05/01/2010

La croissance va-t-elle mener l'humanité à sa perte ?

On entend souvent dire que notre consommation, notre mode de vie capitaliste, nuit gravement à la nature. Que les ressources du monde sont limitées et que nous nous approchons du point de rupture. Dans cette optique, on ajoute également que le PIB mondial ne peut pas croître indéfiniment dans un monde fini. Cette vision a bien sûr un sens. Elle cherche à nous prévenir que nous allons droit dans le mur et qu'il faut que nous calmions le jeu et cessions de rechercher à tout prix à augmenter nos richesses. Sans cela, c'est la survie même de notre propre espèce qui est en danger, car sans ressources, nous ne pourrons pas survivre.

Cette visions a un sens, oui.

MAIS EST-CE LA REALITE ?


Tout d'abord, faisons ce que se refusent à faire les écologistes: considérons notre espèce comme une espèce animale comme toutes les autres, qui tente de tirer profit des dons que lui a octroyé la nature pour tenter de faire sa place dans l'écosystème, voire pour le modifier à son avantage. Acceptons que nous ne sommes pas au dessus de la création, mais que nous en sommes une partie intégrante. Cela va à l'encontre de la doctrine religieuse et beaucoup restent persuadés que nous sommes à part dans la création. Mais la réalité scientifique est là: nous ne sommes rien de plus qu'une espèce animale comme toutes les autres.

Dans ce cas, pour savoir si notre espèce est en danger, il suffit d'utiliser les mêmes méthodes de mesure que pour les autres espèces. Et comment mesure-t-on si une espèce est en danger ou non ? C'est simple, une espèce en danger est une espèce qui n'arrive pas à renouveler totalement sa population d'une génération à l'autre. Autrement dit, elle voit sa population baisser continuellement. Cela peut être pour deux raisons: soit sa natalité est insuffisante, soit sa mortalité est trop importante. Ou une combinaison des deux. Et bien de ce point de vue, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'espèce humaine, dont la population croît de 1 milliard d'individus tous les 12 ans environ, semble bien loin de l'extinction !

Cette progression montre au contraire que notre espèce a une grande vitalité. Qu'elle se développe rapidement et donc supplante les autres espèces dans la majorité des écosystèmes où elle est implantée. Mais bien sûr, le revers de la médaille, c'est que nous consommons de plus en plus de ressources, appauvrissant le milieu dans lequel nous vivons. Et que se passera-t-il lorsque nous aurons fortement appauvri notre planète ? Allons-nous disparaître ? Non. Tout au plus, notre mortalité augmentera et rattrapera la natalité, qui elle diminuera. Notre population s'équilibrera alors, tout comme celle des autres espèces dans l'ensemble, puisque nous cesserons de modifier l'environnement. Notre population ne pourra effectivement pas croître sans interruption. Il y a une limite que nous ne pourrons pas franchir.

Mais bien sûr, nous pourrions équilibrer cette population avant d'en arriver là et éviter cet accroissement de mortalité qui serait, il faut bien le dire, très désagréable pour nous. D'autant que d'ici là, nous aurons provoqué la disparition de pas mal d'autres espèces, ce qui constituera une perte irréversible. Pour cela, il faudra agir sur la natalité avant tout. Et c'est là qu'intervient la seconde affirmation: est-ce que le mode de vie occidental et la recherche de richesses va à l'encontre du but recherché ? Lorsqu'on observe l'augmentation de population dans le monde entier, on s'aperçoit en fait que c'est dans les régions riches, dites développées, que la natalité est la plus faible ! En Europe par exemple, la population est pratiquement stable, malgré les migrations qui poussent largement cette population à la hausse.  Et cela malgré une espérance de vie toujours à la hausse. Dans les pays pauvres par contre, la population s'accroît sans cesse, de manière exponentielle. Certes la natalité globale a déjà faibli depuis une quarantaine d'années, mais le bilan reste encore largement positif.

Et là intervient la plus grande question: comment se fait-il que dans des régions où l'espérance de vie a progressé énormément, la population se stabilise, alors que dans des régions où cette espérance de vie reste faible à cause de la pauvreté, la population ne cesse de progresser de manière totalement incontrollée ? La logique selon laquelle l'espèce humaine n'est qu'une espèce comme les autres, répondant aux mêmes lois naturelles, tendrait à faire penser le contraire. En effet, les populations animales progressent généralement là où la nourriture est abondante et régressent là où elle manque...

La seule réponse qui s'impose, c'est que les populations dont le niveau d'instruction est supérieur tendent à avoir une natalité inférieure. Sans doute parce qu'elles ont d'autres préoccupations et d'autres responsabilités, elles préfèrent ne pas en rajouter avec la responsabilité parentale. Dans nos sociétés occidentales, la paternité et la maternité sont devenues des luxes qu'on ne peut s'offrir qu'au compte-goutte ! La solution à la démographie galopante semble donc passer par un accroissement de l'instruction de la population mondiale.

