20/06/2009

Qu'est-ce qu'un alarmiste ?

Facile. Un alarmiste est une personne qui, lorsqu'elle voit ceci…

courbe1.jpg

…pense immédiatement y voir le début de cela !

 

courbe2.jpg

 

Jamais il n'envisagera que le premier graphique puisse évoluer vers ça…

 

courbe3.jpg

 

…ni ça…

 

courbe4.jpg

 

…et encore moins ça !

 

courbe5.jpg

 


Appliqué au climat, l'alarmisme ça donne ça :

projections AR4.jpg

J'ai directement tiré ce graphe du dernier rapport AR4 du GIEC, organisme mandaté par l'ONU pour étudier les effets du réchauffement global, document édité en 2007. Il montre l'accroissement des températures mondiales en fonction du comportement des politiques. Selon que le taux de CO2 dans l'atmosphère continue à augmenter dans de très larges proportions, qu'on parvienne à limiter son accroissement, voire qu'on arrive à le stopper, le GIEC fait des prévisions très différentes. Mais en dehors du cas où ce taux resterait constant, ce vers quoi on ne semble pas se diriger, le GIEC prévoit dans tous les cas un réchauffement important, allant de 1.5°C à pas moins de 4°C d'élévation de la température mondiale !

Donc, le taux d'accroissement moyen selon cet organisme devrait se situer entre 0.15 et 0.4°C d'élévation de la température par décennie. Si l'on prend en compte le fait que durant tout le 20ème siècle, l'élévation a été d'environ 0.7°C et qu'on nous dit déjà que cette augmentation est gigantesque et sans précédent, on mesure mieux ce que ces prévisions ont d'alarmantes.

Bref, avec les prévisions, le mieux est de les comparer avec la réalité.

Voici un graphique des températures de ces 30 dernières années, sur lequel j'ai ajouté une courbe correspondant à la température "lissée" et la plage des prévisions du GIEC.

temp.jpg

 

Ces données sont issues des quatre organismes relevant régulièrement les températures mondiales. 2 mesures sont effectuées par des satellites, deux par des stations au sol. Celle en vert (GISTEMP) est généralement utilisée par le GIEC. (qui étrangement ne se sert pas des relevés des satellites pourtant plus précis…) Si je n'ai pris en compte que 30 ans de données, c'est parce qu'auparavant, il n'existait pas de données satellitaires et les mesures étaient plus sujettes à caution. Cette période est de toute manière précédée d'une période de plusieurs décennies de refroidissement et correspond à la plus grande partie du réchauffement du 20ème siècle. Elle est donc celle à laquelle on doit s'intéresser en priorité. Cette courbe montre plusieurs choses :

- Depuis le début des années 80, un réchauffement est clairement visible. Les données satellitaires confirmant les données des stations au sol, la véracité de ce réchauffement est indiscutable. Le réchauffement subit même une nette accélération entre 1990 et 1995.

- L'année la plus chaude depuis le début du relevé des températures mondiales est 1998. Cela est dû à l'intense phénomène "El Niño" observé cette année-là dans le Pacifique. Même si ce pic est impressionnant, il ne doit pas être pris en compte car il correspond à un phénomène passager et d'ailleurs compensé par un refroidissement les deux années suivantes.

- Avant 2002, aucun écart prolongé ne s'est produit par rapport à la courbe du GIEC. En général, après 2 ans, les températures avaient toujours rejoint la courbe moyenne.

- Si l'on fait abstraction de ces pics, on constate que la Terre s'est réchauffée jusque vers 2002, que la température s'est alors stabilisée pour ensuite se mettre à descendre depuis 2007, ce qui constitue un écart d'une durée sans précédent.

- Le résultat est que la température est aujourd'hui inférieure de près de 0.2 degrés par rapport à la prévision la plus optimiste du GIEC, alors même que le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a continué à grimper sans arrêt, ce qui devrait plutôt faire tendre les températures vers la prédiction la plus alarmiste. Et il est évident que l'écart par rapport à cette dernière prévision devient gigantesque !

Certes, quelques années c'est bien peu. Toutefois, il parait étonnant que ce revirement des températures mondiales n'intéresse absolument pas les scientifiques du GIEC. Un scientifique n'est-il pas sensé être curieux ? Ne devrait-il pas sauter sur une pareille bizarrerie pour essayer de comprendre quel phénomène étrange et imprévu en est la cause ? Mais non, les experts du GIEC ne relèvent même pas ce fait et continuent à parler de réchauffement, décidant sans doute qu'ils ont raison et que c'est la nature qui a tort !

