28/03/2010

Les médias participent-ils à la diffusion de l'antisémitisme ?

Aujourd'hui, on apprend par la Tribune de Genève que le rapport 2009 de la Cicad (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) montre un accroissement des propos antisémites sur le web et que près de la moitié a été proférée durant l'opération "Plomb durçi" en janvier. Et justement, en janvier nos médias avaient inconditionnellement pris parti pour Gaza, dirigée par le Hamas faut-il le rappeler, plutôt que choisir la neutralité dans un conflit qui ne nous concerne pas directement.  Les articles parus à cette occasion étaient clairement orientés, parlant par exemple des hôpitaux bombardés, en oubliant de préciser que le Hamas les avait militarisé en violation claire des lois et coutumes de la guerre. D'ailleurs, toute l'opération a été montrée comme une agression sans provocation, en faisant peu de cas des attaques répétées du Hamas contre des villes israéliennes.

Depuis, les médias se font régulièrement l'écho de violations des droits de l'homme, révélées entre autres par l'association Amnesty Internationale, mais en oubliant de citer les violations des droits de l'homme proférées par le Hamas sur sa propre population. Il est vrai qu'on ne sait pas grand chose sur ce que vivent les gens dans cet enfer. Aller y enquêter est quasiment impossible. Le Hamas vérouille l'information et ne laisse filtrer que ce qu'il souhaite. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'Amnesty International ne voit qu'une petite partie des violations qui ont probablement lieu. Le moins qu'on puisse espérer de leur part, c'est de l'avouer.

Alors en prenant fait et cause pour les Palestiniens contre Israël, les médias occidentaux ne participent-ils pas à l'installation d'un sentiment antisémite latent, qui ne demande pas mieux que ce feu vert pour se dévoiler au grand jour ? Si les médias ne montrent pas l'exemple en restant parfaitement neutres et en ne citant que des faits, il n'est pas étonnant que les antisémites se mettent à parler sans honte. Mais le problème de fond n'est-il pas que l'antisémitisme a déjà gagné les médias ?

11:37 Publié dans Monde, Suisse | Tags : antisémitisme | Lien permanent | Commentaires (46)

27/03/2010

Sécurité routière: une statistique encourageante

Vous souvenez-vous de début novembre et de ces trois accidents mortels survenus coup sur coup ? Ils avaient fait énormément réagir. J'y avais moi-même consacré un billet plus étonné par le battage médiatique qu'on faisait autour de cette série d'accidents et par les réactions de politiciens que choqué par ce qui arrivait. Car il faut bien dire que l'humain se fait une fausse idée du hasard. Il pense que lorsque des évènements se déroulent au hasard, ils doivent forcément se dérouler à intervalle plus ou moins régulier. La meilleure preuve, c'est la croyance courante en une "loi des séries". Lorsqu'un évènement se déroule plusieurs fois d'affillée, on pense qu'il s'agit d'une sorte de fatalité. Mais c'est totalement faux. Il faut différencier les statistiques de la réalité. Ce n'est pas parce que les statistiques prévoient qu'un évènement se passe 3 fois par an, qu'il va se produire tous les ans 3 fois. Certaines années, il peut se produire 10 fois, et d'autres jamais! Ce n'est que sur les grands nombres que la réalité commence à se rapprocher de plus en plus de la statistique.

330061507.jpgOr, la statistique sur les accidents mortels à Genève ne peut pas être précise du fait du nombre, heureusement, très peu élevé de cas! La police cantonale vient de sortir sa statistique pour l'année 2009. On y voit que le nombre d'accidents, y compris les accidents avec blessés et les accidents avec dégâts matériels simples, sont en constante baisse depuis des années et cela malgré l'augmentation régulière de trafic. L'année 2009 semble même marquer une accélération de cette diminution alors que le nombre d'accidents était presque stable depuis 3 ans. Il faudra toutefois vérifier ce fait dans les prochaines années, mais le nombre total d'accidents est suffisamment élevé pour que la statistique soit assez fiable.

