31/05/2010

Israël doit signer le TNP!

S'il y a un point de la politique internationale du président Obama que je soutiens ardemment, c'est le désarmement nucléaire. Je pense que sa politique est très juste dans cette optique. Elle tient en deux mots: désarmement et non-prolifération. En bref, il ne suffit pas de jouer les gros bras face à quelques états qualifiés d' "axe du mal" comme le faisait le précédent gouvernement. Il faut aussi montrer qu'on a soi-même l'intention de réduire et, à terme, de se débarrasser de son arsenal nucléaire. De même, on ne peut pas exiger uniquement le désarmement de ses ennemis sans exiger la pareille de la part de ses alliés. Ainsi, il faudra un jour inclure les programmes nucléaires français, anglais et chinois dans les négociations de désarmement. Mais dans un premier temps, il faut exiger de la part de tous les pays non membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, la participation au Traité de Non-Prolifération Nucléaire, ainsi que sa stricte application. Cela signifie bien sûr que l'Iran et la Corée du Nord, tous deux signataires de l'accord cessent leurs programmes nucléaires militaires et démantellent tout ce qui a déjà été fabriqué, mais aussi que les pays non signataires se metttent en conformité. Et parmi les pays non-signataires qui doivent plier, il y a l'Inde, le Pakistan et... Israël!

Les gesticulations de Benyamin Netanyahou concernant l'adoption par l'ONU d'un document demandant la création d'une zone sans armes nucléaires au Moyen-Orient, sont bel et bien un combat d'arrière-garde. Il prétend que ce document pointe uniquement du doigt les stocks israéliens d'armes nucléaires. Mais c'est bien sûr totalement faux. Une zone dénucléarisée au Proche et Moyen-Orient inclut forcément l'Iran, l'Inde et le Pakistan et c'est d'ailleurs bel et bien le défi posé par le nucléaire iranien qui justifie cette position internationale. Bien entendu, Israël ne doit pas accepter de se mettre en conformité avant que tous les acteurs régionaux, et même mondiaux, ne se soient mis d'accord. Mais refuser d'emblée d'entrer en matière, c'est pour Israël le risque de se mettre à dos le monde entier. Et aussi de perdre tout soutien international concernant le nucléaire iranien. Mais peut-on attendre autre chose de la part d'un gouvernement élu uniquement pour ses tendances sécuritaires ?

Officiellement, Israël ne possède pas d'armes nucléaires. Mais il est de notoriété publique que ce pays possède l'arme suprême depuis plusieurs décennies. Donc lorsqu'Israël exige de l'Iran d'arrêter son propre programme, on ne doit pas s'étonner que cette demande sonne faux. Car tant qu'on fermera les yeux sur le programme nucléaire de certains, comment pourra-t-on exiger quoi que ce soit des autres ? Ainsi même en Occident certains, oubliant que ce pays est signataire du TNP, n'hésitent pas à dire que l'Iran a parfaitement le droit de posséder des armes nucléaires. Pour ma part, je pense que le fait ou non que l'Iran en ait le droit importe peu et que le principal, c'est de préserver les intérêts stratégiques occidentaux dans la région. Toutefois, si un désarmement nucléaire totale de la région devait être une condition pour l'arrêt du volet militaire du programme nucléaire iranien, je pense que c'est une condition totalement acceptable.

Le désarmement nucléaire du monde, un rêve que je partage avec Barack Obama, passe par trois étapes. La première, une réduction drastique de l'armement des deux superpuissances nucléaires est déjà en bonne voie. L'étape suivante doit donc déjà être mise en chantier. Il faut s'assurer que tous les pays du monde signent le TNP et faire respecter strictement cet accord. La troisième étape, sans doute la plus difficile à concrétiser, consistera à désarmer les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité. Difficile sans aucun doute, mais impossible, j'espère que non. J'ai foi en l'humanité. Le 21ème siècle devra être celui où l'être humain aura su éliminer les menaces qu'il avait lui-même fait planer au-dessus de sa propre tête.

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26/05/2010

Pétrole: le grand enjeu stratégique de la première moitié du 21ème siècle

Oui je sais. Jusque-là rien de nouveau. Cela fait des décennies que le pétrole est déjà un enjeu stratégique. Et même le principal enjeu stratégique. Peut-être le seul. Alors qu'est-ce qui change ? Le fait est qu'il y a deux nouveaux facteurs qui en font plus que jamais le plus grand enjeu de ce début de siècle. Et seulement de cette première moitié de siècle d'ailleurs, car ensuite… il n'y en aura sans doute plus ! Ou en tout cas en quantité si faibles que notre économie aura déjà dû réussir sa reconversion ou à défaut se sera totalement effondrée.

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17/05/2010

Genève a un nouvel ennemi !