Maintenant, peut-on simplement décréter que les pays pauvres doivent améliorer la scolarisation de leurs sociétés ? Bien sûr que non. Si c'était aussi simple, il n'y aurait déjà plus un seul enfant ne fréquentant pas l'école. Car pour pouvoir améliorer l'instruction de la population il faut avant tout pouvoir payer les frais scolaires qui sont une charge énorme pour la société. Et pour que l'état puisse payer un système scolaire performant, il faut qu'il puisse prélever des taxes. Et pour qu'il puisse prélever des taxes, il faut que les gens travaillent. Et finalement, pour qu'ils travaillent, il faut qu'il y ait des entreprises qui leur offrent du travail. Ces entreprises bénéficiant directement d'un système scolaire performant, la boucle est ainsi bouclée !

Donc, pour que le niveau d'instruction de la population s'accroisse, il faut accumuler des richesses. Ceci étant clair, peut-on encore dire que notre mode de vie occidental est néfaste ? Bien sûr que non ! Au contraire, le grand défi du 21ème siècle va être de généraliser ce mode de vie dans le monde entier, afin de stabiliser la population mondiale et éviter que l'humanité se mette dans une position désagréable. C'est la seule solution fiable à nos plus grands problèmes !

Finalement, la dernière affirmation à laquelle il faut répondre, c'est que la croissance infinie, idéal impossible de notre société, ne peut que mener tout notre système capitaliste dans le mur. Et bien ça n'est pas totalement vrai. Disons qu'il faut effectivement éviter de continuer dans la direction que nous avons suivi ces dernières années. Mais tout d'abord, il faut dire que les pays du tiers-monde ont encore une marge de croissance très importante. Et il ne faut surtout pas freiner leur croissance pour les raisons énoncées plus haut. Ensuite, dans le cas des pays riches, on peut tout à fait continuer à soutenir la croissance. Mais cette croissance doit rester mesurée. Et surtout, elle doit être qualitative. En effet, on peut accroître les richesses en augmentant la quantité de biens, mais aussi en augmentant leur qualité ! Par exemple, en échangeant une voiture à essence par une voiture hybride, on créé de la richesse, tout en diminuant la quantité de ressources globales consommées...

Le grand défi de notre siècle ne va pas être la décroissance comme l'affirment les communistes qui se cachent derrière l'étiquette verte. Au contraire, ce grand défi va s'articuler selon deux axes. D'une part, il va falloir régler les problèmes de pauvreté dans le monde afin de diminuer la natalité dans le tiers-monde. Ceci ne pourra être réalisé que par une croissance soutenue dans ces régions. D'autre part, il va falloir améliorer la qualité de nos biens de consommation en les rendant plus respectueux de notre environnement. Ça n'est que comme ça que nous allons améliorer la qualité de vie pour toute l'humanité dans le respect des autres espèces qui nous entourent. De même, nous devrons faire face à un second grand défi. Les réserves de pétrole vont se tarir durant ce siècle. Afin de faire face à ce défi, il faut se lancer sans plus attendre dans un programme visant à inventer ce monde sans pétrole dans lequel vivront les prochaines générations.  Car si nous ne nous y prenons pas suffisamment tôt, nos descendants n'auront plus qu'à retourner vivre dans des grottes ! Personnellement j'ai assez confiance et je pense que l'humanité se dirige dans la bonne direction. Et même s'il reste encore passablement de problèmes, j'espère que dans l'ensemble ces problèmes seront maitrisés bien avant la fin du siècle.

Commentaires

Je suis bien d'accord sur ce billet . Beaucoup imagine la croissance du PIB comme un truc qui enfle et ne s'arrête pas de tout gloutonner sur son passage. Alors qu'il s'agit d'un accroissemsnt de la richesse accumulée . Et ce sont ces richesses qui permettent d'investir dans l'innovation . Freiner la consommation , vient aussi de ne pas gaspiller donc moins dépenser son argent pour d'autres dépenses plus utiles à la croissance et ensuite l'innovation par des techniques moins consommatrices .

Guy Sorman a raison de dire que si la croissance ne résout pas tout , son absence ne résout rien .

pour ce qui est de la natalité dans les pays pauvres et la dénatalité dans les pays riches , les deux cas ont une origine économique .La première faire beaucoup d'enfants est source de main d'oeuvres bon marché pour la famille des pays pauvres le second vient que vouloir faire beaucoup d'enfants dans les pays riche ruineraient beaucoup de familles . En fait il faudrait une voie moyenne . Le développement pour les pays pauvres et l'immigration pour les pays riches .

