26/03/2010

La Suisse condamnée

Ainsi nous avons été condamnés. Ça nous pendait au nez. En prenant une décision discriminatoire qui n'avait aucune chance d'être acceptée du reste du monde, nous nous exposions à l'incompréhension. Le monde n'a pas interprété le vote anti-minarets des Suisses comme un simple vote sanction. Il a jugé qu'il s'agissait d'un vote raciste. D'un geste de repli et d'exclusion d'une communauté. La seule consolation que nous puissions avoir, c'est d'avoir été soutenus par l'ensemble de l'Europe et par les Etats-Unis. Ça faisait longtemps qu'on attendait de pouvoir compter sur ces pays! Mais ce sont des pays qui ne font généralement pas beaucoup de cas des Droits de l'homme qui ont fait pencher la balance. Pour une fois que ce ne sont pas eux qui subissent une condamnation, ils ont pu s'en donner à coeur joie.

79716553.JPGIl est vrai que cette condamnation n'a pas force contraignante. Car évidemment, si les décisions de la commission des droits de l'homme des Nations Unies avaient force contraignante, peu de pays reconnaîtraient sa validité. En effet, la plupart des pays subissent très souvent des condamnations, sans en tenir aucun compte bien évidemment. Donc la Suisse n'a pas à modifier quoi que ce soit à sa constitution pour autant. Elle n'en a d'ailleurs tout simplement pas le droit. A partir du moment où la condamnation n'a pas force contraignante, personne n'a le droit de modifier la constitution sur sa seule base.

Par contre, il ne faut pas oublier que plusieurs recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'homme, tribunal faisant partie des institutions du Conseil de l'Europe, ont été déposés. Lorsque la Suisse a choisi d'être signataire de la convention qui régit cet organe, elle a également accepté de se soumettre à ses jugements. Ces derniers ont donc force contraignante. Et on imagine assez mal les juges de Strasbourg ne pas tenir compte de la condamnation des Nations Unies. Cette condamnation nous rapproche donc d'un scénario catastrophe: un vote invalidé et notre constitution modifiée!

On aurait pu éviter cela. Il aurait fallu ne pas envoyer le peuple voter sur un texte qui nous exposait à ces condamnations. Mais pour cela, il aurait fallu que nos parlementaires fassent preuve de plus de discernement. En effet le jeu de la politique a joué en faveur de l'initiative. Afin d'éviter la victimisation de l'UDC, les autres partis, ou du moins certains d'entre eux, ont décidé de valider le texte, malgré tous les problèmes qu'il posait. Et les évènements leur ont donné tort. Leur faute est directement responsable de la situation dans laquelle nous allons probablement nous retrouver.

Le moins qu'on puisse espérer désormais, c'est que nos institutions évoluent afin d'éviter une situation pareille à l'avenir. Cette situation a d'ailleurs peu de chances de se produire au niveau cantonal, car le Tribunal Fédéral est compétent pour juger de la recevabilité des textes proposés dans les cantons. Donc de leur constitutionnalité et de leur respect du droit supérieur. Il est bien dommage que le TF ne dispose pas de la même compétence au niveau fédéral. Cela doit changer. Ou du moins une cour constitutionnelle doit être créée comme c'est le cas dans la grande majorité des démocraties. Seul un organe juridique pourra juger les textes d'un point de vue strictement juridique sans qu'il y ait pollution d'intérêts politiciens. Une telle réforme est vitale pour notre pays. Bien plus que la réformette du gouvernement dont on parle ces jours! Alors qui va mettre cela sur le tapis ?

Commentaires

L'UDC a déjà annoncé que, pour le cas bien improbable où un de ces recours serait accepté, elle déposerait une initiative pour dénoncer la CEDH.

Chaque fois qu'on a voté pour rejoindre des entitiés internationales on nous a faussement dit que ça ne porterait pas atteinte à notre démocratie directe.

Une décision de la Cour de Strasbourg serait une telle atteinte et les Suisses voteraient en masse le dénonciation du traité. C'0est totu ce qui pend au nez de ceux qui ont fait recours.

Écrit par : henry patry | 26/03/2010

je crois utile de rappeler que cette résolution vise à supprimer le droit de critiquer toute religion et, avant tout, l'islam. La question des minarets n'est qu'un épiphénomène.

Citons le texte de l'article 18 de la déclaration universelle des droits de l'homme qui consacre le droit de changer de religion et de n'en point avoir.

Et rappelons-nous que ce droit est largement ignoré par les supporters de la résolution sur la diffamation des religions.

Pensons et soutenons ceux qui sont persécutés parce qu'ils veulent quitter l'islam.

N'ignorons pas qu'il est beaucoup plus difficile pour un musulman du Kosovo de rejeter l'islam à l'ombre des minarets, car ceux-ci sont de nature à inspirer sa crainte et à l'amener à se dire qu'"au cas où" il ne vaut mieux rien renier publiquement et ouvertement.