Oui, Genève s'est trouvé un nouvel ennemi ! On en a fini de s'en prendre aux étrangers venus du sud de l'Europe,  désormais considérés comme intégrés. Ils ont été remplacés par les étrangers venus d'Europe de l'Est et d'Afrique. On le sait bien, ils sont tous venus pour vendre de la drogue à notre brave jeunesse naïve. Si ce n'est souvent pour cambrioler nos chaumières. A cet ennemi du deuxième cercle, s'ajoute bien sûr les frontaliers, dont on connait l'avidité de francs suisses qu'ils ramènent chez eux dans leurs voitures diesel pour les déposer illico au Crédit Agricole. Et bien sûr, pour compléter ce tableau, on ne doit pas oublier la racaille annemassienne qui se cache parmi les frontaliers et pour qui on construit le CEVA! Et bien depuis peu, j'ai découvert dans les commentaires de la Tribune qu'un troisième ennemi venait s'ajouter à ces deux premiers. Il s'agit des employés de edge funds ! Bien sûr ces derniers ne viennent pas pour prendre l'argent des genevois, puisqu'il apportent de l'argent frais. Mais tout de même, on sait très bien ce qu'ils viennent chercher à Genève: ils viennent tout simplement pour nous voler notre bien-être de lacustres !

Car oui, désormais on le sait: chaque fois qu'un projet de construction qui ne soit pas réservé aux familles laborieuses voit le jour, c'est pour les employés de edge funds ! Ce sont les seuls à être capables de payer. Donc les nouvelles constructions ne servent qu'à loger de nouveaux venus, attirés par le paisible bien-être de notre cité. Bien-être qu'ils mettent donc en péril par leur simple venue! Car pour chaque nouvelle construction, c'est une poignée de braves Genevois qui perdent leur vue sur le lac ! Franchement quels égoïstes ces banquiers étrangers...

Plus sérieusement, cette accusion est souvent la critique de tout un système. On nous dit qu'il suffit de cesser d'attirer de nouvelles entreprises, ainsi il ne sera plus nécessaire de construire. Mais soyons clairs: qu'est-ce qui attire chez nous ces edge funds londoniens ? C'est simple, ce qui les attire c'est une fiscalité non confiscatoire, contrairement à celle qui vient d'être introduite en Grande-Bretagne. C'est aussi une place financière forte, malgré les attaques qu'elles a subies durant l'année écoulée. Doit-on changer cela ? Doit-on introduire une fiscalité défavorable au capital pour décourager ces sociétés étrangères de s'installer chez nous ?

Le problème, c'est que si nous faisions cela, nous vivrions la même chose que Londres. Non seulement personne ne viendrait plus s'implanter chez nous, mais de nombreuses autres sociétés s'en iraient pour des cieux moins défavorables ! Alors le seul résultat que nous obtiendrions, c'est une augmentation terrible de notre chômage. Et bien sûr, une fois que suffisamment de monde aura été forcé de dormir sous les ponts, la crise du logement sera enfin résolue puisque les appartements vides seront alors nombreux. Mais est-ce pour autant la bonne solution ?

14/05/2010

La gauche genevoise

La gauche à Genève a presque toujours été minorisée. La population genevoise a une majorité à droite, ça a toujours été clair. Mais il y a tout de même une exception. La ville de Genève, avec ses grands quartiers populaires, vote systématiquement à gauche, et cela depuis un bon moment. La raison en est simple. En ville, il est très difficile de trouver des logements bon marché. Les prix en loyer libre ou en PPE sont impossibles à payer pour la classe moyenne. Seule la part la plus riche de cette classe moyenne parvient donc à rester en ville. Pour le reste, la classe moyenne est de plus en plus rejetée à l'extérieur de la ville, dans les communes limitrophes, quand ça n'est pas dans le canton de Vaud ou en France. Les seuls à pouvoir rester en dehors des plus riches sont donc ceux qui bénéficient de logements sociaux, c'est à dire les classes les plus populaires, compte tenu des revenus extrêmement bas demandés pour y entrer.

Si on faisait voter les contribuables de la Ville, il est certain que la tendance s'inverserait. Car si la classe moyenne vit en majorité en périphérie, elle travaille majoritairement en ville. La conclusion est donc évidente: la part la plus importante des revenus de la Ville est perçue auprès de personnes qui n'ont pas le droit de se prononcer à propos des aménagements réalisés avec leurs impôts. C'est tout de même une situation intolérable, non ? Et bien loin de récompenser ces contribuables, la Ville passe son temps à leur imposer des chicaneries, les considérant comme des nuisibles, au contraire de ses gentils électeurs. Mieux: afin de s'assurer que la majorité ne change pas de côté, la gauche fait tout pour accentuer la difficulté de la classe moyenne à s'établir en ville.