Écrit par : D.J | 05/01/2010

Article tout à fait intéressant, mais peut-être un peu trop optimiste.
- par exemple sur le plan du climat, même en stoppant nos émissions de CO2, "nous" aurons droit à un réchauffement de plusieurs degrés pendant plusieurs siècles.
- concernant les problèmes alimentaires: l'agriculture intensive, qui a permis de nourrir et de faire croître la population, va devoir se passer de plus en plus du pétrole pour faire tourner ses machines et de la chimie du pétrole pour fabriquer les intrants (dont on a d’ailleurs que trop abusé). Résultat les rendements vont chuter dans les décennies à venir et nous ne pourrons pas nourrir tout le monde.
- parlons aussi de l’eau potable qui manque déjà en Asie où l’on a pompé une bonne part des nappes phréatiques, où certains fleuves n’arrivent déjà plus jusqu’à la mer et où des conflits de l’eau sont déjà en cours.
- sur le plan du mode de vie, le capitalisme a poussé à l’urbanisation et la vie dans les grandes métropoles surpolluées de la planète est insoutenable.
- enfin et c’est peut-être la critique la plus importante que feraient des hypothétiques extra-terrestres à notre espèce, même en stoppant notre croissance démographique (ce qui n'est même pas à l'ordre du jour dans ce billet), la pression anthropique sur la faune sauvage a déjà fait son œuvre: pour ne citer qu'un exemple du fait de l'appropriation des espaces naturels à d'autres fins, nous sommes passés de 100.000 tigres au début du XX° siècle à 3.000 en liberté aujourd'hui.
- finalement, tout esprit pragmatique devrait être interpellé par le fait qu’un seul et même facteur, la démographie excessive, est présent dans tous les domaines et donc tout esprit libre devrait se battre pour lever les tabous idéologiques qui verrouillent la prise de conscience de nos contemporains sur le problème de la surpopulation.

Écrit par : Manso | 05/01/2010

Quelques chiffres peut-être pour la route:
Du temps de l'Empire romain et de Jésus, la population totale du monde se montait à quelque 600 millions d'individus.
Le milliard a été atteint aux environs de 1850.
En 1945, malgré une guerre mondiale qui a coûté la vie a 55 millions de personnes, on comptait environ 2 1/4 milliards de personnes.
En ce moment environ 7 1/2, vers 2050 10 milliards.
On ne peut pas continuer comme ça.
Ou bien on s'occupe de ce problème, ou bien ce problème s'occupera de nous.
Seuls quelques êtres vivants croissent indéfiniment jusqu'à leur mort, quelques algues et quelques crocodiles. Et aussi, ce qui croît indéfiniment, c'est un cancer qui finit par détruire son hôte. Et l'humanité offre tout à fait le spectacle d'un cancer sur cette Terre.

L'humanité existe depuis environ 3-4 millions d'annéês. Les requins dans les océans, depuis 400 millions d'années. Pendant tout ce temps, ils auraient eu le temps de tout bouffer dans l'Océan, mais l'Océan continue d'exister dans toute sa splendeur et dans toute sa diversité, avant que l'Homme ne vienne le détruire. Ce qui revient à dire en somme que le requin est bien plus intelligent que l'Homme, mairdalors...
J'ai besoin de 2.200 calories par jour pour bien fonctionner physiquement et mentalement. Cela revient à dire que avec 2.400 calories par jour en moyenne, je suis exactement aussi mal nourri qu'avec 2.000 calories... Et des centaines de millions d'individus sur cette terre sont suralimentés, donc effroyablement mal nourris, alors de d'autres centaines de millions sont sous-alimentés...
J'ai ce dont j'ai besoin, et j'ai besoin de ce que j'ai. Donc, je ne peux plus croître matériellement, n'en déplaise à Média Markt qui m'offre de nouvelles satisfactions payables en trente mensualités.
La différence entre une société riches et une société pauvre ? Bon, les riches jouent au tennis, et les pauvres jouent au pénis. La solution du problème serait d'inciter les pauvres à se faire stériliser à grande échelle en leur offrant des compensations substantielles et en assurant des retraites parfaitement décentes à une population vieillissante. Cela serait parfeitement faisable, mais serait interdit par une Eglise catholique dont les prêtres ont besoin de chair fraîche pour satisfaire leurs péchés secrets. Voir au Brésil ou au Nicaragua, ou aussi en Irlande.

Écrit par : J.C. Simonin | 05/01/2010

Manso: "- par exemple sur le plan du climat, même en stoppant nos émissions de CO2, "nous" aurons droit à un réchauffement de plusieurs degrés pendant plusieurs siècles."

Que cela soit vrai ou non importe peu finalement. Car je suis persuadé que l'humanité pompera et brûlera jusqu'à la dernière goutte de pétrole. Ce que nous déciderons de ne pas brûler, les pays en voie de développement le brûlerons à notre place. Donc, s'il devait y avoir un réchauffement important, il faudra apprendre à vivre avec. Ce qu'il faut par contre, c'est commencer le plus vite possible à apprendre à se passer du pétrole pour laisser ce qui en reste à ceux qui en ont le plus besoin parce qu'ils n'ont pas l'argent pour se payer des nouvelles technologies et les laisser élever leur niveau de vie grâce à lui.

