30/06/2009

Nucléaire ou pas nucléaire ?

S'il y a un débat qui devrait agiter notre pays en ce moment, c'est bien celui de l'énergie. Nos centrales nucléaires vieillissantes vont petit à petit être retirées du service et nous nous trouvons à un tournant. Ces centrales représentent tout de même 40% de notre production d'énergie électrique. Et Dieu sait que notre économie ne peut plus se passer de cette énergie. Doit-on remplacer ces centrales par de nouvelles centrales plus modernes ? Existe-t-il d'autres solutions ? Peut-on économiser suffisamment pour pouvoir s'en passer ? Toutes ces questions sont d'importance cruciale pour notre avenir. Et pourtant, ce sujet ne semble pas intéresser la politique. Est-ce dû au peu d'intérêt que peut trouver un politique de parler d'un sujet qui porte au-delà des prochaines élections ? On serait en tout cas tenté de le croire.

Il faut pourtant savoir que nous nous dirigeons tout droit vers une pénurie à l'horizon 2020. 10 ans, c'est tellement peu que la plupart des politiciens actuels seront encore en exercice. Comment justifieront-ils alors leur attentisme ?

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27/06/2009

Freedom Tower vs Spire Tower

Après avoir parlé des plus grands projets de Dubaï ici et ici, j'ai décidé de parler des projets états-uniens. Certes, on n'y construit ni aussi grand, ni aussi vite que dans la grande ville commerciale du Golfe. Mais tout de même, on ne peut pas accuser les Américains de manquer de vision. Les projets y sont toujours aussi grandioses et les deux villes américaines les plus hautes continuent de voir toujours plus grand.

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26/06/2009

Bienvenue au pays de la Genferei !

Bâle a ses Basler Läckerli. Zurich a son fameux Zürcher Geschnetzeltes. St-Gall a son Schublig. Berne ses Berner Rösti. Et Genève ? Nous avons aussi une grande spécialité : la Genferei !

Mais la Genferei, ou Genevoiserie pour les non-germanophones, qu'est-ce que c'est ? Est-ce une friandise ? Un plat de charcuterie ? Mais non. Cet étrange plat, qu'on ne sert dans aucun restaurant de la place, est en réalité une spécialité politique ! La Genferei, ça n'est rien d'autre que cette aptitude hors du commun qu'ont les Genevois à bloquer n'importe quel projet en utilisant tous les moyens de recours que la loi met à la disposition de la minorité ! Et cette aptitude, Genève la cultive grâce à ses avocats formés dans une Falculté de Droit que la Suisse entière lui envie. Que d'avocats prestigieux compte notre cité ! Il y en a de tous bords politiques. Depuis l'extrème-gauche jusqu'à la droite la plus conservatrice. Et pour cette raison, aucun projet ne peut leur échapper !

Et bien sûr, ils sont si nombreux qu'ils finissent par avoir des difficultés à trouver de quoi se mettre sous la dent. C'est pourquoi, ils sont prêts à défendre tous les égoïsmes, sans distinction d'aucune sorte. Qu'importe que les oppositions qu'ils déposent retardent des projets d'utilité publique souhaités par l'écrasante majorité. L'important est de cultiver la Genferei. Et d'en manger jusqu'à l'écoeurement le plus complet.

Il y a bien sûr une autre facette à la Genferei. Le gouvernement, soucieux de fournir sans cesse de la matière pour les avocats afin d'éviter que la source de Genferei ne se tarisse, s'évertue à créer ou accepter des projets mal ficelés et facilement attaquables par les recourants potentiels ! Combien de fois le peuple a-t-il été appelé aux urnes pour voir ensuite sa décision cassée par un tribunal ? Derniers cas en date : les chiens et les cigarettes...