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11:23 Publié dans Genève, Politique | Tags : gauche, genève | Lien permanent | Commentaires (5)

10/05/2010

Plaidoyer pour la vitesse sur rail en Suisse

J'ai toujours été un passionné de chemins de fer. Est-ce que cela me vient de ces années où je collectionnais les convois miniatures de mon train électrique et cherchais sans cesse à perfectionner le réseau qui encombrais ma chambre ? Ou est-ce dû au temps que je passais avec mon père à contempler ces belles locomotives sur des livres illustrés ? Oui je pense qu'il n'est pas étranger à cette passion. Disons donc que c'est un lègue familial.

Arrivé à l'âge adulte, j'ai découvert qu'en tant que citoyen suisse, j'étais en possession d'un autre réseau de chemins de fer. Et quel réseau! Le réseau suisse de chemins de fer est l'un des plus denses d'Europe. Au 19ème siècle déjà, la Suisse s'est lancée dans la construction de ce réseau qui rapprochait les cantons et ses habitants les uns des autres. Tout comme les Etats-Unis mais à une tout autre échelle, le pays s'est construit autour de ses chemins de fer. Le percement d'un ouvrage comme le tunnel du St-Gothard fait partie intégrante de notre histoire et a permis de sceller le lien fédéral avec le Tessin.

Mais aujourd'hui force est de constater que les chemins de fer ne sont plus le principal moyen de transport à longue distance en Suisse. Durant des décennies, ils se sont laissés distancer par la route et aujourd'hui notre pays s'est lancé dans une rénovation complète de son réseau ferroviaire avec les projets "Rail 2000" et les NLFA lancés dans les années 80. Mais si je pense que ça va dans le bon sens, je pense aussi que ça n'est pas assez.

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07/05/2010

Crise grecque: échec européen ?

Ici ou là, on entend dire que la crise grecque est une démonstration de l'échec européen. Bien sûr, l'inclinaison politique de ceux qui prédisent la fin imminente de la construction européenne ne laisse aucune équivoque. Mais finalement la question ne peut pas être évitée. L'Europe est-elle vraiment en cause ? Mieux: sans la construction européenne, la crise grecque aurait-elle aussi pu se produire ?

En réalité, les causes de la crise grecque sont pûrement internes. Une gestion calamiteuse de ses affaires publiques et un manque à gagner chronique dans les perceptions de l'Etat. A la rigueur, on peut accuser les payements directs européens d'avoir encouragé le pouvoir à dillapider cet argent sans aucune retenue. On peut aussi l'accuser d'avoir manqué à son devoir en laissant la Grèce (et d'autres pays) s'enfoncer dans les dettes publiques sans aucun plan visant à diminuer le déficit chronique. Car il ne faut pas oublier que l'accession à la zone Euro a en principe un prix: le déficit et la dette publics doivent être sous contrôle. Mais sans doute que par les temps qui courent, où les grands états de l'Union n'ont pas hésité à faire plonger leurs budgets très profondément dans les chiffres rouges afin de venir au secours des banquiers, ils se sont faits moins regardants sur la dette des autres...

Alors fin de l'Europe ? Je dirais pour ma part qu'il y a quelque chose de rassurant quand on voit le plan d'aide qui a été mis en place. Certes on peut critiquer le taux d'intérêt pratiqué, mais après tout, les règles des marchés veulent qu'on fasse payer les risques plus élevés. Et à moins de se tourner vers une économie planifiée, je vois mal comment faire autrement. On ne peut prêter aux mauvais payeurs sans se couvrir. Sinon quel intérêt y aurait-il à rembourser ses dettes ? On peut aussi critiquer l'obligation faite à la Grèce de se lancer dans une politique d'austérité. Mais bon. A un moment donné, il faut quand même arrêter les frais non ? Bref, ce qu'il y a de rassurant dans ce plan, c'est qu'on voit bien que malgré les rechignements initiaux, l'imbrication réciproque des économies européennes oblige à la solidarité. Devenus frères, les pays de l'UE ne peuvent plus se laisser tomber! Et sans l'Union Européenne, la situation de la Grèce aurait été bien plus catastrophique encore.

Mais le simple fait que la crise se soit produite met en lumière un problème très profond: le manque de contrôle supra-étatique au sein de l'Europe. On ne peut pas mettre en commun ce qu'on a de plus stratégique, c'est-à-dire sa monnaie, sans mettre en place un organisme de contrôle centralisé fort pour vérifier le respect des règles. Il est impensable qu'un état de l'Union puisse se laisser aller de la sorte et que personne ne mette le doigt sur ce manquement! Pour faire un parallèle à une échelle réduite, immaginons un pays fait de 23 cantons qui partagent une monnaie unique (le franc) et qui gèrent leurs administrations de manière indépendante. Si l'un de ces cantons se mettait à montrer une frivolité comparable à celle du gouvernement grec, au point de mettre en danger la santé financière de l'ensemble du pays, serait-il remis à l'ordre ? Et bien sans tarder oui! Car le pouvoir centralisé de ce pays fédéral a tout pouvoir sur le plan économique et sa banque centrale est seule compétente pour gérer la politique monétaire.