Réfléchissons avant de partir en vacance, par exemple, en Egypte, où un article du Code pénal criminalise les critiques, les caricatures et toute forme de dérision à l’encontre de la religion. Ainsi, quiconque insulterait une des trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) peut y être punissable de 3 à 5 ans d’emprisonnement.



Article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.



لكل شخص الحق في حرية التفكير والضمير والدين، ويشمل هذا الحق حرية تغيير ديانته أو عقيدته، وحرية الإعراب عنهما بالتعليم والممارسة وإقامة الشعائر ومراعاتها سواء أكان ذلك سراً أم مع الجماعة.


第十八条

人人有思想、良心和宗教自由的权利;此项权利包括改变他的宗教或信仰的自由,以及单独或集体、公开或秘密地以教义、实践、礼拜和戒律表示他的宗教或信仰的自由。

Écrit par : CEDH | 26/03/2010

@Kad

1.

Votre idée selon laquelle il ne fallait pas soumettre l'initiative aux suffrages populaires, soit qu'il fallait violer la Constitution qui enjoint et permet aux Chambres fédérales d'invalider une initiative dans le seul cas où le le droit international IMPERATIF est violé, m'indispose.


2.

C'est d'ailleurs vous qui clamez, sans démonstration aucune, que violation de la CEDH il y a. Je n'en suis pas convaincu. Le droit européen des droits de l'homme permet de prohiber, au nom de la lutte contre la shari'ah, le port du voile en classe et à l'université, contrairement à ce qu'a décidé le comité des droits de l'homme (système onusien) en une affaire Ouzbek. Dès lors, les décisions onusiennes ne sont pas automatiquement transposables. Quant à l'argument de la discrimination d'avec les clochers de l'Eglise nationale protestante, il est ridicule. Cette distinction n'est pas discriminatoire dès lors que l'Eglise nationale protestante ne propage pas la shari'ah destructrice des droits de l'homme.

On voir d'ailleurs bien que les Etats favorable à cette résolution sur la diffamation des religions se servent des droits de l'homme pour permettre à l'islam de les mieux détruire.

Ce conseil ne représente d'ailleurs pas l'ONU, pas même le quart des nations mondiales y sont représentés. 20 voix c'est 10 % des nations. Quant aux juges de la CourEDH suivant cette résolution, laissez moi rire.

Au fond Kad, partagez vous, au delà des minarets, le contenu et les objectifs de cette résolution liberticide ?


3.

Si tant est que la CEDH soit violée, elle peut être dénoncée. Et en tous les cas la Constitution fédérale ne s'en trouvera pas automatiquement modifiée. Les arrêts de la Cour sont obligatoires mais non exécutoires.

Écrit par : CEDH | 26/03/2010

C'est à mourir de rire, à moins que l'on ne vomisse face à une telle duplicité. Les Etats qui ont condamné la Suisse (en particulier la Chine, la Russie, Cuba, la Lybie, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, etc.) sont en effet tous connus pour leur extrême tolérance n'est-ce pas. La liberté d'expression et d'opinion sont pain béni chez eux. Les champions des droits de l'homme. Comme la Chine qui respecte si bien les droits des tibétains. Ou Cuba où il n'y a aucun prisonnier politique. Ou la Russie où les opposants peuvent librement exprimer leurs opinions sans disparaître ou être assassinés.
Mais dans quel monde vivons-nous où les pires scélérats peuvent faire voter des textes qui, sous des prétexte juridiques imbéciles, seront pieusement repris par des clercs de justuce pour faire plier tous ceux qui sont vraiment tolérants (trop tolérants).
Je crois que nous allons lentement mais sûrement vers un nouveau Moyen-âge et que d'ici quelques temps la terre sera à nouveau le centre d'un univers plat, et que tous les intellectuels seront lapidés ou brûlés au nom de la Sainte Inquisition Islamique.

Écrit par : Lambert | 26/03/2010

@Lambert

À moins que nous nous rebellions contre ce diktat.

Écrit par : Hakim | 26/03/2010

les religions sont des prisons la preuve!

Écrit par : dominiquedegoumois | 27/03/2010

ça ,m'amuse quand même toujours d'entendre des musulmans nous parler des droits de l'homme, combien sont en Suisse précisément parce que dans leurs pays ils ne sont pas respectés!

Écrit par : dominiquedegoumois | 27/03/2010

Il n'est pas acceptable que la Suisse refuse son islamisation.
L'économie suisse a besoin de l'islam, la société suisse a besoin de l'islam, je dirais même que l'Histoire Suisse ne pourrait tenir debout sans l'islam. Tant que la Suisse n'acceptera pas cette évidence, il est normal que les avocats gauchistes et les musulmans fassent pression. Le jour où la Suisse acceptera sa soumission, la paix reviendra. La paix ne peut pas exister sans l'islam.