Sans parler des exécutifs communaux qui pratiquent eux aussi la Genferei. Rappelons-nous de la rénovation de la gare Cornavin. Certes le Conseil Administratif de la Ville a levé le recours, mais elle l'avait bel et bien déposé, car il aurait été injuste que nos invités confédéraux des CFF n'y aient pas droit... Et l'Exécutif verniolan n'est pas en reste. Après avoir bloqué durant de nombreuses années l'implantation d'Ikea sur son territoire, voilà qu'il s'apprête à empêcher les SIG de construire leur centrale à gaz !

En général, bien sûr la Genferei n'empêche pas les projets de se réaliser. Elle leur permet seulement de prendre un précieux retard, précieux signifiant ici coûteux. Car oui, à Genève on aime réaliser les projets pour plus cher que nécessaire. Dans une ville connue mondialement pour ses coffres-forts, il serait dommage que les choses coûtent le même prix qu'ailleurs. Donc on recourt systématiquement contre tout projet, exigeant des modifications hallucinantes et en général sans fondement.

Oui les projets finissent toujours par se réaliser. Ils suffit juste d'attendre quelques dizaines d'années pour les voir aboutir. Voir plus de cent ans dans de rares cas. Mais quand on croit en avoir fini avec la Genferei, la voilà qui revient à la charge. Dernières frondes contre des projets d'actualités ? L'extension de l'OMC, la plage de la rive gauche du lac, l'interdiction de fumer dans les lieux publiques, le PAV, le CEVA, la traversée de Vesenaz et j'en oublie sans doute. Aucun projet n'y échappe. Genève tient à sa réputation, sans laquelle les Suisses-Allemands ne pourraient pas nous regarder avec un regard attendri et compatissant ! Ach... diese Genfern !

21/06/2009

La fin de la quiétude du Conseil Fédéral

En faisant passer Christophe Blocher à la place de Rüth Metzler, l'UDC a créé un précédent dont les conséquences se répercutent encore aujourd'hui. La notion de représentativité n'était jusqu'alors pas inscrite dans le marbre. En réclamant un second siège sans même attendre le départ naturel de Joseph Deiss, et en évinçant ainsi une Conseillère Fédérale à qui on avait rien de spécial à reprocher, l'UDC a lancé une compétition entre partis, purement basée sur la représentativité. Souvenons-nous. Jusque-là, la formule magique était quasiment inscrite dans le marbre. Deux PRD, deux PDC, deux PS et un UDC. Cette formule magique qui assurait la quiétude du Palais Fédéral a vécu. Désormais règne la loi de la jungle.

Car qui aurait pu croire que les démocrates-chrétiens, alliés naturels des radicaux-libéraux, allaient tenter de leur ravir un siège ? Certes, le PDC n'a toujours pas digéré la perte de son second siège. Certes, ils se souviennent que certains radicaux avaient donné leur voix à Christophe Blocher et fait pencher la balance en faveur de ce dernier. Mais vaut-il vraiment la peine de se lancer dans pareille querelle alors que l'écart du nombre de sièges au National est plutôt faible ? Ce genre d'intrigue ne grandit pas l'image du PDC, ni de son Président. Surtout qu'on peut douter de la capacité du PDC a effectivement remporter ce second siège.

Bref. Désormais, la quiétude qui régnait traditionnellement au Conseil Fédéral a vécu. Chaque élection devient une foire d'empoigne. Un peu comme dans un jeu de chaises musicales, il manque toujours un siège. Les Conseillers Fédéraux n'ont même plus leur place assurée jusqu'au moment de leur démission. Juste retour de bâton pour Christophe Blocher en fait. Mais désormais la porte est ouverte pour d'autres. Le PRL va peut-être en faire les frais cette fois-ci. Puis à la fin de la législature, c'est probablement Mme Widmer-Schlumpf qui va devoir céder son siège. Dommage, on y perdra une des personnes les plus compétentes et les plus populaires de ce Conseil Fédéral. A moins que l'effet Widmer-Schlumpf joue en faveur du nouveau parti bourgeois ?