Finalement, il n'y a qu'un seul type d'accidents qui augmente, ceux avec décès! Et quelle augmentation: près de 50%. C'est sans doute malheureux, mais il faut voir que les fluctuations du graphique sont très importantes. A n'en pas douter, il s'agit d'une accumulation d'évènements qui sera probablement compensée l'année prochaine par une nouvelle baisse. Globalement, il est même probable que la tendance statistique suive la même courbe que celle des accidents, même si c'est difficilement perceptible. Car le taux d'accidents mortels n'a à priori aucune raison de varier beaucoup. Celui-ci se situe aux alentours de 1/200.

Et maintenant où sont-ils ces politiciens qui voulaient prendre des mesures spéciales pour enrayer les dangers croissants sur la route ? Ne réagissent-ils qu'aux journaux de la veille ? Ne sont-ils pas capables de suivre une ligne de conduite sur le long terme ? Il faut lutter sans cesse pour améliorer la sécurité de la route. C'est un travail quotidien et ceux qui en sont chargé n'ont pas attendu ces réactions pour s'en occuper. La meilleure preuve, c'est que les routes genevoises sont de plus en plus sûres, année après année. Dans cette statistique, ce que je trouve le plus intéressant, c'est le nombre d'accidents par voie de circulation. Il montre où il faut prendre des mesures pour continuer à abaisser le nombre d'accidents. Et c'est sans doute là-dessus qu'il faut mettre l'accent, plutôt que de prendre des mesures générales parce que 3 accidents d'affilée se sont produits.

26/03/2010

La Suisse condamnée

Ainsi nous avons été condamnés. Ça nous pendait au nez. En prenant une décision discriminatoire qui n'avait aucune chance d'être acceptée du reste du monde, nous nous exposions à l'incompréhension. Le monde n'a pas interprété le vote anti-minarets des Suisses comme un simple vote sanction. Il a jugé qu'il s'agissait d'un vote raciste. D'un geste de repli et d'exclusion d'une communauté. La seule consolation que nous puissions avoir, c'est d'avoir été soutenus par l'ensemble de l'Europe et par les Etats-Unis. Ça faisait longtemps qu'on attendait de pouvoir compter sur ces pays! Mais ce sont des pays qui ne font généralement pas beaucoup de cas des Droits de l'homme qui ont fait pencher la balance. Pour une fois que ce ne sont pas eux qui subissent une condamnation, ils ont pu s'en donner à coeur joie.

79716553.JPGIl est vrai que cette condamnation n'a pas force contraignante. Car évidemment, si les décisions de la commission des droits de l'homme des Nations Unies avaient force contraignante, peu de pays reconnaîtraient sa validité. En effet, la plupart des pays subissent très souvent des condamnations, sans en tenir aucun compte bien évidemment. Donc la Suisse n'a pas à modifier quoi que ce soit à sa constitution pour autant. Elle n'en a d'ailleurs tout simplement pas le droit. A partir du moment où la condamnation n'a pas force contraignante, personne n'a le droit de modifier la constitution sur sa seule base.

Par contre, il ne faut pas oublier que plusieurs recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'homme, tribunal faisant partie des institutions du Conseil de l'Europe, ont été déposés. Lorsque la Suisse a choisi d'être signataire de la convention qui régit cet organe, elle a également accepté de se soumettre à ses jugements. Ces derniers ont donc force contraignante. Et on imagine assez mal les juges de Strasbourg ne pas tenir compte de la condamnation des Nations Unies. Cette condamnation nous rapproche donc d'un scénario catastrophe: un vote invalidé et notre constitution modifiée!

