolifération. Et s'il faut user de la force pour y arriver, et bien qu'il en soit ainsi.