Car ça aussi c'est une nouveauté. Aux précédentes élections, beaucoup d'électeurs avaient voté UDC "pour soutenir Blocher". Cette façon de voter dénote une méconnaissance totale de nos institutions et de leur fonctionnement. En effet, c'est bien l'Assemblée Fédérale qui élit le Conseil Fédéral et non le peuple. Voter pour un parti ne donne pas la certitude que son représentant au Conseil Fédéral sera réélu. Elle donne seulement droit à une représentation au gouvernement. Et encore, rien n'est écrit, il s'agit plutôt d'une entente entre les partis. Ainsi, même un parti ayant 49% des voix pourrait théoriquement se faire éjecter du Conseil Fédéral ! Il suffirait pour cela que tous les autres partis se mettent d'accord...

20/06/2009

Qu'est-ce qu'un alarmiste ?

Facile. Un alarmiste est une personne qui, lorsqu'elle voit ceci…

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…pense immédiatement y voir le début de cela !

 

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Jamais il n'envisagera que le premier graphique puisse évoluer vers ça…

 

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…ni ça…

 

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…et encore moins ça !

 

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17/06/2009

Je rêve d'un monde sans arme nucléaire

Et si nous réinventions un monde où la bombe atomique n'aurait jamais été inventée ? Ce rêve est bien sûr totalement utopique. Ce qui a été inventé ne peut plus être désinventé. Nous sommes condamnés à vivre dans ce monde où l'Homme sait fabriquer des armes nucléaires. Et c'est là qu'on peut critiquer l'inconscience de ces scientifiques qui ne se sont pas aperçus des conséquences de ce qu'ils inventaient. Certes, sur l'instant, ça avait dû ressembler à une plutôt bonne idée. La guerre faisait rage et posséder une arme qui permettrait de terminer cette guerre rapidement et avec un minimum de pertes dans ses propres rangs était un but qui semblait s'imposer. D'autant que l'Allemagne tentait elle aussi de se la procurer et il importait d'en disposer avant elle.

Mais qu'en a-t-il été depuis ? D'autres pays, Union Soviétique en tête se sont mis à fabriquer cette arme. La course aux armements a été lancée dès la fin de la seconde guerre mondiale. Et la puissance de ces armes a rapidement décuplé. Cette arme, qui avait été vue par ses inventeurs comme un moyen de terminer rapidement la guerre, s'est transformée en instrument de fin du monde. Seule la peur de l'annihilation réciproque aExplosion-Nucleaire-1.jpg permis à ce monde de rester propice à la vie.

Durant une quarantaine d'années, l'équilibre de la terreur s'est ainsi maintenu. Puis l'Union Soviétique a baissé les bras et nous avons pu enfin souffler. Seulement, à peine la guerre froide s'est-elle terminée qu'un nouveau danger est apparu : celui de la prolifération. Aux cinq puissances nucléaires "classiques", à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne, se sont rapidement ajoutées trois nouvelles. L'Inde, le Pakistan et Israël. Et si ces trois pays ne font pas trop craindre qu'ils puissent être les artisans d'un holocauste mondial ou même régional, trois autres pays beaucoup moins fréquentables leur ont immédiatement emboité le pas.

L'Irak, l'Iran et la Corée du Nord ont tous conduit des programmes nucléaires plus ou moins sérieux. Plus ou moins, car il s'est finalement avéré que l'Irak avait abandonné depuis longtemps son programme, contrairement aux accusations proférées par l'administration américaine. L'invasion du pays avait donc été conduite sous un prétexte fallacieux. Et le premier de ces trois pays, qui pour Georges Bush constituaient "l'axe du mal" était pour finir très loin de pouvoir devenir une puissance nucléaire. Doit-on pour autant généraliser ? Certainement pas, car les deux autres puissances nucléaires potentielles conduisent des programmes nucléaires bien plus sérieux.

