06/07/2010

Le réchauffement en prend un coup!

Il fallait qu'on en parle et la Tribune l'a fait. Une équipe de chercheurs suisses a réalisé une étude sur le recul des glaciers et a prouvé que la moitié environ de ce recul est dû à un autre phénomène: la bascule océanique atlantique. En effet, on observe que l'Océan Atlantique se réchauffe puis se refroidit avec une demi-période d'environ 30 ans. Cet effet a un impact certain sur le climat mondial. On peut observer cet 1aletsch.jpgimpact dans de nombreux phénomène. Aujourd'hui cette équipe ajoute le recul des glaciers à la liste de ces effets observés. Or durant les années 80 et 90, cette bascule océanique était au plus chaud ! Cela explique donc clairement l'amplification du réchauffement que le monde a connu durant cette période. Et comme l'Atlantique a atteint son point de basculement de température, cela explique la stagnation actuelle des températures. (voir aussi ici, sur le site de Jacques Duran)

Bien sûr, comme le dit Martin Funk, le glaciologue interviewé, cela ne signifie pas que l'activité humaine n'a aucun impact. Ca signifie juste que cette équipe a réussi à expliquer par une autre méthode environ 50% du recul et donc, le recule restant est toujours inexpliqué. L'activité humaine est donc un bon candidat pour l'expliquer. Toutefois, cette étude contredit les conclusions du rapport AR4 du GIEC, qui se base sur des simulations dont une fois de plus, on constate qu'elles se basent sur des données éronnées ! Car quelles sont les données qui doivent être prises en compte pour prédire un apocalypse climatique ? Il faut que les conditions suivantes soient réunies:

  1. L'intégralité du réchauffement observé durant le 20ème siècle est dû à l'homme.
  2. Le taux de CO2 (dû à l'activité humaine) va continuer à grimper durant le 21ème siècle.
  3. Il existe des effets amplificateurs, comme le dégel du permafrost, qui vont libérer des gaz à effets de serre comme le méthane. Ces effets amplificateurs surpassent les contre-réactions.

On voit bien désormais que la première condition n'est absolument pas remplie. Les belles et coûteuses simulations du GIEC ne valent donc pas un clou. De plus, la seconde condition est absurde, compte tenu que la production pétrolière ne va plus pouvoir augmenter et va probablement commencer à reculer. (voir ici) Or la quantité de CO2 rejetée par l'activité humaine dépend en très grande partie de la quantité de pétrole consommé. Or si la production baisse, la consommation ne pourra que baisser...

équilibre.JPGPour ce qui est de la troisième condition, rien ne prouve que ces effets amplificateurs existent réellement et surtout qu'ils surpassent les contre-réactions. Mais il existe tout de même une raison de ne pas trop s'inquiéter de ça. Les gens qui ont fait un peu de physique le savent: il existe 2 types d'équilibre. On les appellera l'équilibre stable et l'équilibre instable. On peut les représenter par une boule qu'on placerait au sommet d'une bosse, (équilibre instable) ou au fond d'un trou. (équilibre stable)  Si la boule qui est au fond du trou est en équilibre stable, c'est que si elle subissait une force qui l'obligerait à se déplacer, la gravité jouerait immédiatement son rôle de contre-réaction et la ferait rapidement regagner le centre du trou. Au contraire, la boule qui est au sommet de la bosse est bien en équilibre car la gravité est dirigé perpendiculairement à son contact avec le sol, mais cet équilibre est instable parce que la moindre force qu'elle subirait la ferait quitter cet état et la gravité intensifierait alors de plus en plus la force reçue.  La gravité joue donc dans ce cas le rôle de réaction positive. Dans la pratique, il est évident qu'un tel état d'équilibre instable est impossible à maintenir durant très longtemps. Essayez, je pense que vous abandonnerez rapidement !