J.C. Simonin: "Bon, les riches jouent au tennis, et les pauvres jouent au pénis. La solution du problème serait d'inciter les pauvres à se faire stériliser à grande échelle en leur offrant des compensations substantielles et en assurant des retraites parfaitement décentes à une population vieillissante."

Et vous payez comment leurs retraites ? Avec des promesses ? Pour donner de l'argent, il faut en avoir. Et pour en avoir, il faut du travail. On revient toujours au même point. Alors plutôt que de les stériliser comme des animaux, mettons-les au travail. Ils auront moins de temps pour faire des enfants.

Écrit par : Kad | 05/01/2010

Très intéressant angle de vue.

A propos de la malnutrition, dans les années 50 un milliard d'humains (sur 3) souffraient de la faim. Aujourd'hui c'est toujours 1 milliard, mais sur plus de 6 milliards. L'augmentation de la population n'a donc pas créé plus de famine.

Écrit par : hommelibre | 05/01/2010

"Pendant tout ce temps, ils auraient eu le temps de tout bouffer dans l'Océan, mais l'Océan continue d'exister dans toute sa splendeur et dans toute sa diversité, avant que l'Homme ne vienne le détruire. Ce qui revient à dire en somme que le requin est bien plus intelligent que l'Homme, mairdalors..."

Absolument pas. Si le requin avait la capacité de bouffer tout ce qu'il y a dans l'Océan, il le ferait. S'il pouvait construire des machines pour faire de la pêche au gros il le ferait. Le fait est que l'homme a su le faire. Et ça n'est un problème que si on imagine que la nature doit rester inchangée, ce qui est une idée fausse. Le fait est que de tous temps des équilibres se sont créés puis rompus. Quand on pense que l'homme déséquilibre la nature, en fait il la rééquilibre à son avantage. Et comme je l'ai dit, un jour ça s'arrêtera, car on ne peut pas tirer indéfiniment avantage de la nature. Mais la vie continuera. Ni l'homme ni l'ensemble de la vie sur Terre ne disparaîtront. Ceci est un mythe absurde. Par contre, c'est vrai que lorsque les ressources seront raréfiées, la vie sera dure. Alors, comme nous sommes dotés de conscience, il est dans notre avantage d'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.

Écrit par : Kad | 05/01/2010

« Donc, s'il devait y avoir un réchauffement important, il faudra apprendre à vivre avec ». Donc cela ne vous écœure pas qu’une bande d’hurluberlus ait réussi à détraquer le climat? Bien sur qu’il va falloir s’accommoder, mais il faut tout faire pour stopper ce processus là où il en est.
Vous vous offusquez de ce que dit J.C. Simonin (et que je ne partage d’ailleurs pas), mais face aux chiffres cités, vous devriez quand même être interpellé, voire révolté par cette folie reproductrice qui s’est emparée de l’humanité.
C’est la même chose pour les autres espèces, il faut tout faire pour les sauver. Il ne faudrait surtout pas en arriver à dire « Bon, les espèces animales sauvages vont en grande partie disparaître et il faudra apprendre à vivre sans », car alors nous serions les pires prédateurs que cette planète ait connu. D’ailleurs si ce devait être le cas, nous aurions perdu toute légitimité à perdurer…

Écrit par : Manso | 05/01/2010

A propos du réchauffement climatique, il se trouve que je ne crois pas trop aux prévisions catastrophiques. (pour des raisons que je n'étalerai pas ici, il y a d'autres billets dans ce blog qui expliquent ma position) Je pense qu'on fait une grosse histoire avec un problème secondaire et qu'on risque de freiner le développement des pays qui en ont besoin, alors que c'est justement la solution au plus grand problème qui nous est posé aujourd'hui à savoir la démographie galopante! Mais je reconnais que je peux me tromper à propos du réchauffement. C'est pourquoi je dis que si ça devait arriver, il faudra apprendre à vivre avec.

Pour le reste, vous me faites dire ce que je n'ai pas dit. Bien sûr que c'est catastrophique que la population augmente de cette manière. Nous causons et allons causer de plus en plus de ravages. Mais on ne va pas pouvoir tout arrêter du jour au lendemain. Je pense que finalement, la seule façon de stopper cette croissance... c'est de laisser faire ce qui est déjà en train de se produire. Il y a 40 ans, le taux de croissance de l'humanité était de 2.2%. Aujourd'hui il n'est plus que de 1.2%. Entre temps, des pays comme la Chine et l'Inde ont passablement élevé leur PIB. Et ces deux pays réunis représentent plus du tiers de l'humanité. Ils ont encore du chemin à faire, mais je pense qu'ils se dirigent bien vers une stabilisation de leurs populations. Et à ce rythme, on prévoit que la taille de l'humanité se stabilisera d'ici 2050 et 2060 avec une population qui se situera entre 9 et 10 milliards d'habitants. C'est déjà mieux que les prévisions des années 70. A l'époque, on voyait déjà une humanité de 12 milliards de personnes à la fin du 21ème siècle!