Écrit par : Edelweiss | 27/03/2010

"Ainsi nous avons été condamnés. Ça nous pendait au nez. En prenant une décision discriminatoire qui n'avait aucune chance d'être acceptée du reste du monde, nous nous exposions à l'incompréhension. Le monde n'a pas interprété le vote anti-minarets des Suisses comme un simple vote sanction. Il a jugé qu'il s'agissait d'un vote raciste. D'un geste de repli et d'exclusion d'une communauté."

Ainsi nous pouvons voir qui sont les fossoyeurs de la démocratie suisse. Fossoyeurs de la Suisse elle-même, qui s'est construite sur le rejet de juges étrangers. Ces antidémocrates islamophobophobes et racistes anti-suisses se mettent à genoux pour supplier des juges étrangers de nous dicter ce que doit contenir ou non notre constitution. A vomir. Kad-afi et kad, même combat, ils veulent détruire la Suisse! Heureusement les propos de l'un et de l'autre sont insignifiants.

Quand on voit la liste des pays qui ont voté pour soutenir cette résolution, il y a de quoi être fiers d'avoir été "condamnés":

"The result of the vote was as follows:

In favour (20): Bahrain, Bangladesh, Bolivia, Burkina Faso, China, Cuba, Djibouti, Egypt, Indonesia, Jordan, Kyrgyzstan, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Philippines, Qatar, Russian Federation, Saudi Arabia, Senegal, and South Africa.

Against (17): Argentina, Belgium, Chile, France, Hungary, Italy, Mexico, Netherlands, Norway, Republic of Korea, Slovakia, Slovenia, Ukraine, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, United States of America, Uruguay and Zambia.

Abstentions (8): Bosnia and Herzegovina, Brazil, Cameroon, Ghana, India, Japan, Madagascar, and Mauritius."

Donc pour kad, ces 20 pays - tous plus démocratiques les uns que les autres, où aucune, mais alors là aucune discrimination n'existe contre les autres religions ou les athées - représentent "le monde".

Alors répétons-le: il n'existe aucun droit de l'homme à construire des minarets. Sont racistes ceux qui le prétendent.

Quant aux arguments sur les futures décisions de la CEDH ils sont particulièrement débiles. Les pays islamistes n'y sont pas majoritaires, et du moment que la loi française sur l'interdiction du port du voile à l'école a été validée.

En étant favorable à la "condamnation" de la Suisse, kad se fait le relais et le soutien des pays les plus réactionnaires sur les questions religieuses:

"Les résolutions votées au sein du Conseil des droits de l’homme ne sont pas contraignantes. Pourtant, celle sur la diffamation des religions a des incidences directes sur le terrain. " Ce concept participe de la restriction des libertés sur les questions religieuses et contribue à donner une légitimité à toutes sortes d’abus dans le monde arabe ", affirme Hossam Bahgat, directeur exécutif de l’Initiative égyptienne pour les droits individuels, une organisation reconnue pour son engagement en matière de libertés.

Criminaliser les critiques

"En Egypte, poursuit-il, un article du Code pénal criminalise les critiques, les caricatures et toute forme de dérision à l’encontre de la religion. Ainsi, quiconque insulterait une des trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) peut être punissable de 3 à 5 ans d’emprisonnement. Mais ce qui est entendu par "insulte" est laissé à l’interprétation des agents de sécurité et des magistrats.

Combiné avec la loi d’exception en vigueur depuis l’assassinat du président Sadate en 1981, cet article permet de détenir toute personne considérée comme une menace pour la sécurité de l’Etat. Résultat : les musulmans se convertissant au christianisme, ainsi que les chiites, les bahaïs, les homosexuels ou même des blogueurs se retrouvent derrière les barreaux."


Voilà la position d'une personne qui ne crache pas sur la Suisse et ses institutions:

"La France au nom des pays de l'UE a exprimé son opposition et expliqué que le concept de diffamation des religions n'est pas pertinent. "Les droits de l'homme protégent les individus, pas des systèmes de croyance", a souligné l'ambassadeur Jean-Baptiste Mattei."


Par sa position kad est aussi un fossoyeur des libertés religieuses dans plusieurs des pays qui ont voté pour cette "condamnation".

En fin de compte: "[Le monde] a jugé qu'il s'agissait d'un vote raciste." Jugement par un raciste anti-suisse, relayant le vote d'une résolution raciste.

Écrit par : Johann | 27/03/2010

"On voir d'ailleurs bien que les Etats favorable à cette résolution sur la diffamation des religions se servent des droits de l'homme pour permettre à l'islam de les mieux détruire."

Ce n'est que trop évident, sauf pour les racistes islamophobophobes.

Écrit par : Johann | 27/03/2010

Or donc, nous avons été condamné par l'Arabie saoudite.

L'Arabie saoudite n'a pas approuvé la déclaration universelle des droits de l'homme à raison, entre autre, de son article 18.

