30/07/2009

Un Conseil Fédéral élu par le peuple ?

L'UDC a le mérite d'avoir lancé le débat. C'est vrai qu'on peut se demander si nous n'aurions pas intérêt à élire notre Conseil Fédéral plutôt que de les faire élire indirectement par nos représentants. Et pour le plus grand parti de Suisse, c'est aussi un moyen de s'assurer d'une meilleure représentativité de l'exécutif. Seulement ça n'est pas si simple. La représentativité serait paradoxalement plus difficile à obtenir avec une élection par le peuple.

Il faut comprendre que tout scrutin électoral correspond à l'un de ces modèles : proportionnel ou majoritaire. Dans le cas des élections fédérales, on élit deux chambres qui ensemble forment l'Assemblée Fédérale. La chambre haute est constituée du Conseil des Etats, pour lequel chaque canton envoie 2 représentants. (au total 46 députés) Compte tenu du peu d'élus par canton, c'est souvent les groupes politiques les plus importants qui gagnent l'élection. Par le jeu des alliances, les partis qui ont mieux su se regrouper avec des partis dont les idées sont proches arrivent bien mieux à s'y faire représenter. Au contraire, on s'aperçoit qu'un parti isolé politiquement comme l'UDC, ne parivent pas à s'y faire représenter de manière proportionnelle au nombre de voix qu'il récolte. C'est pourquoi cette élection est considérée comme une élection majoritaire. La chambre basse, le Conseil National, est constitué de 200 sièges, répartis proportionnellement à la population de chaque canton. Il s'agit donc d'une élection proportionnelle. Et dans ce cas, même un parti isolé politiquement parvient à faire élire un nombre de députés proche du nombre de voix qu'il a réussi à récolter. Pour autant qu'il ait réussi à atteindre le quorum de 7% toutefois. Donc on l'aura compris, seul le système proportionnel parvient à assurer la représentativité.

Dans le cas des élections cantonales, où le gouvernement est élu par le peuple, on s'aperçoit souvent que les sièges sont répartis entre les grands partis comme c'est le cas au Conseil des Etats. A Genève par exemple, l'entente d'un côté et l'alliance de gauche de l'autre se partagent généralement les sièges. L'UDC qui est pourtant devenu le plus grand parti à Genève n'est pas parvenu à faire entrer un de ses représentants au Conseil d'Etat lors des précédentes élections et il est assez peu probable qu'il y parvienne cette année. Il faut le savoir : une élection de gouvernement par le peuple n'assure pas la représentativité des partis. Bien au contraire, elle favorise les jeux des alliances et isole politiquement les extrêmes.

Or le Conseil Fédéral, dans le système de la formule magique qui a prévalu jusqu'à aujourd'hui, se veut non seulement représentatif des partis, mais aussi des différentes régions linguistiques. La perte de cette dernière serait particulièrement dommageable pour les minorités telles que la nôtre. En tant que Romands, nous aurions de bonnes raisons d'être inquiêts d'une élection au suffrage universel direct. Sans l'introduction d'un système assurant la protection des minorités, on peut s'attendre à une sous-représentation des minorités linguistiques. Dans ces conditions, une élection proportionnelle directe, avec l'élection des sept Conseillers Fédéraux par l'ensemble du peuple suisse n'est pas souhaitable. Reste donc la solution de l'élection purement majoritaire. On pourrait par exemple prévoir de séparer la Suisse en 4 circonscriptions électorale. Les 3 premières, la Suisse romande, la Suisse centrale et la Suisse orientale éliraient chacune 2 Conseillers Fédéraux et la dernière, la Suisse italienne, en élirait un. Mais dans ce cas, on le comprend immédiatement, on tombe dans une élection purement majoritaire, pour laquelle l'UDC aurait beaucoup de mal à se faire élire. Dès lors, on comprend assez mal que l'idée provienne de ce parti. Cela vient-il d'un manque de connaissance de ce qu'est un scrutin majoritaire ? C'est étrange alors que ce parti participe à des élections depuis longtemps...

