08/06/2010

La Suisse paradis fiscal selon le Brésil!

On avait échappé à la liste de l'OCDE. Mais voilà-t-il pas qu'on se retrouve sur la liste... du Brésil ! Mais pas de panique: il y en a 64 autres avec nous. Sur un peu moins de 200 pays, ça en fait quand même un paquet. Alors pourquoi ? Parce que pour le Brésil, le critère pour être considéré comme un paradis fiscal, c'est une imposition de moins de 20% du revenu! Cela signifie que le Brésil veut fixer l'imposition du reste du monde selon ses propres critères. Et bien sûr sans tenir compte des règles de l'OCDE, pourtant les seules auxquelles tous les pays doivent se conformer.

Et bien moi je dis que les pays qui respectent les critères imposés par le Brésil devraient être mis sur la liste noire des enfers fiscaux ! Alors que tous ceux qui ont de l'argent et vivent dans l'un de ces pays y songent. Pourquoi rester en enfer quand le paradis existe ? Et je sais qu'il existe, tout simplement parce que j'y habite! Alors venez, on vous accueillera très bien. Les anges de la fiscalité sont là pour ça.

Ah au fait, pendant que j'y suis, je rajoute le Brésil sur ma liste noire des pays amis de l'Iran...

Commentaires

Bonjour Kad,

Le Brésil n'est pas le seul pays à établir sa propre liste des paradis fiscaux, la France voisine en parle également.
Ainsi chaque pays peut à son gré et selon ses propres critères, définir ce qui est bon ou mauvais, acceptable ou condamnable, et cela s'appelle du protectionnisme tout simplement, avec des sanctions économiques à la clé.

Dans le cas du Brésil, comme dans celui de l'OCDE par ailleurs, il s'agit d'exercer des pressions et nous sommes ici dans ce qu'il est convenu d'appeler un jeu d'influences où s'exercent les rapports de forces. Dans ce jeu, les règles démocratiques sont contournées au profit des plus forts - voyez le "G20" qui dicte ses règles à l'OCDE -, mais l'histoire nous a enseigné que les retournements d'alliances sont fréquents et les puissants d'un jour ne le seront pas toujours ...

Ce nouveau protectionnisme déguisé nous promet encore de belles surprises dans la mondialisation qui se met en place.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 08/06/2010

Que veut dire un taux d'imposition de moins de 20%? Faut-il considérer toutes les déductions sociales comme des impôts? En consultant une feuille de salaire d’un employé j'arrive déjà à 1% + 5.05% + 6.25% = 12.3% de déductions (chômage, AVS, caisse de pension). Il faut multiplier ce taux avec deux, car il y a la part patronale qui est identique. Donc on arrive déjà à 24.6%. Ensuite, faut-il inclure les primes de la caisse maladie et de l'assurance accidents? Et puis il y a les impôts directs (ICC, IFD) et indirects (TVA, droits de douane, taxe sur les carburants, etc.). En fin de compte la totalité des impôts, déductions sociales et taxes en tout genre dépasse facilement les 50% du revenu brut effectif pour un employé suisse.

Écrit par : Eric | 08/06/2010

En fait Eric, je n'ai aucune idée de ce qui est inclus dans ce calcul. Et je dois bien vous avouer que je m'en fiche totalement. Parce que si chaque état peut faire ses petits calculs et établir ses listes noires, alors les règles n'ont vraiment plus aucune importance.

Écrit par : Kad | 08/06/2010

Il s'agit de l'impôt sur le bénéfice des sociétés.

Écrit par : CEDH | 21/06/2010

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