En effet, l'Iran n'a jamais cessé ce programme. Il semble même avancer à grands pas. Et surtout, la Corée du Nord semble à bout touchant. Désormais ça n'est peut-être plus qu'une question de mois avant que ce pays ne dispose d'armes nucléaires viables et de missiles pouvant atteindre leurs voisins et même le territoire des Etats-Unis.

Il serait temps que le monde se réveille. Car laisser ces deux pays ou même un seul d'entre eux posséder l'arme nucléaire nous ferait replonger dans une nouvelle guerre froide. C'est totalement intolérable. Et il faut le faire savoir aux gouvernements de ces deux pays, si avides de pouvoir. Ils doivent comprendre que jamais on ne les laissera atteindre leur but. Car si une intervention devenait indispensable, elle devrait se faire avant que ces pays disposent d'armes nucléaires. Ensuite, cela deviendrait totalement impossible, le risque d'embrasement devenant insupportable.

On le voit, les scientifiques qui ont découvert la fission de l'atome ont créé un monstre que personne ne peut contrôler. Mais n'était-ce pas inéluctable ? Ca n'est finalement pas de leur faute si les particules subatomiques possèdent un si formidable potentiel énergétique. La célèbre formule E=MC2, Einstein ne l'a pas inventée. Il n'a fait que la découvrir. Et si ça n'avait pas été lui qui avait découvert l'énergie incommensurable que représente la masse atomique, quelqu'un d'autre l'aurait fait. Probablement à la même époque ou peu après. Ainsi va la science. L'histoire aurait peut-être même été profondément modifiée selon l'Etat qui aurait pu développer la bombe en premier. Et nous devons finalement plutôt être satisfaits de la tournure des évènements.

Alors, à défaut de réinventer un monde sans arme nucléaire, pouvons-nous encore inventer un monde dénucléarisé ? Les nations nucléaires actuelles, à commencer par les Etats-Unis, peuvent-elles abandonner cette arme alors que n'importe qui pourrait un jour se la procurer et menacer le monde entier ? En fait, je pense que ça serait bien plus facile de faire respecter un traité de non-prolifération, si quelques états ne se gardaient pas le triste privilège de faire planer une telle menace sur le monde. La fin de la prolifération passe sans doute par le désarmement. Si une interdiction totale était le but du conseil de sécurité de l'ONU, je pense que, moyennant des pressions, on pourrait y faire adhérer l'ensemble des nations. Alors nous pourrions peut-être entrevoir le bout du tunnel. Et mettre fin à plus de soixante ans de folie.

15/06/2009

Benyamin Netanyahou le pacificateur

C'est en tout cas ce qu'il cherche aujourd'hui à nous faire croire, sous la pression de Barack Obama il est vrai. En effet, il dit ne pas être opposé à la création d'un état palestinien. Mais bien sûr, il fixe certaines conditions.

Tout d'abord, il exige la reconnaissance de l'Etat d'Israël. Ceci semble couler de source et ne représente d'ailleurs plus une barrière infranchissable depuis pas mal de temps. Mais, le problème est qu'il demande la reconnaissance de l'Etat d'Israël en tant qu'état juif ! Ce qui signifie que les nombreux Palestiniens qui y résident et qui sont de confession musulmane ou chrétienne ne sont pas chez eux. Ils ne sont que des étrangers si on peut dire. Je pense que dans l'ensemble des pays démocratiques, il n'y a aucun autre état qui se réclame d'une religion plutôt qu'une autre. Certes, l'Iran ne fait pas mieux en se désignant lui-même comme une république islamique, mais ne doit-on pas attendre mieux de la part d'Israël ?

Il déclare aussi que cet état ne devra pas posséder la moindre force militaire. On va donc se retrouver avec un état qui n'aura pas la moindre capacité à assurer sa sécurité, intérieure comme extérieure. C'est dire que des mouvements armés comme le Hamas pourront sans problème y faire la loi. Une façon de prouver à posteriori que c'était une erreur de laisser les Palestiniens gérer leur pays de manière autonome...