On aurait pu éviter cela. Il aurait fallu ne pas envoyer le peuple voter sur un texte qui nous exposait à ces condamnations. Mais pour cela, il aurait fallu que nos parlementaires fassent preuve de plus de discernement. En effet le jeu de la politique a joué en faveur de l'initiative. Afin d'éviter la victimisation de l'UDC, les autres partis, ou du moins certains d'entre eux, ont décidé de valider le texte, malgré tous les problèmes qu'il posait. Et les évènements leur ont donné tort. Leur faute est directement responsable de la situation dans laquelle nous allons probablement nous retrouver.

Le moins qu'on puisse espérer désormais, c'est que nos institutions évoluent afin d'éviter une situation pareille à l'avenir. Cette situation a d'ailleurs peu de chances de se produire au niveau cantonal, car le Tribunal Fédéral est compétent pour juger de la recevabilité des textes proposés dans les cantons. Donc de leur constitutionnalité et de leur respect du droit supérieur. Il est bien dommage que le TF ne dispose pas de la même compétence au niveau fédéral. Cela doit changer. Ou du moins une cour constitutionnelle doit être créée comme c'est le cas dans la grande majorité des démocraties. Seul un organe juridique pourra juger les textes d'un point de vue strictement juridique sans qu'il y ait pollution d'intérêts politiciens. Une telle réforme est vitale pour notre pays. Bien plus que la réformette du gouvernement dont on parle ces jours! Alors qui va mettre cela sur le tapis ?

22/03/2010

Energies renouvelables: la solution du PS

Ca fait un moment qu'il y a polémique dans le domaine de l'énergie. On le sait, durant ce siècle nous allons devoir remplacer le pétrole comme source d'approvisionnement principale en énergie. Cela signifie bien sûr qu'il va falloir refondre toute notre société autour d'un nouveau mode de consommation de l'énergie. Les énergies renouvelables sont une des solutions. Il y en aura sans doute d'autres. Mais quoi qu'il en soit, cet avenir sans pétrole, c'est aujourd'hui que nous devons le créer. C'est bien tout un modèle de société qu'il va falloir construire. Le changement sera aussi fondamental pour notre mode de vie que l'électrification  l'avait été pour le réseau ferroviaire. Il est probable que l'une des voies technologiques pour arriver à atteindre ce but sera une baisse de la consommation globale. Et il est également probable que dans l'avenir l'énergie deviendra une denrée moins abondante et donc plus chère. D'autant que la demande mondiale risque d'exploser dans le même temps. Voilà pourquoi nous ne devons pas attendre et nous lancer dès aujourd'hui dans cette refonte de notre mode de vie. Malheureusement, pour l'instant on parle et on n'avance pas beaucoup...

289716698.jpgSi les énergies renouvelables sont effectivement une voie encourageante à explorer, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne sont pas prêtes à fournir des quantités d'énergie équivalentes à ce que nous accorde généreusement le pétrole. Pour l'instant, elles n'ont même pas, et de loin, la capacité de remplacer l'énergie nucléaire, qui représente 40% de notre production électrique. (voir ici pour les détails) Tout au plus, elles peuvent suffire à compenser le surplus de consommation dû à l'augmentation de la population. Il est donc déjà irresponsable de prétendre que nous n'avons pas besoin de remplacer la production d'énergie de nos centrales nucléaires vieillissantes par autre chose que les énergies renouvelables. Le PS et les verts le font pourtant depuis longtemps. Et ils rencontrent malheureusement un certain écho dans la population. Grâce à cette stratégie, nous pouvons déjà considérer que dans une dizaine d'années environ, nous passerons dans une situation de pénurie chronique. Et bien sûr, notre économie va sérieusement en pâtir.