Bref, pour ma part je ne suis pas opposé à une élection du Conseil Fédéral par le peuple, pour autant qu'elle respecte les minorités, puisqu'elle permettrait au moins de sanctionner directement un Conseiller Fédéral qui n'aurait pas satisfait la population plutôt qu'attendre un départ volontaire. Elle éviterait aussi le jeu des alliances de circonstance (les "magouilles" selon l'UDC) et forcerait les partis à présenter de réels programmes gouvernementaux pendant la campagne. Mais malheureusement, quand on regarde ce qui se passe dans les cantons, on s'aperçoit que l'élection populaire ne remplit pas toujours son rôle de catalyseur, destiné à forcer les élus à rendre régulièrement des comptes à la population. En effet, les partis ne proposent souvent qu'un nombre minimal de candidats afin d'éviter de faire de la concurrence à leurs sortants. Par exemple, aux prochaines élections genevoises, on devrait avoir le choix entre 4 candidats de gauche et 4 candidats de droite, les candidats UDC, MCG et d'extrême-gauche ne faisant probablement que de la figuration. Ainsi, nous n'aurons que 8 candidats en lice pour 7 sièges ! Autant dire que l'enjeu est assez biaisé. Dans ces conditions, on peut se demander quel est l'intérêt de changer un système qui finalement ne marche pas si mal que ça...

27/07/2009

Merci Le Monde pour ce fou rire du jour !

Oui merci ! Quel bon moment j'ai passé en lisant ceci ! Votre journal est toujours prêt à relayer n'importe quelle dépêche, même la plus idiote qui soit, pour autant qu'elle aille dans le sens de votre pensée écolo-dominante. Et là je dois dire que vous faites fort:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/26/le-nivea...

Des prédictions comme celle-là, je peux en faire des tas ! En 2100, la population mondiale se situera entre 1000 et 20 milliards d'humains ! En 2100, dans le village de Pétaouchnock, il tombera entre 2 et 200'000 mm de pluie ! En 2100, le nombre de morts sur la route se situera entre 0 (si la sécurité routière est renforcée d'ici là) et 20 milliards ! (la population mondiale maximale, voir ci-dessus !) En 2100, on mangera entre 40 et 20'000 kcal par jour ! Et même celle-là : en 2100 les poules auront entre 1 et 40 dents !(bon là d'accord, je m'avance...)

Franchement, comment peut-on qualifier les auteurs de ces prévisons de "scientifiques" ? Les océans vont monter de 7 à 82 cm ! Avec une marge d'incertitude pareille, il n'y a qu'une chose dont on puisse s'étonner : comment se fait-il que leurs modèles n'aient jamais pronostiqué d'abaissement du niveau ? Ah mais oui, suis-je bête. C'est sans doute arrivé. Mais si on publie ce genre de résultats, on peut dire aurevoir à ses crédits d'étude ! Alors un minimum de 7 cm ça devrait aller, hein ?

Et puis l'avantage, c'est que non seulement ils ne se mouillent pas trop, (c'est le cas de le dire) mais le mieux c'est qu'en 2100, tous ceux qui peuvent lire ce rapport aujourd'hui seront morts ! Alors il n'y aura plus personne pour vérifier ces prédictions ! Génial non ? Le truc idéal pour ne prendre aucun risque ! Et dans le genre, l'ultime prédiction est encore plus géniale : "L'IMPACT SUR LE NIVEAU DES MERS DU RÉCHAUFFEMENT SE POURSUIVRA PENDANT DE NOMBREUX SIÈCLES" D'une part, ils se mouillent encore moins sur ce coup, mais en plus, ils sont vraiment sûrs que l'ensemble des lecteurs du Monde et des autres feuilles de chou qui ont relayé cette information seront oubliés depuis longtemps par leurs propres ancêtres ! Ces derniers les maudiront d'ailleurs à jamais pour avoir provoqué une montée durable des océans DE 7 CM !!! Vous vous rendez compte l'état des plages dont 7 cm auront disparu à jamais ? Elles ne seront plus jamais les mêmes. Que c'est triste...

Bon au moins, je vois un point positif dans cette dépêche. Désormais, on annonce moins d'un mètre d'augmentation du niveau des océans. Peut-être qu'on s'éloigne gentîment de l'alarmisme hystérique pour revenir à la raison. Et pourtant, en fouillant les sites et les blogs écolos, on n'a malheureusement aucune peine à trouver ce genre de choses:

http://blog.francetv.fr/EUROPE195720072057/index.php/2008...

Et ça n'est qu'un exemple au hasard. Les prédicateurs du dimanche sont légion. Et quand on sait qu'il faudra 91 ans pour vérifier leurs prédictions, ils ont encore de beaux jours devant eux...

Au passage, félicitations à la Tribune pour ne pas s'être fait l'écho de cette dépêche absurde. Ca m'évite ainsi d'avoir à me moquer de mes hôtes...