Et pourtant… Le problème, c'est que selon le GIEC, le forçage dû aux gaz à effet de serre surpasse très largement tout effet naturel. Selon l'histoire climatique telle qu'ils la présente, la température est naturellement régulée et seul l'homme est capable de la faire varier de façon importante.

Alors, comment expliquer que le réchauffement induit par l'activité humaine, puisse être annulé durant plusieurs années, voire même inversé ? Si la hausse de température due à l'homme est de près de 0.07°C durant ces 5 dernières années, de combien doit être la baisse de température due à un effet naturel qui la contrebalance et produit même une baisse de près de 0.1°C ? Tout simplement de 0.17°C ! Ce qui est véritablement gigantesque selon le GIEC ! Alors voyons ce qui peut produire cette baisse de température selon les modèles qu'ils utilisent:

Forcing.jpg

C'est simple, si on se fie à leurs modèles, seule l'activité humaine, et dans une moindre mesure l'activité volcanique qui ne peut ici être mise en cause, produit des effets importants qu'ils soient positifs ou négatifs ! Les autres effets naturels sont totalement négligeables ! Et surtout, le bilan est très largement positif. Donc, rien n'explique cette baisse de température.

Conclusion : Soit la nature se trompe, soit les modèles utilisés par le GIEC sont faux !

Quelques questions qu'on devrait se poser :

- Pourquoi, si on ne lit que la presse grand public, n'est-on pas mis au courant de la nouvelle tendance ? Pourquoi continue-t-on à nous bombarder d'informations sur le réchauffement et ses conséquences, alors que la Terre se refroidit ? L'alarmisme est-il plus vendeur que la raison ?

- Si une augmentation de la température mondiale de 0.7°C sur 100 ans est considérée comme catastrophique et sans précédent, comment se fait-il qu'une diminution de 0.2°C de la température sur 5 ans soit considérée comme tout à fait normale et naturelle ?

- Si on s'aperçoit qu'on travaille avec des modèles faux, le moins qu'on puisse faire ne serait-il pas de chercher à y apporter des corrections ? Est-il sage de donner des conseils aux politiciens sur la base de données qu'on sait erronées ?

- Combien d'années de refroidissement devrons-nous vivre pour qu'on cesse de parler de réchauffement ?

Commentaires

Bonjour Kad,

Vous montrez des graphes sur une période beaucoup trop courte pour être valables. Si vous faites la même courbe sur le XXe siècle, votre démonstration est beaucoup moins aisée.

Je serais intéressé de connaître votre opinion sur la corrélation CO2 - température. Car le constat d'une augmentation de la température au XXe s. est une chose, les prévisions du GIEC sur l'évolution à venir en est une autre.

Pour moi, un alarmiste est quelqu'un qui espère très fort qu'on lui donnera tord. Les scénarios du GIEC ne prennent pas en compte l'hypothèse où l'humanité réagira à temps pour sauver sa peau. ça laisse donc un espoir.

Le changement climatique est un sujet bien trop grave pour ne pas avoir un avis sur la question, aussi je vous félicite d'en parler. Mais il faut ensuite aller au fond des choses (avez-vous lu le rapport du GIEC ?).

Écrit par : Cédric Ringenbach | 20/06/2009

Comme je l'ai dit, ce graphe comprend la plus grande partie du réchauffement du 20ème siècle. Et auparavant, la période 1945-1975 est de toute façon une période de léger refroidissement donc peu intéressante. Avant 1945, l'activité industrielle mondiale était infiniment moindre par rapport à aujourd'hui. Il est donc évident que le réchauffement qui a eu lieu durant cette période, d'amplitude presque égale à celle de la fin du siècle avait une autre cause principale. C'est une simple question de bon sens. En réalité, comme je l'ai dit, les mesures qui ont été faites avant les mesures satellitaires sont fortement sujettes à caution, car pas mal de stations de mesures se situent dans des emplacement qui ont fortement changé d'affectation. Les responsables de ces mesures disent aussi tenir compte. Mais encore faut-il croire que leurs facteurs correctifs soient corrects. Pour ma part, je préfère de loin m'en tenir aux mesures par satellites, dont la marge d'erreur est beaucoup plus faible.