Mais le PS ne s'arrête pas là. Il propose désormais de remplacer aussi le pétrole par les énergies renouvelables! Et cela dans les 20 prochaines années! Et que proposent-ils pour que la technologie des énergies renouvelables soit capable de remplacer le nucléaire et le pétrole d'ici là ? C'est simple: ils veulent les rendre obligatoires! C'est tellement simple qu'on se demande pourquoi personne n'y avait pensé avant. La technologie n'est pas prête ? Et bien c'est pas grave, désormais il est obligatoire qu'elle soit en mesure de remplacer le pétrole et le nucléaire!  Une solution légale pour solutionner un problème technique. C'est génial non ? Basée sur le principe de "les lois inapplicables n'ont jamais tué personne", cette proposition ne fait pas avancer le schmilblick. Elle sème seulement la confusion et empêche de choisir les solutions transitoires et de mener la nécessaire recherche dans des domaines bien plus variés que celui proposé. Elle nous empêche de réfléchir à notre pérénité énergétique à moyen et long terme. Bref, elle va nous conduire tout droit à la catastrophe. Et j'ai bien peur que le PS arrive à convaincre pas mal de monde...

21/03/2010

Et si le plus grand problème de Genève était l'imposition à la source des frontaliers ?

Suite au jugement du Tribunal fédéral accordant les mêmes déductions aux personnes imposées à la source qu'aux autres contribuables, Eric Stauffer parle de déposer une motion pour que Genève renégocie les conditions d'imposition des frontaliers avec la France. Et bien il a peut-être raison. Mais pas pour les raisons qu'il pense ! Il faut bien se rendre compte que la situation de Genève, où les frontaliers sont imposés dans leur pays de travail et non dans leur pays de résidence, est vraiment unique. La norme en Europe et même en Suisse, c'est l'imposition dans le pays de résidence. Genève profite donc largement de ce système d'imposition. Et il est évident que par les temps qui courent, il vaut mieux que la France ne se penche pas sur ce cas particulier. Car actuellement, le gros des impôts des frontaliers reste en Suisse et seule une petite partie est reversée aux municipalités de domicile. L'Etat français quant à lui ne touche rien du tout...

Dès lors, il est assez amusant de lire les anti-frontaliers dire que la France doit prendre en charge les frais pour les infrastructures nécessaires aux frontaliers. Car après tout, si la France ne touche pas un sou, pourquoi elle payerait quoi que soit ? N'est-ce pas plutôt à Genève de payer pour pouvoir profiter de cette main-d'oeuvre facile et nécessitant peu d'investissement ? Les municipalités de France voisine sont bien sûr plutôt riches selon les critères français, mais leur rôle n'est pas de payer les grosses infrastructures. Elles ne doivent investir que dans les infrastructures locales.

De l'autre côté, il faut aussi se demander pourquoi Genève payerait pour pouvoir loger ses travailleurs, alors que c'est financièrement beaucoup plus intéressant de les faire loger par la France. Dès lors, on ne doit pas s'étonner que le Conseil d'Etat ne fasse aucun effort pour régler ce qui est tout de même le principal problème de Genève, à savoir le manque de logement. De même, si on devait faire confiance au privé pour compenser les lacunes de la politique cantonale, on peut aussi se demander pourquoi les entrepreneurs construiraient plus de logements pour les vendre moins cher, alors qu'ils sont les premiers bénéficiaires de la pénurie...

Alors finalement, si la France imposait elle-même les frontaliers, ne serait-ce pas la solution à nos problèmes ? Cela ne forcerait-il pas nos autorités à chercher à attirer les employés des entreprises genevoises sur son territoire  pour compenser cette perte de contribuables ? Car je suis certain que peu de frontaliers le sont pour le plaisir. Il ne faut pas oublier que la libre circulation autorise toute personne au bénéfice d'un contrat de travail à s'installer en Suisse. Alors pourquoi les frontaliers restent en France ? Est-ce parce qu'ils prennent plaisir à passer des heures dans des embouteillages interminables ? Et si ce que certains affirment est vrai, à savoir que les employeurs genevois font de la sous-enchère sur les salaires des frontaliers, est-ce qu'un frontalier est heureux de gagner moins ? Ne préférerait-il pas gagner le même salaire que les résidents ? S'il lui suffisait de venir s'installer dans le canton de Genève pour bénéficier d'un salaire plus haut, pas de doute qu'il le ferait. Enfin s'il pouvait se loger à Genève...