Finalement, et surtout, il exclut la fin de la politique colonialiste d'Israël ! Comment peut-on dire dans le même discours qu'on est prêt à accorder une autonomie à un autre peuple et ensuite qu'on va continuer à coloniser ses territoires ?

Il aurait été très étonnant qu'un homme qui s'est fait élire sur la base d'une politique expansionniste et bélliqueuse soit l'homme par qui la paix pourra se faire. Et décidemment, il est évident que ça n'arrivera pas...

 

13/06/2009

Crisis ? What crisis ?

Après ce sujet sur la Burj Dubaï, la tour qui a atteint sa hauteur maximale de 818m au début de l'année et devrait ouvrir ses portes avant la fin de l'année, je continue ma série sur l'urbanisme de Dubaï. En pleine crise économique, alors que beaucoup d'autres villes voient leurs projets stoppés par le manque de liquidités, Dubaï se permet de continuer à créer les projets les plus fous, et surtout à les réaliser !

Non contente d'abriter la construction humaine la plus haute de tous les temps, la ville vise déjà le futur et prévoit de battre son propre record avec une tour de hauteur… kilométrique !

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11/06/2009

L'0MS déclare la pandémie : pétard mouillé ?

Voici donc l'inévitable annonce de la pandémie. En réalité, si l'OMS avait respecté ses propres critères, à savoir une épidémie autonome dans au moins 3 pays, il y a plusieurs semaines que l'état pandémique aurait dû être décrété. Seulement voilà, la grippe porcine se révèle beaucoup moins virulente que prévu. Le taux de mortalité n'éfleure même pas le pourcent et les craintes que cette pandémie ne provoque la mort de dizaines ou de centaines de millions de personnes semble s'éloigner de plus en plus. Après tout, la grippe saisonnière tue aussi et elle ne fait peur à personne. De plus, seuls trente mille personnes ont été touchées à travers le monde, ce qui ne représente qu'une part infime de la population mondiale. Dès lors, pourquoi paniquer ?

Et bien, il ne faut pas paniquer bien sûr. Et c'est sans doute pour cela que l'OMS a autant retardé sa décision de relever son niveau d'alerte. Toutefois, il faut quand même voir que la progression de la maladie suit une courbe exponentielle et que rien ne semble pouvoir l'infléchir. Trente mille malades aujourd'hui pourraient se transformer en millions d'ici un ou deux mois, puis en centaines de millions d'ici l'hiver. Et même si le taux de mortalité n'était que d'un demi-pourcent, Le nombre de morts pourra alors finir par atteindre le million. Ca n'est donc pas négligeable. Et il faut aussi dire que le nombre réel de malades doit être largement sous-estimé. Les pays pauvres ne sont pas à même de dépister efficacement le virus. Et certains pays, à commencer par le Mexique, annoncent une diminution importante du nombre de nouveaux cas, sans doute plus pour raison économique, puisque ce pays craint une importante baisse du revenu du tourisme !

Alors contrairement à ce qu'on entend trop souvent, je pense qu'il n'est vraiment pas inutile de continuer à produire du Tamiflu afin de diminuer au maximum le taux de mortalité des malades, et de dévelloper le plus vite possible un vaccin afin de stopper la progression de la pandémie. Je pense qu'il faut donc cesser ces critiques de l'OMS et les laisser faire leur travail en paix. Après tout, si cette organisation a une utilité, c'est bien pour gérer ce genre de crise.

09/06/2009

Et si cet été les terrasses étaient réservées aux non-fumeurs ?

L'été passé, les fumeurs ont tellement envahi les terrasses, qu'il était souvent difficile de trouver de la place. Mais soit. Il faut bien avouer que c'était assez normal vu l'interdiction de fumer à l'intérieur. On l'avait donc accepté comme un effet secondaire de l'interdiction. Et cette interdiction, elle est salutaire pour nous autres non-fumeurs, qui ne voulons plus supporter la fumée des autres dans des locaux fermés.