22:15 Publié dans Monde, Science | Tags : niveau, océans, 2100 | Lien permanent | Commentaires (2)

26/07/2009

Complexe supergéant à La Mecque

Confrontée à un affux toujours plus grand de pélerins, La Mecque, lieu saint le plus important de l'Islam a décidé de la construction d'un complexe résidentiel géant pouvant loger jusqu'à 65'000 personnes. Cela peut paraître étonnant pour une ville qui n'avait jusqu'alors presque jamais construit en hauteur. Lorsqu'elle sera inaugurée l'année prochaine, la plus haute tour du complexe prendra même provisoirement la seconde place du classement mondial des plus hautes tours avec pas loin de 600 mètres, loin derrière la Burj Dubai bien sûr, mais bien devant la Taipeï 101, la plus haute tour du monde pour quelques mois encore. Elle ne devrait toutefois garder cette seconde place que deux ans car la Shanghai Tower puis la Spire Tower devraient assez rapidement la dépasser.

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Non seulement la hauteur de ce complexe de sept tours construites sur un socle unique peut surprendre dans une ville où les immeubles ne cherchent presque jamais à rivaliser avec les minarets de sa grande mosquée, mais c'est surtout la lourdeur de la construction qui semble écraser tout ce qui l'entoure, à commencer par la mosquée à laquelle elle fait face. Constuire une aussi énorme structure au coeur d'un quartier comme celui-ci, c'est un peu comme si on rasait toute la vieille-ville à part la cathédrale et qu'on construisait un gigantesque bâtiment unique sur la surface ainsi libérée ! Pour moi, c'est bien là l'expression d'un urbanisme totalement raté qui dénature gravement l'image de la ville.

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Je peux comprendre ce besoin d'offrir plus de surface résidentielle aux plus riches pélerins. Je peux même comprendre qu'on cherche à rénover l'image de La Mecque. Mais n'aurait-il pas été préférable de construire plus loin de la mosquée ? N'aurait-il pas fallu construire plusieurs bâtiments séparés pour éviter de créer une gigantesque structure qui écrase tout le reste de la ville, à commencer par la mosquée en contrebas ? Bref, on l'aura compris, je suis assez circonspect devant cette réalisation architecturale. Pour moi qui aime l'architecture élancée, c'est même le bâtiment géant actuellement en construction le plus laid qui soit. Ce à quoi ça me fait le plus penser finalement, c'est à la Bucarest idéale telle que l'avait rêvée Ceausescu et qui n'a heureusement jamais été réalisée.

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23/07/2009

Un astronome amateur devient une star mondiale !

pg-2-wesley_222806t.jpgAnthony Wesley est un homme heureux. Patient observateur de Jupiter, il passe une bonne partie de son temps libre à observer et photographier la géante gazeuse à l'aide de son imposant téléscope. Et ainsi, il était en train de prendre des clichés lorsqu'est apparu un phénomène inhabituel. Il se rend alors compte qu'il vient d'assister à un impact majeur avec la grande planète ! Il a alors averti la NASA qui a pris le relais avec un téléscope beaucoup plus puissant. Mais les seuls clichés existants montrant le phénomène peu après son apparition, c'est Wesley qui les a pris !

Du coup, son site internet amateur, sur lequel il publie quelques photos d'astronomie, a été pris d'assaut, provocant même le crash de son serveur ! Heureusement, il a pu déplacer les photos les plus intéressantes afin de libérer son propre serveur. Elles montrent en effet une imposante tache sombre inhabituelle. La NASA considère que cette tache a approximativement la taille de la Terre ! Ca donne une idée du cataclysme qui a dû se produire à la surface de cet astre...

j20090719-150635utc.jpg

Si on compare ce cliché avec l'un de ceux qui avaient été pris lors de l'impact multiple de la comète fragmentée Schumaker-Levy 9 en 1994, (dernier gros impact observé sur la planète géante) on s'aperçoit que l'impact  n'est pas aussi important que ceux provoqués par les plus gros fragments de la comète. Or ces gros fragments étaient évalués à l'époque à environ 1,5 à 2km. (source : La Terre Bombardée 2007 de Michel-Alain Combes page 99) L'impact de ce mois de juillet peut plutôt être comparé à ceux des fragments Q1 et Q2 par exemple. Or ces fragments étaient de taille hectométrique et on peut donc penser qu'il en est de même pour l'objet en question.

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On ne saura probablement jamais si l'objet entré en collision avec Jupiter était une comète ou un astéroïde. Toutefois, il est peu probable qu'il s'agisse d'une comète à période courte, car ces dernières sont généralement dûment cataloguées. Une comète à période longue est par contre possible, à condition que l'impact se soit produit lors de l'approche du Soleil, donc avant qu'elle n'ait pu être observée. Mais les comètes à période longue sont plutôt rares, ce qui rend cet évènement assez improbable. Donc, il y a tout lieu de penser qu'il s'agissait d'un astéroïde, comme il en gravite des millions aux alentours de Jupiter.

