19/05/2009

De qui se moquent les dirigeants de l'UBS ?

De nous bien sûr. Des contribuables de ce pays qui avons financé un plan de sauvetage de la banque et qui semblons si idiots que nous ne sommes pas capables de réagir face aux sornettes qu'ils répètent sans cesse.

Premier épisode. après avoir reçu sept milliards de la Confédération, et sans parler des trente milliards de la banque nationale, ils annoncent verser deux milliards de bonus à leurs collaborateurs. Bien sûr, je ne veux pas de mal aux employés de l'UBS. Et je ne souhaite pas qu'ils doivent vivre avec des clopinettes. Mais tout de même. Si ça n'avait pas été l'UBS, on n'aurait jamais aidé la société en difficulté ! Et elle s'en serait tout de même sortie malgré tout, ça j'en suis sûr ! En demandant à ses employés de faire un effort, en licenciant une partie d'entre eux malheureusement, elle aurait réussi à revenir d'elle-même dans les chiffres verts ! Mais voilà, c'est l'UBS, une banque dans laquelle la moitié des politiciens de ce pays ont des intérêts privés et qui dispose d'un gigantesque lobby à Berne, et à ce titre, elle mérite une aide spéciale...

Second épisode. La banque annonce le licenciement de deux mille collaborateurs. Ainsi, non contente de piller les deniers publics et de les utiliser pour verser des bonus, elle se permet de mettre une partie de son personnel au chômage. A la charge des cantons donc. N'aurait-on pas mieux fait de ne pas verser les bonus et de licencier moins de personnel ? Je suis sûr qu'expliqué comme ça la plupart des employés l'auraient compris...

Troisième épisode. (mais sans doute pas le dernier) La direction vient d'annoncer que pour faire face à l'exode du personnel le plus qualifié, elle a décidé d'augmenter les salaires ! Et certainement pas les salaires des employés de base qu'on a de toute façon décidé de licencier, mais plus certainement des cadres ! La raison invoquée ? On pense que le "bas revenu" pousse ces gens à fuire la banque.


Mais que croient-ils ? Qu'on peut annoncer des milliers de licenciements et créer ainsi une ambiance extrèmement malsaine et en même temps espérer que les meilleurs éléments vont rester, fidèles au poste ? Il est clair que dans cette situation, si on a l'occasion de partir, on le fait ! Et ça n'est jamais les plus mauvais qui partent en premier, surtout en temps de crise lorsque les places dans d'autres établissements se font rares. Une augmentation de salaire n'y changera rien. Mais peut-être qu'il y a une autre raison à ces augmentations ? Peut-être sont-elles destinées à compenser la diminution de revenus de la direction avec la baisse des bonus ? Non je n'ai rien dit. Je vais passer pour une mauvaise langue...

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