Dans le cas de la climatologie, on veut nous faire croire que sur cette planète, les effets de réaction positive surpassent les contre-réactions. Or si c'était le cas, cela signifierait que notre climat est en équilibre instable. Si c'était le cas, le climat aurait depuis longtemps quitté cet état d'équilibre et notre atmosphère, à l'instar de celle de Vénus, serait totalement inadaptée à l'existence de la vie ! Autrement dit, si nous existons, c'est justement parce qu'il existe sur notre planète des conditions particulièrement propices, sans doute très rares, qui ont permis à la vie d'apparaître et de perdurer durant plus de 4 milliards d'années...

Bref, si on a un peu de jugeote, on ne peut que douter des conclusions du GIEC. Si une part du réchauffement climatique reste possiblement imputable à l'activité humaine, ce réchauffement ne causera pas l'Apocalypse. Donc, mieux vaut s'intéresser à des problèmes beaucoup plus graves qui tuent des gens tout autour du globe et cela aujourd'hui même, comme la faim ou le manque d'eau potable. D'autant plus qu'il existe encore de nombreux effets dont les modèles du GIEC ne tiennent pas compte. Par exemple la PDO (oscillation décennale pacifique), les bascules de courants océaniques du sud-pacifique (El Niño ou la Niña) et l'activité solaire. Au final, quand on comprendra mieux le fonctionnement de l'atmosphère et ses interactions avec d'autres éléments, il ne restera sans doute plus beaucoup de place pour le réchauffement causé par l'homme...

Commentaires

Bravo pour cette analyse qui ne subit pas la dictature de la Pensée Unique.
Je soumets à vos petites cellules grises, qui, j’en suis sûr, sont aussi vives que celle d'Hercule Poirot, quelques réflexions sur le changement climatique(source : Marcel Leroux,Académie des Sciences, Paris. Séminaire de Travail :Evolution du Climat - 5 mars 2007 - si vous le souhaitez, je peux vous envoyer le rapport complet en format PDF )
1° La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1906 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.
2° Cette augmentation est-elle globale? Les données d'observation montrent que des régions se réchauffent alors que d'autres se refroidissent.
3° En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le "changement climatique" n'est pas synonyme de "réchauffement global". Pas plus qu'il n'existe de "climat atlantique moyen", il n'existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de "climat global"
4° D'où la question que l'on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?
5° Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.
6° Est-ce qu'une relation directe est établie entre l'effet de serre (CO2) et l'évolution des températures? Or, l'effet de serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d'eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d'eau?
7° Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l'un des plus ardents défenseur du RCA), on évoquait unanimement la perspective d'un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l'arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2009.
8° Il faut donc apporter des réponses aux questions suivantes :
a) Qu'est ce qui provoque l'existence de secteurs de refroidissement?
b) Qu'est ce qui a provoqué, malgré la hausse du taux de CO2, la stagnation des températures depuis 1998 et le refroidissement des années 1950-1980?
c) Le taux de CO2 mesuré est-il représentatif de la concentration réelle? Le niveau de base de la concentration en CO2 est mesuré depuis 1958 par la méthode spectroscopique à partir d'un gaz de référence, les gaz de référence étant fournis par les laboratoires Keeling, qui ont le monopole de la calibration (S. Beck, 2006) Les mesures précédentes faisaient appel à des méthodes chimiques, pour l'essentiel ignorées par Keeling. S. Beck a établi la variation de la concentration effective locale en CO2 de 1812 à 1961, par détermination chimique, reconstruction à partir des carottages glaciaires et mesures au Mauna Loa (méthode Keeling). Cette courbe montre une moyenne de 321 ppm au 19ème siècle et 338 ppm au 20ème siècle, avec de fortes variations de concentration. En particulier, au 20ème siècle, le niveau le plus élevé atteint 420 ppm (soit 30 ppm de plus que de nos jours) vers 1942.
d) Les études paléoclimatologiques ont-elles révélé une relation sur le long terme entre taux de CO2 et température? Non, car l'OCH (Optimum Climatique Holocène) a connu de 2°C à 3°C de plus que de nos jours pour une valeur d'environ 300 ppm inférieure à la valeur actuelle. Non, parce qu'il n'y a pas de concordance exacte et qu'une hausse des températures précède une hausse du taux de CO2 avec un décalage de l'ordre de 800 ans et souvent davantage. Pourquoi diantre une relation qui n'a fonctionné dans le passé fonctionnerait-elle dans le présent?
9° Les prédictions du GIEC ne tiennent aucun compte de l'observation du passé lointain comme du passé récent. Or, c'est l'observation des faits réels qui doit favoriser la compréhension des phénomènes climatiques et météorologiques, et l'on doit se poser les questions suivantes :
- quelle est la cause de la juxtaposition des secteurs de réchauffement et de refroidissement?
- quelle est la cause des variations saisonnières d'intensités, qui affectent le chaud et le froid?
Il est logiquement impossible d'aller directement du passé récent (observation) au futur (prédiction) sans avoir répondu à ces questions fondamentales.
Or, c'est la ligne rouge qui a été franchie sans scrupule par le GIEC!....Cette ligne rouge étant la frontière entre la connaissance et le scénario gratuit....