Si un astéroïde de quelques centaines de mètres de diamètre est capable de créer une perturbation de la taille de la Terre dans le système nuageux de Jupiter, on comprend aisément le type de dégâts qu'une collision de même type avec notre planète peut produire. Un objet de cette taille parviendrait probablement à traverser l'atmosphère sans se consumer totalement. Frappant la terre ferme, il produirait des dommages terribles, bien plus grands que ceux provoqués par l'évènement de la Toungouska en 1908. L'énergie libérée serait même comparable à un conflit nucléaire global. Tombant en mer ça serait encore pire puisqu'il provoquerait un tsunami faisant le tour de la Terre, avec des vagues de plusieurs centaines de mètres de haut ! Et ce genre d'évènement se produit souvent à l'échelle géologique. Il est même probable que l'humanité en ait déjà vécu un ou plusieurs. Il ne faut donc pas perdre de vue que l'espace qui nous entoure est fortement hostile et que nous ne sommes jamais totalement en sécurité...

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Dégâts observé dans la Toungouska en Russie quelques années après l'explosion
probable d'un astéroïde ou d'une comète au-dessus de la région.

22/07/2009

On a marché sur la Lune (ou pas)

Avant de refermer le dossier du premier pas sur la Lune, un dernier petit sujet à propos des théories conspirationnistes qui ressurgissent régulièrement, et dont on a évidemment beaucoup entendu parler ces derniers jours. Tout d’abord, je dois dire que contrairement à beaucoup de gens, je suis toujours prêt à entendre des arguments contraires aux versions officielles, car le débat est le seul à pouvoir mettre en lumière la vérité. Je pense donc que n’importe quel sujet peut être discuté. Et la plupart du temps, les arguments des opposants peuvent facilement être contrés. Et dans ce cas, la version officielle en ressort grandie, car plus aucun doute n’est permis. Dans quelques cas pourtant, il s’avère que certains de ces arguments tiennent. Et quand ça se produit, ça permet à terme de faire éclater la vérité. Si on n’acceptait jamais le débat et les théories alternatives, Nixon n’aurait par exemple pas été forcé de démissionner après l’affaire du Watergate !

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21/07/2009

Programme Constellation : le futur du programme spatial

Qu’est-il arrivé au programme spatial américain ? Alors tout juste auréolé suite à la réussite incontestable du programme Apollo, ce programme s’est enlisé au milieu des années 70. Pourtant, l’euphorie régnait encore. Le film 2001 l’Odyssée de l’Espace, que Stanley Kubrick avait tourné l’année même où Armstrong et Aldrin posaient le pied sur notre satellite, laissait entrevoir un futur passionnant dans l’espace pour cette nation. Mais soudain, l’intérêt des politiques s’est tourné vers d’autres buts, le programme spatial n’était plus un moyen de réussir sa propagande politique.

moonflag.jpg

Aujourd’hui, le programme spatial serait-il sur le point de repartir ? Profitons de ce jour anniversaire pour y voir plus clair.

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18/07/2009

Et si le 21 juillet 1969 était le premier jour d'une nouvelle ère ?

"Tu n'es que poussière et tu retourneras à la poussière" disaient les anciens. Désormais, la science nous apprend qu'il faudrait plutôt dire : "Tu n'es que poussière d'étoiles et tu retourneras aux étoiles". En effet, les scientifiques pensent aujourd'hui que les briques de la vie, les protéines, les acides aminés, se trouvent en abondance dans tout l'Univers. Et partout, elles tentent de s'assembler, car la nature évolue en permanence vers la complication. Mais seules de rares planètes, où les conditions minimales pouvant mener à l'éclosion de la vie sont réunies, parviennent à créer l'étincelle de la vie, et ensuite à la faire perdurer. Dans notre système solaire par exemple, il est possible que la vie soit apparue ailleurs que sur Terre, par exemple sur Mars. Mais il n'y a qu'ici que la vie est parvenu à résister jusqu'à aujourd'hui et à s'épanouir, allant jusqu'à modifier l'environnement de la planète à son avantage.

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11:31 Publié dans Espace, Science | Tags : lune, premier pas | Lien permanent | Commentaires (7)

17/07/2009

Et si on lui construisait une voie ?