En effet, l'Arabie saoudite, s'était, pendant les débats, obstiné à refuser le principe de la liberté de changer de religion, principe heurtant la shari'ah, à tout le moins lorsqu'il s'agit d'abandonner l'islam.

A pisser de rire.

Écrit par : CEDH | 27/03/2010

A quand la construction d'une belle cathédrale en Arabie saoudite?

Écrit par : oceane | 27/03/2010

henry patry: "L'UDC a déjà annoncé que, pour le cas bien improbable où un de ces recours serait accepté, elle déposerait une initiative pour dénoncer la CEDH."

Si j'ai employé le terme de catastrophe, ça n'est pas pour rien. Si une loi votée par le peuple est cassée par la cour européenne des droits de l'homme, on va se retrouver dans une situation inadmissible. Mais je n'en mets pas la responsabilité sur les juges. Ils doivent faire leur travail. C'est le parlement, qui a laissé une situation comme cella-là se produire, d'en endosser la responsabilité.

Je préférerais que les Suisses se débarrassent de cette loi par voie démocratique, par exemple au travers d'une nouvelle initiative proposant quelque chose de plus compatible avec les droits de l'homme. Et je suis certain qu'ils le feront si la CEDH leur en laisse le temps, car cette loi est une erreur. Elle n'a été acceptée que parce que tout le monde annonçait son rejet. Beaucoup se sont alors dit qu'on pouvait voter pour sans risque, juste pour qu'elle ne fasse pas un mauvais score. Même Freysinger était étonné du résultat. Le résultat aurait sûrement été différent sans les sondages.

Mais vous savez, les juges de Strasbourg ne sont pas des politiciens. Les manœuvres politiciennes de l'UDC n'ont pas de prise sur eux. Ils ont pour tache d'examiner les recours qu'ils reçoivent et de les comparer aux textes de loi et aux jurisprudences dont ils sont les garants. S'ils doivent condamner la Suisse sur cette base, ils le feront. L'UDC n'aura qu'à lancer une initiative, on verra bien ce qui se passera.

Mais en fait, ils ne pourront pas seulement demander de dénoncer la CEDH, ils devront demander de dénoncer notre participation au Conseil de l'Europe, où siègent 45 pays européens. Car l'ensemble de ces pays sont également signataires de la CEDH et aucun d'eux ne tolèrera que la Suisse sorte de la CEDH. Il faut savoir que même la Russie et la Turquie sont signataires. Et elles ne se plaignent pas malgré les nombreuses condamnations qu'elles subissent. Par contre la Suisse montera sur ses grands chevaux parce qu'elle subit une seule malheureuse condamnation ? Ridicule...

De toute façon, je ne pense pas que la majorité des Suisses soiennt prêts à se mettre dans un tel isolement politique. Les Waldstetten c'est terminé. La Suisse moderne a besoin de l'étranger, et de l'Europe en particulier.

CEDH: "C'est d'ailleurs vous qui clamez, sans démonstration aucune, que violation de la CEDH il y a. Je n'en suis pas convaincu. Le droit européen des droits de l'homme permet de prohiber, au nom de la lutte contre la shari'ah, le port du voile en classe et à l'université, contrairement à ce qu'a décidé le comité des droits de l'homme (système onusien) en une affaire Ouzbek. Dès lors, les décisions onusiennes ne sont pas automatiquement transposables. Quant à l'argument de la discrimination d'avec les clochers de l'Eglise nationale protestante, il est ridicule. Cette distinction n'est pas discriminatoire dès lors que l'Eglise nationale protestante ne propage pas la shari'ah destructrice des droits de l'homme."

Vous avez raison sur ce point. Ce n'est pas à moi, (ni à vous d'ailleurs) de décider si cette loi est conforme à la CEDH. C'est aux juges de Strasbourg. Et je suis certain qu'ils le feront en leur âme et conscience. Les arguments que vous donnez seront certainement pris en compte. Ce que je pense, c'est qu'une cour constitutionnelle pourrait vérifier si une loi pose vraiment problème. Elle éviterait une situation où une loi votée par le peuple serait cassée par la suite par la CEDH, car elle vérifierait sa conformité avec le droit supérieur. Tout au plus, des citoyens pourraient aller déposer leurs recours, mais on se sentirait plus en sécurité, puisque des juges auraient déjà préalablement vérifié la conformité. Cela se fait au niveau des cantons, pourquoi ça ne pourrait pas se faire au niveau fédéral ?

"Si tant est que la CEDH soit violée, elle peut être dénoncée. Et en tous les cas la Constitution fédérale ne s'en trouvera pas automatiquement modifiée. Les arrêts de la Cour sont obligatoires mais non exécutoires."

Oui, mais les états membres sont tenus de veiller à leur exécution. C'est assez compliqué, mais en définitive, le résultat est le même.