Il en va malheureusement tout autrement de la zone Euro. Les états restent compétents pour fixer leur politique économique et la banque centrale européenne n'est qu'une mise en commun de toutes les banques centrales des états. Et c'est probablement la cause première de l'apparition de cette crise. Si l'Europe veut éviter un tel fiasco à l'avenir, elle doit plus centraliser sa politique économique et donner un pouvoir fort à l'Union pour imposer une politique budgétaire stable aux états membres, pour vérifier son application et, le cas échéant, mettre les états sous tutelle. En gros, elle doit s'inspirer du modèle suisse. Donc, la solution à ce problème n'est pas la fin de l'Union Européenne comme certains le prétendent, mais un approfondissement de la construction de l'Europe économique.

06/05/2010

Révolution grecque ? Révolution mondialisée ?

Ce qui devait arriver est-il en train de se produire ? Malgré l'apparent bol d'air fourni par les membres les plus puissants de la zone Euro et par le Fonds Monétaire International, la Grèce s'enfonce dans le tourbillon d'une tornade économique que rien ne semble pouvoir arrêter. La Grèce qui par sa frivolité budgétaire est la première à sombrer, mais sans doute pas la dernière. Comme je le rappelais il y a quelques jours dans ce billet, l'hystérie keynésienne avec laquelle on a tout fait pour sauver la haute finance au détriment de l'économie publique a un prix. Celui de l'endettement public porté à son paroxysme. Celui d'une crise bien plus terrible que celle à laquelle on a presque échappé.

Le mécanisme est à la fois simple et complexe. Restrictions budgétaires drastiques. Arrêt de l'investissement public. Baisse des prestations sociales. Economie privée souffrant du manque d'investissements publics. Licenciements massifs. Augmentation du chômage coordonné à la chute du social. Troubles sociaux. Révolte. Renversement du gouvernement. Érection de guillotines. Boum font les têtes sur les pavés.

J'exagère ? J'espère bien. Mais je vois mal aujourd'hui comment arrêter tout cela. D'autant que la crise ne restera pas une simple crise grecque. Dans une économie mondialisée, les crises sont également mondialisées. Et si les crises mènent à des révolutions, ces révolutions sont à leur tour mondialisées. Et dans le fond, on peut se demander si ça n'est pas le mieux qui puisse se produire. Ce monde où le pouvoir économique repose entre quelques mains avides et où les gouvernements ne sont que de pacotille et font des courbettes devant le vrai pouvoir a quelque chose de fondamentalement malsain. Il est temps que ça change. Que le pouvoir revienne aux mains du peuple. Si possible dans le calme. Mais il est possible qu'il ne soit  déjà plus question de révolution pacifique. Est-ce le début de la fin ? On devrait en savoir plus dans les semaines à venir. D'autant plus que les évènements semblent évoluer rapidement.

Je ne parle évidemment pas ici de la Suisse qui devrait, heureusement, rester passablement préservée. Sa santé budgétaire pourrait être citée en exemple en Europe. Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions. La dépendance de la Suisse vis-à-vis de l'économie européenne est aussi forte que si elle faisait partie de l'Union Européenne. Et juste un tout petit peu moins que si elle faisait partie de la zone Euro. Alors tout cela aura aussi des conséquences pour nous. Peut-être pas ou peu de troubles, mais des moments difficiles sont à prévoir.

03/05/2010

La société mondialisée survivra-t-elle à la fin de l'ère du pétrole ?

Enième hoquet de notre mode de consommation énergétique basée sur l'usage du pétrole, la marée noire en cours en Louisiane est bien évidemment une nouvelle incitation à se questionner à propos de l'avenir de cette substance. Une telle catastrophe est clairement inadmissible. Surtout que ça n'est de loin pas la première et que, si nous continuons à consommer le pétrole au même rythme, c'est encore moins la dernière !

3259_la-plate-forme-deep-water-horizon-en-feu-le-22-avril-2010.jpgMais si de tels évènements peuvent et doivent catalyser notre réflexion, il y a une catastrophe à venir bien plus grave encore pour notre avenir énergétique qui devrait nous faire réagir. Durant plus d'un siècle, notre civilisation a construit sa prospérité sur l'usage d'une forme d'énergie bon marché et, jusque-là, abondante. La découverte des applications liées au pétrole a dopé l'industrie et l'économie. Il est l'huile qui fait tourner l'économie. Mais beaucoup de spécialistes le disent: cette huile va bientôt venir à manquer et la machine économique pourrait bien de se gripper. Ces spécialistes donnent à nom à cette calamité: le pic pétrolier.

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