Et bien ça y est. On ne l'attendais presque plus mais le voilà. L'ETR-610, la nouvelle version du Cisalpino va arriver jusqu'à nous. Et va par la etr610_silenen.jpgmême occasion remplacer les anciens trains réguliers que Cisalpino avait remis sur cette ligne. Construit originellement par FIAT, le Pendolino italien partage avec notre train pendulaire la caractéristique de pouvoir se balancer dans les virages afin d'augmenter la vitesse en courbe sans diminuer le confort. Celà lui permet de rouler (un peu) plus vite qu'un train normal sur une ligne conventionnelle. La nouvelle version de l'ETR, construite par Alsthom qui a racheté FIAT Ferroviara, est plus rapide, plus confortable. Il est qualifié pour des vitesses allant jusqu'à 250 km. Mais bien sûr seulement sur des voies ayant reçu l'acréditation pour cette vitesse. En Suisse, il n'y en a pour l'instant qu'une : Le tunnel de base du Lötschberg. La ligne à (relativement) grande vitesse entre Berne et Olten est quant à elle acréditée pour une vitesse de 200km/h. C'est donc sur ces deux tronçons qu'on pourra le mieux tirer parti des qualités du nouveau Pendolino.

Voilà ce que donne l'ETR-610 sur la ligne à grande vitesse entre Berne et Olten :

Ca Fa Fite !

Bref, et maintenant si on lui construisait une voie de ce côté-ci du pays aussi ?

15/07/2009

La nano thermite et le WTC

Suite à un commentaire de Johann, je me suis pas mal intéressé aux théories alternatives concernant le 11 septembre ces derniers temps. J'ai toujours été assez réceptif à ce genre de théories, compte tenu des nombreux points étranges que la résolution de l'enquête comporte, en particulier la facilité avec laquelle le FBI a trouvé des preuves impliquant les terroristes désignés ainsi que l'organisation Al Quaida à laquelle on dit qu'ils adhéraient. Toutefois, je n'ai jamais pensé qu'Al Quaida n'y était pour rien. Je pensais que tout au plus, l'Etat était plus ou moins au courant de ce qui se tramait et a laissé faire pour provoquer une sorte de second Pearl Harbor lui permettant de justifier sa guerre contre le terrorisme.

Toutefois, depuis quelques mois il y a de nouvelles preuves. Preuves qui impliquent qu'il y avait au moins quelqu'un d'autre impliqué dans les attentats. Que les avions n'étaient pas la seule cause de l'effondrement des 3 tours du WTC. Et même pas sa cause principale. Et ces preuves ont été collectées par des scientifiques qui ont publié leurs résultats dans un journal scientifique avec révision par les pairs ! (peer reviewed) Dans ces conditions, il devient difficile de parler d'hurluberlus timbrés qui se croient dans X-Files...

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14/07/2009

Des centrales solaires dans le Sahara

En lisant la TDG ce matin, cet article m'a particulièrement intéressé. Voilà enfin un projet concret qui propulsera l'approvisionnement énergétique de l'Europe dans le 21ème siècle. Le solaire, c'est l'avenir. Car quelle autre source d'énergie totalement renouvelable est aussi abondante que celle que nous prodigue l'astre du jour ? Seulement pour la capter, il faut prévoir de larges surfaces. Et il serait bien sûr dommage de sacrifier des surfaces forestières ou agricoles en les couvrant de miroirs. Et une implantation doit de plus bénéficier d'un ensoleillement adéquat. Dans ces conditions, la solution consistant à couvrir le désert de panneaux solaires semble s'imposer tout naturellement !

solar2.jpgSeulement voilà. Les déserts proches de l'Europe se trouvent tous dans des pays instables et confier notre approvisionnement énergétique à de tels pays semble assez incertain. Il faudra donc s'assurer de la collaboration à long terme de ces pays. Quitte à laisser tomber certains d'entre eux. Par exemple, je suis effaré de voir qu'on envisage des implantations en Libye ! Un pays dirigé par un fou furieux lunatique capable de décider du jour au lendemain de faire passer un pays de la liste de ses partenaires à celle de ses ennemis. Les Européens feraient bien de regarder la façon dont il traite aujourd'hui la Suisse avant d'en faire un partenaire commercial privilégié...

Autre problème, le transport de l'énergie. Car l'énergie électrique se transporte assez mal. Selon la loi d'Ohm, les pertes sont proportionnelles à la distance. Si ces pertes sont assez négligeables sur des distances de quelques centaines de kilomètres (si on utilise des lignes à haute tension en tout cas) elles deviennent bien plus importantes lorsqu'on passe à des distances de plusieurs milliers de kilomètres. Il faudra donc utiliser de nouvelles technologies. Il s'agira soit d'augmenter la tension électrique des lignes, (ce qui a pour effet d'abaisser le courant électrique et donc les pertes) soit prévoir des méthodes de transport encore plus inédites, par exemple avec  des câbles supraconducteurs. Dans ce dernier cas, il est évident que le coût de revient serait gigantesque. D'autant que les lignes devraient alors être entièrement enterrées. Dans le premier cas par contre, les lignes pourraient toujours être aériennes, mais les pilônes devraient être beaucoup plus grands que ceux utilisés pour le 400'000 Volts. Donc la aussi, le transport aurait un coût non-négligeable.