A part ça je suis d'accord avec ceux qui disent que le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU est une farce. Tant qu'on laisse y siéger des pays qui n'ont aucun respect pour les Droits de l'Homme, elle n'aura aucune crédibilité. En plus, il est ridicule de faire voter les pays sur la conformité à un texte de loi. La conformité à une loi ne se vote pas. Elle existe ou elle n'existe pas.

Par contre, si cet organe tend à politiser les droits de l'Homme et qu'il est donc plutôt néfaste, ça n'est pas la faute de ce texte. Ceux qui disent que les droits de l'Homme servent à protéger l'islamisation du monde sont des menteurs. Car les droits de l'Homme protègent TOUS les individus, quelque soit leur nationalité, leur couleur de peau, leur âge, leur ethnie, leur religion ou leur sexe. Le fait est que si les droits de l'Homme étaient pleinement appliqués partout dans le monde, il n'y aurait plus aucun problème lié à l'Islam. Car un Islam respectueux des droits de l'Homme serait aussi inofensif que ne l'est le christianisme aujourd'hui (et je souligne aujourd'hui...)

Écrit par : Kad | 27/03/2010

"Ceux qui disent que les droits de l'Homme servent à protéger l'islamisation du monde sont des menteurs."
Plutôt que de les traiter de menteurs, je croirais plus justes de dire qu'ils généralisent à l'excès. En fait, les droits de l'homme, ainsi que n'importe quoi d'autre (textes, coutumes, déclarations,etc.) sont utilisés par les par les partisans d'un islam pur et dur dans une guerre culturelle, économique ou même armée lorsque les rapports de force le permettent. J'utilise à dessin, bien sûr, le terme de guerre pour effaroucher certains bien-pensants naïfs qui continuent à vouloir nier la réalité. Pourtant il est évident que si les tenants de la condamnation pouvaient faire appliquer leurs principes au monde entier, nous serions alors soumis collectivement à une des pires dictatures que le monde ait connue, une dictature qui violerait notamment le principe essentiel que les nations signataires prétendent défendre. Si le désir de répandre une telle dictature n'est pas de l'ordre de la guerre, le terme ne signifie plus rien.
P.S. Il convient de faire quelques exceptions pour des pays signataires dont les motifs ont été de pur opportunisme politique ou économique, domaines dans lesquels les jugements moraux sont soumis à n'importe quel autre critère du genre "principe de réalité", vengeance post-coloniale, luttes intestines de pouvoir et autres.

Écrit par : Mère | 27/03/2010

@ Mère c'est le cas pour la Chine et la Russie qui ont voté par pur opportunisme politique.

Écrit par : Hypolithe | 27/03/2010

Mère: "Plutôt que de les traiter de menteurs, je croirais plus justes de dire qu'ils généralisent à l'excès."

Non je persiste et signe. Ce sont des menteurs et des manipulateurs. L'article 18 cité plus haut par CEDH ne sert absolument pas à défendre les religions contre toute attaque. Il sert à défendre toute forme de pensée ou croyance. Il donne à tout être humain le droit de croire ce qui lui chante. Mais nulle part il y est dit qu'on n'a pas le droit de critiquer ces croyances. Il cite l'application par l'Egypte. Et bien elle ne respecte pas du tout cet article. Car, en plus de rejeter le droit de critiquer la religion, cette loi ne respecte pas le droit des athées de ne pas croire et de dire qu'ils ne croient pas. Ça n'est donc pas une application conforme aux droits de l'Homme. Tout au plus, le fait d'englober toutes les grandes religions, est une façon de rejeter les accusations de favoritisme envers l'Islam. Une ouverture de façade donc.

Écrit par : Kad | 27/03/2010

Mère: "Plutôt que de les traiter de menteurs, je croirais plus justes de dire qu'ils généralisent à l'excès."
Je précise ma position: j'ai interprété l'affirmation selon laquelle les Droits de l'Homme servent (serviraient) à protéger l'islamisation dans un sens moins absolu que Kad, qui y voit une attaque contre ces droits-mêmes. Il me semble évident que ce n'est pas le cas; il s'agit en l'occurrence d'une dénonciation de l'usage fait de Droits de l'homme de manière partiale au bénéfice de l'islamisation. Ce sont évidemment les nations qui sont à l'origine de cette manipulation qui sont les véritables ennemies des principes énoncés par Kad et qui devraient avoir valeur universelle et être appliquées dans l'entièreté de leur texte et de ses intentions.

Écrit par : Mère | 27/03/2010

@Kad

1) "C'est le parlement, qui a laissé une situation comme cella-là se produire, d'en endosser la responsabilité."

Le parlement n'a fait qu'appliquer la Constitution fédérale qui ne lui permettait pas de ne pas soumettre cette initaitive au suffrages du peuple et des cantons, celle-ci étant conforme au droit international impératif.