Conclusions (je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) - ce sont les ennemis n° 1 du GIEC....)
Les changements de température ne sont pas résumés par une simple courbe dite "globale" de la température. Ces changements ne sont pas "expliqués" par l'effet de serre.
Voici quels sont les traits majeurs de l'évolution climatique observée
- L'Arctique ne se réchauffe pas, pas plus d'ailleurs que l'Antarctique, ou que le globe dans son ensemble: des régions se refroidissent, d'autres se réchauffent.
- Les évolutions climatiques ont pour origine principale les AMP (anticyclones mobiles polaire) qui ont vu leurs pressions et leurs trajectoires évoluer depuis 1970.

- Le temps est plus violent et plus irrégulier, avec tempêtes et vents forts, temps provoqué par des AMP renforcés qui dévient vers les pôles davantage de chaleur sensible et latente tropicale, selon des trajectoires imposées par les reliefs.
- Les changements climatiques sont physiquement orchestrés par la dynamique des échanges méridiens d'air et d'énergie, plus intenses depuis les années 70
- la simplification outrancière du GIEC, postulant une relation causale taux de CO2 ---> température sous prétexte qu'il y a actuellement covariation entre ces deux grandeurs, évite de poser la question de savoir s'il existe d'autres causes.
- L'observation des faits réels n'est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l'évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, et qui n'en tiennent aucun compte dans leurs prévisions alors que l'évolution réelle n'est pas celle qu'ils prédisent.
- Cette focalisation, par défaut, sur l'effet de serre de provenant du CO2 anthropique, est révélatrice de l'état de la discipline climatologique, en dépit des progrès considérables dans l'observation (satellites notamment) et dans le traitement (informatique) Cette discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d'années.
- Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques.

Le drame avec ce dogme du RCA est que nous allons dépenser inutilement des sommes folles pour lutter contre une chimère. Et ces sommes ne pourront donc plus être utilisées pour traiter nos problèmes actuels, qui, eux, sont bien réels.

Écrit par : jipebe29 | 07/07/2010

J'aime beaucoup Marcel Leroux, malheureusement décédé il y a deux ans. Il fait partie de ces climatologues qui étaient là avant que n'ait lieu cette OPA verte sur le climat que je décrivais dans ce billet. Il s'est ensuite fait minoriser suite à la déferlante écologiste sur cette science.

http://leblogdekad.blog.tdg.ch/archive/2010/02/25/l-opa-verte-sur-le-climat.html

Écrit par : Kad | 07/07/2010

Les certitudes véhiculés par les médias, les verts et les Al Gorisme ( c'est pas un jeu de mot. Quoi que...) en général prennent l'eau. Heureusement que de temps en temps ces mêmes journalistes franchissent le pas de la diversité des études scientifiques sur le sujet...

D.J

Écrit par : D.J | 07/07/2010

Apres lecture, je trouve tres reducteur ta facon de presenter de les choses: Ce n'est pas parce que des scientifiques, dans un domaine particulier, ont remarque que a une certaine echelle de la planete(les glaciers suisses, et l'ocean atlantique nord), un effet devait etre pondere, que tout doit absolument etre remis en cause.