Et finalement, le solaire pose un grand problème qui l'empêche d'en faire la source de production exclusive pour l'électricité. L'énergie n'est produite que de jour. Et même si la consommation nocturne est plus faible, elle n'est pas inexistante. D'autant qu'il est possible que nous changions notre manière de consommer dans les décennies à venir. Si par exemple la voiture électrique se généralise, il est évident que la recharge des batteries se fera principalement de nuit pour bénéficier des tarifs plus avantageux. Dans ce cas, la part de la consommation nocturne pourrait augmenter rapidement. Et comme l'énergie se stocke très mal, il faudra produire plus d'énergie la nuit. Pour l'instant cela ne pose aucun problème car la production nocturne est largement excédentaire. Mais si nous nous mettions à consommer plus de nuit à l'avenir, il faudrait en tenir compte. Ainsi, l'énergie solaire ne pourra jamais devenir la source exclusive d'énergie électrique. Par contre, associée à d'autres sources, elle doit absolument faire partie de notre avenir énergétique.

11/07/2009

Et à Shanghai, quoi de neuf ?

Jadis petit port occupé par plusieurs états colonisateurs, Shanghai est aujourd'hui devenu le symbole de cette Chine progressiste, à l'économie si florissante. Métropole chinoise, la ville compte ainsi les plus grands immeubles de Chine populaire. (et non de Chine tout court, car le plus haut immeuble du monde, la Taïpei 101, se trouve pour quelques mois encore à Taïpei...) Et si la croissance de sa population est parfaitement maitrisée contrairement à beaucoup d'autres grandes villes asiatiques, sa croissance en hauteur donne le vertige. Le quartier financier de Pudong est en effet le théâtre d'une course au gigantisme ressemblant fortement à celle qui prévaut à Dubaï.

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Dernier avatar, le Shanghai World Financial Centre a ouvert ses portes l'année passée. Second plus grand immeuble du monde avec ses 492m100px-SWFC_Jul08.jpg et ses 101 étages, la tour biseautée possède tout de même deux records, celui de l'étage occupé le plus haut du monde, ainsi que celui de la plateforme d'observation la plus haute du monde. Ces deux records vont toutefois tomber d'ici la fin de l'année, lorsque la Burj Dubaï sera inaugurée. Le World Financial Centre est en grande partie dévolu au domaine commercial comme c'est souvent le cas. Toutefois il contient aussi l'hôtel le plus haut du monde, le Park Hyatt Shanghai.

Personnellement, j'apprécie particulièrement son style architectural hors du commun et audacieux. On voit à quel point les architectes du début du 21ème siècle ont décidé d'en finir avec les horribles cubes de béton et d'acier qu'ils construisaient si souvent vers le début du dernier quart du 20ème siècle.

Bref, Shanghai détient la seconde place et ne compte pas la perdre. Elle la perdra toutefois, puisqu'à la fin de l'année, le World Financial Center passera à la troisième place. Mais elle compte bien la récupérer en 2014, lorsque son prochain grand projet en construction sera inauguré !

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09/07/2009

Ainsi fond, fond, fond...

Etrange comme ce résultat tombe à point nommé, juste avant le G8. Cette nouvelle a-t-elle eu une influence sur les décisions des grands de ce monde ? En tout cas, il semble évident qu'ils ont cédé à l'alarmisme ambiant. Ainsi les glaces arctiques fondent à vitesse grand V. Cet article résume bien la manière dont ces données sont présentées :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d...