Pour ce qui est des autres espèces animales, je suis d'accord que c'est terrible si nous perdons des espèces sauvages qui étaient là bien avant nous. Vous citiez les tigres, ça n'est malheureusement qu'un exemple parmi beaucoup d'autres. Il y a heureusement des espèces qui recommencent à croitre comme les éléphants d'Afrique grace à la protection dont ils ont bénéficié. Mais probablement que nous ne pourrons pas les protéger toutes et il y aura des pertes. C'est malheureux, mais je ne vois pas ce que nous pourrons y faire de plus que tenter de les protéger sur place et éventuellement dans des zoos en dernier ressort.

hommelibre: Intéressant. Je ne connaissais pas ces chiffres. Cela prouve bien que si nous arrivions à stabiliser notre population, nous pourrions assez facilement éradiquer la pauvreté.

Écrit par : Kad | 06/01/2010

En Suisse seulement, environ 650.000 tonnes de nourriture parfaitement consommable sont gaspillöes chaque année que Dieu fait.
Chacun de nous qui circule en voiture aux heures de pointe peut constater la véritable avalanche de tôle déferlant chaque jour sur nos routes. Et pourtant, il serait facile de constater que la grosse majorité des automobilistes viennent du même voisinnage pour se rendre ä peu près au même lieu de travail. Par conséquent, il devrait être tout à fait facile d'organiser un co-voiturage qui réduirait la circulation de 50% au moins.
En fait, je me demande tujours de nouveau combien de gens sur cette Terre possèdent une bagnole, et combien de gens sont possédés par leur bagnole. Là aussi, le gaspillage de ressources est gigantesque, incommensurable.
Il faut en pricipe 7 calories végétales pour produire une caorie animale. Et l'être humain abandonne volontairement une cuisine traditionnelle saine et excellente, telle que la cuisine asiatique, pour se mettre à bouffer des hamburgers et l'on rase des forêts plus grandes que la Suisse pour produire de la nourriture pour des animaux dont n n'a pas besoin et du bio-carburant dont on pourrait parfaitement se passer.
A la vérité, si Dieu a créé l'Homme à son image, il était vraiment un toyet...

Écrit par : J.C. Simonin | 06/01/2010

"La solution à la démographie galopante semble donc passer par un accroissement de l'instruction de la population mondiale."

En réalité le liens de causalité n'est pas là !

C'est ce que je croyais aussi cela évident jusqu'à ce que je rencontre de ces familles de 10 enfants sur place dans des pays émergeants.

Et là une autre évidence s'impose: Une famille nombreuse n'est pas due a de la stupidité, bien au contraire ! c'est simplement parce qu'en l'absence de structure d'assurances sociales, avoir de nombreux enfants est la façon la plus simple de ne pas mourir dans la misère durant le 3eme age.

Et aussi d'établir un réseau de solidarité au niveau de la famille. Même si les 3/4 n'ont pas de revenus, le quart qui reste entretiendra la famille.

Ceci dit tout est lié, donc scolarisation oui, mais il faudrait aussi l'instauration d'une avs et d'une sorte assurance chômage.

Écrit par : Eastwood | 06/01/2010

D'accord avec vous Eastwood, la solution passe aussi par le social. Mais le social coûte cher. Seules les sociétés riches peuvent se le payer. Donc on en revient toujours au même point.

Pour ce qui est de la causalité, on peut aussi citer le besoin d'avoir une succession. C'est le cas pour tous ceux qui travaillent la terre. Comme dans nos régions, il y a de moins en moins de gens qui pratiquent cette activité, cela diminue aussi la natalité.

J.C. Simonin, vous parlez des forêts qu'on rase. Savez-vous qu'en Suisse et dans plusieurs pays européens, la forêt s'étend chaque année depuis des décennies ? C'est dû à une diminution de l'occupation des sols possible grâce à l'augmentation du niveau de vie et surtout de la valeur ajoutée des produits fabriqués dans nos pays. Je pense qu'une augmentation généralisée du niveau de vie pourrait dès lors améliorer la situation sur ce plan-là.

Par contre, je suis d'accord que le bio-carburant est une absurdité qu'il faudrait interdire au plus vite. Malheureusement, l'ONU et la conférence de Copenhague semblent vouloir la privilégier. C'est une des raisons pour lesquelles je suis content que cette conférence ait capoté. Il faut revoir nos priorités. La première est le développement du tiers-monde. La seconde le remplacement du pétrole. Celui-ci n'est pas urgent au point de créer des solutions aussi stupides ou de relancer les programmes nucléaires.