Pour rappel le texte de l'article 139 al.3 Cst.féd. :

"Lorsqu’une initiative populaire ne respecte pas le principe de l’unité de la forme, celui de l’unité de la matière ou les règles impératives du droit international, l’Assemblée fédérale la déclare totalement ou partiellement
nulle."

http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a139.html


2) Faudrait-il encore que les requêtes actuelles émanant de personnes qui ne se plaignent pas de ne pas pouvoir construire un minaret concret soient recevables.


3) "Mais en fait, ils ne pourront pas seulement demander de dénoncer la CEDH, ils devront demander de dénoncer notre participation au Conseil de l'Europe, où siègent 45 pays européens. Car l'ensemble de ces pays sont également signataires de la CEDH et aucun d'eux ne tolèrera que la Suisse sorte de la CEDH."

Ce n'est pas exact. La CEDH peut être dénoncée moyennant un préavis de 6 mois. Par contre, il est vrai que depuis quelques années les pays membres du Conseil de l'Europe ont toujours exigé la ratification préalable de la CEDH pour admettre un nouveau membre. Peut on en déduire qu'un ancien membre doivent être jeté s'il dénonce la CEDH ? Y-a-t'il une procédure le permettant ? Relevons qu'en cas de conflit politique majeur la Suisse pourrait toujours se rattraper en ratifiant à nouveau la CEDH mais avec réserve.


4) "Vous avez raison sur ce point. Ce n'est pas à moi, (ni à vous d'ailleurs) de décider si cette loi est conforme à la CEDH. C'est aux juges de Strasbourg."

Pourtant vous faites partie de ceux qui à longueur de billets soutiennent que la norme sur les minarets viole les droits de l'homme, traitant de bouchés ceux qui ne partagent pas votre avis. D'ailleurs, cela ressort encore de ce billet où on lit :

"En prenant une décision discriminatoire .... "

Écrit par : CEDH | 27/03/2010

L'Islam comme tous les religions dogmatiques n'apportent que désolation et ruine de l'âme. Je suis athée et fier de l'être et je dis non à une religion moyen-âgeuse, patriarcale, ayant établi la domination de la femme comme principe absolu, l'homophobie et pleines d'autres d'autres pratiques sympathiques telles que l'apostasie, la lapidation (des femmes de préférence). Les fondamentalistes musulmans savent exploiter à merveille tous les généreux mécanismes de nos démocraties modernes, pour faire avancer leur cause, et en plus ils peuvent compter sur des naïfs comme Kad, pour soutenir leur cause au nom des droits de l'homme, droits de l'homme que ces mêmes pays bafouent allégrement.

Écrit par : Pascal | 27/03/2010

"et en plus ils peuvent compter sur des naïfs comme Kad, pour soutenir leur cause au nom des droits de l'homme, droits de l'homme que ces mêmes pays bafouent allégrement."
S'ils ne respectent pas les droits de l'homme, ça n'est pas une raison pour les imiter mon cher. Si vous avez envie de vivre dans une version européenne de l'Iran, alors commencez par marcher sur le droits de l'homme. La suite viendra toute seule.

Les droits de l'homme sont les fondements de nos démocraties occidentales. Le seule moyen de montrer leurs vertus, c'est de les respecter scrupuleusement. Vous croyez que les populations de pays féodaux ou dictatoriaux sont contentes de la situation où elles vivent ? Si nous montrons l'exemple, un jour où l'autre, elles parviendront à renverser leurs gouvernements. Si au contraire nous nous dressons comme leurs ennemis en excluant ceux des leurs qui vivent chez nous, elles s'enfermeront dans l'obscurantisme. C'est ce mécanisme, dans le conflit israélo-arabe, qui a amené Gaza à élire le Hamas démocratiquement.

En réalité, c'est vous qui êtes naïf de croire qu'en interdisant les minarets vous allez réduire les risques liés à l'Islam. Au contraire vous les envenimez.

Écrit par : Kad | 28/03/2010

Cher Kad, peut-être devriez vous méditer sur cet excellent proverbe , "l'enfer est pavé de bonnes intentions", le naïf n'est peut-être pas celui qu'on croit....

Écrit par : Pascal | 28/03/2010

Mais cher Kad,

La prohibition de l'érection des minarets, qui est une mesure essentiellement symbolique visant à limiter la progression de la sharia'ah, est parfaitement conforme à la Convention européenne des droits de l'homme et est nécessaire pour que nous puissions jouir des droits que la Convention consacre, droits que la shari'ah vise à détruire.

Il est vrai que vous estimez que tel n'est pas le cas, vous ralliant à l'opinion de la Libye et de l'Arabie saoudite.


P.S.: Contrairement à ce que prétend votre titre, la Suisse n'a pas été condamnée .. lisez donc la résolution ... mais il est vrai que votre titre fait vendre.....

Écrit par : CEDH | 29/03/2010

La prohibition de l'érection des minarets... Stoppez cette pornographie !!!, il y a d'autres termes pour cela: édification, élevage, élévation. Il y a de jeunes oreilles dans la Blogosphère de Tdg !