Premierement, peux tu preciser quelle partie du rapport AR4 du GIEC doit etre remise en cause (ce n'est pas une question piege, ce rapport fait plus de 100 pages, pas facile de retrouver un point precis)? D'autre part, je ne savais pas que le rapport du GIEC partait sur des explications de phenomenes locaux, peux tu me montrer dans quelles mesures leurs conclusions sont locales?


D'ou tires tu ces hypotheses?

" Car quelles sont les données qui doivent être prises en compte pour prédire un apocalypse climatique ? Il faut que les conditions suivantes soient réunies:

1. L'intégralité du réchauffement observé durant le 20ème siècle est dû à l'homme.
2. Le taux de CO2 (dû à l'activité humaine) va continuer à grimper durant le 21ème siècle.
3. Il existe des effets amplificateurs, comme le dégel du permafrost, qui vont libérer des gaz à effets de serre comme le méthane. Ces effets amplificateurs surpassent les contre-réactions.
"

De ce que j'ai pu lire, les conclusions du GIEC sont beaucoup moins precises que cela, car eux meme reconnaissent qu'a l'echelle de la planete et des effets en jeu, il est tres peu evident de tirer des conclusions definitives.


Pour ta conclusion, je te donne la facon dont je la comprends : "en gros les travaux du GIEC oublient tellement de choses que ca ne sert a rien de s'en preoccuper, le temps que ca avance et que les recherches continuent, on s'apercevra qu'ils avaient tort", tu choisis des lors de te placer du cote des climatosceptiques, et ceci a base de


"Bref, si on a un peu de jugeote, on ne peut que douter des conclusions du GIEC. Si une part du réchauffement climatique reste possiblement imputable à l'activité humaine, ce réchauffement ne causera pas l'Apocalypse."


Chacun son point de vue, personnellement, la derniere source que j'ai trouvee, et qui me semble assez interessante en terme d'explication et de comprehension globale, la voici:

explication de comment fonctionne le GIEC: http://www.manicore.com/documentation/serre/GIEC.html

modifications des temperatures:
http://www.manicore.com/documentation/serre/passe.html
http://www.manicore.com/documentation/serre/augmentation.html


J'ai juste mis 3 liens vers quelques articles, tout son site est assez interessant.

Le principe de la pensee unique est une chose a refuser et qui bloque l'evolution et la discussion. Dans les faits, d'apres ce que j'ai pu en lire et en comprendre, le mode de fonctionnement du GIEC n'est celui la. Il y a des contestataires effectivement, mais seuls les vrais scientifiques peuvent etre consideres comme competents, et dans ce cas la, le mieux pour eux est de passer a travers le processus normal de validation.

Écrit par : ouanelache | 07/07/2010

"Apres lecture, je trouve tres reducteur ta facon de presenter de les choses: Ce n'est pas parce que des scientifiques, dans un domaine particulier, ont remarque que a une certaine echelle de la planete(les glaciers suisses, et l'ocean atlantique nord), un effet devait etre pondere, que tout doit absolument etre remis en cause."

Faux. Ça n'a rien de localisé. Il suffit de regarder les courbes de températures utilisées par le GIEC, comme celle du Hadley center par exemple, pour s'apercevoir que cet effet localisé (tout de même du second plus grand océan du monde) provoque des effets globaux. Voici cette courbe sur 110 ans. On observe clairement une composante sinusoïdale de 60 ans de période.

http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1900

Concernant le rapport AR4, on y trouve par exemple ce diagramme:

http://leblogdekad.blog.tdg.ch/media/00/01/1792658441.jpg

On voit clairement que l'hypothèse la plus alarmiste prolonge et amplifie le réchauffement des années 80 et 90. Or il est évident qu'une partie du réchauffement de cette période est due à l'oscillation atlantique et ne devrait pas être pris en compte par les modèles. Ces derniers sont donc clairement faussés.