Écrit par : Kad | 06/01/2010

@ Kad ,

La forêt tropical qui disparait le plus vite est celui de la Birmanie. Pays fermé non libéral et non capitaliste.

D.J

Écrit par : D.J | 06/01/2010

Texte très intéressant. Je confirme pour le niveau d'éducation et son influence directe sur le taux de natalité, qui se réduit beaucoup plus rapidement que ce que disaient les démographes il y a encore dix ans...
Les seuls contre-exemples viennent
1) des zones rurales où il n'y a rien d'autre à faire que de s'envoyer en l'air, et ce dès la puberté (vive le retours à la Terre-Mère...), sans avoir les moyens de s'offrir des préservatifs
2) des familles très religieuses qu'elles soient cathos, musulmanes, protestantes ou hindouistes: la croyance en dieu s'accompagne généralement du rejet de la contraception, qu'elles qu'en soient les méthodes.
Avez-vous lu "L'Utopie Urgente" ? Votre texte en est très proche. La question demeure cependant de savoir si un niveau de vie disons simplement décent pour les 7 milliards d'habitants actuels de la planète est écologiquement supportable ?

Écrit par : Philippe Souaille | 06/01/2010

Il y a sur ce blog beaucoup de gens qui publient des choses parfaitement vraies et réalistes. Mais on ne coupera pas à une réduction drastique de la population mondiale. Ces chiffres datent de quelques années, mais je pense qu'ils sont largement actuels:
Si l'on voulait maintenir le niveau de population et de gaspillage actuels au niveau mondial, nous aurions besoin de 1,4 globes terrestres.
Si le taux de gaspillage des Suisses était étendu au niveau mondial, il y aurait besoin de 2,5 globes terrestres.
Pour le niveau européen, il faudrait 5,5 globes.
Pour le niveau américain, il faudrait 8 globes.
Pour les Chinois et les Indiens, les statistiques n'existaient pas encore...
En ce moment, des fleuves jadis magnifiques, tels que le Colorado ou le Rio Grande aux E.U.s, ou le Yang Tse Kiang en Chine, n'arrivent bientôt plus à la mer. De même en Australie. L'Afrique crève sous les richesses naturelles et c'est le continent sur lequel les gens crèvent le plus de faim.
La remarque selon laquelle la religion est un frein sérieux à une planification familiale est parfaitement fondée. On remarque du reste qu'en Europe, où la population indigène tombe en dessous du seuil fatidique des 2,1 enfants par femme nécessaires au maintien de la population, la religion joue un rôle de plus en plus négligeable. par contraste, aux E.U.s, la religion joue un bien plus grand rôle et les familles sont plus fournies.

Écrit par : J.C. Simonin | 06/01/2010

M. Simonin, vos chiffres datent sans doute. Qu'appelez-vous le niveau européen de pollution ? Je doute fort qu'il soit deux fois plus élevé que le niveau suisse ???

Écrit par : Philippe Souaille | 06/01/2010

Dans ces chiffres, il ne s'agît pas de la pollution en soi, mais de la surexploitation des ressources naturelles, dû au manque de recyclage en particulier. Mais il est vrai que ces chiffres datent de cinq ou six ans.

Écrit par : J.C. Simonin | 06/01/2010

"Dans ces chiffres, il ne s'agît pas de la pollution en soi, mais de la surexploitation des ressources naturelles, dû au manque de recyclage en particulier. Mais il est vrai que ces chiffres datent de cinq ou six ans."

Chiffres difficiles à évaluer, tant que l'on ne connait pas les réserves réels de matières premières non encore expolitées. Le pétrole comme combustible est une matière première perdue. Les plastiques et autre dérivés du pétrole peuvent être recyclés. Ainsi que les métaux.

D.J

Écrit par : D.J | 06/01/2010

Philippe, je me doutais que ce billet vous plairait puisque je sais que ça se rapproche de votre vision ! Je pense que nous avons la même manière d'être tiers-mondistes...

M. Simonin, les chiffres que vous citez m'ont toujours interpellé. J'aimerais bien savoir qui et comment a calculé la quantité de ressources qu'est capable de fournir la Terre à l'humanité ! Même s'il y a des points noirs comme la surexploitation de certaines régions maritimes, je ne crois pas que nous soyons arrivés à la saturation. Dans ces conditions, il me paraît difficile de calculer la quantité de ressources que la Terre peut effectivement fournir. Le fait est que les seules sources où j'ai pu lire ce genre de chiffres sont des sites écologistes à tendance altermondialistes. Il est évident que leur but est de démontrer qu'on ne doit pas laisser les pays pauvres s'enrichir. Et je trouve ce genre d'argumentaire extrêmement immoral. Surtout quand il s'agrémente d'idées quasi eugénistes pour limiter la population des pays pauvres.