Mais cet été la situation est différente. Les fumeurs semblent tellement s'accrocher à leurs privilèges qu'ils ont fait passer un référendum contre la loi d'application, ce qui a remis à plus tard son application, pourtant inéluctable. Alors Messieurs et Mesdames les fumeurs, si vous tenez tant à fumer à l'intérieur, allez-y ! Cet été, nous les non-fumeurs nous contenterons très bien des terrasses. Nous vous laissons tout l'intérieur des cafés-restaurants !

Et en septembre, nous allons donc revoter puisque vous nous y obligez. Et nous allons accepter cette loi. Puis, la loi entrera en vigueur. Et l'hiver prochain, vous aurez le choix entre vous abstenir ou aller fumer dehors, comme ça se fait dans de nombreux cantons et pays sans que personne n'ait rien à y redire ! Et alors, nous pourrons enfin respirer sans problème dans ces lieux publics tellement insupportables lorsqu'ils sont enfumés.

Fumeurs, sachez que nous n'avons rien de personnel contre vous. En tout cas pas moi. J'ai de nombreux amis fumeurs et je ne les juge pas d'après ce vice. Mais votre fumée, nous ne voulons plus la supporter car c'est une réelle nuisance. Nous n'accepterons plus de tousser tout un week-end après être sorti d'un lieu public trop enfumé. Nous n'accepterons plus de voir nos repas gâchés par des odeurs nauséabondes. Nous n'accepterons plus de recevoir en pleine poire la fumée d'un impoli à la table voisine. Nous n'accepterons plus de voir certains lieux publics nous être interdits pour éviter ces nuisances. Nous avons accepté pendant très longtemps de subir votre loi. Désormais c'est votre tour.

09:10 Publié dans Genève | Tags : fumée, genève | Lien permanent | Commentaires (12)

05/06/2009

Nous voterons donc sur l'interdiction des minarets

Moi les minarets, je m'en fiche. Je me considère depuis mon plus jeune âge comme un athée convaincu et toute forme de religion me paraît ridicule. Je pense qu'à notre époque, il est absurde de croire en n'importe quelle bondieuserie quelle qu'elle soit, alors que la science a fait de tels progrès et que la nécessité d'une force supérieure pour expliquer l'univers n'a pratiquement plus aucune raison d'être. La spiritualité me direz-vous. Certes, il y a effectivement de nombreuses personnes qui ressentent le besoin de croire en quelque chose de supérieur pour assouvir leur soif de spiritualité. Et bien je répondrai que pour ma part, ma spiritualité est bien plus touchée par la lecture de la théorie de la dérive des continents ou celle de l'évolution des espèces qu'en écoutant des histoires de dieux ou de déesses à dormir debout !

Et pour cette raison, je serais prêt à tout pour défendre ma liberté d'incroyance. Le jour où on essayera de m'imposer une religion quelle qu'elle soit, je serai prêt à me battre de toutes mes forces pour sauvegarder mon droit à l'athéisme. Et pour moi la laïcité est une valeur fondamentale de notre société occidentale démocratisée, au même titre que le droit de vote ou la liberté d'expression. Mais, bien que je considère mon athéisme comme un fondement de ma propre personne, il y a une autre chose contre laquelle je serais prêt à me battre avec tout autant de vigueur : je me battrais contre toute tentative de réduire le droit de mes semblables à croire en ce qu'ils veulent, aussi absurdes que puissent me paraître ces croyances !

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03/06/2009

Le néo-communisme qui se cache derrière l'étiquette écologiste

L'écologie, soit la protection de la nature, est une cause noble. Un reportage passé dimanche soir sur la TSR montrait par exemple des gens qui se battent aux Etats-Unis et au Canada pour la sauvegarde de deux espèces locales de grues sauvages. Ce genre de combat m'inspire une grande admiration. Notre monde a besoin de gens tels qu'eux, prêts à donner de leur personne pour protéger notre monde. Il n'en va pas de même pour les politiciens qui se cachent derrière l'étiquette écologiste.