"De ce que j'ai pu lire, les conclusions du GIEC sont beaucoup moins precises que cela, car eux meme reconnaissent qu'a l'echelle de la planete et des effets en jeu, il est tres peu evident de tirer des conclusions definitives."

Disons qu'ils ne sont pas si catégoriques, mais qu'ils affirment être sûrs à 90% que le réchauffement est dû à l'homme. C'est tout de même plutôt catégorique non ?

Le problème, c'est que s'ils ne sont peut-être pas si catégoriques, ils disent qu'il y a un gros risque et qu'il faut s'en prémunir. Pour les politiciens c'est la même chose.

Concernant ton lien sur le GIEC, justement c'est ça qui m'inquiète: cette organisation n'a pas un but scientifique mais un but politique. Et les politiciens ne veulent pas perdre leur temps à comprendre les doutes des scientifiques, ou à lire des tas d'études contradictoires. Les politiciens veulent au contraire qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire. Ils exigent donc des scientifiques d'être catégoriques. Pour cette raison, je pense que le GIEC est non seulement inutile à la science, mais bien pire, qu'il pervertit la science et l'empêche de mener ses nécessaires débats. Pour le bien de la science climatique, cette organisation doit être dissoute.

"en gros les travaux du GIEC oublient tellement de choses que ca ne sert a rien de s'en preoccuper, le temps que ca avance et que les recherches continuent, on s'apercevra qu'ils avaient tort"

Le problème du GIEC, (ou en tout cas d'une partie des scientifiques qui le compose) c'est qu'il base ses prédictions sur des modèles mathématiques sur ordinateur. Cette méthode est excellente lorsqu'on comprend bien le fonctionnement d'un phénomène et qu'on connait bien les conditions initiales. Dans le cas de la science climatique, on en est bien loin. Quand on est si loin de la compréhension, on peut tout simplement faire dire n'importe quoi à ses modèles en changeant quelques paramètres. Bref, ceux qui prétendent que leurs modèles sont précis sont des menteurs.

Finalement, si je pense qu'il ne faut pas perdre son temps à s'occuper du réchauffement, c'est que:

1. Le réchauffement est clairement moins important que ce qu'on prétend et qu'il faut utiliser des valeurs très alarmistes pour qu'il soit dangereux. Par exemple, si on prend en compte la composante cyclique de l'océan atlantique, le réchauffement de la fin du 20ème siècle est beaucoup moins important qu'on le prétend.
2. Il n'y aura bientôt plus de pétrole.
3. Il y a sur Terre des problèmes graves, dont meurent des millions de personnes chaque année et dont tout le monde se fout. A la place, tout le monde se préoccupe d'une chimère qui va simplement faire plouf dans une décennie ou deux.

Écrit par : Kad | 07/07/2010

Tiens j'oubliais un truc:

4. En tant qu'anti-nucléaire convaincu, je refuse qu'on relance les programmes nucléaires pour faire face à une menace imaginaire ou presque.

Écrit par : Kad | 07/07/2010

Pour ouanelache: un autre effet de l'AMO (Oscillation Multi-decenal Atlantique) qui a fait l'objet d'une publication récente: cette oscillation est une des causes de la fonte de l'Arctique et du renforcement de la banquise Antarctique.

http://www.agu.org/pubs/crossref/2010/2010GL042793.shtml

Selon cet article, (ici on n'en voit malheureusement qu'un résumé) l'AMO est responsable de près de 50% des modifications de couverture glacée des pôles. (50% ça me rappelle quelque chose...) Ça montre bien que l'effet de l'oscillation atlantique n'a rien de localisé.

Écrit par : Kad | 09/07/2010

Merci. Ce billet résume très bien la situation. Le site www.pensee-unique.fr est probablement la meilleur référence en français. Perso, concernant le GIEC, je leur donne une dernière chance avec le rapport attendu pour 2012.