Écrit par : Kad | 06/01/2010

Sans vouloir casser le moral à personne, l'organisation britannique Optimum Population Trust estime à 4 milliards le nombre d'êtres humains que peut durablement supporter la planète et ce avec un niveau de vie égalitaire assez inférieur à celui que nous connaissons ici en Europe. Il faut donc dès maintenant essayer de stopper la croissance démographique puis patiemment et résolument décroître sur plusieurs générations: 1 ou 2 siècles peuvent suffire, cela dépend de l'intensité de la "cure d'amaigrissement". La planète n'en sortira pas indemne puisqu'elle aura subi des dégâts irréversibles (notamment en terme de biodiversité), mais au moins nous aurions une chance de nous en sortir. Plus nous retarderons l'échéance de la décision, plus dure sera la vie de nos descendants.

Écrit par : Manso | 06/01/2010

Les chiffres et les faits que je me permets de citer proviennent de diverses sources. Et l'on pourrait se disputer poliment quant ä leur exactitude. Je ne sais pas par exemple si l'humanité est âgée de 3 ou de 4 millions d'années. Et je n'étais pas présent pour compter les gens du temps de l'Empire romain ou en 1850. Mais je sais que ces chiffres ainsi que les faits énoncés reflètent largement la réalité.
C'était bien sûr juste un dicton, mais l'on prétendait une fois qu'il était impossible à un marin de se noyer au large de Terre-Neuve, car les bancs de morues étaient si denses que l'on ne pouvait pas couler... Ces bancs de morues sont maintenant épuisés et des quotas de pêche doivent être imposés... De même pour la Mer du Nord.
Il y a quelques années de cela, une guerre a failli éclater entre l'Islande et la Grande Bretagne à propos de la morue dans l'Atlantique. De tels faits pourraient être rapportés sur des pages et des pages.
Je n'ai pas demandé à venir au monde. En fait, pas un seul être vivant sur cette Terre n'a jamais demandé à naître. Mais maintenant que je suis de ce monde, j'exige que ce monde me fournisse une nourriture adéquate en quantité suffisante, assez d'eau pour me laver, pour boire et pour cuire mes aliments. Un toit sur la tête et des chaussures au pieds. Et un environnement stable dans lequel je peux vivre une existence dans la dignité et sans la crainte de l'avenir. Et cela, je l'exige pour moi, pour toute personne qui viendrait à lire ce texte et en plus pour tous les êtres vivants (Bon, je ne vois pas un crocodile avec un toit sur la tête et des chaussures aux pieds, mais on se comprend sûrement).
L'espèce humaine se développe d'une manière hautement malsaine et devient un réel danger pour l'équilibre du monde tel que nous le connaissons. Sa croissance démographique doit absolument être freinée et le gaspillage insensé des ressources de cette Terre doit être condamné sans réserve.
Dans les années 1850, la Terre comptait un milliard d'habitants. En 2050, quelque dix milliards. Mais je ne pense qu'une humanité à dix milliards sera dix fois plus intelligente, plus vertueuse, plus sociable, plus pacifique, plus éclairée, plus cultivée, etc... qu'une humanité à un milliard. La question se pose donc de savoir pourquoi les neuf milliards de différence sont nés, et à quoi ils servent.

Écrit par : J.C. Simonin | 06/01/2010

Je parlais des chiffres avancées concernant le nombres de globes terrestres dont aurait besoin l'humanité. Je serais curieux de voir une publication scientifique qui rapporte ces chiffres.

"Sans vouloir casser le moral à personne, l'organisation britannique Optimum Population Trust estime à 4 milliards le nombre d'êtres humains que peut durablement supporter la planète et ce avec un niveau de vie égalitaire assez inférieur à celui que nous connaissons ici en Europe"

Merci de confirmer ce que je disais. Des milieux écologistes à tendance alter-mondialistes. La seule référence concernant leurs chiffres que j'ai trouvé sur leur site, c'est le WWF.