Écrit par : Pierre-André Dupuy | 29/03/2010

@ Pierre-André Dupuy

L'élevage des minarets....Vous les nourissez à quoi vos minarets pour qu'ils se dressent rapidement ?


Dictionnaire de l'académie française


ÉRECTION n. f. XVe siècle, ereccion ; refait au XVIe siècle. Emprunté du latin impérial erectio, « action d'ériger ».

1. Action de dresser à la verticale. L'érection d'une colonne, d'une statue, d'un obélisque. Par ext. Action de construire un édifice, d'élever un monument. L'érection d'un temple, d'un palais.

2. Fig. et vieilli. Action d'établir, de fonder une institution, une charge. L'érection d'un office. L'érection d'un tribunal. Spécialt. Le fait de promouvoir à un certain rang, d'élever à une condition supérieure. L'érection d'un fief en duché.

3. PHYSIOL. Le fait, pour certains tissus ou certains organes, ...CENSURE...

Écrit par : CEDH | 29/03/2010

@ Fatima_la franchise

- Estimez-vous que l'être humain est en droit d'abandonner l'Islam ?

Moi, oui. La shari'ah non.


- Estimez-vous que les propos et les écrits du Président du Conseil européen de la fatwa, Karadawi, selon lesquels il faut mettre à mort, non seulement le musulmam qui expressément renie l'islam, mais aussi celui qui renie l'islam par son comportement par trop laïc, soient des propos admissibles ?

Moi, non. La shari'ah oui.


- Estimez-vous qu'un minaret est de nature à dissuader des musulmans d'ouvertement exprimer le fait qu'ils ont renié l'islam?

Moi, oui. Je connait deux musulmans européens qui sont dans cette situation et qui estiment qu'il vaut mieux ne pas prendre de risque de se dévoiler trop ouvertement, au cas où ......

Le minaret est dans ce cas l'expression d'un impérialisme, d'une menace, d'une contrainte exercée sur ces personnes. La prohibition des minarets protège ces personnes et donc le droit d'abandonner une religion proclamé par la Convention des droits de l'homme.


- Estimez-vous que les minarets fassent partie du noyau des pratiques cultuelles de l'Islam ?

Moi, non.


- Estimez-vous qu'il soit légitime de lutter contre l'instauration de la shari'ah ?

Moi, oui. La Cour européenne des droits de l'homme aussi.


- Estimez vous que les droits onusiens de l'homme et les droits européens des droit de l'homme soient les mêmes.

Moi, non. Par exemple, la prohibition du port du foulard islamique dans les universités en Turquie a été jugée conforme à la CEDH par la CourEDH, mais contraire au Pacte onusien II par le Comité dudit pacte II en une affaire Ouzbek.

La lutte contre la progression de la shari'ah est admissible en droit européen des droits de l'homme mais ne l'est sans doute pas dans le cadre onusien. Quel est votre opinion à ce sujet ?

Écrit par : CEDH | 29/03/2010

Comentaires sur les réponses de Fatimah_la franchise


Q.1 : Estimez-vous que l'être humain est en droit d'abandonner l'Islam ?

R.1 : oui

C.1 : Vous avez donc décidé d'ignorer certains des Hadiths incontestés du Prophète, qui dérogent de manière parfaitement valable selon selon toute les écoles juridiques sunnites au texte du Coran écrit, et aux termes desquels l'apostat doit être condamné à mort. Il est dommage que vous n'indiquiez pas comment assurer cette liberté.



Q.2 : Estimez-vous que les propos et les écrits du Président du Conseil européen de la fatwa, Karadawi, selon lesquels il faut mettre à mort, non seulement le musulmam qui expressément renie l'islam, mais aussi celui qui renie l'islam par son comportement par trop laïc, soient des propos admissibles ?

R.2 : Appelez le et posez lui la question, je n'ai jamais entendu parler de cette fatwa, de plus, en Islam, nous n'avons pas un seul clergé qui représente notre religion. Pour une personne érudit dans les droits, je suis étonnée que cette clause vous est échappée. De plus, je devine que vous êtes d'origine Arabe.

C.3 : S'agissant de vos dons de divination quant à mon "ethnicité", je n'émettrai aucun commentaire.

Vous me demandez de m'adresser à Qaradawi pour savoir si vous partagez son avis. Assez drôle. A moins qu'il ne vous connaisse personnellement. Ce qui le serait beaucoup moins.

Au sein de l'Islam sunnite il est des personnes (Moufti) ou des organisations (Conseil saoudien de la Fatwa, L'Azard) qui ont plus d'autorité que les autres. Et Qaradawi fait partie de l'une de celles-ci. Cet homme est important pour Genève dès lors que que le premier Imam de la mosquée de Geneve est membre de ce conseil. Quant aux textes de Qaradawi vous le trouverez sur son site et les avez d'ailleurs déjà lu sur un blog de la tdg. L'horreur qui s'en dégage vous l'aura sans doute fait oublié. Le déni.