@ ouanelache : le problème avec le GIEC, c'est qu'il n'admet pas la contestation, même quand elle s'effectue dans les règles (tout ce qui suit est tirée de http://www.pensee-unique.fr/froid.html#astro) :

(Note 2-26 du Gouvernement norvégien, ref. No. 2018-42 Commentaires d'experts et de représentants des gouvernements sur le projet en deuxième relecture)

"Je demande à l'IPCC de revoir la situation qui consiste à avoir, en tout et pour tout, un unique physicien du soleil dans l'équipe des auteurs principaux d'un chapitre aussi important. En particulier parce que la conclusion de cette section repose sur un seul article dont Judith Lean est co-auteur."

Le représentant du Gouvernement norvégien recommande d'inclure, au moins un représentant des relations rayons cosmiques-climat et cite un certain nombre d'articles dûment peer-reviewés et publiés sur ce sujet.

Réponse du GIEC : Les choix ont été fait depuis longtemps. Il est techniquement impossible de revenir dessus....Autrement dit, circulez, il n'y a rien à voir.
Certains facétieux ont baptisé cette amusante trouvaille du nom de Judithgate
Ce comportement est franchement étonnant de la part d'un organisme international chargé de faire le meilleur point scientifique possible sur la climat en se basant sur la science publiée dans les revues scientifiques. Il semble que les autorités du GIEC (le bureau) préfèrent les rapports du WWF aux articles de Svensmark et des nombreux autres auteurs qui publient sur ce sujet.

Il est vrai que personne ne conteste le fait qu'il est beaucoup plus facile de parvenir à un consensus sur un question en ne prenant l'avis que d'une seule personne...

Écrit par : Richard Golay | 11/07/2010

J'ai pour ma part assez peu d'espoir quant au prochain rapport du GIEC. Je pense de toute façon que cette organisation est inutile et que la science climatique pourrait bien mieux fonctionner sans elle. Elle a le très gros défaut de donner une sorte de pouvoir à une poignée de climatologues, les rédacteurs principaux, qui peuvent décider de la composition de l'ensemble du panel et qui sont responsables de la relecture. Ce fonctionnement n'est pas propice à un développement à plusieurs approches de cette science. Même si le GIEC mettait de l'eau dans son vin, (ce qu'il ne peut pas faire parce qu'il condamnerait ses propres crédits) cela ne changerait rien au fait que le GIEC est une organisation à visée politique et non scientifique.

Écrit par : Kad | 11/07/2010

Oui, je comprends. C'est l'avis de Courtillot. Mais les observations récentes sur les oscillations climatiques naturelles et leurs conséquences ne vont pas pouvoir être passées sous silence. De plus, les incertitudes, face à la stagnation de la température globale depuis plus de 10 ans, devront être revues à la hausse. La sensibilité du climat au CO2 sera revue à la baisse. On fait confiance au technocrate du GIEC pour formuler le tout d'une manière qui ne leur fassent pas trop perdre la face en public (c'est déjà le cas dans les instituts).

Écrit par : Richard Golay | 12/07/2010

Une chose aussi gigantesque que le climat d’une planète, repose malheureusement sur des équilibres. Ces équilibres peuvent malheureusement être perturbés très facilement. Quand on voit que l’homme a par exemple réussi à augmenter de 25% la concentration en CO2 dans l’atmosphère en moins de 100 ans, on se dit qu’on a tout de même un bel impact sur l’environnement !

Après je ne dis pas que c’est forcément le CO2 qui est responsable du réchauffement climatique (qu’on ne peut nier), mais il y a des questions à se poser. Si on considère que le CO2 est une des causes du réchauffement, il faut se dire que le CO2 augmente un petit peu l’effet de serre, hop, on réchauffe un peu, il y a plus d’eau dans l’air, hop, l’effet de serre augmente, hop, ça se réchauffe… Vous voyez venir ? Une petite perturbation de l’équilibre peut déplacer fortement celui-ci !

Écrit par : vibromasseur | 06/11/2010

enfin un article de presse réaliste,merci!

Écrit par : Elena | 06/11/2010

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