Car finalement, si les frontaliers restent frontaliers et si les nouveaux arrivants dans la région s'installent majoritairement en France, c'est surtout parce qu'il est devenu impossible de se loger à Genève à bon compte ! Le seul moyen de payer un loyer correct, c'est d'être installé dans son appartement depuis longtemps. Si on veut changer de logement, les augmentations sont insuportables. Si on veut devenir propriétaire, il vaut mieux franchir la frontière cantonale, pour aller s'installer en France ou dans le canton de Vaud...

Bref, on peut se demander si la cause de tous nos souçis, ça ne serait pas ce mode d'imposition des frontaliers, qui favorise tellement la situation actuelle et qui empêche de trouver des solutions profitables à tous. (si on excepte bien sûr le canton, les employeurs et les entrepreneurs...)

13/03/2010

Zappelli a obtenu sa condamnation pour l'exemple!

C'est ce qu'il voulait depuis le début. Le cas de ce jeune chauffard devait servir d'exemple. A tel point qu'à deux reprises il avait recouru en cassation pour faire annuler la décision des jurys populaires qui avaient jugé que ce jeune homme ne pouvait pas être condamné pour meurtre, puisqu'il n'est pas à proprement parler impliqué dans l'accident qui a causé la mort de trois de ses copains. En effet, il a bien participé à la course-poursuite qui a provoqué l'accident, mais les deux véhicules ne se sont jamais frolés. Ou en tout cas, l'accusation n'a jamais été en mesure de prouver que le comportement de l'accusé était à l'origine de la sortie de route mortelle de l'autre véhicule. Dès lors, condamner ce jeune homme pour meurtre, quelque soit la gravité de la série d'infraction qu'il a commis, revient à disculper le conducteur du véhicule accidenté. Car il me semble que tout conducteur est responsable de ses actes. Si le jeune homme condamné cette semaine doit bien répondre des infractions qu'il a commises, le seul responsable de la sortie de route qui a provoqué la mort de deux de ses copains ainsi que de lui-même, c'est l'autre conducteur. Il était majeur, il avait reçu un permis de conduire de manière tout à fait régulière et il était en pleine possession de ses moyens. Dans ces conditions, qu'est-ce qui lui enlève la responsabilité de cet accident ? Le fait qu'il soit mort ?

Le problème est justement là. Si le conducteur fautif s'en était tiré, il aurait pu répondre de sa faute. Mais comme il est décédé, la justice était frustrée d'un responsable à condamner. Alors elle devait se rabattre sur un survivant. Car le peuple réclamait une sanction. Il fallait que quelqu'un paye. Il n'y a qu'à voir les commentaires haineux qu'on pouvait lire hier sur le site de la Tribune de Genève. Pour beaucoup, il n'est pas important de savoir si ce jeune homme est ou n'est pas coupable de meurtre. Et même pas si ce meurtre est volontaire.  On compare volontiers une virée qui a mal tourné avec un meurtre par balle avec préméditation! Donc pour ces gens-là, il doit payer. Finir sa vie en prison. Il n'aura droit à aucun pardon. Le séjour en prison préventive qu'il a fait ne sera jamais suffisant pour eux. A croire qu'ils n'ont jamais été jeunes...

Bref finalement, ce que je retire de cette histoire, c'est que je comprends bien pourquoi on a supprimé le jury populaire en catimini. Ainsi, la justice peut travailler en autarcie, sans jamais rendre de comptes à la population. Elle peut rendre des jugements pour l'exemple, en se fichant bien de savoir si la personne condamnée est bien celle qui est coupable. Fini la compassion. Maintenant seule la politique de ceux qui font la justice compte. Avec un tel jugement, Zappelli a montré qu'avec lui la justice règne. Sa réélection est donc assurée! Et bien personnellement, cette justice-là ne me plaît pas du tout. Si quelqu'un décidait de lancer une initiative pour réintroduire les jurys populaires en Suisse, je la signerais sans hésitation.