En ce qui concerne l'automobile par exemple, l'industrie fait des recherches extrêmement coûteuses pour que ses produits aient un impact de plus en plus faible sur l'environnement, voire un impact totalement nul à terme. Ces efforts sont bien sûr nécessaires, car la pollution est et sera de plus en plus une plaie pour notre monde et pour notre espèce en particulier. Mais demandez à un écologiste s'il pense qu'une voiture absolument dépourvue de pollution serait convenable. Il vous répondra que non. Il faudra tout de même que nous nous serrions dans des bus bondés ou que nous transpirions sur nos vélos en costume cravate ou en tailleur pour aller au travail. Ou il vous dira même qu'il faut trouver des nouveaux modèles, tels que le "partage" de véhicules !

Et c'est là qu'on comprend de quoi il s'agit. La mise en commun. Ces gens continuent à penser que la propriété privée doit être éliminée et remplacée par une mise en commun générale des biens. Alors quelle différence avec l'idéologie qu'on croyait définitivement abandonnée, à savoir le communisme ? Et bien aucune. Car le modèle de société prôné par ces gens sous le couvert de l'étiquette écologiste est bien un modèle communiste. Un modèle où l'individu n'a plus sa raison d'être, mais où il doit se fondre dans un grand tout. Un modèle où la recherche de la prospérité est vaine, à part bien sûr pour les quelques privilégiés qui sont à la base de la création de ce système !

On taxe notre modèle de société d'être la cause de catastrophes écologiques globales et on répète inlassablement des arguments pseudo-scientifiques, la répétition leur donnant de plus en plus de vigueur. Au final, les gens finissent par avoir honte d'avoir une voiture ou de consommer de l'électricité. Et petit à petit, les néo-communistes gagnent du terrain.

Mais finalement, la question qu'on devrait se poser est la suivante : pourquoi devrait-on se passer de voiture, si ce moyen de déplacement devenait non-polluant ? Et si les machines de chantier devenaient elles aussi non polluantes, pourquoi ne pourrait-on pas construire des autoroutes souterraines qui sillonnent les villes et supprimer tout simplement les transports publiques ? C'est pour l'instant très utopique, mais il faut se rendre compte que vers le milieu du siècle, le monde ne consommera plus ou presque plus de pétrole, car il n'y en aura tout simplement plus. Pourquoi d'ici là devrions-nous abandonner notre mode de vie pour un système qui a déjà prouvé son inefficacité ? Ne devrait-on pas investir dans les techniques qui vont nous permettre d'éliminer notre dépendance au pétrole plutôt qu'accepter des idées saugrenues telles que la décroissance ?

13:56 Publié dans Politique | Tags : ecologie, communisme | Lien permanent | Commentaires (17)

01/06/2009

La crise coréenne : premier grand test de politique internationale pour Obama

Aux USA, on a coutume de penser que les présidents républicains sont plus à même de résoudre les conflits internationaux auxquels le pays est confronté. En effet, que ça soit avec Reagan ou avec les Bush, père et fils, l'Amérique a su montrer sa puissance au monde et les tentatives visant à s'en prendre à l'hégémonie de la première puissance mondiale ont toujours été tuées dans l'œuf. Ronald Reagan est même crédité de la victoire dans le conflit larvé qui a opposé son pays à l'Union Soviétique durant plus de quarante ans ! Ce qui est sans doute un peu exagéré car le pouvoir soviétique du plus grand pays du monde a surtout implosé de lui-même.

Quant aux présidents démocrates, on leur octroie d'autres qualités. La gestion de la politique sociale est leur principale spécialité. Sur le plan international, ils sont crédités de plus de capacités sur le plan diplomatique et leurs victoires les plus visibles ont souvent eu lieu autour de tables de négociations. Mais pour ce qui est de la gestion des crises, ils semblent moins bien dotés par la nature et sont réputés moins fermes.

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