De toute façon, le fait est que lorsqu'on montre un graphique remontant au 19ème siècle, alors même que la période avant 1980 n'a jamais fait craindre à personne un désastre mondial, on cherche surtout à minimiser la période actuelle, en la rendant microscopique face à une longue période de réchauffement. Cette méthode ça s'appelle noyer le poisson. Je n'apprécie pas plus le fait de ne montrer que les quelques années passées. Ces deux méthodes de présentation des données ne sont que de la manipulation dans un sens comme dans l'autre. Toutefois, puisque vous y tenez, voici cette courbe. Vous conviendrez tout de même qu'elle est assez difficile à analyser. Et de toute façon elle montre aussi l'arrêt du réchauffement à notre époque et elle n'en demeure pas moins inexplicable selon les modèles du GIEC !

http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1900/offset:-0.15/plot/gistemp/from:1900/offset:-0.24/plot/uah/from:1900/plot/rss/from:1900/mean

Mon opinion sur la corrélation CO2 - température, c'est qu'elle existe bien pour le 20ème siècle. Cependant, elle est loin d'être parfaite. Par exemple, pour les 5 dernières années, les données sont totalement contradictoires. Et bien entendu, il est difficile d'expliquer juste par l'augmentation du taux de CO2 le fait que la température soit fortement montée au début du 20ème siècle alors que les émissions de CO2 étaient encore assez faibles, ainsi que le refroidissement des années 45 - 75, justement à une époque où les émanations augmentaient dramatiquement ! D'autre part, d'autres corrélations existent aussi. Elles me semblent plus probantes dans l'ensemble. Jugez plutôt du graphe de la bascule océanique pacifique. (inversion des courants - phases El Niño - La Niña) :

http://www.cdc.noaa.gov/people/klaus.wolter/MEI/

Vous constaterez une similarité surprenante avec le diagramme des températures. Elle ne peut pas être due au hasard. Et pourtant, pas de trace d'influence océanique dans la liste des éléments pris en compte par les modèles du GIEC !

Autre exemple. Voici les graphiques du nombre de taches solaires relevées, indication directe de l'activité magnétique du Soleil.

http://www.woodfortrees.org/plot/sidc-ssn/from:1945

Étrangement, on découvre une certaine corrélation là aussi. Pas parfaite, mais intéressante. En particulier, on constate que l'activité était faible en 1970, ce qui correspond à une période de refroidissement. Durant les années 80 et 90, l'activité était intense. Cela correspond à une période de réchauffement. Le cycle suivant que nous venons de quitter était moins intense. Et cela correspond justement à une période de stagnation. Et finalement, il se trouve que le prochain cycle se fait sérieusement attendre. Les spécialistes sont inquiets, car une activité presque nulle telle que celle à laquelle on assiste en ce moment ne s'est pas vue depuis le minimum de Maunder, qui correspond... au petit âge glaciaire, aux alentours de 1800 ! Et les températures semblent chuter d'un seul coup. Un hasard ?

Bref, je ne pense pas que l'activité humaine n'a aucune influence. Je pense seulement qu'attribuer l'intégralité du réchauffement à l'activité humaine est une manipulation. Je ne pensais d'ailleurs pas cela jusqu'en 2007. Dorénavant, toute personne sensée devrait se poser des questions, car les modèles climatiques utilisés ne semblent pas reproduire correctement les données climatiques. Et s'ils ne le font pas, c'est naturellement parce qu'ils n'intègrent pas tous les éléments impliqués et qu'ils exagèrent l'influence d'autres éléments. Certains diront que ça n'a aucune importance puisque toute influence est néfaste. C'est un peu vrai. Toutefois, il faut voir que l'urgence qui est mise en avant n'est pas identique si l'effet climatique de l'activité humaine est faible ou élevée. En particulier, les affirmations du GIEC selon lesquelles un emballement du climat va avoir lieu découlent directement des paramètres employés par leurs modèles. Si ces paramètres sont faux, l'urgence est bien moindre...

P.S. J'ai parcouru le rapport AR4 (dont j'ai même tiré une illustration) mais il va sans dire que ce rapport est énorme et indigeste. Je laisse donc à d'autres le soin de le parcourir et de fournir ensuite des arguments qui en sont issus.

Écrit par : Kad | 20/06/2009

Un alarmiste...tout dépend de sa position. Cela peut être un scientifique qui recherche des fonds pour continuer ses recherches ou un politicien qui recherche des voix pour se faire(re)élire ou encore une multitude d'intérêts à défendre. Pick the good one !

