07/10/2009

Pourquoi s'arrêter au CEVA ?

Oui, pourquoi Soli Pardo ne poursuit pas sa logique implacable ? Car si la racaille annemassienne se masse aujourd'hui à nos portes, il est peu vraisemblable qu'elle attende la construction du CEVA pour venir ruiner notre paisible quiétude genevo-genevoise ! Il est évident qu'aujourd'hui déjà, les hordes de Annemassiens défèrlent sur notre belle cité totalement sans défense ! Alors qu'attendons-nous pour réagir ? Pourquoi ne pas commencer tout de suite à leur barrer la route ?


Pour commencer, il est évident qu'on ne peut plus accepter que des voies de communication relient notre ville lumineuse - notre devise n'est-elle pas "Post tenebras lux" ? - avec ce bidonville infâme qu'on appelle Annemasse, peuplé d'une racaille assoifée de nos précieux francs ! Il faut donc couper routes et ponts, supprimer les lignes de transports publiques, démonter les voies de la ligne ferroviaire Eaux-vives - Racailleville. Commençons par la douane de Vallard, ce passage si aisé pour la racaille. J'y verrais bien les bâtiments remplacés par une large trachée infranchissable. Puis nous pourrons nous attaquer à toutes les autres douanes, de Jussy à Veyrier. Fini les chemins où l'absence de contrôle permettait une circulation sans entrave ! Désormais, l'ordre va être rétabli aux frontières...

Mais devons-nous nous arrêter aux frontières proches de la cité de la peur voisine ? Non bien sûr. Car la racaille, forte de tout l'argent volé dans nos coffres-forts, est capable de s'acheter des voitures ou des motos ! Ne voit-on pas tous les jours des milliers de racailles annemassiennes traverser la frontière à Bardonnex ? Il faudra ainsi fermer toutes les douanes entourant le Canton. C'est la seule manière de se défendre de manière efficace. Pareil pour la ligne de chemins de fer de la Plaine. Cette gare doit en devenir le terminus. Dynamitons les voies après elle.

no+man's+land+mur+de+Berlin.jpgFinalement, pour compléter ce dispositif, il faudra s'assurer que la racaille ne puisse pas venir à travers champs ou à travers les bois. Nous devons donc entourer notre canton d'un no man's land et d'une clôture infranchissable. Nous pouvons pour cela nous inspirer de la technologie de l'ex-RDA, qui avait été si efficace, non pas pour empêcher la racaille d'entrer, mais pour l'empêcher de sortir. Depuis, hélas, cette racaille a été libérée et déferle sur notre pays... Mais c'est un autre sujet !

Cet ouvrage aura d'ailleurs un grand avantage : il permettra de résoudre le problème du chômage dans notre cité. En effet, les chômeurs pourront être mis à contribution pour sa construction et par la suite, un grand nombre de gardes sera nécessaire pour assurer les rondes le long de la clôture ! Nous devrions d'ailleurs commencer tout de suite à créer un cursus de gardien de mirador !

Ensuite, devons-nous nous arrêter là ? Je ne pense pas. Il faut d'une part s'assurer que le lac ne puisse pas être utilisé par les racailles sachant le mieux nager ou même équipées d'embarcations. Nous pourrions par exemple larguer de nombreuses mines dans le lac et bien sûr faire d'incessantes patrouilles. Une flotte doit donc être créée à cet effet. Et une fois de plus, nous créons de nouveaux emplois pour nos chômeurs...

Et les Vaudois, devons-nous nous en protéger ? Bien sûr que non. Nos amis vaudois ne sont bien sûr pas de la racaille. Mais nous devons nous poser une question : pouvons-nous tolérer une pareille faille dans notre dispositif d'auto-défense anti-racaille ? En effet, qu'est-ce qui empêche la racaille de passer par le territoire vaudois pour entrer chez nous ? Nous devons donc mettre les Vaudois devant une alternative : soit ils adoptent les mêmes mesures que nous, soit nous devrons les exclure de notre dispositif... Ce qui signifie bien sûr étendre le mur d'enceinte à la frontière entre nos deux cantons !

tour de garde.jpgOn me rétorquera bien sûr que la création de cette Genève idylliques ne va pas sans problème. Par exemple, il est clair que sans voies de communication, le commerce risque d'être plus difficile. Et bien je réponds : "Qu'importe !" Le commerce cela veut dire des camions, conduits par des chauffeurs souvent étrangers, donc parmi lesquels peuvent se cacher des racailles annemassiennes ! Avons-nous vraiment besoin de l'étranger ? Ne pouvons-nous pas nous débrouiller par nous-mêmes ? Il est certain que pour l'instant, nous ne sommes pas auto-suffisants. Mais je suis certain que nous pouvons le devenir. Par exemple en rendant obligatoire la création de potagers. Chaque jardin, chaque toit plat doit être mis à contribution pour nourrir les Genevois. L'élevage de poules ou de chèvres pourra aussi être subventionné.

Et supprimons les corps de métier inutiles. Par exemple, les infirmières, parmi lesquelles il est bien connu qu'il se cache une importante racaille annemassienne. Avons-nous vraiment besoin d'elles ? Pas si nous détruisons notre hôpital ! Remplaçons-le par des dispensaires judicieusement placés dans la cité. Les infirmières genevoises seront alors bien suffisantes pour combler les postes nécessaires. Et d'ailleurs, à quoi bon avoir un hôpital universitaire si nous n'avons plus d'Université ? Car c'est bien connu, l'Université attire les étrangers. Supprimons-là ! Pareil pour les organisations internationales. Qu'elles aillent se faire voir ailleurs ! L'aéroport, devenu inutile, pourra lui aussi être détruit. Les pistes pourront faire place à des champs de patates. Et j'allais oublier : l'anneau du LHC, qui n'a toujours pas créé le moindre trou noir, est en réalité un passage souterrain pour la racaille. Il faut boucher ce tunnel pour qu'il ne puisse plus servir de couloir d'entrée clandestin !

Et pour tous les problèmes auxquels nous n'avons même pas encore pensé, nous devons créer un huitième département cantonal. On pourrait l'appeler par exemple le département de la défense anti-racaille. Le poste de Conseiller d'Etat correspondant devra bien sûr être réservé à un UDC ou un MCG. On ne va tout de même pas laisser aux Socialistes la défense de notre ville !

Voilà comment nous pouvons créer notre paradis. Alors notre ville rayonnera de toute sa splendeur. Enfin débarassée de la racaille qui empêche son épanouissement. Je me réjouis déjà...

00:04 Publié dans Genève, Politique | Tags : affiche, udc, ceva | Lien permanent | Commentaires (0)

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