L'article rappelle que certains annoncent une disparition de la glace en été en 2012 déjà, participant ainsi à l'alarmisme général ! Cet article se prétend scientifique mais en relayant de pareilles absurdités, il se discrédite déjà... Bref, comparons maintenant les indications de cet article avec le graphique de la surface glacée de l'Arctique.

current.area.jpg
On voit que chaque année, la surface glacée entre l'hiver et l'été varie fortement. La glace restante en été constitue la glace persistante. Et que voit-on d'autre ? Oui entre 2005 et 2007, une diminution claire de l'étendue glacée s'est produite en hiver. Et au cours de l'été 2007 ce qui devait arriver est bien arrivé : les glaces persistantes ont cédé et l'extension des glaces a fortement diminué. Cette nouvelle n'avait bien sûr pas manqué d'être relayée par la presse du monde entier. Et même si la situation semble être en train de s'améliorer, on continue à nous dire que l'Arctique va bientôt être libre de glace. En effet, aucun compte n'est tenu de l'année passée et de l'année en cours. Car ce qu'on peut voir, c'est que les hivers de ces deux années, si elles ne marquent pas un total retour à la normale, montrent que la glace se reconstitue lentement. Et même si la glace formée en hiver est fragile, (elle a malheureusement en grande partie fondu l'été passé) il n'en reste pas moins que la situation est en train d'évoluer de manière positive. Pour se prononcer sur l'état des glaces cet été, il faudra encore attendre le mois de septembre, traditionnel minimum d'extension des glaces.

Toutefois, le résultat est déjà connu. Car quel que soit le minimum d'extension des glaces arctiques cette année, on nous dira que les glaces persistantes ont diminué. Car, et c'est là la manipulation, il ne suffit plus que la glace soit conservée durant l'été pour être considérée comme persistante ! La notion de glaces multi-annuelles a en effet été introduite. Cela permet de s'assurer que la glace créée depuis 2007 ne soit pas considérée comme de la glace persistante...

Et mieux, si on compare le pic de 2004 avec celui de 2008, ils sont pratiquement identiques. Cet article en rend-il compte ? Absolument pas. Mais il se garde bien de mentir. Au contraire on ne nous parle que de l'épaisseur de la glace, celle-ci étant forcément moins épaisse compte tenu de l'évènement qui s'est produit entre ces deux années et qui a fortement fragilisé la glace. On nous dit aussi que la surface de glace jeune a augmenté. Ce qui devrait être considéré comme une bonne nouvelle puisque ça montre une reconstitution partielle de la banquise est ainsi transformé en catastrophe...

Bref, les alarmistes n'arrêtent pas de dire qu'il ne faut pas tenir compte de périodes trop courtes car les évènements climatiques courts ne sont pas représentatifs. Pourtant quand ça les arrange, ils sont capables de présenter des données de manière à influencer les conclusions tirées par le lecteur. Une seule chose positive, les auteurs de cette étude affirment que ces changements sont dûs au réchauffement de de l'atmosphère et à des modifications de la circulation des glaces à la surface de l'océan. Tout cela est sans doute exact et ils se gardent bien de faire le lien avec le CO2. Car si le réchauffement est réél, cela ne veut pas dire que l'homme en soit totalement responsable ! D'autres causes, mal connues, peuvent aussi entrer en ligne de compte et essayer de faire croire que la science climatique est parfaitement connue est un mensonge. Toutefois, il est évident que la manière alarmiste avec laquelle sont présentées ces données et le hasard du calendrier a bien dû jouer un rôle dans les décisions prises par le G8.

14:00 Publié dans Monde, Science | Tags : glaces arctiques | Lien permanent | Commentaires (0)

07/07/2009

La Turquie doit-elle entrer dans l'Union Européenne ?

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en déposant une demande d'adhésion, la Turquie a mis les Européens devant un dilemme. Deux camps bien tranchés se sont immédiatement fait jour et il s'agit depuis d'un des plus gros motifs de discorde au sein de l'Union. Et c'est une première, car lors des précédents élargissements, les voix qui se sont opposées par principe aux nouvelles adhésions étaient rares. A la suite de la chute du rideau de fer, l'Occident avait accueilli à bras ouverts ces pays frères qui avaient, l'espace de quelques décennies, quitté le giron familial. La seule question qui se posait réellement concernait le niveau de vie de ces pays et la période transitoire durant laquelle ces pays allaient devoir rattraper les pays occidentaux. Ainsi que dans certains pays, un déficit démocratique qu'il fallait combler avant l'entrée de ces pays. Mais sur le fond, il n'y a jamais eu de réel problème. Il a toujours été considéré comme normal de les accueillir pour autant qu'ils le souhaitent.

Par contre, en ce qui concerne la Turquie, le problème est bien plus profond et touche à l'idée même qu'on se fait de l'Union Européenne. Souhaite-t-on qu'elle soit un simple espace de libre-échange ? Voire un instrument pour se renforcer mutuellement et avoir plus de poids face aux autres grandes puissances économiques ? Ou veut-on aller plus loin et la voit-on comme une association de pays qui se sentent proches les uns des autres et qui veulent bâtir un avenir commun ? Dans ce dernier cas, il y a de fortes chances qu'on ait une appréhension à y voir entrer un grand pays musulman. La question est donc plutôt ardue.