Écrit par : sirène | 20/06/2009

Vous oubliez le journaliste qui veut vendre son journal, le fabricant de voitures qui veut vendre ses nouveaux modèles hybrides, l'industriel qui se lance dans la fabrication de cellules photovoltaïques, etc...

Et tous ces gouvernements et industrielles qui ont investi des milliards ont une peur bleue que les scientifiques leur disent que non, finalement c'est pas si grave que ça. Ils s'attendent déjà à voir tous leurs investissements définitivement perdus. Et pourtant, ça n'a pas grand chose à voir. Créer des technologies plus propres, ça sera toujours utile. Le remplacement du pétrole est même vital puisque ce précieux fluide aura disparu à la fin du siècle. La différence c'est qu'on pourrait arriver au même résultat sans faire vivre les gens dans une peur de fin du monde!

Écrit par : Kad | 21/06/2009

...Et le politicien qui veut tripler la taxe mazout, baissons le chauffage de chaque foyer de 1 à 2 degré et le tour est joué...

Écrit par : sirène | 21/06/2009

Et éteindre le chauffage en été, ça marche aussi pour économiser ? (je plaisante...)

Tiens j'oubliais aussi les écolo-communistes qui veulent faire passer leur projet de société "entièrement nouveau" basé sur le partage des biens (des autres) et la décroissance. (mot politiquement correct synonyme de "récession")

Écrit par : Kad | 21/06/2009

Décroissance, un mot "politiquement correct" ? on aura tout entendu ! Vous êtes dans une posture idéologique ou dans démarche de vérité ? Adaptez vos argument à l'image de rigueur que vous cherchez à donner par ailleurs, c'est un conseil.

Écrit par : Cédric Ringenbach | 22/06/2009

Kad,

pour revenir sur le fond, parmi les affirmations suivantes, dites-moi celles avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord :
1) la concentration en CO2 est passée de 280 à 380 entre 1750 et 2000 alors qu'elle n'avait jamais dépassé les 300 ppm au cours des derniers 650.000 ans
2) dans le même temps (1750-2000), les hommes ont brulé l'équivalent de 380 GTEP (380 milliards de tone équivalent pétrole) de combustibles fossiles
3) sur le passé très récent, le CO2 atmosphérique augmente (et l'oxygène diminue) au rythme de la combustion des combustibles fossiles
4) le CO2 est un gaz à effet de serre (si on augmente sa concentration, la température augmente sur les années qui suivent)
5) le forçage radiatif de l'ensemble des cause d'origine humaine est de 1,6 W/m²

Si vous pensez que l'une de ces affirmation est fausse, vous avez raison de croire qu'on nous raconte des salades.

Écrit par : Cédric Ringenbach | 22/06/2009

Mais (on ne vous le dit jamais), il y a deux manières, très différentes, d'aborder les sciences du climat, la climatologie. Or, ces deux approches conduisent à des résultats et à des prévisions diamétralement opposées. Un modèle déterministe et l'autre empirique. Certains prônent le réchauffement, d'autres le refroidissement.
D'autres causes possibles et probables du réchauffement climatique actuel : les cycles solaires avec le vent solaire est un gaz d'hydrogène chaud (1 millions de degrés environ), mais très peu dense, s'échappant en permence du Soleil à grande vitesse : de 300 à 800 km/s. Sa température élevée prouve que c'est un gaz composé de protons et d'électrons. Lors de ces éruptions, le Soleil, en précipitant des particules électrisées, propage et forme sur la Terre des orages magnétiques et des aurores boréales. De telles manifestations, qui ne se produisent pas avec toutes les éruptions, perturbent la magnétosphère terrestre, générant des tempêtes géomagnétiques et induisent des surcharges sur les centrales électriques pouvant conduire à la coupure de tout un réseau électrique comme cela a été le cas 13/03/1989 au niveau de la baie d'Husdson. Les éruptions chromosphériques comptent ainsi parmi les quelques phénomènes astronomiques pouvant directement perturber l'environnement terrestre.

Écrit par : demain | 22/06/2009

... et de combien ? Je veux bien, mais quel est le forçage radiatif de ces phénomènes ? En quoi cela contredit-il que le CO2 joue un rôle majeur ?
(Pouvez-vous citer les travaux qui ont conduit à ces conclusions, SVP, ça m'intéresse).