Le point positif, c'est que ce jeune homme va enfin pouvoir passer à autre chose. Après toutes ces années de procédure, ça n'est pas trop tôt. Il se retrouve toutefois avec une grosse dette sur le dos et il n'est pas prêt de s'en sortir sur le plan financier. Mais je pense tout de même que c'est mieux que de vivre dans le doute permanent. Pour ma part, je lui souhaite de pouvoir reconstruire sa vie de manière normale.

06/03/2010

La plage de Cramer retardée ?

Pas eu trop le temps de bloguer cette semaine, mais j'ai quand même eu le temps de lire le journal. Et parmi les sujets qui ont retenu mon attention, il y a la fameuse plage de Cramer contre laquelle le WWF a recouru, prétextant qu'elle allait détruire un écosystème lacustre. (en oubliant bien sûr de mentionner qu'elle en créera un nouveau...) J'aurais pu dire que si les les hollandais s'étaient arrêté à de pareils bons sentiments, leur pays serait aujourd'hui beaucoup plus petit et totalement surpeuplé. J'aurais aussi pu dire: "Ach ! Eine neue Genferei ? Diese Genfern sind wunderbar..." Car oui, on ne pouvait pas imaginer qu'un projet tel que celui-ci, désiré par pratiquement tout le monde, puisse passer la rampe sans la moindre opposition dans la ville dont c'est la grande spécialité. (devant la longeole et la marmite de l'escalade) J'aurai encore pu me moquer de ces batailles inter-écologistes qui, il faut l'avouer, sont franchement hilarante.

41639826.jpgMais en réalité, bien que je souhaite évidemment que cette plage devienne un jour une réalité, je pense qu'il est surtout urgent d'attendre et cette opposition peut aussi être vue comme une chance. Quelle est la raison de cette position ? C'est l'initiative lancée l'année passée par l'UDC pour la construction d'une traversée 'moyenne' de la rade. Le texte de l'initiative se réfère aux conclusions d'un groupe de travail "Contournement de Genève" qui, comme on peut le voir sur le plan ci-contre, avait placé le départ de cette traversée sous-lacustre sur la rive gauche, tout près du port noir. Soit à l'endroit exact où devra se trouver cette plage ! Je soupçonne d'ailleurs Robert Cramer d'avoir choisi de placer sa plage à cet endroit afin de sanctuariser ce bout de rivage et s'assurer que les Genevois n'auront plus jamais l'envie d'y placer une traversée de la rade...

Pour ma part, je pense qu'il faut au moins attendre de voir si cette initiative aboutit et par la suite, si les Genevois veulent d'une telle traversée. Il serait vraiment idiot de construire cette belle plage, puis de devoir l'éventrer quelques années plus tard pour construire la traversée de la rade. Ces deux ouvrages peuvent très bien être construits en même temps et la traversée peut même être intégrée armonieusement à la plage. Elle pourrait par exemple occuper un espace restreint entre la Nautique agrandie et la nouvelle plage. Pour une fois, ne laissons pas les oppositions partisanes provoquer un coûteux et inutile méli-mélo. En bref, essayons de ne pas être trop Genevois !

04/03/2010

Petit test théorique pour les cyclistes

En roulant dans les rues de Genève (au volant de mon Hummer comme il se doit) j'ai pu constater que pas mal de cyclistes ont de la peine à assimiler quelques règles basiques qui permettent pourtant d'améliorer leur propre sécurité. Et comme il se trouve qu'il n'est même pas nécessaire de passer un examen théorique pour faire du vélo sur la voie publique, je pense qu'il y a sûrement un lien. Heureusement, le blog de Kad est là pour vous apporter son aide. Voici une petite série de questions à choix multiples qui devraient vous aider à vous y retrouver! Attention il y a des pièges!

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