Écrit par : Kad | 06/01/2010

M. Simonin, tout dépend de ce que l'on appelle "humanité". Les anthropologues généticiens la font remonter à 100 000 ans seulement sous sa forme actuelle d'homo sapiens, probablement née quelque part du côté du moyen orient.
Sous ses formes précédentes, elle n'avait vraiment pas grand chose de différent des autres espèces animales avec lesquelles elle se coltinait pour sa survie.
Ce n'est qu'un détail, mais qui illustre parfaitement le relativisme des chiffres avancés. Personnellement, ce n'est certainement pas parce qu'une ONG, britannique ou autre affirme quelque chose d'aussi peu argumenté que "La terre peut supporter 4 milliards d'êtres humains" que je la croirais sans autre.
Cela étant, si l'on recoupe toutes les données, il semble bien que l'on s'approche tout de même du mur à grande vitesse et en klaxonnant.
Comme disait l'autre (Vladimir Illytch Oulianov, pour les lettrés): QUE FAIRE?
Les pauvres ont le droit de se développer. Il n'y a de toute manière aucun moyen de les en empêcher, for la guerre, qui serait moralement insoutenable.
Reste à inventer d'autres modes de croissance, d'autres signes extérieurs de richesse (car au fond, c'est bien cela qui fait avancer nos sociétés, il n'y a qu'à voir le comportement de nos ados) et en ce qui nous concerne, nous particulièrement en Suisse (qui sommes tout de même parmi les plus gros consommateurs, donc les plus gros pollueurs de la planète) à apprendre à vivre autrement. En partageant davantage. D'autant qu'il va nous falloir rendre au monde une partie des richesses que celui-ci nous a prêtées.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2010

L'humanité toute entière doit impérativement prendre congé d'un mythe, celui de la croissance illimitée.
Ainsi que je l'ai mentionné, j'ai besoin de ce que j'ai, et j'ai ce dont j'ai besoin. Je ne vois aucun intérêt pour aller à Bangkok pour bouffer une choucroute. Et je pense que la très grosse majorité des gens, jeunes ou moins jeunes, pensent la même chose.
Notre société dite "de consommation" ne tient que grâce à un matraquage publicitaire incessant et omniprésent. Il est démontré que les accidents au travail et le travail gâché ne sont jamais aussi abondants qu'immédiatement après les vacances ou un weekend prolongé. La question se pose réellement de savoir pourquopi en somme les gens partent en vacances: Pour moi, partir en vacances, c'est chaque fois une aventure, connaître d'autres horizons, une autre nourriture, d'autres mentalités.

Mais pour la grosse majorité des gens, c'est fuir un environnement tellement con, tellement mesquin, que trois heures d'attente au Gothard sont une merveilleuse distraction. 70 % des travailleurs en Allemagne (et ailleurs) ne se sentent aucune loyauté envers leur employeur. Ils bossent pour gagner leur croûte, pointàlaligne.
C'est un fait que pratiquement toute l'Europe a un taux de reproduction bien en dessous des 2.1 enfants nécessaires pour assurer le maintien du niveau de population. Ce fait est considéré par TOUS les Gouvernements comme une menace et est combattu par toutes les religions.

Écrit par : J.C. Simonin | 07/01/2010

Vasectomie, après deux enfanta maxi, VASECTOMIE!!!!La pilule, ca suffit!!!!
La connerie ca suffit encore plus!!!!

Écrit par : menager | 10/12/2013

"Donc, pour que le niveau d'instruction de la population s'accroisse, il faut accumuler des richesses."

C'est ce qu'ont fait les pays du nord en pillant les pays du sud.
Dans tout votre raisonnement, vous oubliez tout simplement le facteur 32.

Allez, on rigolera bien quand arrivera la fin du pétrole, ou même pas sa fin. Son déclin devrait déjà suffire à diminuer fortement la population. Et détrompez-vous, pas tous les riches renoncent à faire des enfants. Cela dépend aussi de la culture.
Vous avez déjà entendu parler du surpâturage? Vous en connaissez les conséquences? Le problème est que l'être humain se livre à un "surpâturage" mondial : océans, forêts, terres fertiles, etc., rien ne lui échappe pratiquement.
Et désolé, mais l'être humain n'est pas un animal comme les autres. Il pullule à la surface de la Terre comme jamais une autre espèce ne l'a fait. Et vous pouvez tout envisager pour l'avenir, il ne sera pas celui que vous pensez.
Généralement les espèces animales se régulent d'une manière ou d'une autre. Pensez maintenant aux manières qu'a eu l'espèce humaine de se réguler dans la passé...

Écrit par : Johann | 10/12/2013

Contrairement à d'autres religions, le judaïsme commande à l'homme de "soumettre" la Création. D'autres religions sont appelées, la Création, à la "servir"! Chez "les pauvres", faibles en instruction, côté loisirs, à part "faire l'amour"?! Importance, prestige de l'homme père de nombreux enfants voire époux de plusieurs femmes, aussi à cet effet...?!
Protocole de Kyoto en aucun cas "contraignant" s'agissant des plus grands pollueurs de la planète?! Contrats fabuleux avec les pays qui ne respectent pas les Droits de l'homme, pratiquent toujours la peine capitale, aux formes variées?! Photomaniaquerie, téléphonomaniaquerie (sachant qu'il faut économiser l'énergie)?! Vanité, cupidité, stupidité, égoïsme par-dessus tout?! Fin d'une telle planéte? Pas d'homme sur une planéte saine, a dit Jesn Rostand...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/12/2013

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