Écrit par : Cédric Ringenbach | 22/06/2009

Cédric, dans l'ensemble tout cela est plus ou moins vrai. Mais parfois on va un peu trop vite en besogne pour affirmer que la totalité du réchauffement est dû au forçage par le CO2. On va aussi très vite en besogne en affirmant que la totalité de la variation de CO2 dans l'atmosphère est due à l'activité humaine. Il se trouve que lorsque la température augmente, il est normal que le taux de CO2 augmente du fait de l'évaporation des océans. C'est la cause des similarités entre température et taux de CO2 retrouvées dans les carottes de glace, à des époques où l'homme n'existait pas encore et ne peut donc pas être mis en cause ! Il s'avère que le CO2 augmente et diminue toujours peu après la température. Mais encore une fois, je suis sûr que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère est partiellement due à l'homme.Seulement, il n'est peut-être pas aussi problématique qu'on l'affirme. Certains climatologues affirment que le forçage du CO2 tel qu'utilisé par les modèles du GIEC est largement sur-évalué. Et que d'autres causes sont elles, sous-évaluées voire totalement oubliées.

Et j'affirme, sans être climatologue mais c'est une simple question de bon sens, que si le forçage du CO2 était à ce point important, à une époque où le taux de CO2 augmente en permanence on ne devrait JAMAIS rencontrer de période prolongée de baisse de température. Car le forçage du CO2 surpasse largement toute autre forçage selon les modèles du GIEC. Et ainsi, il n'existe aucune cause qui puisse le contrebalancer. Ainsi, je considère cela comme une preuve que les modèles du GIEC exagèrent l'implication du CO2 dans le réchauffement.

Et il faut noter que si on ne prend en compte que le simple forçage du CO2 avec une augmentation constante durant le 21ème siècle, on n'arrive jamais à l'augmentation de température annoncée, mais pas plus d'un degré, un degré et demi environ. Pour arriver à pareil résultat, il faut introduire la notion de contre-réaction positive dans les modèles, en particulier, la libération de CO2 et de méthane emprisonné dans le permafrost. Or ce genre de contre-réaction positive découle directement des paramètres utilisés ! Donc si le forçage radiatif du CO2 est bien inférieur et qu'une autre cause est sous-évaluée, si la température cesse de monter ou même redescend à cause de cette autre cause prenant fin, alors plus de contre-réaction positive ! Au final, on ne pourrait avoir que quelques dixièmes de degrés d'augmentation de température, ce qui resterait tout à fait réversible. Particulièrement si on cesse de consommer des carburants fossiles au cours de ce siècle. Bref, il me parait évident qu'on ne sait pas grand chose et personnellement je refuse de céder à l'hystérie collective.

Vous pouvez lire cette étude de deux scientifiques russes qui met en corrélation un cycle de 60 ans environ qu'ils ont détecté et les graphes de température mondiale du 20ème siècle. D'une part, la prise en compte de ce phénomène rend bien mieux compte des variations climatiques et d'autre part, on constate alors qu'il reste bien peu de place pour le réchauffement dû au CO2...

http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Fuel_Consumption_and_Global_dT-1.pdf

Et il faut quand même signaler qu'en 2003, ils avaient prédit un refroidissement imminent alors qu'aucun signe n'était encore discernable ! Vous pouvez constater que la courbe de la page 780 ressemble trait pour trait à la réalité des années suivantes. Devins ? Ou scientifiques avisés ?

A propos de mon graphique qui montre une période bien trop courte selon vous, je vous laisse juger d'un diagramme issu du GIEC, qui prétend prouver que le réchauffement du début du siècle est dû à des causes naturelles et non celui de la fin du siècle ! Il est dès lors évident qu'il serait stupide de parler d'une époque qui ne fait plus polémique...

http://img195.imageshack.us/i/pcmensembles.jpg/

Ce diagramme est impressionnant, mais il est juste une manipulation de plus puisque le GIEC ne prend en compte que l'irradiance solaire, alors que c'est bien l'activité magnétique solaire qui est suspectée de jouer un rôle...

Au passage, j'apprécie de parler avec vous, qui utilisez des arguments scientifiques et non des arguments politiques ou émotionnels, et je suis plutôt étonné que ce sujet ne soit pas envahi par des hystériques. ;)

Écrit par : Kad | 22/06/2009

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