Q.4 : "- Estimez-vous que les minarets fassent partie du noyau des pratiques cultuelles de l'Islam ?"

R.4: Vous êtes drôles, l'origine des minarets vient des églises chrétiennes Syriaques, à vous d'utiliser votre logique

C.4 : Vous confirmez mon opinion selon laquelle le minaret n'a guère d'importance cultuelle et qu'ainsi sa prohibition constitue une faible restriction à la liberté religieuse.



Q.5 : "Estimez-vous qu'il soit légitime de lutter contre l'instauration de la shari'ah ?"

R.5 : la sharia juste n'existe même pas dans les pays musulmans d'aujourd'hui, sinon nous n'aurions ni corruption, ni crimes, ni exécution pour motifs de liberté d'expression, ni chômage, ni pédophilie, ni prostitution, ni divorce abusifs, ni mariage forcé, ni.... alors comment voulez-vous qu'elle soit instaurée dans un pays non musulman, s'il vous plait!!

C.5 : Il est exact que l'instauration de la shari'ah est un objetif inachevé. Néamoins, certains pays s'en rapprochent plus que d'autres. La shari'ah n'est, sauf à bénéficier de ressources pétrolières, d'aucune utilité contre le chômage. Bien au contraire, en ce qu'elle véhicule des valeurs arriérées, elle fait obstacle à tous développement économique sérieux.

Et prétendre qu'elle instaure la liberté d'expression ou va à l'encontre du divorce injuste, c'est se foutre du monde.

Quant à la Cour européenne des droits de l'homme, elle perçoit ces dangers puisqu'elle estime que la lutte contre l'expension de la shari'ah est un but d'intérêt public justifiant certaines restrictions aux libertés religieuses.



R.6 Je porte le foulard par mon propre choix, et je me sens bien, et je combattrai pour ce droit. je suis d'origine marocaine, et les étrangers jouissent de tous les droits et liberté dans mon pays, alors, je ne comprends pas pourquoi des pays sois disant démocratique, brimeraient des personnes qui ne demandent qu'à vivre librement.

C.6 Je n'ai rien contre votre foulard et fais partie de ceux qui estiment que le fait de virer de l'école publique française des collégiennes parce qu'elles portent un foulard est très problématique au regard du droit de ces enfants à l'éducation.

Quant aux libertés dans votre pays (c'est vous qui l'appelez ainsi), le Maroc, je crois que vous ignorez ce qui s'y passe en matière de restriction des libertés de religion, d'expression et de la situation en matière des droits de l'homme.


R.7 au fait, changez de pseudo, car vous ne rendez pas justice à la Cours Européenne des Droits de l'homme, vous avez plutôt des propos de l'extrême droite.

C.7. Donc celui qui n'est pas d'accord avec vous est d'extrême droite ? Puisque la CourEDH ratifie l'interdition du foulard islamique dans les écoles publiques, cela veut-il dire qu'elle est d'extrême droite ?

Écrit par : CEDH | 31/03/2010

Fatimah_la franchise nous a déclaré :

"je suis d'origine marocaine, et les étrangers jouissent de tous les droits et liberté dans mon pays, alors, je ne comprends pas pourquoi des pays sois disant démocratique, brimeraient des personnes qui ne demandent qu'à vivre librement."

Ce jour paraît un article dans le Monde, dont je cite deux extraits :

"Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L'Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l'assistance médusée, l'ambassadeur du Vatican a dû également reconnaître qu'il n'avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l'expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires, évangéliques pour la plupart."

..(..)...


"Autrement dit, les récentes expulsions de chrétiens seraient le fruit d'un équilibre... A l'appui de cette thèse, que bon nombre d'observateurs et de responsables chrétiens avancent, certains datent le début de la vague répressive au mois de décembre 2009, quand une famille suisse, un ingénieur prothésiste, sa femme et leurs enfants, installés depuis plusieurs années à Oujda, près de la frontière algérienne, ont dû quitter par la contrainte le Maroc en laissant tout derrière eux. C'était une semaine après le vote interdisant la construction de minarets en Suisse."


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/04/05/expulses-pour-proselytisme_1328947_3212.html

Écrit par : CEDH | 05/04/2010

@ CEDH loin de moi l'idée de vouloir défendre la satrapie du petit sultan du Maroc.
Toutefois, en ce qui concerne les fondamentalistes évangéliques protestants américains, il y a lieu d'être très circonspect sur leurs motivations.
J'en ai vu deux à l'œuvre dans une ville côtière non touristique et avec un de mes amis nous sommes arrivés à la conclusion que ces hommes étaient en service commandé certainement sous la bannière de la CIA.
Ils quittèrent peu de temps après le Maroc sans tambour ni trompette.

Écrit par : Chegga | 06/04/2010

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