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06/07/2009

3ème voie CFF ou véritable projet d'avenir ?

L'autre jour, alors que je me rendais par train à Bâle, (voir mon précédent billet...) j'ai une fois de plus pesté en constatant l'existence d'un véritable fossé sur le plan des transports ferroviaires entre le plateau suisse-allemand et celui de Suisse romande. Là où, chez nos voisins germaniques, on a construit de Berne à Olten une ligne à grande vitesse sur laquelle les trains se déplacent à 200 km/h, nous sommes toujours relégués au rang de parents pauvres, avec nos pauvres lignes qui ne permettent pas toujours d'atteindre le 140. C'est d'autant plus criant entre Lausanne et Fribourg, où la vitesse  permet tout juste aux trains de rivaliser avec les vélomoteurs ! (et j'exagère à peine) Et en bordant l'autoroute A1 peu après Berne, en voyant ces pauvres automobiles donnant l'impression de faire du sur place avec leurs 120 km/h, je me suis dit qu'il ne serait finalement pas difficile de permettre au train de devenir le principal moyen de déplacement inter-régional en Suisse. Il suffirait pour cela qu'on puisse relier les principales villes de Suisse bien plus vite qu'avec la voiture !

Et j'ai depuis bien réfléchi, reprenant des concepts déjà défendus par d'autres et je pense qu'un véritable concept qui pourrait mettre d'accord tous les politiciens de Suisse romande, quelque soient leurs vues partisanes, pourrait voir le jour pour peu qu'ils en fassent l'effort. En effet, il est assez affligeant de voir ces politiciens partir en ordre dispersé à Berne pour faire du lobbying pour des projets tels que celui de la troisième voie CFF, qui au final ne ferait qu'entériner une situation où l'automobile conserve une place prépondérante au niveau des transports nationaux. En effet, un tel projet ne permettrait pas d'augmentation de la vitesse commerciale des trains, ne réduirait pas l'écart entre les principales cités de Suisse romande ainsi qu'avec la Suisse allémanique. Il permettrait tout juste d'augmenter la fréquence des trains. Je pense donc qu'il faut changer d'optique et partir à Berne avec un véritable projet d'avenir extrêmement rassembleur : la ligne à grande vitesse de Suisse romande!

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04/07/2009

Vincent Van Gogh au Kunstmuseum

Je suis allé voir cette superbe exposition qui présente une collection de paysages du fameux peintre impressionniste. Je conseille vivement à toute personne qui apprécie l'art, particulièrement l'école française de la fin du 19e siècle, dont malgré sa nationalité hollandaise il est un des meilleurs représentants, de ne pas manquer cette exposition qui regroupe des tableaux issus de nombreuses collections du monde entier. Après la fondation Gianada de Martigny il y a quelques années, le Kunstmuseum fait revenir une grande exposition consacrée à ce gigantesque artiste dans notre pays. Il s'agit ainsi d'une occasion rare de voir regroupées autant d'oeuvres importantes de ce maître dans une même exposition.

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J'ai particulièrement aimé la manière dont les tableaux ont été triés en fonction des époques. De sa jeunesse hollandaise à son suicide à Auvers, en passant par son apprentissage des techniques impressionnistes auprès d'autres grands artistes du moment à Paris, par l'épanouissement de son style à Arles et par son internement à St-Rémy, l'exposition nous permet de partager la vision de l'artiste, qui s'apparente malheureusement à une rapide descente aux enfers. L'éclairage apporté par les explications concernant les diverses étapes de sa vie permet de regarder les toîles avec un regard différent, à tenter de percer l'état d'esprit qui a prévalu à la création de ces oeuvres prodigieuses.

Cette exposition se tient dans le musée bâlois jusqu'au 27 septembre. Réservation et achat de billets en ligne conseillés sur le site du Kunstmuseum.

02/07/2009

Référendums : et si on changeait les règles ?

Ceci est un appel à la Constituante, ou du moins à certains de ses membres.

Jusqu'à présent, je pense pouvoir parler au nom d'une grande partie des habitants de ce canton en affirmant que nous avons l'impression que la Constituante passe plus de temps à voter son propre budget qu'à discuter du sujet pour lequel on l'a élue, à savoir la nouvelle Constitution. Mais je suis certain que les travaux vont commencer sous peu et je pense qu'un dialogue entre les Constituants et la population est nécessaire durant tout ce processus. Dans cette optique, compte tenu de l'actualité, voici les points que je voudrais voir défendre.

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